Angel Cake

18 septembre 2014

Flan Framboise Coco (sans gluten)

Une éternité que je n'avais pas fait de flans. Et pourtant j'adore cela. Je n'y pense pas forcément quand je dois faire un dessert de fin de déjeuner ou dîner, pourtant c'est une manière plutôt légère et fruitée de terminer le repas. En plus, c'est simplissime à réaliser. 

Pour ce déjeuner avec une amie intolérante au gluten je cherchais un dessert adéquat. J'ai fait le tour de la blogosphère mais les sites spécialisés m'ont complètement découragée. Le moindre dessert est à base de farines spéciales ou de pré-mix spéciaux. Ou à base de graines, ou aliments que l'on ne trouve que dans certaines magasins bios sélectionnés. Bref, rien que je ne puisse trouver sur ma péninsule arabique. Du coup je suis partie sur un flan où finalement pour le rendre "tolérable" il suffisait de remplacer la farine par de la farine de maïs. 

Source: adaptation d'une recette du Cuisine Actuelle hors série juin 2014

flan framboise 1

FLAN FRAMBOISE COCO

125g de framboises
40g de noix de coco râpée + 2CS pour la déco
60g de maïzena (farine de maïs)
80g de sucre
3 œufs
40cl de lait
Un trait de rhum

Préchauffer le four à 180° et graisser un petit moule à tarte.

Dans une jatte, mélanger la farine et le sucre. Battre les œufs en omelette et les verser dans la jatte. Mélanger soigneusement.

Ajouter petit à petit le lait en remuant la pâte à l’aide d’un fouet. Verser doucement évite les grumeaux. Ajouter le rhum et la noix de coco râpée.

Répartir les framboises dans le moule et verser la pâte. Enfourner 35mn. Déguster tiède ou froid.

flan framboise 2

Posté par tellou à 17:05 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


17 septembre 2014

Un gros mot, du suspense, du fight, des éléments qui se déchaînent: bienvenue dans la théophanie d'Elie.

elie 2

1 Ro 19,11

11 Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant le Seigneur, car il va passer. » À l’approche du Seigneur, il y eut un ouragan, si fort et si violent qu’il fendait les montagnes et brisait les rochers, mais le Seigneur n’était pas dans l’ouragan ; et après l’ouragan, il y eut un tremblement de terre, mais le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre ;

12 et après ce tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n’était pas dans ce feu ; et après ce feu, le murmure d’une brise légère.

13 Aussitôt qu’il l’entendit, Élie se couvrit le visage avec son manteau, il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. Alors il entendit une voix qui disait : « Que fais-tu là, Élie ? »

 

Dans la série « expliquons les gros mots cathos », aujourd’hui nous avons « théophanie ». Oui, je sais c’est barbant, mais des fois ça fait du bien quand même de se coltiner des définitions et des remises en contexte avant de plonger dans ledit texte. Et puis, quand on se couchera ce soir, on sera un peu moins bête, et c'est toujours ça de gagné.

Donc aujourd’hui, la théophanie d’Elie, et puis à venir un autre jour, dans une catéchèse impertinente, une blablaterie sur le texte. Hop c’est parti.

Dans les traditions juives et chrétiennes on appelle théophanie le fait qu’il est donné à certaines personnes de voir Dieu ou l’une de ses manifestations. Du grec « theos » = Dieu et « phanein » = apparaître ou se manifester. La théophanie par excellence est celle de Moïse, que ce soit dans le buisson ardent (le barbecue qui ne s’éteint jamais), mais aussi directement puisque Moïse est le seul avec qui Dieu parlait « face à face, comme on se parle d’homme à homme » (Ex 33, 9). Dans le nouveau testament, le baptême de Jésus (avec les cieux qui s’ouvrent, l’Esprit qui descend et la voix) est aussi une théophanie.

Revenons donc ici à la théophanie d’Elie. Un peu de contexte ne va pas faire de mal…

En 933 av JC, le royaume de Jérusalem, unifié sous David et Salomon est scindé en deux royaumes (à cause de bisbilles entre les rejetons de Salomon). Le Royaume de Juda, ou Royaume du sud a pour capitale Jérusalem et les rois sont les descendants de David. Les rois restent garants de la foi au Dieu unique. Isaïe sera un prophète du royaume du Sud.

Le royaume du Nord ou royaume d’Israël a pour capitale Samarie et est un royaume prospère. Il englobe 10 tribus d’Israël et d’autres tribus résidentes déjà sur ces terres et qui vénèrent des idoles que l’on appelle « baals ». Ces derniers représentent les forces de la nature divinisées qui sont censées donner fécondité non seulement aux terres mais aussi aux animaux. Ainsi, deux « religions » cohabitent plus ou moins : la religion tournée vers le Dieu Yahvé et celle dévouée aux baals. La tentation d’idolâtrie est grande, surtout quand on a besoin de réponses immédiates : un champ à ensemencer et à récolter, des guerres à gagner…

Elie est un prophète du royaume du Nord au 9e siècle av JC sous le règne du roi Achab. Ce dernier a épousé la reine Jézabel, fille du roi de Tyr qui a amené avec sa dot sa religion dédiée aux idoles. Dans ce royaume c’est le prophète et non plus le roi qui va être garant de la foi et de l’attachement au Dieu unique. Le prophète n’est donc pas tant quelqu’un qui annonce quelque chose à venir, mais une personne qui parle au nom de Dieu. Une personne qui a reçu l’appel de Dieu, y a répondu et est ainsi en quelque sorte son porte-voix.

Elie va donc tout faire pour ramener le peuple d’Israël qui s’égare à vénérer les idoles, à la foi en Dieu. Sans partage. Avec le roi Achab s’ensuit un « combat de coqs » à coup de Dieux. C’est le sacrifice du mont Carmel ou Dieu va faire étalage finalement de sa puissance : lors d’un sacrifice de taureaux des miracles arrivent, le feu éclate, et forcément les gens reconnaissent la puissance de Dieu et se re-convertissent. (enfin pas tous, d’où le découragement d’Elie). Et puis, histoire de faire bonne mesure, on rajoute un petit massacre des prêtres des baals. Puis Dieu déclenche aussi pluie et tempête sur le roi. On a la totale. Tout ça est très efficace mais pas joli-joli. Notez qu'on peut être prophète et néanmoins grand massacreur :(

Jézabel, la femme d’Achab est un tantinet énervée de tout se raffut et du meurtre des prêtres et promet de tuer Elie qui n’a d’autre solution que de s’exiler au désert. Où il va rencontrer Dieu. Mais cette fois-ci pas dans le tonnerre, le vent, le feu, mais dans une brise légère. 

