Angel Cake

25 août 2014

Mousse de saumon et empereur aux herbes (une terrine facile et délicieuse)

 

buffets salés lenôtre

Pendant longtemps la terrine de poisson a été associée dans ma tête à ces buffets très 80's où l'on vous servez des salades composées (à base de macédoine de légumes) sur des plats en inox, des poissons entiers cuits ou des terrines de poisson plus ou moins bonnes, pleines de gelée. L'école Lenôtre avait fait beaucoup d'adeptes partout en France. Bref, je trouvais les terrines de poisson fades et insipides et j'ai mis un moment à me défaire de cette image surannée de la terrine de poisson. 

Pourtant cette dernière a beaucoup d'avantages: rapide à faire la plupart du temps, elle apporte saveur et fraîcheur à un buffet ou un déjeuner estival. Sans parler de buffet ou autres pique niques, la terrine de poisson au quotidien est une autre façon de proposer du poisson à table. Bref, petit à petit je me suis convertie à ces mousses. Pour les repas quotidiens, je reste une inconditionelle de mon pain de thon WW, mais aussi de toute terrine facile à faire comme celle-ci ou celle-ci avec du surimi

Pour les repas ou buffets qui requièrent un peu plus de cuisine fine, j'étais tombée sous le charme de cette terrine de poisson aux magrets fumés, ou de celle-ci au basilic et poivrons rouges

La recette que je publie aujourd'hui peut finalement très bien satisfaire une table aux mets plus fins comme des repas quotidiens. Je l'avais servie lors d'un déjeuner tout simple avec une amie et elle avait adoré. Toute simple à faire, elle reste savoureuse et fine. Et comme souvent, je l'ai servie avec une petite sauce au fromage blanc (fromage blanc + moutarde + ketchup + sel poivre). Hop la recette! 

 

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Source: Adaptée de "Terrines fraîcheur", Saep 

 

terrine saumon 1

MOUSSE DE SAUMON ET D’EMPEREUR AUX HERBES

500 g de saumon frais
500g d’empereur (ou tout autre filet de poisson blanc comme du colin)
Baies à moudre
4 blancs d’œufs
2 bouquets de persil hâché
1 CS d’origan hâché
Huile d’olive
Sel, poivre.

Préchauffer le four à 190° et préparez les éléments du bain-marie.

Préparer le saumon : enlever la peau et les arêtes et le découper en gros cubes. Dans le bol d’un robot, le mixer et le réduire en purée avec 2 blancs d’œufs, quelques tours de moulin d’un mélange de baies, sel et poivre. Répartir la préparation dans un moule chemisé de papier sulfurisé (ou une terrine préparée de la même manière) et réserver au frigo.

Dans une poêle, faire réduire le persil dans un filet d’huile d’olive. (pas plus de 5mn). Préparer l’empereur : enlever les arêtes et découper en cubes. Dans le bol du robot, mixer et réduire en purée le poisson, le persil, l’origan, les deux blancs d’œufs restant et quelques tours de moulin de poivre, ainsi que le sel. Verser le mélange sur la première couche de saumon. Egaliser la surface.

Enfourner 35mn au bain-marie. La cuisson se vérifie en plantant la lame d’un couteau au cœur de la terrine : elle doit ressortir chaude et sèche.

Laisser refroidir complètement avant de réserver au frigo. Démouler froid.

 

terrine saumon 2


21 août 2014

Brioche nature (excellente, moelleuse, une de mes meilleurs recettes)

Come beaucoup d'entre vous j'imagine, même avec internet, et même avec une bibliothèque remplie de livres de cuisine, je continue quand même de lire, puis découper puis classer les recettes que je trouve dans les magazines ou au hasard de mes pérégrinations bloguesques. Le classement se fait par classeurs et dans ma cuisine, immédiatement à portée de main, j'en ai un consacré aux pains et brioches. Rempli le classeur 

Alors, je ne me rappelle plus comment je suis tombée sur cette recette, ni comment je l'ai adaptée. Toujours est-il que cette brioche vraiment délicieuse: moelleuse, tendre, parfumée. Probablement là-aussi l'une de mes meilleures recettes.  Avec mes différents essais, j'ai aussi réalisé qu'associer les parfums rhum+ fleur d'oranger donne un arôme vraiment extra aux brioches. Surtout pour les brioches natures. 

Je n'ai pas grand chose à ajouter. Quand quelque chose est bien, il suffit juste de se lancer et faire, refaire, re-refaire. Hop la recette! 

