Prix du blog Catho ! Les résultats....
Il y a quelques semaines de cela, le magazine Pèlerin a lancé un prix du blog catho..pour lequel j’étais sélectionnée.
Je voudrai tout d’abord commencer ce post par féliciter Dopamine, la gagnante du concours ! J’ai connu son blog justement grâce au prix de Pèlerin, et c’est vrai que l’on devient vite accro de ses news.
Ce jeu m’a permis, vous a aussi permis j’imagine de découvrir beaucoup de (petits) blogs talentueux, truculents, ouverts, plein d’esprits qui font du bien. Je vous les laisse découvrir sur le site de Pèlerin.
Enfin, je voudrai saluer l’initiative de Pèlerin pour ce prix. Que j’en eusse fait partie ou pas, peu importe. Je trouve formidable qu’un magazine national s’intéresse et mette en valeur des personnes un peu moins « main stream », un peu plus originales, mais qui ont toutes une parole de foi, qu’elles partagent. Entre sites « blockbusters » cathos (qui par ailleurs sont très bien et que j’apprécie aussi) et les sites institutionnels, il y a une parole d’Eglise qui s’exerce ici et là. Paroles de Laïcs cathos, investis dans leurs vies, leurs études, leurs passions et qui prouvent que la foi, leur foi, est vivante.
La preuve aussi que vivre sa foi catho ce n’est pas seulement aller s’agenouiller tous les dimanches devant un prêtre (oui, ya ça aussi), mais qu’une vie de chrétien c’est une vie où la foi est intimement mêlée au quotidien. C’est aussi une vie de foi constamment remise en question, à la lumière des textes et à la lumière de ce que l’on peut vivre. Bref, c’est une vie de chrétien qui est loin d’être poussiéreuse et statique !
Souvent les cathos se lamentent (et se flagellent, on est très fort pour ça : la culpabilité) sur le fait que les églises sont vides, ou pleines de personnes super stéréotypées. Le prix du blog catho lancé par Pèlerin est une manière de détourner le regard des églises, pour se pencher vers l’Eglise. Les églises sont vides certes, mais regardez tous les cœurs pleins de foi qui battent ailleurs ! Dans leur diversité ! Dans leur manière, chacun de s’adresser à des publics différents ! Oui, nous sommes Eglise !
Donc pour conclure :
MERCI PELERIN ET MERCI A VOUS BLOGUEURS CATHOS !!!
PS : si je ne me suis pas manifestée avant sur mon blog, histoire de « rameuter les troupes » pour voter pour moi, c’est justement parce que je n’avais pas vraiment envie de me « faire mousser ». J’ai préféré laisser aux gens le soin de découvrir chacun des (supers !) blogs sélectionnés. Je profite néanmoins de ce post pour remercier tous ceux qui ont voté pour moi sur Facebook: merci de votre soutien et de vos visites régulières. A très bientôt!
re PS: je ne peux aussi que vous encourager soit à lire Pélerin sous format papier. La ligne éditoriale est vraiment agréable, ouverte, pas "gnangnan" etc.. En tant qu'expat je ne peux le lire et ça me manque.... La version électronique est une vraie mine d'infos et a une ligne éditoriale que je trouve encore plus jeune et moderne que la version papier.
Comme de la sève dans les arbres...
Jean 15, 9
A l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous êtes fidèles à mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé fidèlement les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie."
Il y a des jours où l'Evangile se passerait de mots, de nos commentaires. Des jours où les phrases sont à boire comme du petit lait et où, tout de suite après, l'on se sent bien.
Je n'ai pas vraiment envie de m'apesantir sur ces mots de Jean qui ont le même effet sur moi que la première gorgée de bière chez Delerme. Plus même. Tout est là: la joie, l'Amour bien entendu, mais surtout, surtout ce relationnel entre Dieu et les Hommes. Ce perpétuel va et vient où l'Amour n'est pas que dans un sens, celui des Hommes vers le Père. Tout est bien intriqué, tout communique et l'Amour et la Joie circulent comme de la sève dans les arbres.
Pudding aux clémentines
Prise par pas mal d'activités ici ou là, je dois avouer que non seulement je cuisine moins (et donc moins de matière à mettre en ligne), mais j'ai aussi plus de mal à me remuer les neurones sur des textes bibliques. Désolée...l'activité devrait reprendre bientôt.