A suivre donc….

prophete_elie

11 septembre 2014

Gâteau Napolitain (Neapolitan Cake)


Voici un gâteau réalisé essentiellement pour m’amuser. Et aussi parce que c’était l’anniversaire d’une collègue de Chéri et que de temps en temps c’est moi qui leur fait les gâteaux. Même si je ne suis pas fan de ce genre de gâteaux, plutôt que de rester idiote toute ma vie, j’ai quand même voulu tenter le coup et me lancer dans ces gâteaux à étages.

Je sais qu’ils sont de plus en plus populaires sur la toile et les blogs, notamment parce qu’ils permettent une certaine créativité dans la décoration. Ce sont les gâteaux typiques des mariages et anniversaires américaines. Le principe en est simple : un gâteau de style génoise ou cake moelleux, du glaçage au beurre et éventuellement de la pâte à sucre pour recouvrir le tout. Après, chacun décide s’il préfère des roses blanches pour son mariage ou la reproduction de Flash McQueen pour l’anniversaire de son minot. 

Personnellement, niveau goût, je trouve cela en général sans grand intérêt : un gâteau au chocolat à peine chocolaté. Des génoises à la vanille qui fleurent bon l’industriel et des crèmes au beurre lourdes, lourdes. Bref, pour moi, tout ceci manque cruellement de finesse. Je ne parle même pas de la décoration qui souvent fait dans le très kitsch (mais là encore, cela reste très personnel)

Par curiosité et goût du challenge, j’ai quand même cédé et réalisé ce Gâteau Napolitain. Soyons honnêtes : les couches de cake sont délicieuses. Les gâteaux sont très moelleux et loin d’être trop bourratifs. Encore une fois, le fait-maison remporte haut la main la comparaison avec ce genre de biscuits achetés dans le commerce. Le gâteau au chocolat mériterait d’être un peu plus fort en chocolat à mon goût. La crème au beurre est…une crème au beurre. Personnellement, cela m’écœure trop. Je ne saurai donc être objective ici. Au final, un gâteau qui fait quand même de l’effet avec ces 3 couches de couleurs différentes.

Je n’ai rien changé à la recette d’origine. A noter tout de même si vous vous lancez que dans la confection des gâteaux, les vitesses du robot ont leur importance. Hop la recette.

Source: Brown eyed baker

Neapolitan cake 1

NAPOLITAIN (NEAPOLITAN CAKE)

Pour 10 à 12 personnes

INGREDIENTS:
Pour le gâteau à la fraise:
90ml cup de lait
75g de confiture de fraise
3 blancs d’œufs à température ambiante
130g de farine
175g de sucre
2 cc de levure chimique
½ cc de sel
120g (6 CS) de beurre mou
3-4 gouttes de colorant rouge

Pour le gâteau à la vanille:
1/2 cup de lait
1,5 cc d’extrait de vanille liquide
3 blancs d’œufs à température ambiante
130g cup + 2 CS de farine
¾ cup + 2 CS de sucre
2 cc de levure chimique
½ cc de sel
120g (6 CS) de beurre mou

Pour le gateau au chocolat:
1 cup de sucre
¾ cup + 2 CS de farine
⅓ cup de cacao amer en poudre
¾ cc de levure chimique
¾ cc de bicarbonate de soude
½ de sel
1 oeuf
½ cup de lait
¼ cup d’huile
1 cc d’extrait de vanille liquide
½ cup d’eau bouillante

Pour le glaçage à la vanille:
1½ cups de beurre mou à temperature ambiante
3¾ cups de sucre glace
3 CS de crème fraîche épaisse
4½ CS d’extrait de vanille liquide

 

METHODE

Préparer le gâteau à la fraise.

 Préchauffer le four à 180°. Chemiser de papier sulfurisé un moule de 20cm de diamètre

 Dans une jatte, fouetter ensemble le lait, la confiture et les œufs. Réserver.

Dans le bol d’un robot ménager type Kitchen Aid équipé du batteur plat, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. A vitesse lente, incorporer le beurre et mélanger jusqu’à obtenir une pâte sableuse similaire à la pâte à crumble. Ajouter les 2/3 du mélange liquide et mélanger pendant 2 mn à vitesse moyenne. Gratter les bords, ajouter le restant du mélange liquide et pétrir encore 1mn. Ramener le robot sur vitesse lente et ajouter les gouttes de colorant alimentaire jusqu’à obtention de la couleur désirée.

Verser la pâte dans le moule et faire cuire 35 à 40mn jusqu’à ce que la pointe d’un couteau insérée en ressorte sèche.

Laisser refroidir 20mn puis retourner le gâteau sur une grille et attendre jusqu’à complet refroidissement.

 

Préparer le gâteau au chocolat.

Préchauffer le four à 180°. Chemiser de papier sulfurisé un moule de 20cm de diamètre

Dans le bol d’un robot ménager type Kitchen AId équipé du batteur plat, mélanger la farine, le sucre, le cacao, le bicarbonate de soude, la levure et le sel. Ajouter l’œuf, le lait, l’huile et la vanille. Mélanger pendant 2 mn à vitesse moyenne. Incorporer l’eau bouillante et mélanger à vitesse lente jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Attention, elle est assez liquide, c’est normal.

Verser la pâte dans le moule et faire cuire 35 à 40mn jusqu’à ce que la pointe d’un couteau inséerée en ressorte sèche.

Laisser refroidir 20mn puis retourner le gâteau sur une grille et attendre jusqu’à complet refroidissement.

 

Préparer le gâteau à la vanille.

Préchauffer le four à 180°. Chemiser de papier sulfurisé un moule de 20cm de diamètre

Dans une jatte, fouetter ensemble le lait, l’extrait de vanille et les œufs. Réserver.

Dans le bol d’un robot ménager type Kitchen Aid équipé du batteur plat, mélanger la farine, le sucre, la levure et le sel. A vitesse lente, incorporer le beurre et mélanger jusqu’à obtenir une pâte sableuse similaire à la pâte à crumble. Ajouter les 2/3 du mélange liquide et mélanger pendant 2 mn à vitesse moyenne. Gratter les bords, ajouter le restant du mélange liquide et pétrir encore 1mn.

Verser la pâte dans le moule et faire cuire 35 à 40mn jusqu’à ce que la pointe d’un couteau insérée en ressorte sèche.

Laisser refroidir 20mn puis retourner le gâteau sur une grille et attendre jusqu’à complet refroidissement.