 

 

brioche nature 1

BRIOCHE NATURE


3 œufs
375g de farine
100ml de lait
1,5 cc de levure de boulangerie déshydratée
75g de sucre
85g de beurre
1/2cc de sel
1 bouchon d’eau de fleur d’oranger
1 bouchon de rhum
Du sucre casson pour décorer

Faire tiédir le lait. Ajouter la levure et le sucre et laisser reposer 10mn.

Dans la cuve du kitchen aid, préparer la farine, le sel et le beurre. Ajouter le lait à la levure une fois que le mélange est mousseux, ainsi que les œufs, l’eau de fleur d’oranger et le rhum. Laisser pétrir à vitesse lente pendant 10mn.

Couvrir le bol et laisser pousser une première fois jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Déposer la pâte sur le plan de travail, chasser l’air et façonner rapidement votre brioche (tresse, boule…) avant de la mettre sur une plaque ou dans un moule. Laisser reposer une deuxième fois jusqu’à ce qu’elle double de volume.

Badigeonner la brioche d’un peu de lait et décorer de sucre casson. Enfourner 25mn dans un four préchauffé à 180°

brioche nature 2

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19 août 2014

Prière pour la paix...encore raté :( Ou peut-être pas en fait....

PEACE-DOVE-BANSKY

 

Bon ben à priori cela n’a servi à rien. La rencontre de prière entre le Pape, Mahmoud Abbas et Shimon Pérès n'aura servi à rien. A moins de démontrer les totales inutilité et inefficacité de la prière. Certains diront « mais vous vous attendiez à quoi, pauvres crédules ? ».  « Vous pensiez vraiment que votre Pape avait la réponse miracle là où l’ONU, tous les présidents des puissances mondiales les plus influentes, tous les négociateurs aguerris ont échoué ? » On rigole doucement. Enfin, non, on ne rit pas devant les horreurs qui se sont déployées devant nos yeux de vacanciers. Juillet et août c’est généralement le temps des « vacances » aussi de ce qui nous préoccupe l’année. Juillet et août en occident c’est le temps d’un peu plus de désinvolture, de retrouvailles en famille, entre amis. Juillet et août c’est le temps du ralenti au bureau. Juillet et août ces derniers temps c’est aussi le temps de Ramadan, un temps festif, de moments partagés, de repas conviviaux.

Mais cette année, impossible de détourner les yeux des horreurs créées par les conflits. Déferlement de haine, de morts, de personnes sur les routes. Il n’y a plus de raison. La revanche, le désir de conquête, les pseudos arguments théologiques sont les seuls leitmotivs.

Alors la prière dans tout ça ? Inutile…. ? Dieu ferme les yeux et ne fait rien ? L’on est en droit de se poser la question de la présence de Dieu quand on voit tout ceci. Cela me rappelle ce texte d’Elie Wiesel, dans « La nuit », où assistant à la pendaison d’un enfant  « Derrière moi, j'entendis le même homme demander : 
- Où donc est Dieu ? 
          Et je sentais en moi une voix qui lui répondait : 
- Où il est ? Le voici - il est pendu ici, à cette potence... »

St Paul explique très bien que nous sommes « le Temple de Dieu » et que, depuis notre baptême, Dieu nous habite. « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le Temple de Dieu est sacré et ce temple c’est vous. » (Paul, 1 Co 16).

Nous avons de la valeur. Nous ne sommes pas juste un assemblage de membres et d'organes. Pas juste de la chair à canon. Nous avons en nous une part de sacré. Le sacré n'est pas seulement en Dieu. Il est en nous aussi. Et parce que Dieu nous habite, quiconque fait du mal à un être humain, fait du mal à Dieu. « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 40). C’est en ce sens probablement qu’Elie Wiesel voit Dieu pendu au bout de cette corde.

Alors oui, Dieu est présent dans ces guerres au Moyen-Orient. Dieu est bien là, mais pas forcément là où nous l’imaginons. Dieu n’est pas un mercenaire, Dieu n’est pas un casque bleu. Il ne va pas prendre parti, il ne va pas lancer des roquettes et déclencher sa fureur divine contre l’un ou l’autre des camps, l’un ou l’autre des mécréants. Non, Dieu est dans les décombres, Dieu est sur les routes avec les exilés, Dieu pleure, Dieu a été violé, Dieu est dans des camps de réfugiés, Dieu est mort des milliers de fois cet été.  

Ce n’est pas Dieu qui impose la paix comme telle. Il l’a met dans nos cœurs. Car si nous sommes le temple de Dieu, c’est un temple-souk où l’on trouve de tout : du sacré, de l’amour mais aussi beaucoup d’encombrement divers, voire du mal.

