Angel Cake

14 juillet 2015

En route...

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Parce qu'il faut lâcher le clavier, 

Parce qu'il faut s'envoler, 

Parce qu'il faut voyager et s'ouvrir au monde

Parce qu'il faut aussi se retrouver....

 

....alors je vous retrouverai

 

Très bientôt...après la pause estivale

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01 juillet 2015

12 raisons d’être catho ET féministe (sans être schizo...)

© La Vie

Il y a des jours où je reçois des gros yeux ronds étonnés, déconcertés. Forcément, quelqu’un qui, à la machine à café vous tient un jour un discours féministe (comment ça, j’ai droit à des post-its roses pour mon bureau parce que je suis une fille ?) et le lendemain vous aide à monter la cérémonie de baptême de votre petit dernier, ça vous remue le ciboulot. Elle n’est pas schizophrène au fond la fille ? Catho et féministe ce n’est pas vraiment compatible hein… ? Et si, pourtant, c’est non seulement super compatible, mais vraiment nécessaire ! Avant de vous donner douze bonnes raisons, j’ajoute juste que j’entends par féminisme (gros raccourci), la défense de l’égalité entre hommes et femmes, et non la supériorité des femmes sur les hommes. C’est une évidence, mais c’est bien de la rappeler. Donc 12 raisons les filles pour faire lever vos voix (et pas que dans l’animation de la messe dominicale…)

 

1 - Parce qu’au lieu d’être à la traîne, les chrétiens devraient être les plus à même à promouvoir l’égalité entre les sexes, entre les races, bref, entre toutes les personnes. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est St Paul quand il écrit aux Galates : « vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus-Christ. » On rajoutera que Jésus a valorisé et protégé les femmes. Sans condescendance. Sans les considérer à part. L’inégalité dans l’Eglise ce n’est pas normal, ce n’est pas une tradition, et ce n’est pas une fatalité.

 

2 - Parce que la moitié de l’humanité est constituée de femmes. Donc la moitié de l’Eglise est constituée de femmes. Une Eglise qui ne tourne que par les hommes et pour les hommes, passe à côté de la moitié de sa communauté. Or l’Eglise est un corps (cf st Paul) : cela fait des siècles que l’Eglise s’auto-ampute.

3 - Parce que l’Eglise est comme le reste de la société : bâtie sur des schémas patriarcaux de domination masculine. C’est bien normal : elle s’est implantée dans des cultures différentes en absorbant la culture (patriarcale prédominante). Elle a eu beau venir avec de beaux arguments plus égalitaires il a bien fallu qu’elle se coule dans certains moules sociaux. Or oui, cela relève de représentations sociales. Donc, comme les autres mouvements féministes, au sein de l'Eglise il faut casser ces moules patriarcaux.

4 - Parce que quand on est catholique, ce qui compte le dimanche c’est la communion avec toute l’Eglise. Tu vas à la messe non seulement pour revoir tes amis et tailler la bavette, mais aussi pour te reconnecter avec toute l’Eglise par la prière. En Jésus, nous sommes tous unis. Sauf que moi, quand je vais dans un endroit pour « communier », mais que dès que je rentre, je sens que la communion ne va concerner que la moitié de l’Eglise, cela m’agace vois-tu. Parce que d’un côté, on ne peut pas dire qu’on est une grande et belle famille qui communie, et n’avoir par exemple que des garçons enfants de chœur (et pas des filles, qui elles, sont à l’accueil parce que tu comprends, c’est dans leur vocation alors que les garçons pourraient avoir la vocation d’être prêtre). Tu commences avec les petites filles et le message que tu envoies à toute une communauté c’est : de toute façon, de par votre sexe, vous ne serez jamais égaux. Et ça, je suis désolée, mais ce n’est pas catholique. Alors, la communion du dimanche, elle me reste entre le gosier.

5 - Parce qu’il y en a marre d’entendre le Magistère nous dire que si les prêtres sont des hommes c’est parce que les Douze Apôtres étaient des hommes. Et alors ? On notera au passage que c’est justement l’un des Douze qui a trahit Jésus, mais bon ça hein, ça a dû leur passer à côté. C’est à une femme (Samaritaine) que Jésus a demandé de l’eau et a montré que sa mission était universelle (Pour autant, la vocation de « missionnaire » ne s’adresse pas qu’aux femmes). C’est à des femmes que Jésus s’est montré ressuscité. Mais bon, ça, ça doit être du pipi de chat théologique à côté…..

6 - Parce que quand il s’agit du mariage, le magistère nous ressort le coup d’Adam et Eve, créés tous les deux à l’image de Dieu et donc complémentaires. Donc pour le mariage, il faut les deux, à égalité. Par contre, pour le reste du temps, dans nos communautés, la femme passe après l’homme (c’est bon, le coup de la cote d’Adam, on connait…)

7 - Parce que chez les cathos comme dans beaucoup d’autres domaines de la société où il y a des femmes qui sont expertes, l’on ne fait encore appel qu’à des hommes. Chez les cathos c’est pareil : la parole d’un frère aura souvent plus de poids que celui d’une religieuse. Idem pour toutes mes sœurs diplômées en théologie qui ne feront jamais que s’amuser tandis que les vrais experts seront les hommes.

8- Parce qu’il faut proposer des femmes auxquelles les petites filles peuvent s’identifier. Cela commence par les femmes de la Bible, mais cela continue aussi par les saintes et par celles qui font notre quotidien. Si dans nos églises, in fine, ce sont des hommes (du prêtre au pape) qui guident une communauté, quel est le message envoyé aux filles ? Vous pouvez faire tout ce que vous voulez, aider vos paroisses du mieux que vous pouvez, mais jamais vous ne serez un « pasteur »… Ça s’appelle un « plafond de verre » en langage de féministe.

9 - Parce qu’on n’a pas à me dire comment je dois m’habiller pour aller prier (couvre ta tête, pas de débardeur, jupe à la bonne longueur etc…).A priori dans une Eglise, je viens prier. Ce qui se passe entre Dieu et moi ne regarde personne. Je ne suis pas là pour faire autre chose. Si tu as peur que je « racole » c’est que tu n’es pas certain de pouvoir gérer tes pulsions sexuelles. Mais là, mon ami, ce n’est pas aux femmes à ne pas créer ces pulsions, c’est à toi à apprendre à les contrôler.  Hommes ou femmes, une tenue décente (normale quoi) est plutôt de mise. A priori, on ne va pas à la messe comme on va à la plage (sauf si on était aux JMJ de Rio….)

