Angel Cake

22 mai 2013

Biscuits fourrés aux dattes (Figolu aux dattes) – Maamouls

 

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Vendredi matin. Week-end. Enfin. Moment de repos. J’aime ce moment où pendant que Chéri dort, tout est calme à la maison, et dehors aussi. Encore quelques heures de silence avant les prêches aux haut-parleurs des imams des mosquées environnantes. Généralement, je prends enfin le temps de petit-déjeuner avec un peu de brioche, un bon thé, puis je m’attelle à mes mails de la semaine, des visites sur quelques blogs amis ici ou là, les petites futilités du vendredi matin. Et facebook.

Et là, l’un de mes « baker » préféré, Dan Lepard, donne la liste des ingrédients pour le « gâteau du samedi ». En général, il indique les ingrédients nécessaires la veille de la parution de son article dans The Guardian. Du coup, on peut cuisiner ensemble. C’est « cook along ». Bref, cette fois-ci, les ingrédients avaient une orientation très moyen-orientale : de la semoule, de la mélasse de grenade, des dattes, des eaux de rose et de fleur d’oranger et quelques épices. Et ces ingrédients-là, je les ai forcément dans mon placard.

Le lendemain je découvrais donc la recette : des biscuits fourrés aux dates. Ici, on appelle ça des « maamouls » et en France, ce sont des « figolus », mais aux dattes. La méthode de Dan Lepard (faire des rouleaux fourrés puis les couper en morceaux) est simple et efficace et donne des biscuits comme les figolus. Mais quand on a les moules à maamouls, certes cela prend plus de temps pour façonner les biscuits, mais ils sont plus joliment décorés et ont vraiment un aspect traditionnel.

Que dire sinon que ces biscuits sont absolument délicieux. Meilleurs que ceux que l’on trouve dans les pâtisseries ici je trouve (mais si , mais si !) Je les ai apporté à mes collègues qui au départ n’ont pas voulu croire que c’était Bibi avec ses petites mimines qui avait réalisé ces maamouls. Puis elles ont été bluffées par le goût. Alors, si ces biscuits sont validés par des natifs de la péninsule arabique, vous pouvez vous laisser tenter sans souci. Hop, la recette !

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BISCUITS FOURRES AUX DATTES (Figolu aux dattes) – MAAMOULS

75g de semoule fine
200g de farine
½ cc de levure chimique
½ cc de sel
50g d’amandes en poudre
100g de sucre en poudre
100g de beurre doux
1 CS de mélasse de grenade
1 oeuf moyen
1 peu de lait
Une poignée de graines de sésame
un peu de sucre glace

Pour la pâte de dattes
400g de dates dénoyautées
25ml d’eau de fleur d’oranger
25ml d’eau de rose
1 cc de mélange d’épices à pain d’épices

Préparer la pâte. Dans une jatte. Mélanger la semoule, la farine, la levure, le sel les amandes et le sucre. Ajouter le beurre mou et la mélasse et sabler.

Ajouter l’oeuf battu et un peu de lait jusqu’à former un pâton. Le couvrir et le laisser reposer à température ambiante 1 à 2 heures.

Pendant ce temps, mettre les dattes dénoyautées, les épices et les eaux dans un mixer et hacher jusqu’à obtenir une pâte collante.

Séparer la pâte en 4 et étaler chaque boule en rectangle, sur une épaisseur de 5mm. 4 Prendre un quart de la pâte de dates et placer ce boudin sur la longueur du rectangle. Rouler la pâte autour du boudin de dates. Rouler ce nouveau boudin dans les graines de sésame.
Répéter l’opération avec les 3 autres pâtons. Couper chaque boudin en morceaux de 3 à 4 cm de long.

Si vous avez un moule à maamouls, prendre un peu de pâte, l’étaler au pouce et la mettre dans le moule. Laisser dépasser la pâte. Au cœur, ajouter une boulette de pâte de dattes. Recouvrir avec la pâte restante. Démouler le maamoul

Les disposer sur une plaque et faire cuire 15mn dans un four à 180° (jusqu’à ce que les biscuits soient bien dorés)

Une fois refroidis, saupoudrer les biscuits de sucre glace.

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20 mai 2013

Brioche aux pralines (6e version!)

Bon, c'est bien beau les envolées lyriques qui appellent à l'action, mais mine de rien, on ne va pas y aller le ventre vide. Ou en tout cas, sans rien dans les bagages pour partager non?

Et c'est là que l'on se rend compte de l'ampleur des dégâts de mon addiction à la brioche aux pralines. Cela ne me suffit pas quand, de retour en France pour les vacances, je parcours la plupart des boulangeries de mon Auvergne natale, à la recherche de ces pépites roses. il faut, en plus, que je partage ma passion et mon addiction. Chéri est je pense, devenu bien accro lui aussi. Quant à mes amis et collègues, ils ne se plaignent pas de voir la vie en rose lors des brunchs.

Brioche aux pralines 1

Brioche aux pralines 2

Brioche aux pralines 3

Brioche aux pralines 4

Brioche aux pralines 5

La recette de cette brioche a été tirée du Larousse des desserts, sous la direction de Pierre Hermé. On est vraiment dans de la bonne brioche traditionnelle: beaucoup de beurre, beaucoup d'oeufs, du sucre. De la brioche aux pralines de compet' ça madame!

On passe à la recette tout de suite.

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 BRIOCHE AUX PRALINES (N°6!)