Alors prier Dieu pour la paix, ce n’est pas forcément demander à Dieu d’intervenir directement, de balancer un missile ou deux, ou de changer les armes en sucettes chupa chups (pourtant je trouve que ça serait plutôt sympa des soldats ou des djihadistes avec des chupa chups aux lèvres…). Non, là où Dieu peut intervenir directement c’est dans leurs cœurs, dans nos cœurs. Car la paix, c’est à nous de la mettre en œuvre. Ce n’est pas Dieu qui désarme miraculeusement, il désarme nos cœurs. A eux, à nous d’entendre Dieu et de dégoupiller ce pouvoir plutôt que des grenades et autres roquettes.

Alors continuons de prier…

UN

16 août 2014

Tarte légère au fromage blanc

Avec l’arrivée de bébé, les amis, en bonnes fées, viennent se pencher sur le berceau. Remise sur pieds et un peu moins fatiguée, le temps était venu pour moi de me réinvestir ma cuisine pour autre chose que pour préparer des biberons, et remettre les mains dans la pâte. Etant donné que maman et belle-maman avaient gratifié ma fin de grossesse de quelques revues de cuisine rapportées de France, pour accueillir mes amies je me suis lancée dans cette tarte légère au fromage blanc de Christine Ferber (Régal, Juillet-août 2014).

Rien que la pâte sablée aux noisettes vaut le détour. Ensuite la garniture au fromage blanc est vraiment légère et peu sucrée : un vrai bonheur, tendre et délicat. Effectivement, cette spécialité alsacienne (et que l’on dégustait aussi quand nous étions outre-rhin avec Chéri) est loin des cheesecakes anglo-saxons, plus compacts et plus denses.

Cette tarte était aromatisée à la vanille à défaut de zeste de citron comme dans la recette. Ce qu’il y a de formidable avec ce genre de tarte, c’est sa versatilité. Elle se déguste telle quelle et est appréciée pour sa légèreté et sa subtilité. Mais on peut aussi la servir avec des fruits frais, des coulis. L’appareil au fromage blanc peut lui aussi s’adapter à beaucoup de variations aromatiques, tant par les agrumes que par les épices comme cannelle, fève tonka etc. Idem pour la pâte où l’on peut là aussi rajouter un peu de cannelle ou remplacer les noisettes par des amandes si on préfère.
Hop la recette de Christine Ferber

PS: N'ayant pas utilisé toute la pâte à la noisette pour cette tarte, le reste s'est vu transformé en petits biscuits sablés. Forcément délicieux!

Edit: Suite à certains commentaires, une petite précision: cette tarte est légère au sens "aérien" et non au sens "peu de calories". Pour des versions allégées, voyez ici un gâteau au fromage blanc et là le cheesecake allégé de Gordon Ramsay

tarte fromage blanc 1


TARTE LEGERE AU FROMAGE BLANC (CHRISTINE FERBER)

La pâte sablée aux noisettes
250g de farine de blé
100g de sucre glace (50g de glace et 50g de poudre chez moi, mon stock de glace étant terminé)
150g de beurre tempéré
1 œuf moyen
50g de noisettes moulues
1 pincée de sel

Pour la crème au fromage blanc
800g de fromage blanc (à 20% chez moi, 40% dans la recette originale)
4 œufs moyens
50g de farine de blé
75g de sucre en poudre
Les graines d’une gousse de vanille
1cc de vanille liquide

Préparer la pâte sablée. Mélanger la farine, le sel et les noisettes moulues. Incorporer le beurre et sabler (obtenir un mélange comme pour le crumble). Casser l’œuf et pétrir à minima afin d’obetnir une boule de pâte homogène. Filmer et réserver au frigo 1h.

Etaler la pâte sablée et la disposer dans un moule à manqué de 23 à 24cm de diamètre. Piquer le fond et réserver au frigo 1/2h.

Préchauffer le four à 150°.

Dans un grand bol, mélanger délicatement au fouet le fromage blanc, les œufs, la farine, le sucre en poudre et la vanille.
Monter les blancs en neige et les incorporer à la préparation. Verser cette dernière sur la pâte.

Enfourner 1h30 environ. La tarte va gonfler et dorer. Attendre 10mn qu’elle refroidisse un peu avant de la démouler en la retournant sur une grille.

 

tarte fromage blanc 2

 

30 juillet 2014

Brioche aux pralines: recette de la cigogne

 

Seulement deux ingrédients, 

9 mois de levée dans un nid doux et bien chaud, 

un parfum délicat de bébé qui pousse aux bisous...