10 - Parce qu’il y en a assez de voir des hommes, assez âgés de surcroît, débattre des positions de l’Eglise sur des problèmes qui concernent avant tout les femmes : la famille (autant qu’on sache, vu que le magistère défend le modèle homme+femme, cela semblerait logique de demander leur avis à l’autre moitié du couple), la contraception (oui, cela semble étrange d’entendre des messieurs d’un certain âge parler stérilet et pilule sans nous…), voire l'avortement

11 - Si l’on regarde les stéréotypes de genre véhiculés par l’Eglise catholique (les femmes sont naturellement accueillantes, maternelles, ouvertes, à l’écoute etc…) alors je suis désolée mais les hommes n’ont rien à faire dans des fonctions où l’accueil, l’écoute, la faculté de « materner » une communauté sont primordiaux : aller, au hasard : prêtre. Ben oui, les stéréotypes, ça pourrait marcher dans les deux sens. C’est nul un stéréotype ? Je suis bien d’accord

12 - Parce que la plupart des courants féministes rejettent en bloc les religions qui asservissent les femmes. On ne peut les blâmer de voir une certaine réalité. (cf point 3) Est-ce pour autant la peine de jeter le bébé avec l’eau du bain ? : pas si certaine. Ce n’est pas parce qu’on est catho et que l'on a la foi qu’on est des quiches non plus. Eh oui, on peut croire en Dieu et défendre l’égalité hommes-femmes. Voire même pour certaines d’entre nous, défendre la contraception, le remariage des divorcés etc…

 

 

catholic feminist

 

 

23 juin 2015

Moutabal (Salade d'aubergine)

Ce que j'aime dans la cuisine du Moyen-Orient, c'est la convivialité de toutes les petites entrées (Mezzes) posées en même temps sur la table et où l'on va piocher avec son morceau de pain. En fait, l'on s'en fait des repas complets. Donc aujourd'hui, voici une recette de moutabal qui égayera j'espère vos apéros et vos BBQ estivaux. Car oui, le moutabal est un "dip", une "trempette", mais aussi une sorte de salade qui va très bien avec les grillades.  

Amis du caviar d'aubergine (sur les bords méditerranéens), attention car le moutabal ne doit pas être confondu avec le baba ghannouj, lui aussi à base d’aubergines. Le moutabal est un mélange d'aubergines rôties et de tahini, alors que dans le baba ghannouj, les aubergines grillées ou rôties sont associées avec du poivron, des tomates et de l’oignon. Généralement, le baba ghannouj aura un goût de fumé puisque réalisé, la plupart du temps, avec des aubergines grillées au BBQ.

Suivant les restaurants, les moutabal seront différents. La recette n’est pas immuable et mon conseil est d’adapter en fonction de vos goûts : plus ou moins de tahini, plus ou moins d’ail, de cumin (dont on peut d’ailleurs se passer) etc…Ce qui fait néanmoins la saveur distincte de cette pâte à tartiner, cela reste le tahini.

Le tahini est une pâte huileuse et un peu épaisse de graines de sésame moulues. Les pots se trouvent j’imagine dans toutes les bonnes épiceries orientales. Il faut bien mélanger le contenu avant de s’en servir. Le tahini est l’élément incontournable de beaucoup de mezze, dont le fameux hoummous (pois chiches broyés avec du tahini). Les photos rendent bien l'aspect non photogénique et parfois peu appétissant du moutabal. Ne pas s'y tromper pour autant: c'est vraiment super bon. 

moutabal 1

MOUTABBAL

2 aubergines
½ cc de pâte d’ail
2cc de tahini
1CS citron
1 goutte de vinaigre blanc
1cc cumin

Préchauffer le four à 180°. Laver les aubergines. Les couper en deux dans le sens de la longueur, puis couper des croisillons dans la chair. Disposer les demi-aubergines dans un plat à gratin, arroser d’un filet d’huile d’olive et laisser rôtir une demie heure environ.

Une fois les aubergines cuites, récupérer la chair à l’aide d’une cuillère à soupe. Au blender, mélanger les aubergines avec les autres ingrédients. Ajuster le moutabal en fonction de vos goûts.

moutabal 2

18 juin 2015

Fudge (attention danger: confiserie totalement addictive!)


La bretagne a son caramel au beurre salé. La France a son caramel mou où l’on s’en met divinement plein les dents. L’Angleterre et l’Ecosse ont le fudge. Ce caramel dont la texture est crémeuse et granuleuse à la fois est une confiserie à tomber par terre. En bouche cela fond avec un bon goût de crème et de vanille. Et hop, on replonge la main dans le sac pour se resservir d'un petit carré, encore un dernier, juste le dernier, promis...

Etant une vraie addict de fudge j’ai voulu le réaliser moi-même à la maison, et par la même occasion pouvoir les offrir à des amis (très bonne idée de cadeau « fait maison »).

Le principe du fudge est relativement simple : du lait, du sucre, de la vanille et on monte le tout à 114 voire 116°. Puis l'on bat pour refroidir pour obtenir cette consistance crémeuse et qui s'effrite à la fois. 
Le mieux, clairement c’est d’avoir un thermomètre de cuisine. Mais on peut se débrouiller sans aussi. L’œil et l’instinct (de gourmandise) fonctionnent très bien. Pour l’une des « fournées » que j’ai préparé, j’ai utilisé un thermomètre à viande, celui que l’on pique dans les rôtis. Cela a très bien fonctionné. Le fudge s’est révélé excellent. Pour la deuxième fournée, j’ai utilisé un thermomètre-spatule, et ce fut bien aussi, quoique moins réussi qu’avec l’autre…

Après, dans les détails, la recette que j’ai prise indique qu’il faut du glucose. De la même manière, je l’ai mis dans la première fournée et pas dans la deuxième, et la première s’est révélée plus conforme à ce que l’on peut attendre d’un vrai fudge. La deuxième fournée était un peu plus molle. (Mais très très très mangeable quand même !) Autre point : la première fournée avait du beurre mais pas la deuxième. De ce point de vue, sans beurre c’est meilleur. Je n’ai pas trouvé que le beurre ajoutait quelque chose si ce n’est une consistance légèrement plus grasse au toucher. Bof.