500g de farine
2 sachets de levure de boulangerie déshydratée
160g de beurre à température ambiante
140g de lait
4 œufs
15g de sel (moins !)
60g de sucre semoule
130g de pralines roses concassées

Dans une grande tasse, mélanger le lait et le sucre et faire tiédir au micro-ondes  (ou faire chaufferdoucement à la casserole). Ajouter la levure, mélanger et laisser reposer 10mn. Le mélange doit mousser au bout de ce temps de pause.
Dans le bol du robot mettre la farine et le sel, creuser un puits dans lequel casser les œufs. Ajouter le mélange lait/levure. Laisser pétrir en petite vitesse pendant 5mn. Ajouter le beurre en morceaux et pétrir encore 5mn jusqu’à ce que la pâte soit bien élastique et homogène. Couvrir avec un torchon et laisser reposer jusqu’à ce qu’elle double de volume.
Après cette première poussée, mettre la pâte sur le plan de travail fariné, chasser l’air en étalant grossièrement la pâte avec les mains pour en faire un rectangle. Répartir les pralines sur la pâte et rabattre les deux côtés au centre. Faire ¼ de tour et rabattre encore les deux côtés sur le centre.
Façonner la brioche à votre convenance. Ici, la pâte a été séparée en 3 brins qui ont été tressés. Disposer la brioche dans son moule ou sur un silpat. Couvrir d’un torchon et laisser pousser.
Préchauffer le four à 180°. Quand la brioche a doublé de volume, enfourner pour 20 à 25mn.

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19 mai 2013

Pentecôte : pour un Souffle politique

franciscoMata politique et religion

 

En ces jours de Pentecôte, à l’heure où nous sommes tous appelés à sortir de nos maisons pour annoncer ce qui nous fait vivre, être des témoins de ce que Dieu attend de nous, j’attends de voir si tous les manifestants pour la famille vont rentrer chez eux ou vont continuer de s’investir dans le politique, au sens premier de la vie dans la cité.

Est-ce que certaines figures médiatiques vont être encore sur  le devant de la scène quand il s’agira de défendre les droits des femmes, à commencer par ceux des femmes dans l’Eglise ?

Verra-t-on des grandes manifestations cathos nationales demander plus de reconnaissance de l’humain dans les entreprises ? Verra-t-on des banderoles catholiques refuser un libéralisme et un matérialisme qui détruit les employés ?

Les Veilleurs, vont-ils être attentifs à défendre les chrétiens dans le monde, mais aussi défendre la laïcité et le droit de nos frères à pratiquer librement leurs religions ? Vont-ils être les garants d’un dialogue inter-religieux ouvert et sincère ?

Est-ce que l’on verra encore des Champs de Mars entiers, à genoux en prière pour demander une Education nationale qui donne ses chances à tous les enfants  ou pour demander plus de justice pour les réfugiés et les sans-papiers ?

Alors oui, en ces temps de Pentecôte, j’aimerai que l’Esprit Saint nous pousse à être de vrais témoins de notre foi. A montrer que ce qui nous engage, ce qui nous tient à cœur, c’est vraiment l’Homme. Parce que c’est lui qui nous parle de Dieu

Je ne suis pas de celles qui portent leur chrétienté en étendard politique. Je suis de celle qui pense que, en tant que laïque, ma religion reste  quelque chose de privé. En tout cas que le dialogue qui peut se passer entre Dieu et moi reste quelque chose d’éminemment privé et que je n’ai pas à me poser en Jeanne d’Arc de tel ou tel combat. Ceci dit, c’est bien parce que je suis citoyenne, chrétienne, défenseure de la République, laïque, que je pense que je ne peux éviter de ne pas mélanger les deux. Parce que ma foi me construit, me modèle et que c’est moi au jour le jour.

Et c’est bien parce que l’Esprit de Pentecôte nous pousse en avant que nous devons être de vrais chrétiens engagés dans la vie de nos cités. Participer au débat et avancer, toujours avancer pour plus de justice, d’égalité et de paix. 

 

18 mai 2013

Ile flottante matcha-túrron

Quand j'ai vu cette recette de Sylvain Sendra parue dans Elle, j'ai eu envie, pour la première fois, de me lancer dans ce dessert d'enfance que sont les îles flottantes. Il fut une époque où, quand j’étais petite, maman et ma tant en réalisaient très souvent le dimanche. Mon grand-père était un grand fan de crèmes en tout genres et nous alternions entre crèmes anglaises, flans au caramel, iles flottantes et gâteau de semoule. Mais je dois dire que ce dessert me paraissait un peu désuet, sans grand attrait si ce n'est le côté technique. Alors quand j'ai vu comment ce chef avait transformé un dessert d'enfance en un dessert contemporain, plein de  surprises et de textures différentes, j'ai eu envie de monter quelques blancs en neige.

C'est donc aussi pour cette recette que j'ai cuisiné mon propre turron. Les modifications apportées à la recette originale sont le suivantes: les noisettes ont été remplacées par les amandes et je n'ai pas mis de rhum (respect des traditions musulmanes  de certains de mes convives).  

Une recette que je referai sans souci: c'est une fin de repas idéale. Fraiche, pleine de saveurs et surtout, surtout: délicieuse.  