 

Blog en pause le temps d'une dégustation bien méritée et si délicieuse....

 

 

Bracelets maternité

 

 

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20 juillet 2014

Salade « Quinoa Queen » et réquisitoire contre les sauces salade.


Encore une chouette salade « santé » avec que de bonnes choses : protéines, sucres lents, légumes. Parfait pour la lunch box, entre autres. C’est vrai que j’appelle ce genre de salade « santé », comme celle-ci ou celle-ci, rapport aux fait que pendant un certain temps j’ai cherché des plats susceptibles de booster à la fois mes apports en vitamines et minéraux, et en même temps de faire attention à l’apport glycémique. D’une motivation de départ très « santé », je dois avouer que je suis rapidement passer à une motivation beaucoup plus guidée par la gourmandise et je dois avouer humblement que j’ai redécouvert les légumineuses, les lentilles et autres quinoa. Fabuleuses bases pour des salades gourmandes. La recette provient de Elle à table mais je l’ai un peu revisitée : les proportions ont été divisées par deux et j’ai adapté les légumes en fonction de ce que j’avais dans le frigo. Et je ne l’ai pas assaisonnée.

Quand je fais des salades, je prépare toujours la sauce vinaigrette à côté. Plusieurs raisons à cela. La première c’est que si la salade n’est pas terminée à l’issue du repas, elle ne sera pas « cuite » par le vinaigre et pourra être resservie tout en restant fraîche. Et je ne sais pas vous, mais moi, je ne finis jamais les salades. C’est d’autant plus pertinent lorsque je prépare des grosses salades comme celle-ci, dont je sais qu’elles vont me faire plusieurs déjeuners au travail.

Autre raison : je déteste littéralement les salades avec trop de sauce. La laitue qui dégouline de vinaigrette, très peu pour moi. Et en général, malheureusement, je trouve que la plupart des salades ont beaucoup trop de sauce. J’ai en bouche plus le goût du vinaigre, de la moutarde, la texture grasse que le bon goût frais des légumes. Je ne parle même pas ici des restaurateurs qui préparent les salades à l’avance, avec vinaigrette et qui du coup, osent servir des feuilles totalement flétries à cause du vinaigre. Parce que oui, sans vouloir faire ma groupie de Passard, j’estime que chaque légume, chaque fruit à son goût, sa texture et que tout ajout est là pour rehausser, sublimer, pas détruire. J’aime les légumes, laissez-moi faire le lapin avec mes salades non assaisonnées.

Autre argument, surtout valable dans le cadre de la restauration, plus ou moins rapide, et en tout cas très « cantine » : beaucoup de restaurateurs voire de cuisiniers de collectivités utilisent des « sauces salades » toutes prêtes, parfois à mi-chemin entre la vinaigrette et la mayonnaise (oui, je parle bien du liquide poisseux blanchâtre) au goût indéfinissable, pleines de conservateurs, amidon et autres joyeusetés du style sucres déguisés etc…Non merci. Un trait d’huile d’olive me suffira.

Enfin, dernier argument et pas forcément des moindres : la sauce salade servie à côté permet de mesurer soi-même l’apport en gras. Quand on surveille un peu sa ligne et que l’on tape dans les diètes hypo lipidiques, il est recommandé de ne pas consommer plus de 2 cc d’huile ou de beurre par jour. C’est peu. Alors on oublie les salades déjà assaisonnées.

 

quinoq queen 1

SALADE « QUINOA QUEEN »

150 g de quinoa rouge
1 poivron vert
1 échalotte
1/2 concombre
1,5 carottes
1 botte de persil
1 grosse boîte de thon au naturel
200 g de pois chiches cuits (1 boite)

huile d’olive bio
1 citron vert bio
1 citron jaune bio
piment d’espelette
sel, poivre

Rincer le quinoa, le mettre dans une casserole et le recouvrir largement d’eau froide. Porter à ébullition et laisser cuire 10 mn environ : les graines doivent s’entrouvrir et rester tendres. Égoutter et laisser refroidir.

Rincer le poivron et couper la pulpe en dés. Éplucher l’échalote et la hacher. Peler le concombre, le couper en dés. Peler les carottes et les râper finement. Rincer le persil, l’essorer et l’effeuiller. Egoutter le thon et l’émietter. Rincer et égoutter les pois chiches.

Mélanger le quinoa avec tous les ingrédients.