Source « Best Fudge Recipe ! End of Story de Nick Dudley-Jones

fudge1

FUDGE 

675g de sucre en poudre
500ml de crème épaisse
50g de beurre
1 poignée de chocolat blanc (C’est le secret !)
1 cuillère à café de glucose (Ce n’est pas essentiel, mais c’est nettement mieux avec !)
1 gousse de vanille


Mettre tous les ingrédients, sauf le chocolat blanc, dans une casserole à fond épais. Poser la gousse de vanille à plat sur la planche à découper, et passer un couteau tranchant au centre de la gousse et la diviser en deux. Gratter les centaines de graines de chaque moitié et les ajouter au mélange.
Graisser et tapisser un moule à gratin carré de papier sulfurisé.

Faire chauffer la casserole à feu très doux au début. Le but dans un premier temps est seulement de dissoudre tous les cristaux de sucre avant que le mélange n’arrive à ébullition! Il faut obtenir une texture liquide lisse sans aucun aspect granuleux.

Une fois que le sucre est dissous, l’on obtient un liquide épais de la couleur du beurre. Monter le feu jusqu’à ébullition du mélange. A partir de cet instant, rester près du feu et remuer doucement le mélange constamment à l’aide d’une cuillère en bois. (Sinon la crème pourrait brûler…). Laisser cuire ainsi pendant environ 15mn.

Il faut amener le mélange au « petit boulé ». En fait, ce sera à peu près entre 113 et 116°. Pour cette étape j’ai utilisé un thermomètre à viande (je n’avais rien d’autre..) et une autre fois, un thermomètre/cuillère. Si l’on n’a pas de thermomètre, il faut amener le mélange à un point où il commence à dorer comme du miel, tout en étant un peu épais mais souple.

Retirer le fudge du feu et le laisser reposer. Verser la préparation dans le bol du kitchenAid équipé de la feuille (sinon, dans une jatte et utiliser une bonne vieille cuillère en bois). Cette étape est très importante car c’est le « battage » du fudge pendant son refroidissement qui lui donne cette texture cristalline qui fond en bouche. Donc mélanger/battre le fudge pendant 10 à 15mn jusqu’à ce que sa température réduise de moitié. 5mn après le début du processus de refroidissement ajouter la poignée de chocolat blanc tandis que le fudge est assez chaud pour le faire fondre mais pas trop chaud pour le brûler.


Verser la préparation dans le moule. Bien égaliser avec une cuillère en bois et laisser refroidir. Quand il est bien froid et donc bien dur, le découper en carrés. Il se garde environ 7 jours (mais c’est certain, il aura été consommé d’ici là !)

 

fudge 2

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12 juin 2015

Dans mes lectures: "Pour une Eglise au Visage d’Evangile" de Monique Hébrard. Ca décape.

 

Monique Hebrard Eglise visage d'Evangile

 

Si j'ai un peu moins de temps pour écrire quelques bafouilles de réflexion catholico-spirituelle (C'est marrant ça, mais depuis que je suis dotée d'une mini-moi très énergique, mes temps de concentration ne dépassent pas 5mn d'affilée...); bref, si j'ai un peu moins de temps pour les blablas cathos, en revanche je tente de maintenir des instants de lecture qui titillent mon fond de spiritualité. Autant partager avec vous ces lectures. Donc aujourd'hui, "Pour une Eglise au visage d'Evangile" de Monique Hébrard. En 12 urgences. Tout un programme donc.  

 

Ce petit opus se lit très bien et qui a le mérite de condenser tout ce que non seulement nous attendons de l’Eglise mais encore ce que nous pouvons sentir des prémices de l’action de François en douze « urgences »: Une Eglise qui écoute et qui fait du bien ; une Eglise qui dialogue avec le monde ; une Eglise qui accepte la réalité de la fin du temps de chrétienté ; une Eglise à la Tradition vivante ; une Eglise qui ne se comporte pas en détentrice de vérité ; une Eglise qui accepte le débat et le dialogue en son sein ; une Eglise qui donne une vraie place aux femmes ; une Eglise qui respecte la primauté de la conscience ; une Eglise qui chemine avec ceux qui cherchent ; une Eglise aux entrailles de miséricorde ; une Eglise pauvre et vulnérable ; « Toi, suis-moi ».

Oui donc, à priori ça dépote. La démarche est intéressante en ce que, de revendicative au départ, elle est finalement porteuse d’espoir. Monique Hébrard l'indique bien: au départ elle partait pour critiquer, et puis, avec l'action du Pape François elle se rend compte que sur la plupart de ces points, les lignes commencent à bouger et que l'on peut espérer un peu de nouveauté.

Pour chacune des urgences qu’elle a identifiées, Monique Hébrard appuie son propos par des citations non seulement du Pape François, mais encore de la Conférence des Evêques, de textes de Vatican II etc…(le travail de recension est énorme) Son propos n’est donc pas révolutionnaire en soi : mais justement, c’est bien parce que certains de ces items ont été sur les tables de travail et de discussion depuis longtemps, qu’il s’agit désormais de passer à l’action. L’Evangile ne peut être plus longtemps désincarné, et c’est à l’Eglise d’aujourd’hui de lui donner son visage contemporain, d’amour et de miséricorde.

Bémol : c’est justement parce que Monique Hébrard s’appuie beaucoup sur les écrits des autres pour justifier son propos que je trouve qu’elle s’efface trop. A mon sens, l’opus est parfois trop académique, trop plein de citations alors que j’aurais aimé qu’elle laisse un peu plus sa propre plume s’exprimer. A cet égard, le dernier chapitre du livre me convainc plus que certaines autres parties plus fournies. 

 



03 juin 2015

Tarte blueberry filling

Il est de ces produits culinaires qui à priori ne valent pas les ingrédients frais, mais qui dépannent bien dans une cuisine. Nos amis américains ont donc inventé le "filling", ces compotes/confitures qui permettent de garnir les tartes profondes (les fameux pies), mais aussi de servir de coulis pour les cheesecakes.

                                                                                 Comstock-More-Fruit-Blueberry-Pie-Filling-21-oz

Le filling est en fait une compote de fruits réduite et dans laquelle l'on met un peu de maïzena histoire de l'épaissir. C'est épais sans être compact, mais très sucré. Ceci dit, ce genre de produit dépanne bien. J'avais ouvert une boite un jour de manque de coulis pour une pannacotta: j'avais dilué le "filling" avec un peu d'eau, d'une part pour désépaissir et d'autre part pour réduire le goût sucré. Il m'en restait donc une demi-boîte. Ce fut parfait étalé comme une confiture sur une pate sablée. Cela donne une tarte similaire en consistance à la Tarte Linzer. C'était très bon ainsi. Disons que c'était très bon considérant le temps passé à réalisé une telle tarte! 