 

Préparer le glaçage à la vanille

Au Kitchen Aid équipé du fouet, fouetter à vitesse moyenne le beurre mou pendant 5mn. Il doit avoir une consistence mousseuse et aérienne. Baisser la vitesse et ajouter le sucre glace petit à petit. Une fois que tout le sucre est bien incorporé, augmenter à nouveau la vitesse et ajouter la crème fraiche et la vanille. Fouetter pendant 2mn.

 

Assemblage du gâteau:
Eventuellement trimer les gâteaux en ôtant la partie bombée qui a levé à la cuisson afin d’avoir des « étages » similaires.
Disposer le gâteau à la fraise sur l’assiette de présentation. Etaler 2 belles cuillères à soupe de glaçage. Recouvrir du gâteau au chocolat. Etaler là aussi deux cuillères à soupe de glaçage. Terminer avec le gâteau à la vanille. Répartir le reste du glaçage sur tout le gâteau.
Terminer la décoration à votre goût (ici, des « kisses » de Hershey)

neapolitan cake 2

 

05 septembre 2014

Cinnamon Buns (viennoiserie à la cannelle)

 

cinnamon buns 1

 

 

Encore une recette de la série « how to cook a perfect… » du Guardian. J'aime beaucoup me balader dans leurs pages "lifestyle" et notamment leurs éditos féministes et ceux consacrés à la gastronomie. Rien à voir me direz-vous. Si ce n'est le plaisir de lire et de trouver des recettes sympas. La série "how to cook a perfect...." se penche sur un standard de la cuisine, souvent britannique, interroge plusieurs chefs, et fait des essais pour arriver à la texture parfaite, au goût parfait. Cela fait deux fois que j'essaye leurs recettes et que je suis conquise. 

Les cinnamons buns, ou cinnamon rolls ou Kanelbular sont des classiques des viennoiseries nord-européennes et américaines. Et personnellement, quand j'ai besoin d'un "shoot" de cannelle, c'est vers ces brioches que je me tourne. Ceci dit, j'élimine celles qui sont faites en pâte presque feuilletée, dans le style imitation de la pâte à croissant, mais complètement raté. Et celles aussi qui ont beaucoup trop de glaçage qui couvre le goût de la brioche et de la cannelle. Bref, cette recette est vraiment parfaite et le résultat est nickel. Seule entorse à l'original, jee n’ai pas mis la cardamome - d’autant que les quantités me paraissaient astronomiques- tout simplement parce que je n’aime absolument pas/plus le goût. Hop la recette! 

cinnamon buns 2

CINNAMON BUNS

300ml de lait
50g de beurre
425g de farine
2cc de levure de boulangerie déshydratée
60g de sucre de canne
¼ cc de sel
1 oeuf

Pour la garniture
75g de beurre mou
50g de scre muscovado
2cc de cannelle

Un peu de lait ou un oeuf pour dorer

 

Faire tiédir le lait. Ajouter le sucre et la levure et laisser reposer 10mn jusqu’à ce que cette dernière soit réactivée.

Dans le bol du kitchen Aid équipé du crochet, verser la farine, le beurre, le sel. Verser le mélange de lait et l’œuf et laisser pétrit à vitesse lente pendant 10mn.
Recouvrir le bol d’un torchon et laisser lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Préparer la garniture en mélangeant le beurre mou, le sucre et la cannelle. Graisser un moule à manqué de 23 cm de diamètre.

Une fois que la pâte a doublé de volume, la disposer sur un plan de travail fariné et l’étaler en un grand rectangle d’environ 35 à 40cm sur 25 à 30. La pâte est suffisamment souple pour être étalée délicatement à la main au lieu du rouleau à pâtisserie. Etaler la garniture (à lamain ou à la petite cuillère c’est plus facile qu’au pinceau), puis rouler le rectangle sur sa longeur (comme un gâteau roulé). Découper le rouleau en portions et les disposer dans le moule. Recouvrir d’un torchon et laisser lever.

Préchauffer le four à 190°. Passer au pinceau un peu de lait ou d’œuf battu sur la brioche et enfourner 25mn jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée.

Tout juste sortis du four, ces buns sont à se damner (ne vous brûler pas la langue pour autant). Sinon froids, ils sont fantastiques aussi.

NB, en fonction de la grandeur de votre rectangle, le rouleau obtenu est plus ou moins grand. L’épaisseur de découpe des portions peut aussi faire varier leur nombre. La recette originale par exemple détaillait le rouleau en 7 morceaux à disposer dans le moule. J’ai pu découper 7 + 5 portions que j’ai du coup disposé dans deux moules (un de 23 et un de 20cm) tout en obtenant de très beaux buns. A vous de vous ajuster…

cinnamon buns 3

 

 

01 septembre 2014

La trace de l'amour (Martin Gray)

Depuis l'arrivée de bébé, très honnêtement je n'ai pas vraiment eu le temps de me promener dans ma Bible, puis de laisser vagabonder mon esprit comme pour une lectio divina. Je lis un texte et je me dis "tiens, je pourrais aller dans cette direction dans un commentaire pour le blog" et je n'ai pas vraiment le temps de m'asseoir tranquillement un bon moment pour rédiger et partager avec vous. Tant pis. C'est la vie, aussi...

Alors, à défaut de ma prose dans ces pages virtuelles, je vous propose la prose de personnes bien plus douées que moi et qui savent dire les choses d'une très belle manière. Je suis tombée sur ce texte de Martin Gray et je ne peux résister à le partager. 

bébé

La trace de l'amour

Chacun de nous a besoin de savoir que l'avenir existe. Chacun de nous a besoin de laisser une trace de son passage parmi les hommes. Chacun doit laisser cette marque. Sa marque, parce que c'est ainsi que l'humanité, Ce corps aux visages innombrables, creuse son sillon.

Et l'enfant, c'est la trace d'un homme et d'une femme.

Il y a toujours des chemins pour le fleuve qui va vers la mer. Mais il faut que le fleuve aille vers la mer et ne se perde pas dans les sables.

Il faut qu'un couple soit ouvert aux autres, sinon il se perd.

Il faut qu'un couple crée: des enfants ou des œuvres ou le bonheur pour les autres.

Il faut qu'un couple donne son amour. Car l'amour qui s'enferme, se dessèche et meurt, comme une plante sans lumière.

Les enfants, les œuvres, les autres, le monde : voilà le soleil et l'eau qui font vivre l'amour.

