Angel Cake

11 décembre 2014

Tarte au citron

tarte au citron 1

Je venais de recevoir mes cercles à tarte et j'avais envie d'essayer mes nouveaux joujous et pouvoir cuire des tartes de manière un peu plus professionnelle. Que le look en tout cas donne un aspect plus "sorti de la pâtisserie". Du coup, quitte à faire plus professionnel, je me suis lancée dans la recette de la tarte au citron qui était proposée à la pâtisserie où je travaillais en tant que vendeuse il y a de cela....(argh...)

Nous ne sommes pas ici dans la tarte au citron meringuée, mais une tarte à la crème de citron très citronnée, posée sur une crème d'amandes utilisée pour "lester" la pâte sucrée. Le goût d'amandes ne ressort pas énormément (et c'est fait exprès), mais cela apporte indéniablement une certaine douceur. Les recettes de la crème citron et de la crème d'amandes sont celles du pâtissier. La recette de la pâte sucrée est tirée du Larousse des desserts de Pierre Hermé. 

A la dégustation, j'ai retrouvé le goût particulier de ces petites tartes de pâtissier. Un vrai bonheur...

tarte au citron 3

TARTE AU CITRON

Pour la crème citron
20cl de jus de citron ou de Pulco
4 œufs
200g de sucre
175g de beurre
28g de fécule de maïs

Pour la pâte sucrée (Pierre Hermé, le Larousse des desserts)
210 g de farine
85g de sucre glace
1 œuf entier
1cc de vanille liquide
125g de beurre à température ambiante
25g de poudre d’amandes
1 petite cc de sel fin (4g)

Pour la crème amandes :
3 jaunes d’œufs
125g de poudre d’amandes
125g de sucre
100g de beurre

 

Préparer la pâte sucrée

Dans une jatte (ou le robot Kitchenaid équipé de la palette), crémer le beurre et le sucre. Ajouter successivement la poudre d’amandes, le sel, la vanille et l’oeuf. Incorporer la farine. Ajouter les éléments un à un en veillant à bien les incorporer avant chaque addition.

Envelopper la pâte dans un film alimentaire et la laisser reposer 2h au réfrigérateur.

 

Préparer la crème au citron

Faire chauffer le jus de citron.
Pendant ce temps, fouetter les œufs avec le sucre et ajouter la fécule de maïs. Verser le jus de citron chaud sur ce mélange, fouetter, puis remettre dans la casserole. Continuer la cuisson à feu doux en mélangeant doucement avec un fouet jusqu’à ce que la crème épaississe.

Retirer du feu. Laisser reposer 5mn afin que la crème soit chaude mais pas brûlante. Incorporer le beurre en petit morceaux. Bien mélanger et laisser refroidir.

Préparer la crème d’amandes
Crémer le beurre et le sucre. Ajouter les jaunes d’œufs et enfin la poudre d’amandes. Réserver.

 

Montage et cuisson
Préchauffer le four à 190°

Etaler la pâte sur 3mm d’épaisseur et la mettre dans un moule de 20cm de diamètre. Piquer le fond, ajouter la crème d’amandes et faire cuire 20mn (jusqu’à ce que la pâte soit dorée)

Sortir la tarte du four et attendre complet refroidissement avant de répartir la crème au citron. Réserver au frais jusqu’au service.

tarte au citron 2

 

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05 décembre 2014

Banana bread (excellentissime)

 

Il y a quelques temps, j'ai été prise d'une certaine passion pour le cake à la banane. J'en ai bien fait quelques un en l'espace d'un mois. Je crois que tous nos collègues à Chéri et moi y ont eu droit, ainsi que les différents clubs auxquels je participe. Couplé à ma passion pour le site "King Arthur Flour" où je pioche toujours de supers recettes, principalement de pain, il n'en fallait pas plus pour tomber sur le graal des banana breads: celui aux pépites de chocolats. Celui qui est super moelleux. Celui dont vous avez du mal à ne pas en reprendre une autre tranche. Bref, un gâteau extra et une recette qui restera définitivement dans mon "best-of". 

Hop, la recette!


Source : King Arthur Flour 

 

 

banana bread 2

BANANA BREAD 

100g de beurre mou
140g de sucre brun type muscovado
1 cc d’extrait de vanille liquide
1,5 cc de mélange d’épices à pain d’épices
1 cc de bicarbonate de soude
1 cc de levure chimique
1 cc de sel
350g de bananes bien mûres, écrasées (environ 500g pelées, 3 à 4 bananes moyennes)
85g de miel
2 oeufs
269g de farine
100g de chocolat à cuisiner, grossièrement cassé en petits morceaux


Préchauffer le four à 180° et chemiser un gros moule à cake de papier sulfurisé

Dans une jatte (au robot kitchenaid équipé du batteur), bien mélanger le beurre et le sucre. Incorporer la vanille, les épices, le bicarbonate, la levure chimique, le sel et mélanger. Incorporer à nouveau les bananes, le miel et le œufs. Une fois le mélanger bien homogène, verser la farine et mélanger. Ajouter enfin le chocolat. Verser dans le moule à cake et cuire 45mn

 

banana bread 1

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30 novembre 2014

Avent dans la ville

 

Parce que quand on attend quelqu'un, en général, on range la maison, on dépoussière, on prépare un bon repas ou un gâteau pour le thé....