 

 

 

 

tarte blueberry filling 3

TARTE A LA MYRTILLE (BLUEBERRY FILLING)

210g de farine
70g de sucre
1/2cc de levure
1 œuf
50g de beurre mou
½ boite de blueberry filling (300g)

Preparer la pate

Melanger la farine, le sucre et la levure. Creuser un puit et ajouter l’œuf et le beurre mou. Melanger et petrir jusqu'à ce que la pate soit homogene. Envelopper dans un film plastique et laisser reposer au frigo ½ heure.

Prechauffer le four a 180

Etaler la pate sur ½ cm d’epaisseur. Repartir le melange aux myrtilles et enfourner une demi heure. La pate doit etre doree.

tarte blueberry filling 2

 

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31 mai 2015

Charlotte aux fruits rouges

En ce jour de Fête des Mères (en France...pas chez moi), quoi de plus doux que de poster une charlotte aux fruits? de la douceur, de la tendresse pour symboliser tout ce que nous recevons au quotidien de nos mamans. Parce que oui, même à plus de 30 ans, et même à l'autre bout du monde (presque...), qui est toujours prête à décrocher le téléphone, se connecter sur Skype, faire mille et une démarches à votre place (merci l'administration et les banques françaises de faciliter le boulot des expats...), voire sauter dans un avion? 

Alors aujourd'hui pour toutes celles qui sautent dans les avions et qui sont pendues à Skype, je dédie cette jolie charlotte réalisée pour une maman en devenir pour sa baby shower. 

La charlotte, c'est un dessert soooo french donc succès garanti si comme moi vous êtes en terre inconnue. Et c'est un dessert super facile à réaliser. Il faut juste prendre le temps de le laisser reposer....Pour cette recette j'ai fait un mélange de recettes déjà éprouvées: la mousse et sa technique de refroidissement pour l'inclusion de la chantilly (voir ici pour la ganache),mon biscuit génoise et un farfouillage en règle sur le site de Meilleur du chef pour l'inspiration. Au final, une génoise aussi belle que délicieuse. Je vous laisse donc avec la recette et vos mamans..

Source : Larousse des desserts (pour la mousse aux fruits rouges) + meilleur du chef (pour le montage et l’inspiration)

 charlotte fruits rouges 1

CHARLOTTE AUX FRUITS ROUGES

Pour le biscuit:
4 oeufs
120g de sucre
4CS de farine
1cc de levure

36 de biscuits à la cuillère

Mousse aux fruits rouges
400g de fruits rouges (surgelés)
6 feuilles de gélatine ou 3g d’agar agar
100g de sucre en poudre
50g de crème liquide

 

Préparer la mousse de fruits rouges
Dans une casserole, mener les fruits rouges et le sucre à ébullition.

Plonger le mixer et mixer jusqu’à ce que le coulis obtenu soit bien homogène.

Ajouter l’agar agar et porter à nouveau à ébullition. Arrêter le feu et laisser reposer.

Lorsque le coulis titre 28°C, monter les 50 g de crème fleurette en crème fouettée et l’incorporer délicatement à la maryse au coulis. Réserver

 

Préparer le biscuit
Préchauffer le four à 180°.

Fouetter les œufs entiers avec le sucre pour obtenir un mélange pâle et très mousseux. A ce stade, le mélange a au moins triplé de volume.

Réduire la vitesse du fouet et ajouter délicatement la farine et la levure.

Etaler la pâte sur une plaque chemisée de papier sulfurisé et enfourner 10 à 12mn.

A la sortie du four, retourner la plaque et ôter le papier sulfuriser. Réserver le biscuit.

 

Montage :
Tapisser de biscuits à la cuillère, au fond et sur les bords, un moule à charlotte.

Couler une couche de mousse puis ajouter une couche de biscuits à la cuillère, puis une autre couche de mousse. Terminer par un disque de génoise découpé aux dimensions de votre moule. Poser une assiette sur le tout ainsi qu’un petit poids (pour tasser) et réfrigérer au moins 3 heures

Démouler et décorer

charlotte fruits rouges 2

 

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27 mai 2015

Germaine et moi....

 

germaine-tillion

La première fois que j’ai rencontré Germaine c’était il y a 16-17 ans. Avec « le Harem et les cousins ». Pour me faire plaisir, j’avais choisi de suivre a la fac un cours sur l’anthropologie des sociétés arabo-musulmanes (sans même penser qu’un jour je serai expatriée au Moyen-Orient… « mektoub » comme on dit en arabe.). Je me suis plongée dans ce livre et des lors n’ait plus quitte Germaine et sa pensée. Une vraie fan.

Mais surtout, à travers les différents ouvrages de Germaine ou sur elle, j’ai découvert un regard particulier sur l’humanité.  J’ai découvert une personne qui cherche les faits pour émettre un jugement, une personne qui ne part pas de présupposés. Germaine pour moi c’est le modèle de l’ouverture d’esprit, le modèle de la non-résignation. Le modèle aussi d’une intellectuelle qui reste accrochée à la réalité. Par exemple, sa manière à elle (en partie) de survivre au camp de concentration, a été d’y appliquer la méthode d’analyse intellectuelle d’anthropologie. A décortiquer les relations de pouvoir, les réseaux sociaux, même ce lieu ignoble prend un « sens ». 

Germaine, c’est un modèle d’engagement et d’altruisme. Bien sûr par son action de résistante, mais aussi pour aider la cause des femmes dans le bassin méditerranéen, pour la condition des prisonniers (que ce soit en camp/ goulag ou dans des prisons « normales »), et pour l’éducation. J’en retiens un désir profond de lutter pour ce qui est juste, loin de tout fondamentalisme, de tout extrême. J’en retiens l’idée que la connaissance et la curiosité font tomber bien des barrières et ouvrent à l’autre. Pour le comprendre, l’aimer et éventuellement l’aider.

Enfin, Germaine est pour moi un modèle de féminisme, parce qu’elle a su s’imposer dans plusieurs bastions masculins, à force d’opiniâtreté mais aussi d’intelligence et toujours d’humanité.