Arroser d’huile d’olive, et du jus de citron à votre convenance. Ajuster l’assaisonnement avec sel poivre et piment.

quinoa queen 2

 

18 juillet 2014

"Instrumentum Laboris" sur la famille: post spécial sur la théorie du genre

heteronormative-ecard

 

Après les épisodes 1 et 2, il y avait un point particulier que je ne pouvais pas laisser passer tellement c'était énorme, empreint d'une condescendance puante et de jugement hâtif. Donc je vais encore l'ouvrir....désolée hein....Car oui, le texte de travail sur la pastorale de la famille aborde en deux point la "théorie du genre". Et vous pensez bien que je suis horrifiée quand je lis que celle-ci est une « Idéologie selon laquelle le genre de chaque individu n’apparaît plus être que le produit de conditionnements et de besoins sociaux, cessant ainsi de correspondre à la sexualité biologique » et un peu plus loin que les Etats promeuvent  « l’idéologie du gender . Dans certaines régions, celle-ci tend à influencer jusqu’en dans le milieu primaire, diffusant une mentalité qui, derrière l’idée de faire disparaître l’homophobie, propose en réalité une subversion de l’identité sexuelle ».

Alors, on va le refaire pour ceux qui n’auraient pas suivi au fond de la salle, ou qui sont définitivement bouchés : IL N’Y A PAS DE THEORIE DU GENRE. Ca n’existe pas. Il y a DES théories sur le genre (de la même manière qu'il y a plusieurs théories économiques, plusieurs théories politiques.) qui cherchent à montrer l’influence que peuvent avoir certains comportements sociaux sur les représentations sexuées. Oui certaines étudient l’homosexualité dans ce cas. Mais c’est tout. En aucun cas, je dis bien, en aucun cas, il n’est question de « subversion de l’identité sexuelle ». On nait de sexe masculin ou féminin et personne ne remet cela en cause. Ce qui est étudié, par plusieurs courants de pensée, différents, et parfois remis en cause, c’est pourquoi le fait d’avoir un vagin ou un pénis va conditionner un rôle déterminé dans la société. Pourquoi on va offrir des dinettes aux filles et des camions de pompiers aux garçons, pourquoi on traite les filles de « garçon manqué » quand elles grimpent aux arbres et les garçons de « mauviettes » quand ils pleurent.

Ca, ça n’a rien à voir avec leur sexe et leurs gènes, cela a à voir avec la manière dont les sociétés conditionnent leurs enfants dans des rôles spécifiques. Le gros cliché patriarcal (et bien entendu très encouragé par l’Eglise catholique) étant in fine, bobonne à la maison et pépère qui ramène de quoi sustenter la famille. Il n’est pas question d’effacer une réalité biologique, mais de voir comment les réalités sociales influent aussi sur le genre (qui n’est pas le sexe, mais le rôle social attribué à chaque sexe). Je ne comprends pas que quelque chose qui saute tellement aux yeux soit si difficile à comprendre. Quand, dans une réunion au boulot, c’est vers la femme que l’on se tourne pour aller commander les cafés pour tout le monde, vous pensez vraiment que c’est parce que c’est inscrit dans ses gènes ou que c’est parce que depuis des millénaires les filles sont conditionnées pour le service ? Et vous pensez vraiment que si, à cette petite fille, à l’école, on lui avait parlé de l’égalité des sexes et que non, une fille n’est pas au service d’un garçon, on aurait fait d’elle une homosexuelle ? Honnêtement ?  

Alors, personnellement, j'aimerais vraiment que l'Eglise arrête de produire des épouvantails qui sortent de nul part, qui ne correspondent à rien et qui ne servent qu'à créer des peurs irrationnelles. C'est du mensonge. Et à priori, mentir, c'est pas chrétien.... 

16 juillet 2014

Le meilleur des carrot cake - Best-ever Carrot Cake

carrot cake 1

 

Cela faisait un moment que j'avais envie d'un carrot cake. Un vrai de vrai: bien riche avec plein de glaçage et de crème dedans et dehors. Le genre de gâteau où vous vous imaginez dans une série américaine un peu girly, comme Sex and the City, dans une pâtisserie américaine, à déguster une énorme tranche de ce délice. Parce que oui, un gâteau ce n'est jamais qu'un gâteau: il y a des sensations, des envies, des films que l'on se fait autour d'un mets. Ceci étant, j'avais beau faire les pâtisseries ici (franchement dégoûtantes) voire me tourner vers des "valeurs sûres" de la "gastronomie de café" américaine telles Starbucks, in fine je n'étais jamais satisfaite par la tête de leurs carrot cakes. Rien qui ne me fasse signe en me disant "mange-moi! mange-moi!". 