Il n'y a pas si longtemps que cela, je vous parlais de ma passion pour le pudding. J'ai donc récidivé. Ceci dit, c'est ultra simple de récidiver: dans la cuisine j'ai une grande boîte à Panettone, de celles que l'on trouve généralement au moment de Noël, qui me sert à conserver mes morceaux de pain secs. En général à Noël j'achète ces boîtes autant pour le contenant que pour le contenu: j'adore le panetonne.
Donc ici, encore une démonstration d'un pudding rapide aux fruits. Même en ces temps de grosses chaleurs (on arrive dans les 40° tous les jours maintenant), j'avais envie de saveurs "de Noël": agrumes et épices. Ceci dit, vu que les clims marchent à fond, on se gèle à l'intérieur à tel point qu'une choucroute ou une raclette seraient les bienvenues. (Sauf que sans porc en vente dans les magasins, c'est pas facile de réaliser une choucroute..). Bref, c'était très bon. Je n'ai réussi à en sauvegarder qu'un micro-bout pour le prendre en photo avant que le pudding ne disparaisse complètement sur les papilles de mes collègues voraces. Je pense que je peux en déduire qu'il fut une réussite.
Quelques notes: encore une fois j'ai sucré le pudding avec du treacle. Le noir apporte un doux goût de réglisse alors que le jaune se rapproche plus du miel et/ou du sirop d'érable. Vous pouvez aussi sucrer avec du sucre roux ou du miel ou essayer d'autres combinaisons! Hop la recette!
PUDDING AUX CLEMENTINES
5 grosses clémentines ou 10 très petites
8 tranches de pain de mie
Environ 50ml de lait
1,5 CS de golden treacle
1CS de black treacle
1 œuf
1/2cc de cannelle
1/2cc de gingembre
Préchauffer le four à 180°. Découper le pain en petits morceaux et les placer dans une jatte arroser de la moitié du lait et laisser imbiber. Ajouter le reste du lait si nécessaire jusqu’à ce que le pain soit complètement trempé. Ajouter l’œuf battu et les treacles. Mélanger, puis incorporer les épices et les quartiers de clémentines. Verser la préparation dans un moule et enfourner 50 à 60mn.
Marag Fasoolya
Mon propre défi culinaire n'avance pas trop vite, il faut bien l'avouer. Il faut quand même reconnaître que la cuisine du Golfe persique et en général du Moyen-Orient est faite pour de belles et grandes tablées de personnes affamées et qui ne regardent pas vraiment la teneur en calorie des plats. Du coup, quand on est que deux à la maison, pas facile de se maintenir sur le "défi". Et il faut aussi reconnaître qu'en général, plutôt que de me lancer dans de la cuisine orientale, quand l'envie m'en prend, c'est plutôt direction le restaurant ou le take-away. Miam.
Enfin, ici, je me suis quand même replongée dans mon livre pour en sortir une recette de légumes. Les haricots verts "fasoolya" (en persan) sont un légume très commun ici. Ils sont même produits localement dans les fermes installées au milieu du désert, comme les tomates, concombres et poivrons, autres légumes de base ici.
Ici, nous avons une sorte de ragoût. Les haricots ne sont pas précuits et sont mis crus dans la sauteuse. J'étais assez sceptique au départ mais le résultat est parfait: les haricots sont cuits et délicatement parfumés.
On dirait un haricot/tomate habituel sous nos latitudes européennes, mais les épices en font un plat vraiment sympathique. Hop la recette!
MARAG FASOOLYA
Pour 4 personnes
250g de haricots verts lavés et effilés
un peu d'huile d'olive
2 oignons rouges émincés finement
1 grosse gousse d'ail émincée finement
1 petit morceau (5cm) de gingembre, pelé et râpé
1/2cc de turmeric
1/2cc de curry
4 tomates, pelées et coupées en gros morceaux
1 CS de concentré de tomate (facultatif)
1 bouquet de coriandre
Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans le fond d'une sauteuse et y faire frire les oignons. Quand ils sont tendres et transparents. Ajouter le gingembre,l'ail, le turmeric et le curry et laisser cuire une minute.
Incorporer les tomates et laisser cuire quelques minutes à feu réduit. Ajouter alors 200ml d'eau et verser les haricots dans la sauteuse. Couvrir et laisser cuire doucement jusqu'à ce qu'ils soient tendres. Ajouter éventuellement la purée de tomate et ajuster l'assaisonnement.
Avant de servir, ajouter le coriandre ciselé.