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ILE FLOTTANTE MATCHA TURRON


Les îles flottantes :
6 blancs d’œuf
thé matcha
40 g de sucre semoule
Le crumble :
50 g de farine
50g 25 g de beurre
50 g de poudre de noisettes amandes
50 g de túrron mou
Le jus d’1/2 citron jaune
1 petit œuf
La crème anglaise :
50 g de sucre semoule
5 jaunes d’œuf
1/4 de litre de lait
1/4 de litre de crème
2 gousses de vanille
1 cuil. à soupe de rhum

Préparer le crumble. Préchauffez le four à 180 °C (th. 6). Tamiser la farine et râper le zeste de citron. Mélanger tous les ingrédients puis émietter la pâte sur la plaque du four tapissée de papier sulfurisé. Cuire 8 mn et réserver.
Préparer la crème anglaise. Fouetter le sucre et les jaunes d’œuf. Incorporer le lait et la crème puis ajouter les gousses de vanille fendues en deux et grattées. Verser dans une casserole et faire cuire jusqu’à ce que la préparation nappe la spatule. Retirer du feu et laissez refroidir.
Préparer les îles flottantes. Monter les blancs d’œuf en neige ferme puis incorporez 1 cuil. à café de thé matcha et le sucre.
Préchaufferle four à 120 °C (th. 4). Répartir les blancs dans quatre ramequins. Les placer dans un bain-marie d’eau chaude et faire cuire 10 mn environ au four: il faut que les blancs soient fermes et gonflés. Les retirer du four et les réserver 6 h au frais.
Retirer les gousses de vanille puis répartir la crème anglaise et les îles flottantes dans quatre assiettes creuses, parsemer de crumble et servir.

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17 mai 2013

Petit traité de viticulture contemporaine (bis): là où l'on tente le greffon

greffe vigne

Dans mon précédent billet de viticulture contemporaine, j'envisageais ce texte des sarments de Jean (Jn 15, 1-8) sous l'angle des fruits. On va attaquer l'angle du greffon. A vos sécateurs!

 

"Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments." 

 

Pour moi, cette parabole est une réponse très simple à la question, pas si simple : "mais pourquoi faire baptiser les bébés ? Qui n’ont pas le choix de leur religion, et qui n’ont aucune conscience de leur foi ?"

Vous essayez tout simplement de greffer une toute petite branche, à un cep (Jésus), en espérant que le vigneron et la force du cep, fasse grandir humainement et spirituellement ce bébé.

C’est raccrocher un enfant, à une autre entité porteuse de vie, autre que sa famille. Certes, la décision initiale relève des parents, mais qui ne tente rien n’a rien non ?

La foi est considérée comme un don de Dieu. Je tente une greffe sur le cep, le Vigneron donnera toute sa force pour que ce greffon parte. La liberté de l’enfant, puis de l’adulte sera de recevoir, de reconnaître et de faire grandir cette foi. C’est l’acte de croire. Il peut tout aussi bien laisser tomber et ne pas répondre à ce don. Dieu laisse libre et n’impose rien.

La religion, au sens du corpus des pratiques rituelles et communautaires, est clairement transmissible au sein d’une famille, d’une région, d’un clan, d’un pays. Je suis née en France, pays de tradition chrétienne et je pense qu’il y a fort à parier que si j’étais née à Istanbul je serai musulmane, ou shintoïste au Japon. Je pense qu’il y a un facteur éminemment culturel et rituel au phénomène religieux. Les sociétés se construisent et s’organisent aussi par et avec les religions et leurs rites. Mais ça, c’est la religion.

Ce n’est pas la foi, ce dialogue unique, intime et personnel avec Dieu. Et ça, cela ne se transmets pas à une personne en l’éduquant, parce que cela relève de cette passerelle fragile sur laquelle se rencontrent le don de Dieu et la liberté de l’homme.  Dieu viendra toujours à la rencontre. Il offrira toujours ce don de la foi. Mais l’homme viendra-t-il à la rencontre ? L’enfant que je baptise franchira-t-il la passerelle. Je ne sais pas et cela ne dépend pas de moi. Qui suis-je pour savoir comment Dieu et mon enfant se parlent ? Qui suis-je pour influencer ce dialogue ?

Alors, juste parce que j’aime les bons fruits, et que je ne suis pas contre un bon verre de vin issu d’un cépage en bon santé,  mon geste initial de parent serait juste de tenter cette greffe, et baptiser. 

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11 mai 2013

Turron espagnol (Touron)

Après l'Allemagne, pourquoi pas se tourner vers l'Espagne pour des gourmandises. En fait, je voulais faire une recette d'ile flottante avec des morceaux de crumble au turron. Une quantité infime de turron, mais pour laquelle, je me suis quand même lancée dans la production d'une tablette, à défaut d'en trouver dans les rayons de mon supermarché (va trouver du turron au Moyen orient toi, ah ah ah la bonne blague!). 

Le turron, c'est evidemment le souvenir de vacances en Espagne, la visite de la confiserie près d'Alicante. Puis l'amande qui vous fond dans la bouche, le goût de miel légèrement caramélisé. Hummmmm. Alors, forcément, le faire soi-même peut paraitre du pur délire. Du délire de gourmande. J'ai épluché quelques sites espagnols et quelques vidéos sur Youtube. Le turron n'a rien de compliqué en fait et les proportions des ingrédients restent les mêmes. Il n'y avait qu'à se lancer. Le résultat fut à la hauteur: une vraie tuerie ce turron! Toute fière j'en ai passé à ma voisine espagnole en attendant le verdict autochtone: banco! Elle était bluffée!

Pour ce turron, j'ai utilisé du miel de mille-fleurs et cela lui a donné un goût incomparable. Très très miellleux. Avis aux amateurs. De la même manière, je n'ai pu me resoudre à faire soit un turron mou, soit un turron dur. Et vu qu'il y avait dans mes placards des amandes autant entières qu'en poudre ou effilées, j'ai fait un mélange des 3. Pas très orthodoxe tout ceci, mais au final, Dieu que c'était bon! Hop, la recette. 