Alors oui, aujourd’hui Germaine va être mise dans la lumière, avec son amie Geneviève. J’espère jusque que cette lumière du Panthéon durera beaucoup plus que le temps d’une cérémonie à la télé. Parce que toute fillette, toute jeune femme, toute femme bénéficie beaucoup plus d’avoir Germaine comme modèle (plutôt que certains anges de la téléréalité et autres poupées cathodiques).

germaine Tillion

25 mai 2015

Pentecôte, universalité et prosélytisme (mais vous êtes libres hein!)

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50 jours après Pâques, la Pentecôte, comme son nom l’indique donc en grec, ne célèbre pas tant la fin des week-ends prolongés du mois de mai en France, que le don de l’Esprit Saint aux Apôtres.

Petit pitch de révision : après la mort de Jésus, puis Pâques (hop, sa résurrection), puis l’Ascension (Jésus part définitivement), les apôtres et disciples ne font pas les fiers et se planquent de peur de représailles. Faut dire qu’avec Jésus ils avaient mis une sacrée pagaille, du coup, ils la jouent profile bas. Et ce jour-là, alors qu’ils sont réunis dans une maison, un miracle arrive (on appelle ça une « théophanie » : c’est une manifestation de Dieu) : l’Esprit Saint est donné aux personnes présentes dans la maison. Sur le coup, ils sortent à l’extérieur en parlant des langues inintelligibles, mais comprises par tous (très fort !).

 La Pentecôte est chez les chrétiens la fête qui souligne la mission universelle de l’Eglise. Jésus n’est plus là pour faire le boulot (annoncer que son Père n’est qu’Amour et qu’il s’agit de retourner son cœur comme une crêpe histoire de connaître ce SuperAmour). Du coup, c’est par l’Esprit que Dieu va donner la possibilité aux chrétiens de faire connaître ce qu’ils vivent.

Parler dans plusieurs langues ? Universalité ? Oui, car la Pentecôte est le « top-départ » de l’Eglise comme ensemble des croyants. L’amour de Dieu, sa compassion, son pardon ne s’adressent pas à une petite élite choisie, ou à un peuple particulier (le peuple juif par exemple à qui il s’est adressé en premier via Jésus). Les langues de feu qui descendent sur les apôtres, représentent cette force vivre de Dieu, qui, en chacun de nous est notre carburant, à savoir l’Esprit.  Carburant pour aller sur les routes et témoigner de ce qu’ils vivent. C’est l’envoi en mission. En mission pour annoncer l’Evangile à tous les hommes donc. Il me semble évident que si l’on a une bonne nouvelle, à priori on ne va pas la garder juste pour un petit cercle d’intimes (encore que…..). Bref, c’est en cela que l’Eglise est universelle.

Par contre, je vais arrêter tout de suite les râleurs qui vont me dire « ah ! tu vois bien que dès le début vous êtes prosélytes et que c’est marqué dans la Bible ». Alors oui le chrétien doit annoncer la bonne nouvelle, mais non, il n’est pas « prosélyte ». Vatican II a remis un peu les pendules à l’heure et il n’est pas question de déployer toutes les techniques (y compris la force) pour convertir les gens. Ma tentative de chrétienne de vous faire partager ma foi et ce que je vis, (et de convertir vos cœurs) n’est en aucun cas une entrave à votre liberté. Parce que justement je crois que Dieu vous a fait libre et intelligent (ben tiens !) et que si quelque chose doit se passer entre Lui et vous, ça se fera sans que je vous assène ce que je crois être « vrai ». Votre cœur le découvrira. (et de toute façon, quoique votre cœur découvre, il y aura toujours de la Vérité là-dedans…). Vatican II nous a tous dit qu’au-delà des mots, c’est notre manière de vivre, humblement, qui va être vecteur d’évangélisation. Cela nous laisse du pain sur la planche pour avoir des conduites exemplaires ! Mais avec l’aide de l’Esprit….

charb

19 mai 2015

Paupiettes de veau au pesto de roquette et à la mozarella

Souvent dans ces pages je parle de nos vies compartimentées: une part pour la vie à la maison, une part pour les amis, une part pour la vie spirituelle etc. Et on ne mélange pas. De quoi virer skizophrène parfois quand ce que l'on est vraiment ne correspond pas à ce que l'on peut vivre. Je pense notamment ici au travail et à l'environnement qui fait que souvent, l'on se blinde.

L'autre jour, au boulot, en plein rush pour terminer encore une mission qui semble vitale (on est bien loin de quoique ce soit de vital mais bon..) je reçois donc un, puis deux mails incendiaires. Les personnes "se couvrent" en déchargeant la responsabilité sur une autre personne. Pourquoi pas. De mon côté ce qui devait être fait a été fait donc...par contre, j'ai fait remarqué aux personnes la rudesse de leurs propos, le côté violent de leurs emails. Je vous passe les conversations, mais elles se sont terminées en "mais ce n'est pas contre toi personnellement, mais tu comprends c'est le boulot!" En gros, le travail fait de nous des monstres d'incivilité, mais c'est ok. En dehors du boulot je respecte les gens, mais au boulot ce ne sont que des "outils" qui servent un intérêt et dont le mien, l'intérêt est que je ne sois pas pris en défaut. Je suis quelqu'un qui fait preuve d'humanité, de compassion. Mais pas au boulot. Je crois en des valeurs...mais je ne les partage pas au boulot. Triste vie que cette vie compartimentée. 

Bref, tout ça pour vous parler de paupiettes de veau. Qui n'ont rien à voir avec les propos ci-dessus, si ce n'est l'envie de partager un peu de bon et de beau. Donc des paupiettes de veau au pesto de roquette et à la mozzarella. Délicieuses. Au départ c'est une recette créée pour le barbecue, mais que j'ai adapté pour une cuisson en cocotte. Vraiment bon. Parfait pour les moments du compartiment "vie avec les amis et chouettes moments de rigolade". 

Aller hop, la recette!

Source: CVF

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PAUPIETTES DE VEAU AU PESTO DE ROQUETTE ET À LA MOZZARELLA

Pour 6 personnes
6 petites escalopes de veau
2 boules de mozzarella (250 g)
100 g de roquette
50 g de pousses d’épinard
3 gousses d’ail
3 cuil. à soupe d’huile d’olive
1 verre de vin blanc.
2 tomates
sel • poivre

Laver et essorer la roquette et les épinards. Peler l’ail et le mettre dans le bol d’un mixeur avec la roquette, les épinards et l’huile. Mixer par à-coups pour obtenir un “pesto” assez fin. Détailler la mozzarella en tranches.