Se déguste avec du riz ou du pain arabe. (ou de bonnes brochettes)
Pain au safran
Le safran iranien se vend par paquets entiers ici. Il est aussi très souvent contrefait ce qui a conduit les autorités l'année dernière à retirer des rayons toutes les boites de safran: la plupart étaient de vulgaire pistils avec forte adjonction de colorants. Depuis, le "bon" safran a réapparu sur les étals. Je ne m'en sert pas si souvent que cela, mais j'avais repéré tout de même des pains au safran. Et puis à l'occasion d'une de mes visites sur le site "The fresh loaf", une recette m'a particulièrement plue. Je l'ai testée sans les fruits confits car Chéri n'aime pas trop.
Honnêtement? je n'ai pas vraiment été convaincue. Pas vraiment de saveur particulière, mais il est vrai aussi que j'ai eu du mal à faire lever mon pâton. L'un expliquant peut-être l'autre. Il faudra que je réessaye tout de même, parce que, d'une part je n'ai pas envie de m'avouer vaincue, et d'autre part, ça avait trop l'air appétissant pour laisser tomber. La recette quand même.
PAIN AU SAFRAN
¼ de cc de safran
175ml de lait
300g de farine
30g de beurre
Une grosse pincée de sel
25g de sucre roux
8g de levure de boulangerie déshydratée
Faire chauffer le lait et laisser infuser le safran une demi-heure ou une nuit entière au frigo. Quand le lait est à température ambiante, ajouter la levure et la laisser se développer pendant 10mn.
Sabler la farine, le beurre, le sucre et le sel. Creuser un puit et ajouter le lait. Pétrir à la main 6 à 8mn ou au robot 3 à 5mn.
Transvaser dans un bol en plastique et laisser pousser une première fois jusqu’à ce que le pâton double de volume. Puis chasser l’air de quelques coups de poings et laisser à nouveau pousser.
Préchauffer le four à 200° puis enfourner 20mn.
Une FAQ pour Nicodème? Un manuel pour Pinocchios en herbe...
Jn 3, 1-8
Il y avait un pharisien nommé Nicodème ; c’était un notable parmi les Juifs. Il vint trouver Jésus pendant la nuit. Il lui dit : « Rabbi, nous le savons bien, c’est de la part de Dieu que tu es venu nous instruire, car aucun homme ne peut accomplir les signes que tu accomplis si Dieu n’est pas avec lui. » Jésus lui répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de renaître, ne peut voir le règne de Dieu. » Nicodème lui répliqua : « Comment est-il possible de naître quand on est déjà vieux ? Est-ce qu’on peut rentrer dans le sein de sa mère pour naître une seconde fois ? » Jésus répondit : « Amen, amen, je te le dis : personne, à moins de naître de l’eau et de l’Esprit, ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair n’est que chair ; ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne sois pas étonné si je t’ai dit qu’il vous faut renaître. Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu’il fait, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l’Esprit. »
Il y a une chose extrêmement pratique avec les sites internet : ils ont presque tous une FAQ (Foire aux Questions). Ce site me promet des Louboutins à moitié prix ? Hummm…direction la FAQ pour savoir à quel point c’est une grosse arnaque. Cet autre site me promet la paix de mon âme et la guérison des ongles incarnés en même temps ? Hummm, la FAQ m’indiquera à quel point ce sont des timbrés. Dans les gros, comme dans les petites moments de doute, il y a les FAQ ou Wikipedia.
Du temps de Jésus, forcément Nicodème, après une petite session au Sanhédrin (conseil des savants juifs) ne pouvait rentrer chez lui et se mettre devant son écran pour faire www.je-cherche-une-réponse.com. L’avantage de Nicodème sur nous tous, (ouh le veinard) c’est qu’il a pu aller directement poser ses questions à la source : Jésus.
Nicodème n’est pas le benêt de service. Il cherche à comprendre… C’est un pharisien, un docteur de la loi juive qui l’applique de manière stricte. Le salut et la justice de Dieu viendront de la stricte observance des règles. C’est un notable reconnu dans son domaine. Un mec Bien Sous Tous Rapports (BSTR pour les intimes). Comme beaucoup de pharisiens, Nicodème connait bien entendu sa Torah par cœur et est un homme qui cherche à savoir. Ce qui est étonnant ici, c’est que généralement dans le Nouveau Testament, les pharisiens cherchent plutôt à mettre Jésus en défaut, pas vraiment à le comprendre. Est-ce que Nicodème pressentait quelque chose ?