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TURRON (TOURON)


100 gr de sucre
200 gr de miel (millefleurs, acacia) de bonne qualité
1 blanc d’œuf
300 gr d’amandes en poudre (mélange chez moi d’amandes entières, amandes en poudre et amandes effilées)
Le zeste d’un demi citron

Dans une casserole, faire chauffer le miel. Quand il mousse, ajouter le sucre et continuer à chauffer jusqu’à ce que le mélange soit bien liquide et homogène.
Dans une jatte, monter le blanc d’œuf en neige. Petit à petit, ajouter le miel tout en mélangeant la préparation. Remettre dans la casserole, ajouter le zeste de citron et faire chauffer doucement jusqu’à ce que le mélange commence à changer de couleur. Oter la casserole du feu et ajouter les amandes.
Verser le mélange dans un moule à tarte ou un moule à cake chemisé de papier sulfurisé, afin de former une tablette. Laisser refroidir et durcir 5h avant de déguster.

 

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08 mai 2013

Tresse briochee

Après une bonne semaine de travail, quand arrive le jeudi soir, je suis à chaque fois partagée entre préparer la douceur des matins du vendredi et samedi, ou lâchement m'affaler sur mon canapé et ne plus en bouger jusqu'au dimanche matin. Mais bon, parfois, la perspective d'une petite brioche pour le petit dej (que l'on ne prend même plus sur la terrasse car il fait déjà trop chaud) me remue un peu plus et je mets à l'épreuve soit mon bras droit, le Kitchen Aid, soit mon bras gauche: la MAP. En plus, ce ne sont pas les recettes qui manquent: à force de les collectionner, j'en ai tout un classeur dans lequel piocher et tester.

Cette tresse briochée est sur une base de recette de Gourmandelise, où j'ai remplacé le beurre par du labneh (fromage frais/fromage blanc). Niveau technique, quand je ne fais pas mes pâtons en MAP, j'active toujours ma levure 10mn en la diluant dans un peu de sucre et de lait tiède. J'ai trouvé que cette technique marchait plutôt bien. Au final, une bonne petite brioche qui offre de belles possibilités de tartinades...hummm. Hop la recette

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TRESSE BRIOCHEE

500 g de farine
160 g de lait tiède
140 g de labneh
100 70g de sucre en poudre
2 œufs
11 g de levure de boulanger déshydratée


Délayer la levure dans la moitié du lait tiède et 1CS de sucre. Laisser reposer.
Dans le bol du kitchen aid, au crochet, mélanger la farine avec le sucre puis creuser un puits dans lequel les œufs, le restant de lait puis le levain sont ajoutes. Pétrir cette pâte puis incorporer le labneh. Pétrir encore 5mn. Le pâton ne doit plus coller.
Laisser pousser jusqu’à ce que le pâton double de volume. Séparer la boule en 3 brins puis les tresser. Installer la tresse dans un moule à cake. Laisser pousser une seconde fois puis enfourner 30mn dans un four préchauffé a 180°.

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04 mai 2013

Petit traité de viticulture contemporaine

panier de fruits


(Jn 15, 1-8)
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples. »

Quand je lis ce passage de St Jean (enfin du St Jean un peu buvable, si je peux m’exprimer ainsi et sans jeu de mot par rapport au thème ah ah ah) je ne peux que comprendre un peu Dieu sur ce coup-là. Car jusqu’en environ une dizaine d’années, nous cultivions encore la petite vigne de mon grand-père. Pas de grand cru, pas de grand cépage : juste de quoi faire une production maison. Que nous ne buvions pas d’ailleurs. Mais bon, nous passions un temps certain à entretenir cette vigne : la tailler au printemps, la relever l’été et la vendanger à l’automne. Autant vous dire que des sarments j’en ai soulevés, nettoyés, coupés. Car effectivement, lorsqu’on taillait la vigne, nous ne gardions que des sarments prometteurs, avec quelques petits bourgeons annonciateurs d’une vigne belle et forte.

Du coup il est facile de comprendre que de la même manière, Dieu à tout intérêt de nous façonner, de nous tailler pour que nous donnions le plus de fruit. Mais il ne faudrait pas que ça gèle…Que la sève donnée par son Fils, n’arrive plus à alimenter les branches et ne donne plus de fruit. Et je crois que c’est parce que nous avons cette sève, cette vie en Dieu que nous sommes inexorablement mais joyeusement appelés à donner des fruits. A nous abreuver, à prendre de la Sève auprès de Jésus pour grandir et être porteurs de fruits.

Partant du principe qu’une vigne fait du raisin et pas des pommes, si nous sommes les ceps de Dieu alors nos fruits ne seront que des fruits de Dieu. Si nous restons bien greffés sur le cep du Christ et suivons le commandement unique qu’il nous a laissé « aime ! », alors nos fruits seront l’amour, la compassion, l’empathie etc. Nous sommes des ceps de sainteté : nous ne pouvons produire que des fruits de sainteté.