Poser les escalopes de veau à plat sur le plan de travail et étaler sur chacune une cuillerée à soupe de pesto. Saler, poivrer et poser une tranche de mozzarella. Rouler les escalopes et les ficeler comme des paupiettes.

Dans une cocotte, faire chauffer un filer d’huile d’olive. Faire dorer rapidement les paupiettes de veau. Déglacer avec le vin blanc, ajouter les tomates coupées en gros cubes, couvrir la cocotte et terminer la cuisson à feu moyen. (15mn environ).

 

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15 mai 2015

Brioche au levain

Tout vendredi et tout week-end donc ne saurait commencer sans une bonne brioche. Il faut avoir des principes dans la vie mâdâme! Entre le muezzin et le bébé qui vous tirent du lit de toute façon aux aurores, autant bien profiter de cette loooooongue matinée par un bon thé et un bon morceau de brioche.

A propos de thé, je suis une inconditionnelle des Frères. Damman ou Mariage peu importe. La première fois que j'ai rencontré les frangins c'était en Bulgarie où j'avais rejoint un ami expatrié. Quand il rentrait de France, il ramenait dans ses bagages suffisamment de paquets de feuilles séchées aromatisées (!!!) pour désaltérer la communauté française de Sofia. A charge de revanche pour le suivant qui rentrait au pays et prenait les commandes des autres. Depuis, j'ai été accro au bon thé. Au très bon thé. Celui que vous préparez avec le coeur léger, rien qu'à l'idée de la tasse fumante et parfumée qui vous attend. Depuis, les sachets de Mariage et Damman tapissent mes bagages d'expatriée: un peu d'élégance française dans mes breakfast et tea-time internationaux. Avec de la brioche donc. 

Pour celle-ci je suis allée m'inspirer des danish pastries du site "King Artthur flour". La recette originale était une tresse à la crème de citron. Je n'ai retenu que la recette de la brioche, réalisée avec un poolish. La quantité est assez importante. Cette recette m’a donné deux brioches poussées dans deux moules à cake. Ce qui est somme toute plutôt bien : je congèle l’une des deux brioches pour le week-end suivant. 

Une très bonne recette pour une très bonne brioche, pour commencer un très bon week-end....Happy!!!!

Source : Braided lemon bread

brioche 17 octobre 2

BRIOCHE AU LEVAIN

Pour le levain
170g d’eau chaude
2 cc de sucre
1 CS de levure de boulangerie déshydratée active
57g de farine

Pour la pâte
Tout le levain
170g de yaourt nature
110g de beurre
2 gros oeufs
100g de sucre
1cc de sel
1cc eau de fleur d’oranger
1cc de rhum
600g de farine

Préparer le levain en mélangeant tous les ingrédients et en laissant reposer 10 à 15mn jusqu’à ce qu’il soit mousseux.

Dans le robot pétrisseur (ou à la main…) mélanger le sel, la farine, le sucre. Faire un puit et verser le beurre mou, le yaourt, l’eau et le rhum et les œufs battus, ainsi que le levain.

Pétrir 10mn au robot. Couvrir d’un torchon et laisser reposer et lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Chasser l’air, former les brioches/ tresses et les disposer dans un moule. Laisser encore reposer le temps nécessaire à ce que les brioches doublent de volume.

 

 


Enfourner 25mn dans u0°brioche 17 octobre 1

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07 mai 2015

Petit manuel de speed dating avec Dieu

petit manuel speed dating Jean Druel

Soyons clairs dès le départ : je ne suis pas une méga fan de spiritualité contemplative. La méditation, le calme, j’ai vraiment du mal. Plusieurs fois, j’ai essayé. Tapis de yoga à la main, respiration profonde, « vider mon cerveau, vider mon cerveau, je dois vider mon cerveau »…bof, je n’en ressors pas convaincue. Au bout d’à peine une minute, j’ai déjà une to-do list en tête. Je sais, c’est pas le but.

Alors du coup, les livres de spiritualités me font un peu le même effet en général. Mis à part un éventuel aspect soporifique, je ne pratique pas trop.

Mais j’étais intriguée par le livre du frère Jean Druel. Déjà, le titre est assez direct et me fait de l’œil. Et puis, pour avoir eu la chance de croiser le frère Jean (sa joie, son humour et son style direct), j’étas franchement curieuse de me plonger dans son livre.

Frère Jean Druel

Bien m’en a pris. Déjà, ce livre est assez court. On limite donc l’aspect soporifique. Le style punchy, gouailleur, bourré d’humour, vous réveille définitivement. On ressort de sa lecture avec la banane.

Quid du contenu ? L’auteur nous livre une petite méthodologie, sa méthodologie pour laisser parler cet oiseau en nous appelé « Esprit saint » et donc développer sa vie spirituelle. Comment se lancer, comment éviter les obstacles (pardon, pas les éviter, mais les affronter à bras ouverts), comment progresser. Une méthode pour faire de ce petit rictus au coin des lèvres un beau sourire franc, plein de « bonheur-en-dedans ».

Là où je me suis fait « avoir », c’est qu’avant de commencer le livre, quand j’ai vu « speed-dating avec Dieu », je me suis dit « chouette une méthode rapide ! », un peu comme « 3 semaines pour être belle en maillot » ou « votre semaine detox post fêtes de fin d’années ». Un truc rapide pour vous mettre sur les rails quoi. Que nenni. La méthode prend du temps. Toute une vie même. Mais finalement, ce n’est pas plus mal : il faut aussi savoir décrocher de la vitesse et de la performance pour se connecter à Dieu (adios ADSL divin !).

Bref, une lecture fort recommandé !   

 

Acheter_sur_La_Procure

02 mai 2015

Gâteau de Pâques au chocolat

gateau chocolat paques 3

 

Soit j'attendais l'année prochaine pour poster ce magnifique gâteau, soit je vous en faisais part tout de suite. Car après tout, jusqu'à l'ascension nous sommes encore dans le temps liturgique de Pâques, et puis, in fine, cela reste un gâteau au chocolat. Délicieux gâteau au chocolat devrais-je dire. Relativement simple: des biscuits au chocolat et de la ganache. Mais bon. Super bon. 