Nicodème donc est prêt à reconnaître que les signes annonciateurs du Messie sont là…et que peut-être Jésus serait ce Messie, mais il veut en avoir le cœur net. Jésus n’ayant pas de site internet avec un FAQ pour répondre à toutes les interrogations, le mieux en encore de lui demander en direct. De nuit et non en plein jour parce que notre ami est courageux, mais pas téméraire! Ou c’est peut-être une simple métaphore de la part de Jean pour indiquer que dans nos nuits, nous cherchons tous une lumière…
Et c’est là que Jésus (ah..petit malin !) au lieu de lui donner une belle réponse toute simple (« oui c’est moi le Messie, fais ce que je dis et tu seras sauvé »), lui renvoie la balle avec un énigmatique « pour entrer dans le royaume de Dieu, il faut renaitre de l’eau et de l’esprit ». Ok, parfait. Limpide. Mais Nicodème est quand même un gars très terre à terre, parce lui, ce qui lui importe c’est bien un manuel de renaissance : concrètement, on fait comment ? Je repasse par la « case départ » de ma vie, naissance compris ? Je passe par une sorte de baptême dans l’eau du Jourdain ? Je fais quoi ? Parce que Nicodème, ne l’oublions pas est un champion de la liste pratique des choses à réaliser.
Et non. La réponse n’est pas dans un arsenal de to-do lists pratiques. La réponse est dans la faculté de Nicodème et de chacun d’entre nous de se laisser porter par l’Esprit de Dieu. C’est vraiment ça, « naître une deuxième fois ». Se retourner le cœur comme une crêpe : se convertir. Se laisser envelopper par l’Esprit de Dieu. J’aimerai presque à nous imaginer comme des Pinocchio, des bouts de bois (pantins ou pas), mais à qui Dieu va donner la vie et la liberté d’agir. Car la renaissance vient d’en haut : Dieu la donne gratuitement par son esprit : ce n’est pas à nous de « monter » la quérir. Et il donne son souffle de vie à tout le monde, quel que soit son origine, sa classe, ses erreurs passées. Renaître de l’Esprit c’est se laisser porter au gré de ce vent et d’agir en conséquence. Parce que oui, si nous « renaissons » et sommes libres, ce n’est pas pour rester les bras ballants ! C’est pour agir !!!
Hot cross buns
En Angleterre la tradition veut que pour Pâques l'on mange ces petits pains fruités, d'où la croix sur le dessus. Ceci dit on en trouve maintenant tout au long de l'année dans les commerces. Cette année, j'ai voulu essayer moi-même...
Je crois que cette recette de Dan Lepard date de l’année dernière ou il y a deux ans, lors d’un « bake along ». Les ingrédients sont donnés via internet une semaine à l'avance et le principe est de cuisiner ensemble, chacun dans sa cuisine, mais devant son écran d'ordinateur....Et chatter en ligne tout en cuisinant. Ce que je n’ai pas fait, à l'époque. J’ai juste gardé précieusement la recette parce que les hot cross buns sont probablement parmi mes petits pains préférés en Angleterre. J'adore leur bon goût d'épices et de fruits confits. Pour moi, mordre dans un hot cross bun, c'est me transporter immédiatement à Londres ou Oxford, des villes où je me sens chez moi. C'est me retrouver devant une tasse de thé fumante, dans une de ces maisons de poupée, avec des amis.
La recette est très simple à suivre, même si au départ les ingrédients peuvent décourager. Il n’y a qu’une poussée (encore plus rapide !). Et ils sont délicieux. Peut-être pas aussi tendres que dans le commerce, mais ils sont terribles quand même ! Les hot cross buns se dégustent généralement coupés en deux, toastés avec un peu de beurre. Mais tièdes, juste "natures" ils sont tout simplement parfaits.
DAN'S EASY HOT CROSS BUNS
175ml d’eau chaude
1 sachet de levure de boulangerie déshydratée
550g de farine normale
1 cc sel
75g de sucre
4 cc de « mixed spice » ou de mélange d’épices à pain d’épices
75ml de lait
75g de beurre
150g de raisins secs (j’ai mélangé des raisins de Corinthe noirs et des raisins secs indiens)
150g de fruits confits (en dés) Il faut qu’il y ait au moins des oranges confites dans le mlange
1 gros oeuf
Dans un verre mesureur, mélanger la levure et l’eau chaude. Laisser reposer le temps de preparer le reste.