Avent dans la ville

Je relaye ici cette excellente initiative que vous connaissez déjà peut-être pour l'avoir faite les années précédentes, ou avoir suivi la retraite de Carême dans la Ville. 

Avent dans la Ville 2014 : "Voici, je me tiens à la porte!"

29 novembre 2014

Où l'on voit que Jésus n'est pas Gandhi...

souq lapins

Lc 19, 45-

Jésus entra dans le Temple, et se mit à expulser les marchands. Il leur déclarait : « L'Écriture dit : Ma maison sera une maison de prière. Or vous, vous en avez fait une caverne de bandits. »

 

Contrairement à Lourdes ou Rue du Bac ou tous ces sanctuaires où l’on peut trouver des grigris et autres souvenirs un peu kitchouille, les marchands étaient au temple de manière « légale ». En effet, toute personne qui montait à Jérusalem et allait au Temple pouvait acheter des oiseaux et des animaux afin de les offrir en sacrifice à Dieu. Vu que l’on ne pouvait pas payer en monnaie romaine (à cause de l’effigie de César), on changeait l’argent avant de pouvoir acheter sa colombe ou son bœuf. Cela faisait partie des rites juifs, même si par le passé, cela avait été condamné par les prophètes parce que finalement l’on se rapprochait ainsi de la manière de vénérer les idoles païennes. A noter aussi que le Temple de Jérusalem était organisé à l’intérieur de telle manière que plus on entrait, plus on devait être purs. Seuls quelques élus entraient donc dans le « saint des saints ». La plupart des personnes qui faisaient des offrandes restaient sur le parvis.

Ce passage sur les marchands du temple se trouve chez les 4 évangélistes ; on peut donc supposer que la saine colère de Jésus n’est pas anodine. Au premier abord, on voit surtout l’un des rares passages où Jésus se met en colère et s’emporte. Yallah ! Nous qui l’imaginons souvent très « New Age », très « Peace and love mes frères, aimez vos ennemis etc… », ce passage nous rappelle que Jésus n’était pas Gandhi. Cependant, je ne suis pas convaincue que Jésus s’énerve principalement parce que le temple soit transformé en souq et qu’il veuille y faire le ménage. Bien sûr cela peut être source de colère mais la véritable raison derrière n’est-ce pas la condamnation du fait d’aller « acheter » Dieu, aller acheter sa bienveillance? Les juifs du temps de Jésus n’ont pas compris qu’elle est la vraie relation à Dieu. D’où son léger emportement…. On n’achète pas Dieu. On ne lui offre pas prières et offrandes en espérant qu’il veuille bien daigner tourner sa grandeur vers nous autres, pauvres moucherons humains.

Malheureusement pour nous, cette horrible manière d’acheter la clémence de Dieu a perduré (et perdure encore..) avec l’achat des indulgences. C’est terrible parce que je ne crois pas que l’on soit dans le vrai de la relation avec Dieu quand on commence à acheter, à commercer.

L’amour de Dieu, sa clémence, sa miséricorde ne sont pas quantifiables ni négociables. Le temple devait être ce lieu d’accueil de tous et non pas un lieu de discrimination où l’accès au saint du saint est réservé au plus pur et / ou à celui qui paye le plus. Quid de ceux qui restent sur le parvis ? Les plus pauvres, les femmes ?

Cette histoire des marchands du temple c’est un peu comme si nous avions un jardin en contrebas d’un barrage d’eau, et que nous approchions Dieu pour lui acheter deux seaux d’eau histoire d’arroser. Alors qu’en fait c’est nous qui avons les moyens d’ouvrir les vannes pour faire couler l’eau et arroser.  

Par contre, l’on peut toujours se poser la question de la manière dont nous recevons Dieu dans la prière. A quel point sommes-nous soumis à des marchands qui ternissent ce que nous sommes vraiment et qui ternissent notre relation à Dieu? A quel point nous achète-t-on ?

 

barrage

 

14 novembre 2014

Pain de viande (recette de base délicieuse)


Comme les pains de thon et autres pains de poisson, j’aime aussi beaucoup cuisiner des pains de viande pour les dîners en semaine. C’est facile à faire, rapide et c’est surtout très bon. C’est là que j’apprécie encore plus mon robot Masterchef. (Je l’aime mon robot…). En effet, le pain de viande est typiquement l’une de ces recettes où l’on met tout dans le robot, on laisse tourner, et voilà ! Ceci dit, sans robot et à la main, ça marche très bien aussi et c’est super pour qui aime cuisiner à mains nus et sentir les ingrédients. Génial avec les enfants donc. 