Dans ces cas-là, l'envie ne disparaissant pas, la seule solution est de réaliser moi-même le gâteau de mes désirs. On n'est jamais mieux servi que par soi-même. Direction donc le Better Homes and Garden Cookbook pour y trouver THE recette. Très honnêtement, je me méfie toujours des appellations "le meilleur.." ou "la meilleure..." parce que je trouve ça pédant et souvent surfait. Sauf que là, non. C'est vraiment le meilleur carrot cake que j'ai cuisiné et c'est probablement l'un des meilleurs que j'ai dégusté. Du moelleux, de la tendresse, du glaçage que j'aime.....ohhhhh Dieu je sombre! 

Pour le glaçage, je dois avouer que ce fut un petit challenge. Faire du glaçage à vase de fromage frais et de sucre glace est très bien, mais à fouetter le fromage avec le sucre, il se ramollit et devient plus liquide. Difficile donc à tartiner. Sauf à mettre une quantité conséquente de sucre glace. Mais dans cette configuration, personnellement je trouve le glaçage trop sucré et trop écoeurant. Pour moi, un glaçage ne doit pas couvrir le goût du gâteau, or malheureusement, c’est ce que je retrouve dans la plupart des cupcakes ou autres confections. D’où l’idée de garder un glaçage traditionnel. Mais plutôt que de le faire épaissir et « tenir » à grand renfort de sucre glace, j'ai tenté de le faire prendre avec un peu de gélatine. La technique est à améliorer mais le résultat était là.

PS: Les photos représentent ce carrot cake en mode individuel, mais la recette est pour un gros gâteau à partager. (quand je fais des gros gâteaux, à offrir ou pour les collègues, je fais à chaque fois un gâteau-test individuel à part)

carrot cake 2

 

BEST EVER CARROT CAKE

4 oeufs
¾ cup d’huile
2 cups de farine
1 ¾ cups de sucre (au lieu de 2 cups)
2 cc de levure chimique
1/2cc de bicarbonate de soude
1cc cannelle moulue
3 cups de carottes râpées finement (l’équivalent de 3 grosses. Utiliser la râpe à plus petits trous. Avec des carottes râpées plus épais, il y a risque qu’elles tombent au fond du moule)
400g de fromage frais type philadelphia ou St Morêt.
1,5 cup de sucre glace
1cc de vanille liquide.
1 feuille de gélatine ou ½ cc d’agar agar

 

Préchauffer le four à 180°.

Préparer deux moules de 20cm de diamètre en les chemisant de papier sulfurisé.

Dans une jatte, mélanger la farine, la levure, le bicarbonate, le sucre et la cannelle.

Dans une deuxième jatte, mélanger les œufs, les carottes et l’huile. Verser le mélange aux carottes dans le mélange de farine.

Mélanger pour obtenir une pâte homogène et la verser dans les deux moules. Enfourner 30 à 35mn et faire le test du couteau pour vérifier la cuisson.

Une fois les gâteaux cuits, les laisser refroidir 10mn puis les démouler sur des grilles. Laisser complètement refroidir.


Préparer le glaçage. Plonger la feuille de gélatine dans un bol d’eau froide. Dans une casserole, faire chauffer 100g de fromage frais. Une fois liquide et chaud ajouter la feuille de gélatine essorée et bien mélanger. Laisser tiédir. Pendant ce temps, mélanger le reste du fromage avec le sucre glace. Incorporer petit à petit ce mélange au fromage frais qui a reçu la gélatine. Réserver au frigo.

Montage.
Eventuellement égaliser les gâteaux à la carotte (les « décapiter s’ils ont gonflé à la cuisson) ». Répartir un tiers du glaçage sur un gâteau. Le recouvrir du deuxième gâteau et recouvrir ce dernier du reste de glaçage. Décorer.

 

carrot cake 3

15 juillet 2014

Petites réflexions impertinentes sur le mariage, la famille etc…II: le retour du come-back

camillo-et-peppone

J’ai donc continué à lire le document de travail de Vatican sur la famille ( « instrumentum laboris")et je reste très partagée (euphémisme pour dire en fait « passablement désabusée »). D’un côté je me félicite qu’un tel document rassemble les évolutions de la famille ces dernières décennies et je me réjouis que Vatican cherche à en parler. Je me réjouis aussi de savoir que peut-être, pour une fois, la société civile, en tout cas certains laïcs dans l’Eglise ont été mis à contribution et donné leur avis. Il est bien aussi de constater que le document prend acte des changements sociaux (familles recomposées, monoparentales, demande des sacrements dans ces cadres).  Tout cela va dans le bon sens.  