Faire bouillir le lait et dès qu’il est chaud, retirer la casserole du feu, ajouter le beurre en petits morceaux. Laisser le beurre fondre. Ajouter dans la casserole les fruits secs, les fruits confits et l’œuf battu.
Dans une grand jatte, ou dans le bol du KitchenAid, mélanger succintemnt la farine, le sucre, le sel et les épices. Creuser un puit, et ajouter les mélanges liquides. Mélanger avec les mains ou avec le crochet du robot : la pâte doit être douce mais collante.
Pétrir la pâte pendant 10 à 15 secondes (pas minutes ! J’ai fait l’erreur…pas catastrophique, mais mes pains ont mis très longtemps à lever : ils avaient été trop pétris)
Diviser la pâte en petites boules d’environ 100g chacune, et les rouler rapidement. C’est ceça colle un peu. Les aligner (tout en les espaçant raisonnablement) sur une plaque chemisée de papier sulfurisé. Couvrir d’un torchon et laisser lever 90mn environ, jusqu’à ce que les petits pains doublent de volume.
Préchauffer le four à 200°C. Prendre un peu de farine et la mélanger à un tout petit peu d’eau pour obtenir une petite pâte molle. La placer dans une poche à douille à embout fin et tracer des croix sur les briochettes. Enfourner 20 à 25mn
Enfin, mélanger une cuillère à soupe de sucre et une cuillère à soupe d’eau. Dès la sortie du four, passer les brioches au pinceau avec l’eau sucrée.
Pudding aux pommes et amandes dorées au miel
Je suis une grande dingue de pudding. Pour moi, c'est LE gâteau de mon enfance, la part dans le papier alu glissée dans le cartable pour la récré. Ce fut aussi mon gâteau d'étudiante, puis de working woman. Comme le gâteau au yaourt c'est une recette complètement versatile qui s'adapte à tout ce que vous avez dans le placard. Au fur et à mesure des années, je dois avouer que je l'aime avec de moins en moins d'oeufs, mais avec de plus en plus de fruits. J'aime ce moelleux. Dans ces pages, vous trouverez mes recettes de pudding-tarte au pain d'épices, le pudding aux pommes et le pudding à l'orange sanguine.
Croyez bien que je vous épargne cher lecteur, toutes les recettes de mes variantes puddingesques, sinon ce blog serait consacré exclusivement à mes recettes de recyclage de pain sec. Si je ne poste pas de ces recettes plus souvent, c'est aussi que les illustrations photographiques me manquent: le pudding généralement emmené au boulot n'a pas le temps de dire "hello" qu'il est déjà tout englouti. Là j'avais réussi à en sauvegarder une part, photographiée rapidement sur le coin du bureau. Ouf!
Qu'a-t-il de spécial celui-ci? Je l'ai sucré avec de la mélasse (du golden treacle) et j'y ai ajouté des amandes effilées caramélisées au miel. Elles existaient toutes prêtes dans en sachet, d'une marque américaine. Je les avais achetées pour en mettre dans les salades et puis le paquet restait ouvert...jusqu'à l'utilisation dans le pudding. Hop la recette!
PUDDING AUX POMMES ET AMANDES DOREES AU MIEL
Du pain sec (l'équivalent de 5 à 6 tranches minimum de pain à sandwich)
2 oeufs
2 pommes
2 CS de Golden Syrup
70g d'amandes effilées "honey roasted"
Du lait (50cl environ)
Préchauffer le four à 180°
Faire tremper le pain dans le lait jusqu'à ce qu'il soit bien imbibé. Incorporer le Golden Syrup et les oeufs battus.
Peler les pommes et les couper en dés. Les incorporer au mélange avec les amandes.
verser le mélange dans un moule beurré ou chemisé de papier sulfurisé. Enfourner pour 50mn.
Hallot/ challah de Shabbat
J'aime beaucoup les hallot de Shabbat. J'aime cette consistance de pain brioché dense. Et puis, pour être tout à fait honnête, je reste admirative des tressages de ce genre de pains.
J'avais déjà réalisé une Hallot de Shabbat selon une recette de Piroulie. Mais la recette de Foodie froggy à Paris m'a tellement fait de l'oeil, qu'il fallait que je ré-essaye. Qu'une catho cuisine sa challah un jeudi soir pour un vendredi matin chômé en plein pays musulman n'étonnera plus les lecteurs de ce blog. La gourmandise n'a pas de religion. (Ou en tout cas elle permet un sacré terrain d'entente entre gourmands!)