Le pain de viande est lui aussi une préparation très versatile : une fois que l’on a la base : viande + œuf + chapelure + assaisonnement , l’on peut varier les plaisirs à l’infini. Mélanger les viandes (Bœuf, Porc, Veau…), faire un glaçage au ketchup, ajouter des légumes (les « planquer » pour les enfants et les grands enfants réticents), ajouter des champignons frais ou secs, insérer des œufs durs etc…. Dans mes pains de viande j’aime ajouter un légume râpé histoire d’ajouter du moelleux. Ici j’ai donc mis une courgette. Cela aurait pu être une carotte râpée, du chou etc…Hop la recette. 

A la maison nous préférons le pain de viande chaud, servi avec des légumes rôtis ou des frites de pomme de terre ou patates douces. On peut aussi le servir avec une sauce tomate ou du "jus" de cuisson d'une viande. Froid, il est parfait avec quelques cornichons voire une sauce tartare. Est-il encore besoin de démontrer toutes les possibilités de cette recette? Hop, la voilà!

Source : Yummly et Food Republic

 

pain de viande 1

PAIN DE VIANDE


1 oignon
1 courgette
400 à 500g de viande hâchée (bœuf ici.)
50g de ketchup
50 g de moutarde de Dijon
1 oeuf
60g de chapelure
Sel, poivre si besoin


Préchauffer le four à 200°

Avec la rape du robot, râper la courgette. Changer le disque de rape pour le couteau. Incorporer tous les ingrédients restant dans le bol du mixer et mixer jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajuster l’assaisonnement.

Sans robot, on peut aussi râper la courgette, émincer l’oignon finement et mélanger tous les ingrédients à la main, dans une jatte. A la main, c’est très bien aussi !

Verser la preparation dans un moule à cake. On peut aussi faire un tas de type bûche sur une plaque à four. Enfourner 45mn environ.

pain de viande 2



06 novembre 2014

Gâteau à la courgette et éclats de chocolat

Encore des tonnes de chocolat à écouler depuis les visites de bienvenue au nouveau bébé. Et même si j'aime le chocolat, j'ai quand même une mission de retrouver la ligne histoire de rentrer à nouveau dans les habits du boulot. Exit donc les chocolats par une reconversion gourmande. Je tiens néanmoins à préciser que du coup, en toute logique, je ne mange pas ces beaux cakes que je cuisine (à part le mini-cake "test"), qui repartent illico au labo de Chéri. Ses collègues sont ravis.

Donc en plus du chocolat à la maison,les magazines de cuisine regorgent de ces cakes aux légumes : cake à la carotte, à la courge et à la courgette. J’adore ça. Incontestablement les légumes apportent un moelleux parfait sans être des cakes salés. Loin de là. 

Il n'y a plus qu'à combiner les deux. 

Pour le cake à la courgette, mon préféré et plus ancien auquel je suis accro est celui-ci. Comme bon nombre de blogueuses, j’ai bien sûr essayé celui au chocolat de Clothilde qui est vraiment délicieux. Et il y a aussi celui-ci à la noix de coco, carrément gourmand. L'essai d'aujourd'hui est vraiment bon. Un chouette compromis entre mon gâteau à la courgette préféré et ceux au chocolat. Super moelleux et super miam 
Les proportions sont pour deux cakes ou un gros gâteau dans un moule de 27 à 30cm de diamètre

Source :All recipes http://allrecipes.com/recipe/moms-zucchini-bread/

gâteau courgette chocolat 1

CAKE A LA COURGETTE ET ECLATS DE CHOCOLAT

Pour deux cakes ou un gros gâteau

3 Cups de farine
1cc sel
1cc bicarbonate de soude
1cc de levure en poudre
3cc de cannelle
3 œufs
1 cup d’huile végétale
2 cups de sucre
3cc d’extrait de vanille liquide
3 cups de courgette râpée
10 boules pralinés chocolat type ferrero ou truffes

Préchauffer le four à 180°

Mélanger les éléments secs : farine, sel, bicarbonate, levure, cannelle, sucre.

Mélanger les éléments « liquides » : œufs, vanille, huile et courgettes.

Verser les éléments liquides sur les ingrédients secs et mélanger. Ajouter les truffes coupées en morceaux.

Répartir la pâte dans deux moules à cake ou un gros moule à manqué.

Pour les cakes, enfourner 1h. Compter 1h20 pour le plus gros gâteau.

 

gâteau courgette chocolat 2

01 novembre 2014

Evolutionnisme, créationnisme, des vessies et des lanternes...

creationism

Oh mon Dieu ! Consternation dans le landernau des catho-phobes : le pape a dit qu’il ne rejetait pas la théorie de l’évolution ! Damned ! Il veut accueillir les divorcés-remariés, il ne rejette plus les homos et là, maintenant il acquiesce à la théorie de l’évolution ! Bon sang ! Mais si il devient « moderne » et « ouvert », sur qui on va pouvoir taper alors pour fustiger une religion réac ?