Pour moi, produire des fruits ne se limite pas à quelques bonnes actions à tendance morales : oui je ferai le bien autour de moi, oui je serai bonne et oui j’aimerai tout le monde. Pour moi cela engage aussi à une action : c’est parce que je suis reliée au cep et que le vigneron attend aussi une récolte que je vais agir en conséquence. En ce sens, produire du fruit.
Ce qui signifie aussi que tous les baptisés ont toutes capacités pour réaliser le Royaume de Dieu (le truc où les gens sont heureux, les aveugles voient, les affamés sont rassasiés, etc, etc…)

A l’heure où un nouveau Pape ouvre certaines portes , ne serait-il pas temps de produire les fruits qui permettraient à l’Eglise d’avancer, d’accompagner ce nouveau souffle ? N’oublions pas que, c’est parce que nous sommes baptisés, et donc ancrés à ce cep, que nous faisons partie de cette vigne, que notre action sera guidée par cette intelligence que nous donne la foi. N’ayons pas peur de produire, n’ayons pas peur de nous investir, n’ayons pas peur de porter des fruits qui, à terme, pourraient donner de beaux millésimes.

 

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09 avril 2013

Nussecke

En bons français, et comme je l'ai souvent dit dans ces pages, notre belle habitude d'expatriés est de s'extasier et de parler sans limite de notre gastronomie française, de ces petits plats, ces petites pâtisseries qui font le charme du pays...et qui nous manquent. Et puis, l'autre jour, ce ne sont pas les bons petits plats français qui se sont rappelés à notre souvenir, à notre nostalgie, mais ce que nous aimions en Allemagne. Alors, certes, alors que sur place on n'en pouvait plus de la saucisse, aujourd'hui elle nous manque. Et pour cause: de la bonne saucisse de porc ici, c'est du grand luxe, que dis-je: un trésor de guerre qui ne se partage qu'entre connaisseurs. Outre la saucisse (ahh les curry wurtz brulantes dégustées sur le marché le samedi matin...), nous aimions aussi la variété des pains allemands et certaines de leurs pâtisseries ou viennoiseries. Pas les gâteaux pleins de crème, mais bien les biscuits fourrés.

Et puis l'autre jour Chéri me dit "ahhh, tu te souviens des Nussecke? Qu'est ce que c'était bon!". Alors pour une fois, je suis allée explorer les recettes allemandes pour tenter de refaire ces fameux Nussecke et retrouver un petit goût de ce pays qui nous a accueilli pendant plus de 4 ans.

Que sont donc les "Nussecke" ou "coin de noix" comme on pourrait grossièrement traduire cela en français? Amis des régimes et de la cuisine saine, ta lecture s'arrête ici. Car les Nessecke sont un savant mélange de beurre, de sucre, d'amandes et de noix, et encore un peu de beurre. Puis du chocolat, parce qu'au point où l'on en est, autant y aller sans peur. Bref, une pâte sablée surmontée d'une couche d'un mélange de noisettes et amandes. Le tour doré au four et glacé au chocolat. Autant dire qu'un tel biscuit est forcément délicieux. Forcément addictif. C'est juste super bon. Et puis, ça rappelle l'Allemagne. Alors, hop, la recette!

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NUSSECKE

Pour la pâte :
300g de farine
130g de beurre mou
100g de sucre
1cc de vanille liquide
1cc de levure
2 œufs
Pour le fourrage :
200g de beurre
200g de sucre
200g de noisettes hâchées
200g d’amandes en poudre
1cc de vanille liquide
Environ 150g de confiture d’abricot
Un peu d’eau
Une tablette de chocolat pâtissier

Préparer la pâte : mélanger tous les ingrédients de la pâte. Envelopper la boule dans du film et la laisser reposer une heure au frigo.
Préparer le fourrage : Mélanger le sucre, les amandes, les noisettes. Faire fondre le beurre et l’ajouter au mélange sec.  Incorporer la vanille liquide. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit suffisamment liquide pour être étalée, mais pas trop afin qu’elle ne coule pas.
Etaler la pâte en rectangle et la disposer sur un silpat.

Etaler la confiture d'abricot sur la pâte.

Etaler ensuite le fourrage sur ce même rectangle. Il doit le recouvrir totalement et uniformément.
Enfourner 30mn dans un four préchauffé à 180°. Dès la sortie du four , prédécouper le rectangle en triangles et laisser refroidir.
Une fois la plaque de triangle refroidie, finir de découper les triangles. Faire fondre le chocolat et tremper les côtés  ou les pointes des nussecke dans le chocolat. Laisser refroidir sur une grille.

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04 avril 2013

Gâteau aux pommes: ohhh joliiiii!

 Les semaines ont filé sans que je les aies vu passer.  Plus trop le temps pour l'un de mes passe-temps favoris: aller voir ce qui se passe chez les autres foodies de la blogosphère pour pêcher quelques recettes qui satisferont les gourmands. Ceci dit, vu le stock de recettes qui s'empilent à la maison et qui sont "A essayer", cela relève du pathétique à ce stade.

Enfin bref, l'autre jour je suis quand même tombée sur ce gâteau aux pommes. Ce gâteau-ci, trouvé chez Manue, n'est peut-être pas exceptionnel d'originalité (après tout, cela ne pourrait être qu'un simple gâteau aux pommes), mais j'ai beaucoup aimé la disposition des pommes. Quand on aime, on ne compte pas, c'est bien connu. Ce superbe gâteau a donc fait l'objet de mes assiduités dans la cuisine pour en produire 2: l'un pour le boulot de chéri et l'autre pour mes nouveaux collègues. Pour chéri, j'ai suivi la recette de Manue. Pour mes collègues, j'ai remplacé le sucre par de la mélasse de dattes: c'était extra. Trêve de bavardages: la recette!