Pour cette recette, j’ai réduit les proportions. En général, dans les recettes je n’indique pas de temps d’attente de levée de pâte. Pour moi c’est plus une question de volume (il faut que la pâte ait doublé voire triplé de volume) que de temps. D’autant que suivant les latitudes où nous habitons, le degré d’humidité dans l’air, la chaleur etc…votre brioche peut pousser en 1/2h comme en 3 h.Hop, la recette
HALLOT
350g de farine
2 oeufs
1 CS de sucre en poudre
1CS de levure de boulangerie déshydratée
1 verre d’eau tiède (10cl)
6cl d’huile d’arachide
1cc de sel
1 poignée de graines de sésame ou de graines de pavot
Faire le levain en délayant la levure dans l’eau tiède.
Dans le bol du robot, mélanger la farine, le sucre et le sel. Faire un puit au centre et mélanger avec le crochet tout en versant le levain, puis l’huile, puis l’œuf.
Pétrir 10mn puis retirer la boule et la laisser lever dans un saladier propre jusqu’à ce qu’elle triple de volume.
Une fois prête, séparer la pâte en 3 ou 4 boules égales. Etirer délicatement les boules en boudins, et tresser. Laisser lever une seconde fois.
Préchauffer le four à 200°. Dorer le pain avec un jaune d’œuf ou du lait (je préfère le lait..) et parsemer de quelques graines de pavot ou de sésame. Enfourner la challah 15 à 20mn
Emmaüs
En cette période d'octave de Pâques on se refait un petit tour du côté d'Emmaüs. Rapidement, revoici l'histoire rapportée par Luc (24, 13-35): des disciples s'en vont de Jérusalem après la mort du Christ, tout tristes et perdus. Ils rencontrent Jésus ressuscité sur le chemin, mais ne le reconnaissent pas.
Cette histoire des pèlerins d’Emmaüs est notre histoire à tous. Les pèlerins d’emmaüs sont complètement paumés parce que celui qu’ils pensaient être leur sauveur, leur Dieu, est mort. Ils se sentent profondément seuls, et probablement trahis : « comment ont-ils pu oser croire en quelqu’un qui finalement nous a planté là! » Ils doivent même s’en vouloir un peu : « J’ai vraiment été stupide ! ». Le pire, c’est qu’ils ne veulent pas (ne peuvent pas) croire à la résurrection non plus. « Encore des salades ! »
On ne voit pas. On ne veut pas voir. Que Dieu est là. Ok, c’est vrai que ce n’est pas évident tous les jours ! Les jours où tout va bien, on ne voit pas Dieu (parce que pas besoin !) et les jours où tout va mal, on ne voit pas Dieu non plus (parce que l’on pense qu’il est Superman et qu’il va tout résoudre d’un coup de baguette magique). Et ils y a ceux qui ne voient pas Dieu du tout parce qu’ils ne croient pas.
L’on pense souvent aussi qu’il faudrait que par un miracle Dieu se fasse connaître/reconnaître un peu comme un candidat à une élection présidentielle : lors d’un grand meeting bien flashy, avec de belles déclarations.
Pas de pot, c’est pas souvent la méthode employée par Dieu. Plus subtile. Plus transparente. Mais bien présente. On pense aussi souvent, comme les pèlerins, comme Thomas, qu’il faudrait avoir une expérience de la foi soi-même si bouleversante pour reconnaître que Dieu est là. Levez la main ceux qui parmi vous se sont déjà pris un coup de foudre divin ? (perso, j’attends toujours…)
J’aurai presque envie d’écrire ici : « c’est pas grave ! » .Parce que Dieu nous voie nous. Chacun a sa propre expérience de la foi. Je parle bien de la foi ici et non pas de la religion. Chacun a son propre rythme de connaissance de Dieu. « Votre cœur est lent à croire » comme nous le rapporte Luc qui s’impatiente un peu. Chacun d’entre nous chemine dans la vie avec sa propre connaissance de Dieu, ou pas. Avec sa spiritualité, ou pas. Mais tout au long du chemin, Dieu est bien là.