Sauf qu’il n’y a rien de nouveau là-dedans sous le soleil catho (nooooooon ???? décooooonne ?). A la limite, si la presse avait la décence et l’honnêteté intellectuelle de se pencher sur le catholicisme autrement que par le bout du préservatif, peut-être qu’on leur ferait un peu plus confiance. En tout cas, aujourd’hui on ne les regarderait pas avec des yeux ronds d’incrédulité devant tant d’ignorance et de retard dans la connaissance du sujet. Genre les gars qui ont au moins 10 trains de retard. Pas encore vu passer le TGV. C’est pas grave….on est chrétien, on pardonne (ah ah ah..)

Les catholiques ne sont pas contre la théorie de l’évolution et en général les catholiques ne sont pas contre la science. C’est pas parce que l'on a la foi que l'on est incrédule et qu’on nous fait prendre des vessies pour des lanternes ! A fortiori ce n'est pas parce que l'on a la foi que l'on n'a pas la foi en la science!

Le créationnisme relève d’une lecture très littérale de la Bible que l’on retrouve plutôt chez les Protestants, plutôt américains et plutôt évangélistes. Cela fait belle lurette que les cathos ne prennent pas les contes de la genèse pour vérité vraie. Rappelons qu’il y a deux récits de la création du monde dans le livre de le Genèse. Deux textes écrits à deux moments différents par des peuples différents qui ainsi témoignaient de la foi qu’ils avaient en Dieu et cherchaient à exprimer leur vision des choses. Une vision des choses où leur monde avait un sens par un Dieu unique et universel, dans un monde où d’autres tribus païennes vénéraient plusieurs dieux. 

L’Eglise catholique cherche surtout à mettre du sens autre que le simple rapport de matière, qu’elle soit physique ou biologique. En gros et pour faire simple, derrière toute évolution, derrière toute création il y a Dieu. Non, on ne s’imagine pas un monsieur barbu qui joue avec la création comme un enfant joue aux Legos. C’est plus dans le rapport au sens. Derrière toute création et évolution, il y a d’abord de l’amour. Du Grand Amour. De Dieu.

Etre chrétien, catholique, ce n’est pas seulement croire en Dieu, c’est aussi croire en l’homme, en ce qu’il a de beau dans son humanité. Est-ce si stupide de croire que tout n’est pas vain ? Est-ce si stupide de croire que non, tout n’est pas uniquement que matière, mais que l’homme est mu par quelque chose de grand, de fort ?

 

Aller...pleure pas François, on va y arriver....

pape Françoiss

 

27 octobre 2014

Confiture mi-figue mi-raisin

Les pages de ce blog débordent de recettes de brioches. Et c'est pas fini. Et si j'aime la brioche, j'aime encore plus celle où l'on peut tartiner une bonne confiture maison. Rien de tel. On ne dira jamais assez que les meilleures confitures sont faites avec les meilleurs fruits, n'empêche que la conservation sucrée permet de liquider quelques fruits restants qui seraient trop mûrs ou au contraire, quelques fruits qui sont sans trop de goût. Il m'est aussi arrivé de préparer des confitures avec des fruits d'une année laissés au congelateur et que je voulais utiliser avant de mettre les "frais".

La confiture mi-figue, mi-raisin, c'est de l'automne en pot. C'est attendre que les derniers rayons de chaleur fassent mûrir ces derniers fruits...pour préparer les dernières confitures de la saison. Dans le Golfe, nous profitons tardivement des dernières figues et des dernières grappes de raisin en provenance du Liban ou d'Egypte. De quoi mettre en pot tard...

 

confiture mi figue mi raisin 1

CONFITURE MI-FIGUE MI-RAISIN

500g de figues

500g de raisins noirs

750g de sucre.

 

Bien laver les fruits et couper les figues en morceaux. Les mettre dans la bassine à confiture, ajouter le sucre et laisser mariner une nuit.
Faire cuire à feu moyen en tournant régulièrement. A mi-cuisson, plonger un mixer girafe et mixer la confiture. Continuer la cuisson doucement. Quand la confiture est prise mettre en pot. 

 

confiture mi figue mi raisin 2

24 octobre 2014

A taaaaaaaable!!!! Tous! (ou presque....)

 

a-table

J'avais envie de faire un billet sur ce synode sur la famille dont j'attendais beaucoup, quoique dubitative à la lecture du document de travail (voir ici ici aussi et ici sur les questions de genre). Un synode où de très belles choses se sont exprimées (notamment une plus grande liberté de parole des évêques), mais aussi où des lacunes se sont faites flagrantes. Un synode où l'on a eu l'impression les premiers jours d'avoir en bouche une jolie sucette bien sucrée...hummm c'est bon.....qui finit par laisser un goût amer quand elle est finie. 