 

Martin GRAY "Le livre de la vie"



25 août 2014

Mousse de saumon et empereur aux herbes (une terrine facile et délicieuse)

 

buffets salés lenôtre

Pendant longtemps la terrine de poisson a été associée dans ma tête à ces buffets très 80's où l'on vous servez des salades composées (à base de macédoine de légumes) sur des plats en inox, des poissons entiers cuits ou des terrines de poisson plus ou moins bonnes, pleines de gelée. L'école Lenôtre avait fait beaucoup d'adeptes partout en France. Bref, je trouvais les terrines de poisson fades et insipides et j'ai mis un moment à me défaire de cette image surannée de la terrine de poisson. 

Pourtant cette dernière a beaucoup d'avantages: rapide à faire la plupart du temps, elle apporte saveur et fraîcheur à un buffet ou un déjeuner estival. Sans parler de buffet ou autres pique niques, la terrine de poisson au quotidien est une autre façon de proposer du poisson à table. Bref, petit à petit je me suis convertie à ces mousses. Pour les repas quotidiens, je reste une inconditionelle de mon pain de thon WW, mais aussi de toute terrine facile à faire comme celle-ci ou celle-ci avec du surimi

Pour les repas ou buffets qui requièrent un peu plus de cuisine fine, j'étais tombée sous le charme de cette terrine de poisson aux magrets fumés, ou de celle-ci au basilic et poivrons rouges

La recette que je publie aujourd'hui peut finalement très bien satisfaire une table aux mets plus fins comme des repas quotidiens. Je l'avais servie lors d'un déjeuner tout simple avec une amie et elle avait adoré. Toute simple à faire, elle reste savoureuse et fine. Et comme souvent, je l'ai servie avec une petite sauce au fromage blanc (fromage blanc + moutarde + ketchup + sel poivre). Hop la recette! 

 

N'oubliez pas que vous pouvez me suivre et être tenu au courant des dernières publications de ce blog en vous abonnant à la newsletter ou en me suivant sur Facebook, Pinterest ou Hellocoton. Tous les lins sont cliquables dans la colonne de droite du blog. 

Source: Adaptée de "Terrines fraîcheur", Saep 

 

terrine saumon 1

MOUSSE DE SAUMON ET D’EMPEREUR AUX HERBES

500 g de saumon frais
500g d’empereur (ou tout autre filet de poisson blanc comme du colin)
Baies à moudre
4 blancs d’œufs
2 bouquets de persil hâché
1 CS d’origan hâché
Huile d’olive
Sel, poivre.

Préchauffer le four à 190° et préparez les éléments du bain-marie.

Préparer le saumon : enlever la peau et les arêtes et le découper en gros cubes. Dans le bol d’un robot, le mixer et le réduire en purée avec 2 blancs d’œufs, quelques tours de moulin d’un mélange de baies, sel et poivre. Répartir la préparation dans un moule chemisé de papier sulfurisé (ou une terrine préparée de la même manière) et réserver au frigo.

Dans une poêle, faire réduire le persil dans un filet d’huile d’olive. (pas plus de 5mn). Préparer l’empereur : enlever les arêtes et découper en cubes. Dans le bol du robot, mixer et réduire en purée le poisson, le persil, l’origan, les deux blancs d’œufs restant et quelques tours de moulin de poivre, ainsi que le sel. Verser le mélange sur la première couche de saumon. Egaliser la surface.

Enfourner 35mn au bain-marie. La cuisson se vérifie en plantant la lame d’un couteau au cœur de la terrine : elle doit ressortir chaude et sèche.

Laisser refroidir complètement avant de réserver au frigo. Démouler froid.

 

terrine saumon 2

21 août 2014

Brioche nature (excellente, moelleuse, une de mes meilleurs recettes)

Come beaucoup d'entre vous j'imagine, même avec internet, et même avec une bibliothèque remplie de livres de cuisine, je continue quand même de lire, puis découper puis classer les recettes que je trouve dans les magazines ou au hasard de mes pérégrinations bloguesques. Le classement se fait par classeurs et dans ma cuisine, immédiatement à portée de main, j'en ai un consacré aux pains et brioches. Rempli le classeur 

Alors, je ne me rappelle plus comment je suis tombée sur cette recette, ni comment je l'ai adaptée. Toujours est-il que cette brioche vraiment délicieuse: moelleuse, tendre, parfumée. Probablement là-aussi l'une de mes meilleures recettes.  Avec mes différents essais, j'ai aussi réalisé qu'associer les parfums rhum+ fleur d'oranger donne un arôme vraiment extra aux brioches. Surtout pour les brioches natures. 

Je n'ai pas grand chose à ajouter. Quand quelque chose est bien, il suffit juste de se lancer et faire, refaire, re-refaire. Hop la recette! 

 

 

brioche nature 1

BRIOCHE NATURE


3 œufs
375g de farine
100ml de lait
1,5 cc de levure de boulangerie déshydratée
75g de sucre
85g de beurre
1/2cc de sel
1 bouchon d’eau de fleur d’oranger
1 bouchon de rhum
Du sucre casson pour décorer

Faire tiédir le lait. Ajouter la levure et le sucre et laisser reposer 10mn.

Dans la cuve du kitchen aid, préparer la farine, le sel et le beurre. Ajouter le lait à la levure une fois que le mélange est mousseux, ainsi que les œufs, l’eau de fleur d’oranger et le rhum. Laisser pétrir à vitesse lente pendant 10mn.

Couvrir le bol et laisser pousser une première fois jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Déposer la pâte sur le plan de travail, chasser l’air et façonner rapidement votre brioche (tresse, boule…) avant de la mettre sur une plaque ou dans un moule. Laisser reposer une deuxième fois jusqu’à ce qu’elle double de volume.

Badigeonner la brioche d’un peu de lait et décorer de sucre casson. Enfourner 25mn dans un four préchauffé à 180°

brioche nature 2

Posté par tellou à 12:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

19 août 2014

Prière pour la paix...encore raté :( Ou peut-être pas en fait....

PEACE-DOVE-BANSKY

 

Bon ben à priori cela n’a servi à rien. La rencontre de prière entre le Pape, Mahmoud Abbas et Shimon Pérès n'aura servi à rien. A moins de démontrer les totales inutilité et inefficacité de la prière. Certains diront « mais vous vous attendiez à quoi, pauvres crédules ? ».  « Vous pensiez vraiment que votre Pape avait la réponse miracle là où l’ONU, tous les présidents des puissances mondiales les plus influentes, tous les négociateurs aguerris ont échoué ? » On rigole doucement. Enfin, non, on ne rit pas devant les horreurs qui se sont déployées devant nos yeux de vacanciers. Juillet et août c’est généralement le temps des « vacances » aussi de ce qui nous préoccupe l’année. Juillet et août en occident c’est le temps d’un peu plus de désinvolture, de retrouvailles en famille, entre amis. Juillet et août c’est le temps du ralenti au bureau. Juillet et août ces derniers temps c’est aussi le temps de Ramadan, un temps festif, de moments partagés, de repas conviviaux.