Comme souvent quand je recherche l'inspiration, je me dirige vers le site de Meilleur du Chef. Généralement leurs recettes sont bien calibrées, précises et bonnes. Bref, pas de mauvaises surprises quand c'est la première fois que l'on tente un plat ou un gâteau pour des invités. Accessoirement aussi, c'est là que je me fournis en épicerie et matériel de cuisine. En général, le choix est large et les produits de qualité. Idem: habitant l'étranger, je n'ai pas le temps de faire 36 magasins en ligne ou "en vrai" pour trouver ce que je cherche et qui est envoyé chez les amis/parents venant me visiter. Alors un site qui me propose tout et est capable de me l'envoyer en un seul colis: j'aime. (J'ajoute ici à toutes fins utiles que ce billet n'est pas sponsorisé et que je n'ai aucun accord de partenariat avec eux...)

Bref, pour en revenir à notre chocolat pascal, cette recette m'a enfin appris à me servir de mon thermomètre à bon escient. Notamment pour savoir quand incorporer de la crème fouettée dans une mélange chaud/tiède. En effet, il m’était arrivé par le passé de devoir incorporer cette crème fouettée à des mélanges de chocolat ou de fruits (pour des bavarois par exemple) Mais la chaleur faisais retomber la chantilly. Or si la préparation est trop froide, elle est souvent gélifiée (feuilles de gélatine ou agar-agar incorporés) Il faut donc faire cette manipulation au bon moment. Et j’ai enfin trouve une recette qui indique la bonne température à laquelle le faire. Parfait.

Par rapport à la recette originale, jai doublé les proportions : au lieu de 4 gâteaux individuels je réalisais un gâteau rond de 23 cm de diamètre. Nous étions 10 à table (et ne l’avons pas terminé...non par gourmandise!).

Source: Meilleur du chef

 

gateau chocolat paques 1

 GATEAU DE PAQUES AU CHOCOLAT

Biscuit au chocolat :
200 g de pâte d'amande blanche
80 g de sucre glace
80 g de sucre en poudre
2 œufs entiers
4 jaunes d'œufs
4 blancs d'œufs
50 g de farine
30 g de cacao en poudre
30 g de chocolat noir
50 g de beurre

Ganache au chocolat :
340 g de chocolat noir
600 g de crème fleurette (340 + 260)
Glaçage brillant au chocolat :
80 g d'eau
240 g de sucre en poudre
80 g de cacao en poudre
160 g de crème liquide
3 g d’agar agar

 

Préparer le biscuit au chocolat.

Faire fondre le chocolat et le beurre au four à micro-ondes à moyenne puissance pendant 1 minute environ pour éviter au beurre d'éclabousser dans le four et au chocolat de brûler.

Dans la cuve d’un mixeur, émietter la pâte d'amande, rajouter le sucre glace et mélanger partiellement. Ajouter les œufs entiers et les jaunes d’œufs et mixer finement jusqu'à ce que les morceaux aient totalement disparus et que le mélange soit blanchâtre. Le réserver dans une jatte.

Lorsque le chocolat et le beurre sont fondus, les retirer du four et finir de mélanger délicatement. Verser ce mélange beurre + chocolat sur la préparation précédente. Mélanger délicatement avec une spatule type maryse.

Tamiser la farine et le cacao en poudre et les incorporer au mélange précédent jusqu'à complète absorption.
Monter enfin les blancs d'œufs en neige avec une pincée de sel fin et les serrer avec le sucre en poudre. Mélanger délicatement les blancs a la préparation chocolatée.

Etaler la pâte obtenue en 3 disques de même circonférence et ½ cm d’épaisseur sur des toiles de cuisson "Silpat". (La cuisson peut se réaliser en plusieurs fois.)

Cuire à four chaud, 180°C pendant 15 à 20 minutes. Au terme de la cuisson, sortir les plaques du four, retourner les biscuits sur des grilles et retirer les toiles silicone délicatement. Laisser refroidir.


Préparer la ganache au chocolat :

Mettre à bouillir 170 g de crème fleurette. Verser la crème fleurette sur le chocolat en pistoles. Mélanger au fouet afin de bien le dissoudre dans la crème. Réserver de côté.

Lorsque la ganache titre 28°C, monter les 130 g de crème fleurette restante en crème fouettée et l’incorporer délicatement à la maryse au mélange chocolat.


Montage 
Egaliser les trois disques de biscuits afin qu’ils aient la même dimension. 

Disposer un premier disque sur une assiette. Installer un cercle inox (j’utilise un cercle à entremet en plastique adaptable à la circonférence des gâteaux que je réalise) et du rhodoïd autour en laissant ½ cm autour du disque de pate. Le biscuit ne doit pas toucher les bords.
Garnir le fond de ganache au chocolat Veiller à bien combler les bords. Ajouter un second fond de biscuit et garnir de ganache au chocolat. Combler avec le dernier fond de biscuit et garnir avec le restant de ganache et lisser à la spatule métallique.
Couvrir d'un film et placer au congélateur quelques heures.

Glaçage brillant au chocolat : (à préparer lorsque l’entremet est bien gelé).
Verser l'eau dans une casserole. Ajouter le sucre en poudre. Porter à ébullition et cuire jusqu'à ce que le sucre soit entièrement fondu. (Température a 105 à 106°C à ce stade-là.)

Verser le sirop bouillant sur le cacao en poudre et bien mélanger au fouet. Il ne faut pas laisser de grumeaux.

Porter la crème à ébullition ajouter l’agar agar et reporter à ébullition. Verser la crème chaude sur le mélange sirop et cacao en poudre. Bien mélanger au fouet puis laisser refroidir à température ambiante.


Finition : 
Décercler l’entremet. Le disposer sur une grille elle-même posée sur une plaque creuse. Lorsque le glaçage titre 32 à 33°C, napper délicatement les entremets en versant le glaçage brillant au chocolat sur l'entremet congelé (important) et en veillant à bien recouvrir tous les côtés.
A défaut, l’on peut aussi délicatement verser le glaçage sur le gâteau et le repartir doucement a la spatule

Réserver au frais jusqu'au moment du service.

 

 

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29 avril 2015

Brownie-cheesecake au citron

 

 Des fois, la gourmandise vous prend là. Juste là. Soit la vue d'une pâtisserie "en vrai", soit se promener sur la blogosphère et s'inspirer. La gourmandise c'est ce "pang" au ventre qui vous titille les papilles, qui vous fait saliver rien qu'en imaginant une belle part de... La gourmandise c'est le fantasme des goûts, des couleurs, des saveurs. Fantasme à réaliser? 