Je crois que je pourrais en écrire des pages de ce synode, mais ce serait trop tard. Alors pour rester dans l'actualité, et une actualité qui dure un an, je voulais relayer cette initiative de jeûne eucharistique. Parce que je sais "le prix" de la communion au pain et au vin lors de l'eucharistie, je ne peux qu'être solidaire de ceux qui en sont privés d'une part, et être solidaire de ceux qui les accompagnent en jeûnant.  

Je pense que oui, l'Eglise doit faire attention à ne pas partir en vrille en acceptant tout et n'importe quoi sous prétexte de "modernisation" et qu'elle doit satisfaire à sa Tradition. MAIS, pour moi le mot "COMMUNION" est inclusif: nous sommes tous invités à la table. TOUS! Avec nos coeurs pas propres, avec nos trébuchements, avec nos boulets. TOUS à la table. C'est peut-être de la théologie à deux balles, mais lors de la Cène, Jésus a partagé le pain et le vin avec les 12 apôtres et ces derniers n'étaient pas des anges. A commencer par Pierre, futur 1er Pape, qui allait renier le Christ dans la même soirée. A continuer par Judas qui allait le vendre. TOUS A TABLE. Ce n'est pas une histoire de "droit". On ne dit pas "j'y ai droit!" en enfant gâté. La communion est ce moment privilégié où tout chrétien se reconnecte avec Dieu, avec les saints et avec la famille des croyants. TOUS. C'est un don de Dieu pour TOUS. 

 

 

 

20 octobre 2014

Chouquettes

Des années de blog (je crois que je fête mes 7 ans ce mois d'octobre...) et pas une seule chouquette à l'horizon. C'est fou ça! Pourtant la chouquette c'est un peu là aussi une madeleine de Proust. Cela tient essentiellement au fait que lors de toutes ces années à faire les aller-retour entre la France et l'Allemagne pour visiter Chéri, je m'en prenais toujours un petit sachet pour grignoter dans le train. Elles ont donc la saveur de ces rendez-vous, de ces voyages réguliers, la saveur du brouhaha de gare, de l'installation dans le train comme si on était chez soi avec le roman, la musique et les fameuses chouquettes. (après tout...avec tant de voyages, le train devient une pré-maison de vacances).

En fait, je ne connaissais pas vraiment la chouquette avant de monter à Paris...à 21 ans donc. Dans ma petite ville et même lors de mes études à Lyon, la chouquette n'était pas vraiment ce qui ressortait des étalages de viennoiseries. La brioche au pralines oui! Bref, je monde à la capitale et là...hop, des chouquettes! Comment ne pas succomber? C'est aérien, sucré, doux...du bonheur. En manque de chouquettes sur mon désert, je me suis lancée dans leur réalisation, très simple au final, pour un résultat extra. Hop la recette!


Source : Le Larousse des desserts

chouquettes 2

CHOUQUETTES

8cl d’eau
10cl de lait frais
1petite cc de sel fin (4g)
1petite cc de sucre semoule (4g)
75g de beurre
100g de farine
3 œufs entiers
Du sucre casson

Préchauffer le four à 180°

Verser l’eau et le lait et le beurre dans une casserole, ajouter le sucre le sel et porter à ébullition en remuant avec une spatule.

Verser d’un coup la farine et remuer vigoureusement avec la spatule pour que la pâte soit lisse et homogène. Lorsqu’elle se détache des parois de la casserole la laisser encore cuire une ou deux minutes afin de l’assécher.

Mettre la pâte dans une jatte et ajouter les œufs un à un. Cette étape est importante car c’est l’air que l’on va entrer lors de cette étape qui fera les chou gonflés et aériens. Bien veiller à ce que l’œuf soit parfaitement incorporé avant d’ajouter le suivant. Quand la pâte est au ruban, elle est prête.

La mettre dans une poche à douille et former de petits tas sur une plaque recouverte d’un silpat ou de papier sulfurisé. Saupoudrer les chouquettes de sucre casson et enfourner 20mn environ (cela dépend de la taille des chouquettes)

 

chouquettes 1

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13 octobre 2014

Brioche aux oranges confites

brioche orange confite 1

Monomaniaque de la brioche, dans mes recherches sur le net de recettes et de techniques pour celles-ci, je suis tombée un jour sur l'idée de remplacer le lait par du jus de fruit. Comme dans cette recette de pain hawaiien. Il faudra d'ailleurs que je l'essaye un jour. J'avais déjà tenté le remplacement par du thé, comme ici, mais il ne m'était jamais venu à l'esprit l'idée de rajouter par exemple du jus d'ananas ou d'orange. Intriguée, j'ai voulu faire l'essai.

Et c'est vraiment délicieux. Forcément, c'est assez subtil mais très agréable. J'avais de la crème fraîche épaisse et l'ai donc mise à la place du beurre. Le moelleux était donc préservé. Quant aux oranges, j'avais dans les placards de belles tranches d'oranges confites. Il faut dire qu'ici, au Moyen-Orient, même (ou à fortiori) dans les supermarchés, à côté des épices en vrac, l'on trouve fruits secs et cnfits, en vrac eux aussi. Et délicieux, à des prix très abordables. Bref, jus d'orange dans le frigo + oranges confites dans le placard et voilà l'idée de la brioche du week-end. Délicieuse. Hop la recette!