Mais cette année, impossible de détourner les yeux des horreurs créées par les conflits. Déferlement de haine, de morts, de personnes sur les routes. Il n’y a plus de raison. La revanche, le désir de conquête, les pseudos arguments théologiques sont les seuls leitmotivs.

Alors la prière dans tout ça ? Inutile…. ? Dieu ferme les yeux et ne fait rien ? L’on est en droit de se poser la question de la présence de Dieu quand on voit tout ceci. Cela me rappelle ce texte d’Elie Wiesel, dans « La nuit », où assistant à la pendaison d’un enfant  « Derrière moi, j'entendis le même homme demander : 
- Où donc est Dieu ? 
          Et je sentais en moi une voix qui lui répondait : 
- Où il est ? Le voici - il est pendu ici, à cette potence... »

St Paul explique très bien que nous sommes « le Temple de Dieu » et que, depuis notre baptême, Dieu nous habite. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le Temple de Dieu est sacré et ce temple c’est vous. » (Paul, 1 Co 16).

Nous avons de la valeur. Nous ne sommes pas juste un assemblage de membres et d'organes. Pas juste de la chair à canon. Nous avons en nous une part de sacré. Le sacré n'est pas seulement en Dieu. Il est en nous aussi. Et parce que Dieu nous habite, quiconque fait du mal à un être humain, fait du mal à Dieu. « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40). C’est en ce sens probablement qu’Elie Wiesel voit Dieu pendu au bout de cette corde.

Alors oui, Dieu est présent dans ces guerres au Moyen-Orient. Dieu est bien là, mais pas forcément là où nous l’imaginons. Dieu n’est pas un mercenaire, Dieu n’est pas un casque bleu. Il ne va pas prendre parti, il ne va pas lancer des roquettes et déclencher sa fureur divine contre l’un ou l’autre des camps, l’un ou l’autre des mécréants. Non, Dieu est dans les décombres, Dieu est sur les routes avec les exilés, Dieu pleure, Dieu a été violé, Dieu est dans des camps de réfugiés, Dieu est mort des milliers de fois cet été.  

Ce n’est pas Dieu qui impose la paix comme telle. Il l’a met dans nos cœurs. Car si nous sommes le temple de Dieu, c’est un temple-souk où l’on trouve de tout : du sacré, de l’amour mais aussi beaucoup d’encombrement divers, voire du mal.

Alors prier Dieu pour la paix, ce n’est pas forcément demander à Dieu d’intervenir directement, de balancer un missile ou deux, ou de changer les armes en sucettes chupa chups (pourtant je trouve que ça serait plutôt sympa des soldats ou des djihadistes avec des chupa chups aux lèvres…). Non, là où Dieu peut intervenir directement c’est dans leurs cœurs, dans nos cœurs. Car la paix, c’est à nous de la mettre en œuvre. Ce n’est pas Dieu qui désarme miraculeusement, il désarme nos cœurs. A eux, à nous d’entendre Dieu et de dégoupiller ce pouvoir plutôt que des grenades et autres roquettes.

Alors continuons de prier…

UN

16 août 2014

Tarte légère au fromage blanc

Avec l’arrivée de bébé, les amis, en bonnes fées, viennent se pencher sur le berceau. Remise sur pieds et un peu moins fatiguée, le temps était venu pour moi de me réinvestir ma cuisine pour autre chose que pour préparer des biberons, et remettre les mains dans la pâte. Etant donné que maman et belle-maman avaient gratifié ma fin de grossesse de quelques revues de cuisine rapportées de France, pour accueillir mes amies je me suis lancée dans cette tarte légère au fromage blanc de Christine Ferber (Régal, Juillet-août 2014).

Rien que la pâte sablée aux noisettes vaut le détour. Ensuite la garniture au fromage blanc est vraiment légère et peu sucrée : un vrai bonheur, tendre et délicat. Effectivement, cette spécialité alsacienne (et que l’on dégustait aussi quand nous étions outre-rhin avec Chéri) est loin des cheesecakes anglo-saxons, plus compacts et plus denses.

Cette tarte était aromatisée à la vanille à défaut de zeste de citron comme dans la recette. Ce qu’il y a de formidable avec ce genre de tarte, c’est sa versatilité. Elle se déguste telle quelle et est appréciée pour sa légèreté et sa subtilité. Mais on peut aussi la servir avec des fruits frais, des coulis. L’appareil au fromage blanc peut lui aussi s’adapter à beaucoup de variations aromatiques, tant par les agrumes que par les épices comme cannelle, fève tonka etc. Idem pour la pâte où l’on peut là aussi rajouter un peu de cannelle ou remplacer les noisettes par des amandes si on préfère.
Hop la recette de Christine Ferber

PS: N'ayant pas utilisé toute la pâte à la noisette pour cette tarte, le reste s'est vu transformé en petits biscuits sablés. Forcément délicieux!

Edit: Suite à certains commentaires, une petite précision: cette tarte est légère au sens "aérien" et non au sens "peu de calories". Pour des versions allégées, voyez ici un gâteau au fromage blanc et là le cheesecake allégé de Gordon Ramsay

tarte fromage blanc 1


TARTE LEGERE AU FROMAGE BLANC (CHRISTINE FERBER)

La pâte sablée aux noisettes
250g de farine de blé
100g de sucre glace (50g de glace et 50g de poudre chez moi, mon stock de glace étant terminé)
150g de beurre tempéré
1 œuf moyen
50g de noisettes moulues
1 pincée de sel

Pour la crème au fromage blanc
800g de fromage blanc (à 20% chez moi, 40% dans la recette originale)
4 œufs moyens
50g de farine de blé
75g de sucre en poudre
Les graines d’une gousse de vanille
1cc de vanille liquide

Préparer la pâte sablée. Mélanger la farine, le sel et les noisettes moulues. Incorporer le beurre et sabler (obtenir un mélange comme pour le crumble). Casser l’œuf et pétrir à minima afin d’obetnir une boule de pâte homogène. Filmer et réserver au frigo 1h.

Etaler la pâte sablée et la disposer dans un moule à manqué de 23 à 24cm de diamètre. Piquer le fond et réserver au frigo 1/2h.

Préchauffer le four à 150°.