Mais les principaux reproches que je lui ferai est d’une part de rejeter la faute sur les autres (Un seul paragraphe (§75) traite des méfaits de l’Eglise : « contre-témoignage de l’Eglise »), et d’autre part de réfléchir en vase clos, comme si l’Eglise était une entité à part, avec des membres à part de leurs sociétés. Quelle dichotomie !

Concernant le premier point, l’on se rend vite compte que pour le document et donc pour les prélats voire les laïcs qui ont fait part de leurs pensées, les malheurs de la famille telle que définie et entretenue par la pastorale familiale, sont dus aux sociétés changeantes, aux Etats. La famille est clairement attaquée de toutes parts : par les Etats, par le concept des libertés individuelles, par les médias, les nouvelles technologies (parce que l’on passe du temps avec sa tablette et plus avec ses enfants) etc…Mais c’est la faute des autres, pas de l’Eglise. On arrive même à un point culminant (de bêtise ?) quand on lit que le concubinage en Europe provient de « l’influence de l’idéologie marxiste ». Là perso, je vois Don Camillo et Peppone….Je comprends bien que dans certaines régions du monde (suivez mon regard du côté outre-atlantique) le « socialisme » est le monstre à abattre, mais la sémantique employée rappelle furieusement les années d’avant la chute du mur de Berlin ! Et bien sûr, l’on retrouve aussi toute la rhétorique autour des sociétés qui favorisent une « culture de mort » une « indifférence face à la vie ». Bref, c’est la faute des autres et notre concept catho du schéma familial père/mère/enfant est soumis aux attaques récurrentes.

Par ailleurs, et cela découle finalement du premier point, l’on se rend compte aussi que les analyses de la situation ou les propositions faites pour faire évoluer la situation, tournent en en vase clos : les propositions sont faites pour des gens qui sont dans l’Eglise ou en tout cas qui y mettent (encore) un pied pour les sacrements. Les formations suggérées pour que les gens connaissent un peu plus la pastorale de la famille sont en priorité à destination des cathos pratiquants. Bref, on reste entre poissons rouges dans notre bocal. C’est triste, c’est très triste quand on a une parole de vie, une parole d’amour et qu’il nous est demandé de la porter. Je trouve cela lamentable de rester dans son entre soi.

Mais comment porter des concepts d’amour et d’espérance, quand on reste ancré dans ses certitudes, quand on se sent attaqué et quand on ne démord pas de ses positions, de ses schémas d’analyse ? Par exemple, le document regrette que dans les familles où la foi est faible, quand il y a des soucis, les membres n’ont pas forcément le réflexe de se tourner vers l’Eglise. Mais bien entendu puisque les églises sont perçues comme des lieux de jugement et non comme des lieux d’accueil !

Sur une pastorale comme celle de la famille, il est évident qu’il faut d’abord s’adresser aux cathos, premiers concernés, mais il s’agit aussi de s’ouvrir et d’aérer en grand ! Je ne dis pas ici qu’il faille militer pour l’accès à la communion de personnes homosexuelles divorcées remariées (on cumule ? ah ah ah ), mais peut-être se faire les témoins, en vrai de ce que peux être une vie de chrétien, qui n’a rien à voir avec le jugement, mais est censée être empreinte de compassion.

Ainsi au milieu de cet imbroglio qui, malgré son désir d’ouverture, est encore trop empreint de « bien –pensance » certaines phrases me redonnent espoir notamment quand on lit : « la pastorale familiale, loin de s’enfermer dans une vision légaliste, a pour mission de rappeler la grande vocation de l’amour, vocation à laquelle la personne est appelée, et de l’aider à vivre à la hauteur de sa dignité ». J’aurais envie de suggérer d’imprimer cette phrase sur des grands calicots à suspendre dans la salle de réunion des évêques. 

-portrait-famille-plus-traditionnelle

10 juillet 2014

Brioche aux pralines (sur une base de panettone)

Il y a quelques temps, sur ce blog, je vous présentais une recette de pain sicilien/panettone. J'ai été tellement satisfaite du résutat, de la texture que j'ai voulu réitérer l'expérience dans une version de brioche que je préfère: la brioche aux pralines. Bien m'en a pris: le résultat est impeccable et probablemennt l'une des meilleures recettes de brioche aux pralines de ce blog. Moelleuse, aérée, un délice.

Je crois qu'il n'y a pas besoin d'élucubrer plus longtemps. Hop la recette. 

brioche pralines 1

BRIOCHE AUX PRALINES (SUR BASE DE PANETTONE)

400g de farine
7g de sel
40g de sucre
10g de levure de boulangerie déshydratée
120ml de lait
4 œufs moyens
100g de beurre
150g de pralines roses

Réactiver la levure : dans du lait tiède, mélanger le sucre et la levure. Laisser reposer 10mn jusqu’à ce que le mélange soit mousseux.