                                            brioche orange confite 3

BRIOCHE AUX ORANGES CONFITES

100g de crème fraîche
175g de jus de pamplemousse
1 œuf
50g de mélasse (sirop d’agave)
350g de farine
2cc de levure de boulangerie déshydratée
100 de tranches d’oranges confites dont 60g coupées en dés

Faire tiédir le jus de pamplemousse et ajouter la levure de boulangerie afin de la réactiver. Laisser reposer 10mn.

Dans le bol pétrisseur du robot, verser la farine, la mélasse et l’œuf. Quand le mélange jus/levure mousse l’incorporer à la farine et lancer le pétrissage pour 10mn.

Couvrir le bol et laisser lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Chasser l’air, ajouter les dés d’oranges confites et disposer le pâton dans le moule à brioche. Laisser encore pousser jusqu’à ce que la brioche double de volume.

Disposer les tranches d’oranges confites sur la brioche. Enfourner 25 à30mn dans un four chaud à 180°

brioche orange confite 2

10 octobre 2014

Une prière simple, rapide et efficace est demandée d'urgence...

pain

Lc 11, 1-4

Un jour, quelque part, Jésus était en prière. Quand il eut terminé, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean Baptiste l'a appris à ses disciples. » 
Il leur répondit : « Quand vous priez, dites : 'Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne. Donne-nous le pain dont nous avons besoin pour chaque jour. Pardonne-nous nos péchés, car nous-mêmes nous pardonnons à tous ceux qui ont des torts envers nous. Et ne nous soumets pas à la tentation.' »

 

Aller à l’essentiel. La prière est finalement la base de la pratique religieuse. Dès lors que l’on croit qu’il y a un être supérieur à l’homme, que l’on pense que sa puissance est capable d’influer sur la vie de ces mêmes hommes, alors on cherche à l’atteindre, à lui parler et à lui demander des choses. C’est l’acte religieux essentiel.

La prière a deux aspects : l’un de demande et l’autre de communion. En toute logique : si l’on pense que Dieu existe et si l’on peut donc lui demander quelque chose, alors cela signifie aussi que l’on peut entrer en communication avec lui. Et donc cela implique une certaine forme de communion. Qui dit communication et union, dit information qui passe dans les deux sens : de l’homme à Dieu et de Dieu à l’homme. La prière n’est donc pas à sens unique.

Une fois que l’on a donc réalisé que l’on pouvait communiquer avec Dieu, comment le faire ? Soyons honnête, encore plus dans nos sociétés actuelles, sauf si l’on est ermite ou glandeur professionnel et que l’on a tout son temps, on cherche toujours à être efficace et obtenir le maximum en un minimum de temps et de travail à fournir. Qu’est ce qui marche le mieux pour parler à Dieu ? Est-ce que si j’emploie une formule plus qu’une autre, il m’entendra mieux et répondra ? C’est un peu la question des disciples ! Parce qu’ils voient Jésus constamment en prière, ils doivent se douter peut-être qu’il y a des formules qui marchent peut-être mieux que celles qu’ils avaient l’habitude d’employer. Peut-être qu’il y a des attitudes qui sont mieux : debout, à genoux, prosterné etc… ? Ou des lieux ? : finalement Jésus est souvent en haut d’une montagne quand il prie et nous avons vu que Moïse, Elie rencontraient souvent Dieu à la montagne. La montagne serait-elle donc mieux que la plage pour la prière ?

Face à ces interrogations, Jésus donne un kit de base : le Notre Père. C’est simple, ça va droit au but et l’on passe de l’adoration (« que ton nom soit sanctifié ») à la demande (« pardonne-nous »). Quand on ne sait pas par où commencer, quand on ne sait pas « dire », quand on n’ose pas, on peut au moins réciter ce Notre Père. Comme Jésus, avec le « Notre Père » nous sommes dans une situation filiale : nous sommes tous les enfants de ce même père que nous prions. Ca peut aider à détendre l’atmosphère de le prier ainsi plutôt que de le voir comme un juge fouettard !  

C’est bien beau de prier Dieu, mais est-ce efficace ? La réponse nous est donnée deux paragraphes plus loin, quand Luc rapporte les propos de Jésus sur l’efficacité de la prière : « demandez et l’on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira » (Lc 11, 9)

J’ai envie de dire : « Ya plus qu’à…. »

 

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06 octobre 2014

Gâteau à la peau de lait de Madeleine et Brigitte

gâteau peau de lait 1

 

Avec les mamans venues nous retrouver cet été pour fêter la naissance de la Praline, nous avons eu droit à quelques recettes de famille très "doudou". Belle-maman avait un souvenir ému du gâteau à la peau de lait de sa maman et c'est sur le blog d'Epiceanne qu'elle a retrouvé une recette qui se rapprochait le plus de celle de la famille. Selon elle, ce n'était pas encore tout à fait ça, mais nous, on a adoré. Ce cake a un bon goût de gâteau maison, est tendre et moelleux. 