Dans un grand bol, mélanger délicatement au fouet le fromage blanc, les œufs, la farine, le sucre en poudre et la vanille.
Monter les blancs en neige et les incorporer à la préparation. Verser cette dernière sur la pâte.

Enfourner 1h30 environ. La tarte va gonfler et dorer. Attendre 10mn qu’elle refroidisse un peu avant de la démouler en la retournant sur une grille.

 

tarte fromage blanc 2

 

30 juillet 2014

Brioche aux pralines: recette de la cigogne

 

Seulement deux ingrédients, 

9 mois de levée dans un nid doux et bien chaud, 

un parfum délicat de bébé qui pousse aux bisous...

 

Blog en pause le temps d'une dégustation bien méritée et si délicieuse....

 

 

Bracelets maternité

 

 

Posté par tellou à 15:32 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

20 juillet 2014

Salade « Quinoa Queen » et réquisitoire contre les sauces salade.


Encore une chouette salade « santé » avec que de bonnes choses : protéines, sucres lents, légumes. Parfait pour la lunch box, entre autres. C’est vrai que j’appelle ce genre de salade « santé », comme celle-ci ou celle-ci, rapport aux fait que pendant un certain temps j’ai cherché des plats susceptibles de booster à la fois mes apports en vitamines et minéraux, et en même temps de faire attention à l’apport glycémique. D’une motivation de départ très « santé », je dois avouer que je suis rapidement passer à une motivation beaucoup plus guidée par la gourmandise et je dois avouer humblement que j’ai redécouvert les légumineuses, les lentilles et autres quinoa. Fabuleuses bases pour des salades gourmandes. La recette provient de Elle à table mais je l’ai un peu revisitée : les proportions ont été divisées par deux et j’ai adapté les légumes en fonction de ce que j’avais dans le frigo. Et je ne l’ai pas assaisonnée.

Quand je fais des salades, je prépare toujours la sauce vinaigrette à côté. Plusieurs raisons à cela. La première c’est que si la salade n’est pas terminée à l’issue du repas, elle ne sera pas « cuite » par le vinaigre et pourra être resservie tout en restant fraîche. Et je ne sais pas vous, mais moi, je ne finis jamais les salades. C’est d’autant plus pertinent lorsque je prépare des grosses salades comme celle-ci, dont je sais qu’elles vont me faire plusieurs déjeuners au travail.

Autre raison : je déteste littéralement les salades avec trop de sauce. La laitue qui dégouline de vinaigrette, très peu pour moi. Et en général, malheureusement, je trouve que la plupart des salades ont beaucoup trop de sauce. J’ai en bouche plus le goût du vinaigre, de la moutarde, la texture grasse que le bon goût frais des légumes. Je ne parle même pas ici des restaurateurs qui préparent les salades à l’avance, avec vinaigrette et qui du coup, osent servir des feuilles totalement flétries à cause du vinaigre. Parce que oui, sans vouloir faire ma groupie de Passard, j’estime que chaque légume, chaque fruit à son goût, sa texture et que tout ajout est là pour rehausser, sublimer, pas détruire. J’aime les légumes, laissez-moi faire le lapin avec mes salades non assaisonnées.

Autre argument, surtout valable dans le cadre de la restauration, plus ou moins rapide, et en tout cas très « cantine » : beaucoup de restaurateurs voire de cuisiniers de collectivités utilisent des « sauces salades » toutes prêtes, parfois à mi-chemin entre la vinaigrette et la mayonnaise (oui, je parle bien du liquide poisseux blanchâtre) au goût indéfinissable, pleines de conservateurs, amidon et autres joyeusetés du style sucres déguisés etc…Non merci. Un trait d’huile d’olive me suffira.

Enfin, dernier argument et pas forcément des moindres : la sauce salade servie à côté permet de mesurer soi-même l’apport en gras. Quand on surveille un peu sa ligne et que l’on tape dans les diètes hypo lipidiques, il est recommandé de ne pas consommer plus de 2 cc d’huile ou de beurre par jour. C’est peu. Alors on oublie les salades déjà assaisonnées.

 

quinoq queen 1

SALADE « QUINOA QUEEN »

150 g de quinoa rouge
1 poivron vert
1 échalotte
1/2 concombre
1,5 carottes
1 botte de persil
1 grosse boîte de thon au naturel
200 g de pois chiches cuits (1 boite)

huile d’olive bio
1 citron vert bio
1 citron jaune bio
piment d’espelette
sel, poivre

Rincer le quinoa, le mettre dans une casserole et le recouvrir largement d’eau froide. Porter à ébullition et laisser cuire 10 mn environ : les graines doivent s’entrouvrir et rester tendres. Égoutter et laisser refroidir.

Rincer le poivron et couper la pulpe en dés. Éplucher l’échalote et la hacher. Peler le concombre, le couper en dés. Peler les carottes et les râper finement. Rincer le persil, l’essorer et l’effeuiller. Egoutter le thon et l’émietter. Rincer et égoutter les pois chiches.

Mélanger le quinoa avec tous les ingrédients.

Arroser d’huile d’olive, et du jus de citron à votre convenance. Ajuster l’assaisonnement avec sel poivre et piment.

quinoa queen 2

 

18 juillet 2014

"Instrumentum Laboris" sur la famille: post spécial sur la théorie du genre

heteronormative-ecard

 

Après les épisodes 1 et 2, il y avait un point particulier que je ne pouvais pas laisser passer tellement c'était énorme, empreint d'une condescendance puante et de jugement hâtif. Donc je vais encore l'ouvrir....désolée hein....Car oui, le texte de travail sur la pastorale de la famille aborde en deux point la "théorie du genre". Et vous pensez bien que je suis horrifiée quand je lis que celle-ci est une « Idéologie selon laquelle le genre de chaque individu n’apparaît plus être que le produit de conditionnements et de besoins sociaux, cessant ainsi de correspondre à la sexualité biologique » et un peu plus loin que les Etats promeuvent  « l’idéologie du gender . Dans certaines régions, celle-ci tend à influencer jusqu’en dans le milieu primaire, diffusant une mentalité qui, derrière l’idée de faire disparaître l’homophobie, propose en réalité une subversion de l’identité sexuelle ».