J’aimerai bien terminer cette histoire de ces hommes qui se rendent à Emmaüs par une autre histoire. Celle d’un homme qui meurt et se retrouve au Paradis à discuter avec Dieu. Les deux se refont le chemin de la vie de l’homme. Très souvent, l’homme voit deux traces de pas aux moments de sa vie, un peu comme des empreintes dans le sable. Souvent, les traces cheminent ensemble, parfois l’une devant l’autre, parfois l’une à côté de l’autre. Puis à certains moments, justement les moments durs pour l’homme, les moments de deuil, de combats, de solitude, une seule trace de pas apparaît. Notre homme s’énerve envers Dieu et croit le prendre à défaut : « ah ! Tu vois bien que là je marchais tu seul ! Tu n’étais pas là ! » Ce à quoi Dieu répond : « Là, c’est moi qui te portait »
Pancakes complets à la banane
Au départ, ces pancakes étaient censes être des gaufres. Quand j’ai vu la recette chez Lauren’s Lastest, je me suis dit qu’il était temps que cette banane noire dans le frigo se distingue un peu, et que mon appareil à gaufres allemandes se réchauffe la résistance.
Pure racisme ou coup du sort, toujours est-il que ledit appareil allemand (probablement fabriqué en Pologne) n’a pas apprécié les gaufres américaines cuisinées au Moyen-Orient. Impossible d’obtenir de belles gaufres.
Qu’à cela ne tienne, la poêle made in China n’a pas été aussi pénible et a transformé ces « waffles » en «pancakes ». Tout aussi délicieux.
Ce qui les distinguent d'une recette ordinaire? L'alternative « saine »: la banane écrasée apporte du moelleux et de la tenue à la place du beurre ou de l'huile. Même idée dans l'utilisation du lait concentré non sucré. La farine complète quand à elle apporte un IG bas et est riche en fibres (ça évite le creux de 11h et ça aide le transit) S'ils n'ont pas le goût totalement décadent des pancakes que l'on vous sert dans certains "dinings" de l'autre côté de l'Atlantique, ils restent néanmoins très bons....même réchauffés le lendemain. Hop, la recette.
PANCAKES COMPLETS A LA BANANE
1 cup de lait écrémé
1 oeuf, blanc et jaune séparés
1/2 cc de vanille liquide
3 CS de lait concentré non sucré allégé
1 banane bien mûre, écrasée
1 1/4 cups de farine complete de blé
2 CS de fructose
2 cc de levure
1/4 cc de sel
1/2 cc de cannelle
1/4 cc de noix de muscade moulue
Dans une grande jatte, mélanger tous les ingredients secs. Creuser un puit et verser le lait et le jaune d’œuf, la vanille, le lait concentré et la banane. Mélanger petit à petit pour éviter les grumeaux. Monter le blanc en neige ferme et l’incorporer délicatement au mélange.
Faire chauffer la poele et verser de petits tas pour former des petites crêpes. Servir avec de la confiture ou du sirop d’érable, des fruits etc…
Confiture de concombre à la vanille
La confiture et moi c'est une grande histoire d'amour. Passé mon stade "céréales" du matin, je dois avouer que si je reviens aux traditionnelles tartines ou à la brioche, c'est bien à cause de la confiture qui les accompagnent.
Je suis toujours en quête de nouveaux goûts et de combinaisons originales. Et c'est vrai que mon esprit, parfois tordu, aime bien aller s'aventurer du côté des légumes. On notera donc l'inénarable confiture de tomates vertes, mais aussi celle aux tomates rouges ainsi que la confiture de potiron.
Alors, quand j'ai vu cette recette de confiture de concombres dans le Elle à Table, et les concombres n'étant vraiment pas une denrée rare au Moyen Orient....j'ai essayé! Intéressant, bizarre. Je n'ai pas mis le gingembre (et j'aurai peut-être dû), mais ai augmenté la proportion de vanille. Cette confiture a un goût surprenant de "vert". Une fois la surprise passée, sur les tartines, c'est vraiment bon!
CONFITURE DE CONCOMBRE A LA VANILLE
500 g de pulpe de concombre épépiné
350 g de sucre
80 g de gingembre frais
2 gousses de vanille
Détailler le concombre en tout petits dés.
Fendre les gousses de vanille dans sa longueur.
Mélanger les concombres et les gousses de vanille avec le sucre et laisser macérer une nuit.
Faire cuire doucement la confiture jusqu’à ce qu’elle prenne. Mettre en pots.
Pâques!
Il y a les jours de révolte.