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GATEAU AUX POMMES

85 g de beurre mou
150 g de sucre roux
1 oeuf
1cc de vanille liquide
225 g de farine
1 cc de levure chimique
1/4 de cc de sel
1/4cc de noix de muscade en poudre
1/2cc de cannelle en poudre
120 g de lait
2 pommes
2 CS de sucre en poudre

Préchauffer le four à 180°C.
Peler les pommes, les vider de leur coeur et les couper en tranches moyennes. Couper les tranches en deux.
Fouetter ensemble le beurre mou avec le sucre, l'oeuf et la vanille pendant 5 minutes.
Dans un bol, mélanger la farine avec la levure, le sel et les épices.
Incorporer le mélange de farines au 1er mélange, petit à petit et en alternance  avec le lait.
Verser la pâte dans un petit moule chemisé de papier sulfurisé. Planter les tranches de pommes dans la pâte en quiconce. Saupoudrer du sucre restant.
Enfourner 30mn environ. La pointe d'un couteau doit ressortir sèche.
Une fois le gâteau refroidi, décorer avec un peu de sucre glace si vous le désirez.

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01 avril 2013

Andalousie: un magnifique gâteau au chocolat

Espérons que ce temps post-pascal soit celui d'une petite renaissance sur la blogosphère.

Mes nouvelles fonctions m'ont complètement absorbée: il en faut de l'énergie pour entrer dans un nouveau poste et les journées à rallonge ne laissent pas vraiment de répit. Ni de temps, ni pour cuisiner et encore moins pour bloguer.

Pâques fut donc pour moi l'occasion de me remettre un peu aux fourneaux et d'inviter des amis à célébrer ce temps de lumière.

Tradition (et extrême goumandise!) obligent: je ne pouvais passer à côté d'un gâteau au chocolat pour Pâques. J'ai donc plongé dans le livre de Robert Linxe "La maison du Chocolat". C'est une boutique devant la devanture me faisais rêver quand j'attendais mon bus 43 rue du Faubourg St Honoré à Paris. En face de Pleyel. Un mythe cette chocolaterie. Il était donc temps de mettre les mains dans le chocolat et tenter de suivre les pas de Robert.

robert linxe

Soyons ici très direct: le résultat est divin. Extra bon.

Ceci dit, j'ai été assez déçue de la recette telle qu'elle était décrite dans le livre. Mon principal reproche sur cet ouvrage est parfois l’approximation des descriptions, voire même des quantités.  Par exemple, il y avait clairement trop de gélatine pour la crème au citron alors qu’il n’y en avait pas du tout pour la mousse au chocolat. Or je pense qu’il en aurait fallu un peu si l'on ne veut pas qu'au montage, la mousse s'écoule. (J’en ai mis du coup 1 feuille). 8g de gélatine était indiqués pour la crème au citron. C'était trop à mon (humble) avis. Je n'ai mis que 6 g et le lendemain non seulement la crème était bien figée certes; mais elle l'était tellement qu’elle était dure à étaler. J’ai dû l’assouplir au mixer. Le glaçage quant à lui était vraiment trop liquide et donc impossible à étaler correctement lui. En tout cas pas dans les délais impartis par la recette. Je vous passe les descriptifs où l’on vous dit « ajouter la moitié de la crème », mais jamais l’on vous dit quand ajouter l’autre moitié….
Autant cela ne me dérange pas trop dans les recettes  des "amateurs" comme les blogueurs, autant j’en attends un peu plus d’un livre de recettes de chef.

Donc dans la recette ci-dessous j'ai mis mes recommandations et adaptations pour in fine ce qui donne un dessert vraiment fabuleux. La force du chocolat et la fraicheur du citron. Mes petites adaptations : le soir où j’ai préparé ma crème au citron, ma crème fleurette n’a pas voulu monter en chantilly (pas assez grasse). Je l’ai substituée par du philadelphia (light) que j’avais dans le frigo à la place. Ca allait très bien.  Par ailleurs, j’ai pris ma recette de lemon curd sans beurre. Idem : nickel

A noter: le gâteau se prépare au minimum la veille. Hop, la recette de Robert adaptée par Tellou

 

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ANDALOUSIE

Crème au citron
2 citrons non traités
70 g de sucre semoule
40 g de beurre
1CS de farine
2 jaunes d'oeufs
1 oeuf entier
8 6 g de gélatine en feuille
75 g de crème montée en chantilly  ou de fromage frais type philadelphia

Biscuit macaron
130 g de poudre d'amandes
130 g de sucre glace
30 g de poudre de cacao non sucré
8 blancs d'oeufs
100 g de sucre en poudre
1 pincée de sel

Mousse au chocolat
250 g de chocolat noir en pistoles ou râpé.  
100 g de crème fleurette
1 feuille de gélatine
100 g de crème fleurette montée en chantilly
80 40g de beurre mou

Glaçage au chocolat
10cl de lait
100g de chocolat (lait)
8g de glucose
8g de beurre


Préparer la crème au citron.
Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau.
Si ce n’est pas fait, monter la crème bien froide en chantilly.
 Prélever le zeste des citrons puis le jus. Le filtrer et le verser dans une casserole avec le zeste, le sucre, la farine, l’œuf et les jaunes. Faire chauffer doucement en tournant la préparation jusqu’à ce qu’elle épaississe. Retirer du feu. Egoutter la gélatine et l’ajouter à la crème. Bien mélanger. Incorporer délicatement soit la crème chantilly, soit le philadelphia. Réserver la crème citron au frigo

Préparer la crème au chocolat. Faire tremper la feuille de gélatine dans l’eau. Faire chauffer la crème fleurette et la verser  sur les pistoles de chocolat. Mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit fondu.
Prélever 250g de ganache (et réserver le reste).
Ajouter le beurre mou  et la feuille de gélatine essorée et mélanger au mixer afin de rendre la ganache brillante, légère et mousseuse. Incorporer la chantilly et réserver au frigo.