Alors, on va le refaire pour ceux qui n’auraient pas suivi au fond de la salle, ou qui sont définitivement bouchés : IL N’Y A PAS DE THEORIE DU GENRE. Ca n’existe pas. Il y a DES théories sur le genre (de la même manière qu'il y a plusieurs théories économiques, plusieurs théories politiques.) qui cherchent à montrer l’influence que peuvent avoir certains comportements sociaux sur les représentations sexuées. Oui certaines étudient l’homosexualité dans ce cas. Mais c’est tout. En aucun cas, je dis bien, en aucun cas, il n’est question de « subversion de l’identité sexuelle ». On nait de sexe masculin ou féminin et personne ne remet cela en cause. Ce qui est étudié, par plusieurs courants de pensée, différents, et parfois remis en cause, c’est pourquoi le fait d’avoir un vagin ou un pénis va conditionner un rôle déterminé dans la société. Pourquoi on va offrir des dinettes aux filles et des camions de pompiers aux garçons, pourquoi on traite les filles de « garçon manqué » quand elles grimpent aux arbres et les garçons de « mauviettes » quand ils pleurent.

Ca, ça n’a rien à voir avec leur sexe et leurs gènes, cela a à voir avec la manière dont les sociétés conditionnent leurs enfants dans des rôles spécifiques. Le gros cliché patriarcal (et bien entendu très encouragé par l’Eglise catholique) étant in fine, bobonne à la maison et pépère qui ramène de quoi sustenter la famille. Il n’est pas question d’effacer une réalité biologique, mais de voir comment les réalités sociales influent aussi sur le genre (qui n’est pas le sexe, mais le rôle social attribué à chaque sexe). Je ne comprends pas que quelque chose qui saute tellement aux yeux soit si difficile à comprendre. Quand, dans une réunion au boulot, c’est vers la femme que l’on se tourne pour aller commander les cafés pour tout le monde, vous pensez vraiment que c’est parce que c’est inscrit dans ses gènes ou que c’est parce que depuis des millénaires les filles sont conditionnées pour le service ? Et vous pensez vraiment que si, à cette petite fille, à l’école, on lui avait parlé de l’égalité des sexes et que non, une fille n’est pas au service d’un garçon, on aurait fait d’elle une homosexuelle ? Honnêtement ?  

Alors, personnellement, j'aimerais vraiment que l'Eglise arrête de produire des épouvantails qui sortent de nul part, qui ne correspondent à rien et qui ne servent qu'à créer des peurs irrationnelles. C'est du mensonge. Et à priori, mentir, c'est pas chrétien.... 

16 juillet 2014

Le meilleur des carrot cake - Best-ever Carrot Cake

carrot cake 1

 

Cela faisait un moment que j'avais envie d'un carrot cake. Un vrai de vrai: bien riche avec plein de glaçage et de crème dedans et dehors. Le genre de gâteau où vous vous imaginez dans une série américaine un peu girly, comme Sex and the City, dans une pâtisserie américaine, à déguster une énorme tranche de ce délice. Parce que oui, un gâteau ce n'est jamais qu'un gâteau: il y a des sensations, des envies, des films que l'on se fait autour d'un mets. Ceci étant, j'avais beau faire les pâtisseries ici (franchement dégoûtantes) voire me tourner vers des "valeurs sûres" de la "gastronomie de café" américaine telles Starbucks, in fine je n'étais jamais satisfaite par la tête de leurs carrot cakes. Rien qui ne me fasse signe en me disant "mange-moi! mange-moi!". 

Dans ces cas-là, l'envie ne disparaissant pas, la seule solution est de réaliser moi-même le gâteau de mes désirs. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Direction donc le Better Homes and Garden Cookbook pour y trouver THE recette. Très honnêtement, je me méfie toujours des appellations "le meilleur.." ou "la meilleure..." parce que je trouve ça pédant et souvent surfait. Sauf que là, non. C'est vraiment le meilleur carrot cake que j'ai cuisiné et c'est probablement l'un des meilleurs que j'ai dégusté. Du moelleux, de la tendresse, du glaçage que j'aime.....ohhhhh Dieu je sombre! 

Pour le glaçage, je dois avouer que ce fut un petit challenge. Faire du glaçage à vase de fromage frais et de sucre glace est très bien, mais à fouetter le fromage avec le sucre, il se ramollit et devient plus liquide. Difficile donc à tartiner. Sauf à mettre une quantité conséquente de sucre glace. Mais dans cette configuration, personnellement je trouve le glaçage trop sucré et trop écoeurant. Pour moi, un glaçage ne doit pas couvrir le goût du gâteau, or malheureusement, c’est ce que je retrouve dans la plupart des cupcakes ou autres confections. D’où l’idée de garder un glaçage traditionnel. Mais plutôt que de le faire épaissir et « tenir » à grand renfort de sucre glace, j'ai tenté de le faire prendre avec un peu de gélatine. La technique est à améliorer mais le résultat était là.

PS: Les photos représentent ce carrot cake en mode individuel, mais la recette est pour un gros gâteau à partager. (quand je fais des gros gâteaux, à offrir ou pour les collègues, je fais à chaque fois un gâteau-test individuel à part)

carrot cake 2

 

BEST EVER CARROT CAKE

4 oeufs
¾ cup d’huile
2 cups de farine
1 ¾ cups de sucre (au lieu de 2 cups)
2 cc de levure chimique
1/2cc de bicarbonate de soude
1cc cannelle moulue
3 cups de carottes râpées finement (l’équivalent de 3 grosses. Utiliser la râpe à plus petits trous. Avec des carottes râpées plus épais, il y a risque qu’elles tombent au fond du moule)
400g de fromage frais type philadelphia ou St Morêt.
1,5 cup de sucre glace
1cc de vanille liquide.
1 feuille de gélatine ou ½ cc d’agar agar

 

Préchauffer le four à 180°.

Préparer deux moules de 20cm de diamètre en les chemisant de papier sulfurisé.

Dans une jatte, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, le sucre et la cannelle.

Dans une deuxième jatte, mélanger les œufs, les carottes et l’huile. Verser le mélange aux carottes dans le mélange de farine.

Mélanger pour obtenir une pâte homogène et la verser dans les deux moules. Enfourner 30 à 35mn et faire le test du couteau pour vérifier la cuisson.

Une fois les gâteaux cuits, les laisser refroidir 10mn puis les démouler sur des grilles. Laisser complètement refroidir.


Préparer le glaçage. Plonger la feuille de gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, faire chauffer 100g de fromage frais. Une fois liquide et chaud ajouter la feuille de gélatine essorée et bien mélanger. Laisser tiédir. Pendant ce temps, mélanger le reste du fromage avec le sucre glace. Incorporer petit à petit ce mélange au fromage frais qui a reçu la gélatine. Réserver au frigo.