Il y a les jours de panique claustrophobe où l’on ne voit jamais le bout du tunnel
Il y a à contrario les jours où l’on veut se terrer et ne plus avoir à faire au monde extérieur.
Il y a les jours où l’on panse ses plaies tout seul
Il y a les jours où l’on a envie de se fracasser la tête contre les murs
Il y a les jours qui font mal
Il y a les jours de pleurs
Il y a les jours absurdes
Il y a les jours de haine
Il y a des jours pervers, des jours de grands ravages
Il y a des jours où l’on s’est juste levé du mauvais pied
Et puis il y a Pâques. Pâques où la possibilité que tous ces jours ne signifient plus rien,
n’ont plus de prise.
Pâques où tout s’anime, où la vie reprend ses droits.
Pâques, où l’homme n’est plus seul avec ses peines.
Pâques où l’Homme est aimé.
Très belle fête de Pâques à tous !
Cake fraise oranger
Chaque fois que j'ouvrais mon congélateur, un paquet de fraises congelées tombait. Un jour j'ai fini par dire "ghalas! " (soit l'équivalent arabe d'un "Basta!" ou "Ca suffit!") Ras le bol des fraises! Puisque elles faisaient de la résistance, elles allaient passer à la casserole. Aussitôt dit, aussitôt fait et d'environ 300 à 400g de fraises congelées, je me suis retrouvée avec une petite coupelle de compote. J'ai tout simplement laissé réduire les fraises dans une casserole, sans ajout d'eau et sans ajout de sucre. A la fin de la cuisson, après que les liquides aient été évaporés, je l'ai même laissée confire quelques instants histoire de renforcer le goût. Hummmmm. Une partie de cette compote a été utilisée pour parfumer ce cake dont la base est un simple gâteau au yaourt. Hop la recette.
CAKE FRAISE ORANGER
3 oeufs
2 cuillères à soupe bombées de compote de fraises
1 pot de yaourt
3 pots de farine
1cc rase de levure
1 pot de sucre blanc
3/4 de pot de vergeoise
1 pot de yaourt grec (le vrai, bien épais, bien crémeux)
1cc d'eau de fleur d'oranger
Préchauffer le four à 180°
Mélanger les deux pots de yaourt avec les oeufs et les sucres. Fouetter.Ajouter la farine et la levure. Bien mélanger pour obtenir un mélange homogène. Incorporer l'eau de fleur d'oranger et la compote de fraises.
Verser la préparation dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé. Enfourner 40mn.
Brioche au Wedding Imperial
Depuis que j’ai fait cette recette, l’envie de retravailler le thé en feuilles me tentait énormément. Au pilon c’est très rapide et cela apporte une réelle note aux préparations sans passer par la case « infusion ». (Voir la tentative sur cette brioche ou une autre tentative au thé matcha ici)
L’occasion s’est présentée l’autre soir quand j’ai voulu préparer la brioche du WE. Je cherchais un moyen de l’aromatiser, et l’inspiration avait du mal à venir jusqu’à ce que mon regard tombe sur mes jolies boites à thé de chez Mariage Frères. Et le Wedding Imperial. (Merci l’aéroport Charles de Gaulle de vendre le thé Mariage au duty free. Ma reconnaissance vous est éternelle). J’adore ce thé aux parfums de chocolat et de caramel : une vraie tuerie. Et dans la brioche ? Hummm, délicat, fin. Bref, parfait avec de la confiture d’oranges sanguines.
Les proportions sont pour une petite brioche. (2 gourmands sur 2 petits dejs, ou 4 gourmands sur un seul)
BRIOCHE AU WEDDING IMPERIAL
250 gr de farine
8g de levure de boulangerie déshydratée (1 sachet)
140 ml de lait
35 gr de sucre
30 gr de beurre à température ambiante
1 œuf
1 pincée de sel
1cc de thé Mariage « Wedding Imperial »
Faire tiédir le lait et incorporer la levure de boulangerie et une CS de sucre prélevé des 35g. Laisser reposer 10mn.
Passer le thé au mortier.
Dans le robot, mélanger la farine, le thé, le sucre, le sel et le beurre. Creuser un puit. Ajouter l’œuf et le beurre. Pétrir 10mn.
Laisser reposer une première fois jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Chasser l’air, façonner la brioche et la placer dans son moule et laisser lever une seconde fois jusqu’à ce qu’elle ait doublé de volume. Enfourner 20mn dans un four à 180°


