Quand j'étais petite, le chocolat au lait du matin (et celui du 4 heures) était préparé avec le lait frais entier produit à la ferme de mon oncle. Forcément, du bon lait entier est plein de crème qui, une fois cuite, laisse une "peau" à la surface du bol. Peau qu'à l'époque je repoussais sur les parois du bol, n'aimant pas trop ça.

Si pour un bol de lait, vous obtenez une petite peau, il faudrait plusieurs litres de lait, récupérer la peau au fur et à mesure pour avoir la quantité demandée dans la recette. D’où l’utilisation de la crème fraîche, en remplacement. C'est super miam quand même. Hop la recette!

Source: Epiceanne

gâteau peau de lait 2

GATEAU A LA PEAU DE LAIT DE MADELEINE ET BRIGITTE

 

250 g de farine
4 œufs
200 g de peau de lait et/ ou crème fraîche épaisse
150 g de sucre
un sachet de levure
un sachet de sucre vanillé

 

Préchauffer le four à chaleur modérée 160-175°C

Battre les œufs avec le sucre et le sucre vanillé. Incorporer la peau de lait et la crème.

Ajouter la farine tamisée et la levure. Mélanger pour que la pâte soit homogène et souple.

Verser dans un moule à cake chemisé de papier sulfurisé ou beurré.

Enfourner une heure environ.

 

gâteau peau de lait 3

03 octobre 2014

Poulet à la mélasse de grenade

Quand ils sont à l'étranger, Papa et Maman passent leur temps dans les marchés et les rayons des supermarchés à la recherche de produits vraiment locaux. Genre la sardine en boite aux épices locales, le pot de miel de la plante locale, les fruits secs, etc...Aventureux, ils sont prêts à tester les trucs les plus improbables et parfois les ramener en France. Sauf que chez nous, une fois que l'on a fait le tour des épices et que l'on a rempli sa valises de dattes d'Arabie Saoudite, et même si l'on devient expert en dattes, il n'y a plus grand chose à ramener. Ou alors, ce sont des produits qui viennent du sous-continent indien, ou des Philippines, ou des Etats-unis, Australie ou Angleterre.

Lors de sa dernière visite, Maman semblait donc avoir écumé toutes les "spécialités" culinaires locales. J'ai quand même pointé dans la direction de la mélasse de grenade. La grenade est le fruit incontournable de la cuisine libano-syrienne et du Golfe. De ses graines broyées on en retire une mélasse qui apporte une acidité légèrement sucrée aux plats. C'est clairement plus acide que sucré, mais apporte une note fraîche aux plats. Par contre, lors de son passage, je n'avais pas eu le temps de cuisiner une recette avec cette mélasse. Voilà qui est fait. Et c'est drolement bon. Maman, c'est pour toi! 

A noter que la mélasse de grenade se trouve dans toutes les bonnes épiceries orientalo-libanaises. J'ai servi ce poulet avec des "frites" de patate douce. La combinaison est parfaite.

 

Source: Kitchen Daily. Poulet à la mélasse de grenade

                                poulet grenade 1

POULET A LA MELASSE DE GRENADE

4 gousses d’ail écrasées ou 1cc de pâte d’ail
8 cuisses de poulet, peau et gras enlevés
1cup (250 ml) de mélasse de grenade
1cup (250ml) de bouillon de poulet
1 branche de thym
Quelques brins de ciboulette finement ciselés
1 cup de graines de grenade (omis)
Sel, poivre, huile d’olive.

 

Préchauffer le four à 180°

Faire chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse et y faire revenir les gousses d’ail écrasées ou la pâte d’ail. Quand les gousses sont dorées et fragrantes les jeter (elles ont rempli leur mission…). Si utilisation de la pâte d’ail, la laisser dans la poêle.

Assaisonner le poulet et le faire dorer des deux côtés dans la sauteuse. Les réserver.

Se débarasser de l’huile de la sauteuse s’il en reste et verser la moitié de la mélasse de grenade et le quart du bouillon de poulet.

Laisser bouillir et réduire de moitié jusqu’à obtenir un liquid et peu épais et sirupeux. Remettre le poulet dans la sauteuse et le cuire dans la sauce 1mn ou 2.

Transférer le poulet et la sauce dans un plat à gratin et laisser rôtir 10 à 12 mn, ou jusqu’à ce que le poulet soit bien cuit.

Pendant ce temps, verser dans la sauteuse le reste de la molasse de grenade et le restant de bouillon de poulet, la branche de thym. Assaisonner et laisser réduire.

Sortir le poulet du four, l’arroser de la sauce. Répartir les graines de grenade et la ciboulette avant de servir.