Préparer le glaçage. Mettre les pistoles de chocolat dans une terrine. Faire chauffer le lait. Le verser sur le chocolat et mélanger pour en faire une ganache. Ajouter le glucose et le beurre. Bien mélanger pour obtenir un mélange homogène et brillant.

Préparer le biscuit macaron. Préchauffer le four à 200°. Tapisser une plaque de papier sulfurisé ou poser sur une grille un silpat.
Tamiser ensemble la poudre d’amandes, le sucre glace et le cacao amer. Monter les blancs en neige avec le sel. Ajouter ensuite le sucre en poudre pour obtenir une meringue bien brillante. Incorporer les blancs en neige au mélange de poudres et mélanger à l’aide d’une spatule en soulevant bien la masse.
Tapisser la plaque de la préparation et enfourner 15mn. Sortir le biscuit du four, enlever le silpat ou le papier sulfurisé et le laisser refroidir. Le découper ensuite en 3  parts égales.

Montage du gâteau :
Poser un rectangle de biscuit sur le plat. Répartir une moitié de mousse au chocolat. Recouvrir du deuxième rectangle de biscuit. Etaler la crème citron. Terminer par le dernier rectangle de biscuit et la dernière moitié de crème chocolat.
Laisser prendre une heure au frigo. Lorsque le gâteau est froid, ramollir la ganache au bain marie si nécessaire. Masquer toutes les surfaces du gâteau avec cette crème. Ajouter enfin le glaçage et réserver le gâteau au frigo. Le sortir une demi-heure avant le service.


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31 mars 2013

La Vie! Toujours! Très belle fête de Pâques!

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Nous pouvons mordre la poussière, être à genoux.

Nous pouvons rester au pied de la croix.

Nous pouvons bien sûr y déposer notre fardeau, nos propres croix.

Nous pouvons aussi nous sentir parfois l'un de ces larrons.

Nous pouvons, parfois malgré nous, préférer la noirceur et le désespoir.

Et puis nous pouvons aussi choisir la vie.

Courir, bondir derrière Celui qui a ouvert la voie.

Nous pouvons nous aussi rayonner de cette Joie et témoigner, que rien, jamais, n'est fini.

Très belle fête de Pâques à vous tous!

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21 février 2013

Benoît XVI suit le Carême made in Angel Cake!

empty chair

Dans ces pages, je n’ai pas cessé de vous rabattre les oreilles avec le Carême et les différentes façons de l’envisager. Et là, cette année, qui a bien voulu démontrer en direct live ce que j’essaye de vous expliquer depuis des année’s ? Benoit XVI en personne !

Il y a des jours où vraiment, tenir un blog catho-culinaire c'est vraiment de la balle....

Alors en quoi notre ami Benoît a fait cette année un jeûne de Carême made in « Angel cake » ?

Parce que Josef a décidé de jeûner de ses excès.

-          Excès de fierté parfois mal placée. Un peu d’humilité ça ne fait jamais de mal dans nos vies, et Josef a humblement reconnu qu’à son âge, la fonction de Pape devenait trop lourde. Disons qu’il a reconnu que la papauté était une fonction humaine qui requerrait des pouvoirs presque surhumains ; mais que l’Esprit a beau souffler, il n’en demeure pas moins que l’on ne se sent probablement pas à 80 et quelques années comme on se sentait à 25 ans. Humilité donc.

-          Excès d’occupations (boulot ?) qui prennent du temps, beaucoup trop de temps sur le reste. Autant jeûner de ce temps-là et re-prendre du temps. Josef a donc décidé de profiter probablement un peu plus de la vie, de ses amis, de relire les meilleurs passages de la Bible. Bref, de prendre du temps pour ce qui est peut-être plus important qu’un conseil des ministres.

-          Excès de scandales. Quand  ce ne fut pas lui qui mis les pieds dans le plat (affaire du préservatif, affaire de la petite fille excommuniée, affaire des musulmans..) ce sont les plats bien brûlants qui viennent se mettre sous ses pieds (Vatileaks). Jeûner de scandales, c’est donc très bien aussi. Les habitués des pages people et toutes les midinettes qui cherchent à ce que leurs sex-tapes soient répandues sur le net pour oh…créer le scandale pourraient en prendre de la graine : pendant Carême on surveille ce que l’on dit, on ne cherche pas sciemment à faire du mal à autrui, à le posséder. Josef s’est donc probablement dit qu’il était grand temps de jeûner de paroles qui font mal . Pour se concentrer peut-être dans le futur sur des paroles qui font du bien. Après tout Benoit est avant tout Josef, un super théologien : de quoi alimenter les librairies chrétiennes de quelques ouvrages s’il le désire.

-          Excès de bling, d’ors, de cérémonies, bref, jeûner de paraître. Certes, on n’a jamais vu Benoit sur le Yacht de Dolce et Gabbana, mais il n’en demeure oas moins que le Vatican maintient un certain décorum dans la mise en scène papale. Quel meilleur moment pour se délester de tout ce bling, de cette superficialité que la période de Carême ?