Montage.
Eventuellement égaliser les gâteaux à la carotte (les « décapiter s’ils ont gonflé à la cuisson) ». Répartir un tiers du glaçage sur un gâteau. Le recouvrir du deuxième gâteau et recouvrir ce dernier du reste de glaçage. Décorer.

 

carrot cake 3

15 juillet 2014

Petites réflexions impertinentes sur le mariage, la famille etc…II: le retour du come-back

camillo-et-peppone

J’ai donc continué à lire le document de travail de Vatican sur la famille ( « instrumentum laboris")et je reste très partagée (euphémisme pour dire en fait « passablement désabusée »). D’un côté je me félicite qu’un tel document rassemble les évolutions de la famille ces dernières décennies et je me réjouis que Vatican cherche à en parler. Je me réjouis aussi de savoir que peut-être, pour une fois, la société civile, en tout cas certains laïcs dans l’Eglise ont été mis à contribution et donné leur avis. Il est bien aussi de constater que le document prend acte des changements sociaux (familles recomposées, monoparentales, demande des sacrements dans ces cadres).  Tout cela va dans le bon sens.  

Mais les principaux reproches que je lui ferai est d’une part de rejeter la faute sur les autres (Un seul paragraphe (§75) traite des méfaits de l’Eglise : « contre-témoignage de l’Eglise »), et d’autre part de réfléchir en vase clos, comme si l’Eglise était une entité à part, avec des membres à part de leurs sociétés. Quelle dichotomie !

Concernant le premier point, l’on se rend vite compte que pour le document et donc pour les prélats voire les laïcs qui ont fait part de leurs pensées, les malheurs de la famille telle que définie et entretenue par la pastorale familiale, sont dus aux sociétés changeantes, aux Etats. La famille est clairement attaquée de toutes parts : par les Etats, par le concept des libertés individuelles, par les médias, les nouvelles technologies (parce que l’on passe du temps avec sa tablette et plus avec ses enfants) etc…Mais c’est la faute des autres, pas de l’Eglise. On arrive même à un point culminant (de bêtise ?) quand on lit que le concubinage en Europe provient de « l’influence de l’idéologie marxiste ». Là perso, je vois Don Camillo et Peppone….Je comprends bien que dans certaines régions du monde (suivez mon regard du côté outre-atlantique) le « socialisme » est le monstre à abattre, mais la sémantique employée rappelle furieusement les années d’avant la chute du mur de Berlin ! Et bien sûr, l’on retrouve aussi toute la rhétorique autour des sociétés qui favorisent une « culture de mort » une « indifférence face à la vie ». Bref, c’est la faute des autres et notre concept catho du schéma familial père/mère/enfant est soumis aux attaques récurrentes.

Par ailleurs, et cela découle finalement du premier point, l’on se rend compte aussi que les analyses de la situation ou les propositions faites pour faire évoluer la situation, tournent en en vase clos : les propositions sont faites pour des gens qui sont dans l’Eglise ou en tout cas qui y mettent (encore) un pied pour les sacrements. Les formations suggérées pour que les gens connaissent un peu plus la pastorale de la famille sont en priorité à destination des cathos pratiquants. Bref, on reste entre poissons rouges dans notre bocal. C’est triste, c’est très triste quand on a une parole de vie, une parole d’amour et qu’il nous est demandé de la porter. Je trouve cela lamentable de rester dans son entre soi.

Mais comment porter des concepts d’amour et d’espérance, quand on reste ancré dans ses certitudes, quand on se sent attaqué et quand on ne démord pas de ses positions, de ses schémas d’analyse ? Par exemple, le document regrette que dans les familles où la foi est faible, quand il y a des soucis, les membres n’ont pas forcément le réflexe de se tourner vers l’Eglise. Mais bien entendu puisque les églises sont perçues comme des lieux de jugement et non comme des lieux d’accueil !

Sur une pastorale comme celle de la famille, il est évident qu’il faut d’abord s’adresser aux cathos, premiers concernés, mais il s’agit aussi de s’ouvrir et d’aérer en grand ! Je ne dis pas ici qu’il faille militer pour l’accès à la communion de personnes homosexuelles divorcées remariées (on cumule ? ah ah ah ), mais peut-être se faire les témoins, en vrai de ce que peux être une vie de chrétien, qui n’a rien à voir avec le jugement, mais est censée être empreinte de compassion.

Ainsi au milieu de cet imbroglio qui, malgré son désir d’ouverture, est encore trop empreint de « bien –pensance » certaines phrases me redonnent espoir notamment quand on lit : « la pastorale familiale, loin de s’enfermer dans une vision légaliste, a pour mission de rappeler la grande vocation de l’amour, vocation à laquelle la personne est appelée, et de l’aider à vivre à la hauteur de sa dignité ». J’aurais envie de suggérer d’imprimer cette phrase sur des grands calicots à suspendre dans la salle de réunion des évêques. 

-portrait-famille-plus-traditionnelle

10 juillet 2014

Brioche aux pralines (sur une base de panettone)

Il y a quelques temps, sur ce blog, je vous présentais une recette de pain sicilien/panettone. J'ai été tellement satisfaite du résutat, de la texture que j'ai voulu réitérer l'expérience dans une version de brioche que je préfère: la brioche aux pralines. Bien m'en a pris: le résultat est impeccable et probablemennt l'une des meilleures recettes de brioche aux pralines de ce blog. Moelleuse, aérée, un délice.

Je crois qu'il n'y a pas besoin d'élucubrer plus longtemps. Hop la recette. 

brioche pralines 1

BRIOCHE AUX PRALINES (SUR BASE DE PANETTONE)

400g de farine
7g de sel
40g de sucre
10g de levure de boulangerie déshydratée
120ml de lait
4 œufs moyens
100g de beurre
150g de pralines roses

Réactiver la levure : dans du lait tiède, mélanger le sucre et la levure. Laisser reposer 10mn jusqu’à ce que le mélange soit mousseux.

Dans la cuve du kitchen aid équipé du crochet à pétrir, mélanger la farine et le sel. Ajouter le mélange lait/levure, les œufs et le beurre. Pétrir à vitesse lente 10mn.

Laisser lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Préparer le moule à brioche en le chemisant de papier sulfurisé.

Chasser l’air du pâton, incorporer délicatement les pralines et façonner une boule à mettre dans le moule. Recouvrir d’un torchon et laisser pousser une seconde fois jusqu’à ce qu’elle double de volume au minimum.

Faire cuire 25mn dans un four préchauffé à 180°. Laisser refroidir 10mn avant de démouler sur une grille et de laisser totalement refroidir.

brioche pralines 2

 



Fin »