 

poulet grenade 2

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01 octobre 2014

Jean-Michel Jarre, Bernard Koushner et Elie....

 

 

 

bernard koushner somalie

11 Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;

12 et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère.

13 Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »

Ohé du bateau de la spiritualité. Je reprends ici mon propos sur Elie, suite à ma petite catéchèse sur la théophanie (bouhhh les gros mots cathos).

On reprend donc : Elie, c’est un peu le Jean-Michel Jarre de la Bible. Spectacle en son et lumière. Depuis Rois 17 Elie n’arrête pas : et vas-y que je donne à manger et boire à une veuve de manière miraculeuse bien entendu, que je ressuscite le fils de la dite veuve, que je demande à Dieu de se manifester par le feu etc… Elie est dans l’action. Un mélange de Bernard Kouchner époque somalienne et Jean-Michel Jarre pour le côté spectacle son et lumière. Forcément, là, c’est clair, on voit bien l’action de Dieu. Ca force le respect…et la croyance. Tu veux croire que le Dieu unique existe, et pas tes idoles à deux balles, tiens, voilà un miracle.

Mais tout ce tapage finit même par lasser Elie qui part dans le désert (outre le fait qu’il doit fuir pour sauver sa peau). Dieu est-il vraiment ce feu ? Ce massacre ? Elie se rend compte de lui-même qu’il est à deux doigts de sombrer dans l’idolâtrie et de prendre Dieu pour ce qu’il n’est pas. Et il en est profondément malheureux.

Dieu va venir à sa rencontre et Elie se tient prêt ! Et il attend ! Ouragan, orage, tremblement de terre, feu. Elie les voit passer, mais Dieu n’est pas dans ces éléments. Une brise légère et là Elie reconnaît Dieu.

Le Dieu chrétien n’est pas un Dieu de l’esbroufe. Mais ça on le savait déjà puisque chaque année, le 25 décembre, on met ses jolis habits du dimanche pour célébrer…un bébé né dans une étable. Ce n’est pas un Dieu qui cumule les superpouvoirs de Superman, Batman et Spiderman.

jean-michel-jarre

Et pour le rencontrer, il ne faut pas forcément s’attendre à de grandes choses en son et lumière. Juste du calme. Mais c’est un peu le propre du dialogue. Je ne sais pas vous, mais je trouve toujours plus agréable de parler à quelqu’un sans hurler, ou dans un cadre. Quand j’allais en boites de nuit, pour parler à quelqu’un il fallait se pencher vers lui et lui hurler dans l’oreille. OK, ça aidait bien pour draguer. Par contre, pour la conversation et le dialogue, on repassera. C’est vrai qu’à part « tu veux un whisky-coca ? » et « On s’éloigne des autres…. ? » les dialogues n’allaient pas loin. L’échange (mis à part celui de fluides corporels) n’allait pas loin non plus.

Mais souvent le silence même est redoutable. On se retrouve en face de soi…et en face de l’autre quand on est deux. En famille par exemple, la télé en bruit de fond « sauve » du silence qui obligerait éventuellement à se parler. C’est pas toujours évident. Et pour Dieu, c’est pareil : se retrouver dans le calme, pour l’entendre murmurer…..

Et puis il y a aussi des moments où, même dans le calme, l’on peut être paumé aussi, comme Elie : qui est vraiment Dieu ? Qu’est-ce que j’attends de lui ? Qu’est-ce qu’il attend de moi aussi (de l’esbroufe ? des massacres ?). Est-ce que j’ai vraiment entendu l’appel de Dieu et est-ce que ce qu’il me demande c’est bien de faire des compétitions ? De faire des supers shows à sa soi-disante gloire ?

Ce calme, ce murmure nous pousse à une certaine introspection où l’on va forcément rencontrer Dieu, puisqu’il est en nous. Mais sommes-nous prêts à entendre ce qu’il a à nous dire, ou vaut-il mieux continuer à mettre du bruit là-dessus ? Je ne parle pas forcément ici de grands appels de Dieu du style « lâche tout et fais-toi bonne sœur ! ». Non, je parle de choses plus concrètes, plus accessibles. Par exemple, la problématique de se tourner vers des idoles pour un résultat immédiat est toujours présente, comme chez Elie. Et je suis la première à y succomber. Il est nettement plus facile pour moi d’adorer mon banquier et lui demander d’être un maximum rentable avec mes fonds, plutôt que d’aller chercher au fond de moi, et prier Dieu de m’offrir un cœur plus tourné vers mon prochain (et donc par exemple des banques avec des produits financiers plus « développement durable », plus coopératifs et sociaux.) De même, je crois que nous sommes beaucoup, qui, quand on galère pour un emploi ou pour avoir un enfant par exemple, à être prêts à aller faire des sacrifices pour n’importe quel Dieu, si en échange, nous obtenons ce que notre cœur souhaite.

Alors, un peu de brise fraîche dans nos vies….

                               brise légère

 

 



Fin »