-         Excès de relations qui empoisonnent. Certes le catho est miséricordieux. Mais cela ne veut pas dire bonne poire. Alors quand il y a des relations humaines qui sont néfastes, de celles qui vous emprisonnent, qui vous humilient, qui vous mettent à terre au lieu de vous grandir, il vaut mieux y mettre un terme. Notre ami Josef a peut-être voulu jeûner de cette mer infestée de requins que l’on imagine être Vatican.

 

Alors, pour ce Carême 2013, moi je dis « Chapeau Benoit et bon Carême ! ». 

pope quits

19 février 2013

Pain tournesol

Un nouveau job et des journées qui rallongent, ou tout du moins qui fatiguent beaucoup. S'adapter à de nouveaux horaires, de nouveaux collègues, se mettre dans le bain: plein de challenges qui en fait me font super plaisir. Seul côté négatif, c'est que j'ai un peu moins de temps pour mettre la main à la pâte d'une part, et écrire aussi d'autre part. 

Ceci dit, je reste toujours motivée par le défi boulange qui occupe avant tout le crochet pétrisseur de mon Kitchen Aid. Après viennent mes petites mains pour le façonnage. J'aime beaucoup ce défi qui me botte un peu les fesses...eh eh eh

Donc cette fois-ci pour le défi c'est un pain tournesol. Recette chez Manue. J’ai fait quelques adaptations à la recette, à commencer par diviser les proportions par 2. Quand on n’est que 2 à la maison et que l’on ne veut pas manger du pain tournesol pendant une semaine, on révise sa règle de 3.
J’ai aussi mis moins d’huile mais plus d’eau. Quant à la farine, j’ai opté pour une plus grande proportion de farine complète. Ce qui m’a donné un pain au goût un peu plus prononcé, mais justement, que moi j’adore.
La déco a été réalisée avec des graines de pavot, de sésame et du zaatar. Hop la recette. Pour les photos du façonnage, c'est chez Manue.
 

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PAIN TOURNESOL

100 ml de lait
110 ml d'eau
1 sachet de levure de boulanger déshydratée
30 ml d'huile d'olive
125g de farine blanche
225g de farine complète
1 cc de sel fin
30 g de beurre fondu pour étaler entre les couches de pain
du lait pour dorer
graines de sésame, pavot et zaatar
 
Dans un bol mélanger la levure, le lait et l’huile et ajouter l’eau chaude. Laisser reposer 10mn jusqu’à ce que la levure soit activée et que de la mousse se forme.

Dans le bol du pétrin, mélanger les farines et le sel. Ajouter le mélange liquide et laisser pétrir 3 à 4mn, jusqu’à ce que le pâton soit bien homogène et se décolle facilement des parois. Le laisser reposer sous un torchon jusqu’à ce qu’il double de volume.

Placer le pâton sur un plan de travail fariné  et le  diviser en 2.

Partager le premier pâton en 5 parts. Etaler, chaque part en cercles assez fins. Les empiler les uns sur les autres en les badigeonnant de beurre fondu (je n’ai pas badigeonné…). Le 5e cercle doit être un peu plus grand que les autres afin qu’il les recouvre une fois placé sur le dessus.

Couper la grosse galette ainsi formée en 8 parts en veillant à ne pas couper jusqu’aux bords.

Réserver 1/4 du deuxième pâton. Puis séparer le reste en 5 et répéter l’étape supérieure en faisant des cercles un peu plus petits. Installer la grosse galette ainsi obtenue au centre du cercle ouvert précédent et répéter l’opération de coupe et d’ouverture des parts en faisant attention à les disposer en quinconce.

Etaler légèrement le dernier petit pâton restant et le poser au centre. Laisser lever le soleil ainsi obtenu.

Préchauffer le four à 200°. Badigeonner les feuilles du tournesol de lait ou de jaune d’œuf et décorer avec les graines et le zaatar.  Enfourner 10mn à 200° puis 7mn restantes à 180°.

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15 février 2013

Chaud-froid de pommes, douceur marrons

Alors entre deux jobs, j'avais quelques jours de congés. L'occasion rêvée pour profiter de la terrasse et inviter des amies pour déjeuner. Une belle salade rapide à faire, et un petit dessert gourmand mais léger: de quoi faire plaisir aux filles et profiter de sa matinée sans être dans les casseroles. Ca sert aussi à ça les vacances.

Depuis toute petite j'aime beaucoup les pommes au four, même si je ne pense pas à en réaliser plus souvent. C'est simplissime, moins prise de tête à faire que les compotes (exit le pelage et découpage et rester près de la casserole), et franchement, la peau de pomme grillée et caramélisée au sortir du four, c'est à se damner. Ici, histoire de faire un peu plus "chic" que la simple pomme au four, j'ai voulu en faire un chaud-froid et l'ai donc servie avec un fromage blanc aromatisé à la crème de marrons, légèrement glacé. La petite gavotte vient terminer ce dessert tout simple en apportant son croquant et sa saveur qui s'accord très bien à l'ensemble. Hop la recette (parfaite pour une séance de vidage de placards!).

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CHAUD-FROID DE POMMES, DOUCEUR MARRONS


Pour 3 pommes au four
3 belles pommes
200g de fromage blanc
1CS de crème de marrons
Quelques gavottes

Préchauffer le four à 180°. Laver les pommes et retirer le cœur. Enfourner pour une demi-heure environ suivant la grosseur des pommes.
Mélanger le fromage blanc et la crème de marrons. Réserver au congélateur.
A la sortie du four, servir une pomme par personne avec une quenelle de fromage blanc et des miettes de gavottes.

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Fin »