Aujourd'hui je vous propose de la pure gourmandise. Le genre de gâteau éloigné des raffinements des tables des chefs, mais qui, par contre vous fait revenir, encore et encore pour un petit bout. Oui, encore un tout petit peu parce que c'est bon. Ohhh aller, juste une petite lichette pour égaliser le plat avant de le ranger. Oh, et puis le coin, là, personne ne verra qu'il a disparu! 

Le brownie, on connait. Du chocolat, du moelleux un peu compact. Le cheesecake, on connait aussi: c'est tendre, suave. Alors les deux, c'est le succès assuré. Hop, la recette! 

 

brownie cheesecake 1

BROWNIE-CHEESECAKE AU CITRON

Pour le cheesecake au citron
175g de fromage frais/ labneh
75g de sucre
1 œuf
25g de farine
½ cc de levure chimique
3 CS de jus de citron

Pour le brownie
225g de chocolat noir
100g de beurre
225g de sucre
3 œufs
175g de farine
½ cc de levure chimique

Préchauffer le four à 180° et chemiser un moule carré de 20cm de côté.

Dans une première jatte, mélanger tous les ingrédients du cheesecake au citron

Dans une casserole, faire fondre le beurre et le chocolat. Ajouter le sucre, puis les œufs un à un en fouettant. Incorporer la farine et la levure chimique. 

Verser la pâte au chocolat dans le moule, puis ajouter des cuillères de cheesecake citron au cœur de la pâte chocolat. Cette opération est plus aisée si l’on met le mélange au citron dans une poche à douille et qu’on « injecte » au cœur de la pâte chocolat. On peut aussi répartir la pâte à cheesecake sur la pâte à brownie et avec un couteau, faire des tourbillons qui mélangent les deux pâtes.

Enfourner 25 à 30mn jusqu’à ce que le cheesecake soit doré mais que le brownie soit encore très moelleux à l’intérieur. Attendre le refroidissement complet avant de le découper en carrés et de servir.

 

browniecheesecake 2

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24 avril 2015

Petit discours de catholi-cité

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Ces derniers temps, sur quels sujets portent les derniers articles des journaux? Le fanatisme religieux, le menu des cantines, le voile à l’université etc… Et dès que l’on discute de ces sujets, en général c’est pour nous mettre devant les yeux le fait que toutes les religions sont égales, qu'elles sont violentes, et qu’elles n’engendrent que des fanatiques. Il est assez rare d’avoir une conversation hors du landernau catholico-christiano-pratiquant sans que l’on tombe fatalement (et on vous le met bien en face de la figure) sur le : « ah ben vous les chrétiens, vous avez eu l’Inquisition… » etc  D’où la saine attitude de ne pas mélanger vie publique et vie spirituelle qui doit demeurer privée. Amis de la laïcité bonjour. (enfin, d'une certaine vision de la laïcité...)

Je ne vais pas revenir sur la violence et l’Inquisition parce que très honnêtement ca me saoule d’avance de devoir expliquer que bon, ce n’est pas parce qu’il y a eu l’Inquisition ou tout autre gros dérapage mené par des personnes qui se disaient chrétiennes que chaque catho se balade avec le couteau entre les dents. Et je ne vais pas revenir sur le concept de laïcité tel que défendu en 1901 : pour avoir posé mes valises des pays non-laïcs, croyez-moi, ce principe de vie en société m’est très cher, et la France me manque beaucoupà cet égard.

Par contre, je veux bien vous dire pourquoi, non je ne me tairai pas, dans la vie publique quand il peut s’agir de décisions politiques, parce que, in fine, l’Eglise s’occupe de ce qui la regarde.  Et que oui, cette attitude elle dérive de ma catholi-cité.

-          Parce que Dieu s’est fait homme (Jésus), a vécu une vie d’homme (grandir avec des parents, avoir un métier, vivre dans un pays occupé par les Romains, etc..) et est mort en homme. Il n’a pas disparu dans une nuée, il ne s’est pas envolé, il a été cloué sur une croix, supplice normal pour les condamnés à l’époque.

-          Parce que le christianisme est une religion qui parle d’abord de l’homme avant de parler de Dieu. C’est l’histoire de la relation des hommes avec Dieu, écrit par des hommes, pour d’autres hommes. Dieu est là avec eux. Quand je cherche Dieu, ce dernier me renvoie incontestablement à l’Homme. En gros, Il me dit que cela ne sert à rien de lui faire des béni-oui-oui, si je me moque de mon voisin…

-          L’Eglise est là pour l’homme qui est le temple de Dieu. Du coup, oui, ça intéresse l’Eglise (communauté des croyants qui ont une histoire, une Tradition) que l’homme ait un jour de repos par semaine et qu’il ne soit pas exploité le dimanche par exemple. Ca l’intéresse de défendre l’intégrité du corps de l’Homme, de savoir qu’il ne souffre pas psychologiquement non plus. Cela intéresse aussi l’Eglise de savoir que la Terre où nous vivons soit préservée.

Je sais bien que beaucoup, y compris les partisans d’une laïcité « la-religion-est-quelque-chose-de-privé-reste-chez-toi quand-tu-le-fais-on-veut-pas-voir/savoir » préfèrerais que nous contentions de blabla désincarné, que nous invoquions nos Dieux en privé sur des sujets n’ayant aucun lien avec la vie publique. Or justement « désincarné » n’est pas un mot chrétien. Parce que justement nous croyons que Dieu s’est incarné. Qu’il s’est rendu tangible pour partager notre vie d’homme. Et mourir ainsi.

Parce que nous avons un Dieu qui s’est incarné pour nous dire, entre autre, de nous bouger pour nos frères (les autres hommes), nous ne pouvons rester dans le flou, dans le vague et pratiquer une religion qui ne serait pas ancrée dans notre réel, dans notre quotidien.

Je le répète souvent dans ces pages, mais croire en Dieu quand on est chrétien, ce n’est pas compartimenter sa vie (les moments où je crois/ ou je suis chrétien et les moments où je suis un professionnel, un parent, un sportif etc…). C’est le vivre, au quotidien. Et donc parfois donner son avis sur des sujets importants qui nous touchent, au quotidien. 

 

justice sociale