Dans la cuve du kitchen aid équipé du crochet à pétrir, mélanger la farine et le sel. Ajouter le mélange lait/levure, les œufs et le beurre. Pétrir à vitesse lente 10mn.

Laisser lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Préparer le moule à brioche en le chemisant de papier sulfurisé.

Chasser l’air du pâton, incorporer délicatement les pralines et façonner une boule à mettre dans le moule. Recouvrir d’un torchon et laisser pousser une seconde fois jusqu’à ce qu’elle double de volume au minimum.

Faire cuire 25mn dans un four préchauffé à 180°. Laisser refroidir 10mn avant de démouler sur une grille et de laisser totalement refroidir.

brioche pralines 2

 

06 juillet 2014

The perfect malt loaf - Gâteau à l'extrait de malt


De mes mois, années, vécus en Angleterre, j’en ai retiré une parfaite addiction pour le « malt loaf », ou gâteau au malt. Je repars généralement avec quelques «Soreen » dans la valise.

soreen


Le malt loaf est à mi-chemin entre le pain et le gâteau et a une texture très particulière : à la fois collante et fondante. Tellement collante que généralement, deux jours après sa confection ou l'ouverture du paquet, il devient dur de se couper des tranches proprement. Au goût le malt loaf est assez corsé et se rapproche d’un pain d’épices réalisé avec de la Guinness ou dans lequel on aurait mis de la réglisse haribo. Bref, un goût assez rustique. Le malt loaf a aussi souvent des raisins qui ajoutent au côté moelleux. Une tranche de ce gâteau dans le grille pain et tartiné de beurre et c’est le bonheur, bien que par préférence personnelle je m’adonne à ce plaisir sans passer par l’étape grille-pain + beurre.

Meridian org barley malt extract 370g

Comme toute bonne addiction, soit qui se soigne, soit que l’on laisse s’exprimer, et comme je n’ai pas de revendeur de Soreen à proximité, je voulais me lancer moi-même dans sa réalisation. Sauf qu’un malt loaf est donc réalisé avec….de l’extrait de malt. Ah la bonne blague. Même la dernière fois quand je suis rentrée en Angleterre, le Sainsbury’s du quartier n’en avait pas ! Et puis, récemment, ô miracle, dans mon supermarché implanté en plein désert d’Arabie, la section « bio » stockait de l’extrait de malt. Ne manquait plus qu’une recette à toute épreuve, trouvée dans le Guardian. Et hop, c’était parti…. Comment vous décrire le bonheur de réaliser son propre Malt Loaf, puis de succomber à la gourmandise et de réaliser qu’il est même meilleur que ceux vendus dans le commerce ! A réitérer donc.

Nota bene: A la cuisson, le malt loaf s'affaisse en son centre. C'est tout à fait normal. Le gâteau n'est pas "râté" pour autant. Disons que c'est sa marque de fabrique. 

 

malt cake 1

THE PERFECT MALT LOAF - CAKE A L'EXTRAIT DE MALT

9 CS d’extrait de malt
2 CS de treacle
50g sucre muscovado
150ml de thé fort
200g de raisins secs ou un mélange de fruits secs
125g de farine blanche
125g de farine complète
3 cc de levure chimique
½ cc sel

Mélanger l’extrait de malt, le tracle, le sucre et le thé jusqu’à ce que le sucre soit fondu et le mélange homogène. Ajouter les raisins et laisser reposer 15mn.

Préchauffer le four à 180° et chemiser un moule à cake de papier sulfurisé.

Dans une jatte, mélanger les farines, la levure chimique et le sel. Verser le mélange liquide dans les farines et mélanger afin de d’obtenir une pâte bien homogène. Verser le mélange dans le moule et enfourner une heure environ. Le cake est cuit quand la lame d’un couteau ressort propre.

 

malt cake 2

04 juillet 2014

Petites réflexions impertinentes sur le mariage, la famille etc…(document vaticanesque « instrumentum laboris")

 

 

famille-lequesnoy

Bon, ça y est, je me suis lancée dans la lecture de « Instrumentum Laboris » (IL). Rappel des épisodes précédents : en octobre, le Pape réunira les évêques histoire de discuter de la « pastorale de la famille ». Pour se faire, une grande enquête a été menée dans beaucoup de pays pour recueillir les avis des uns et des autres (et oui, exceptionnel ! Pour une fois, la populace catho a été consultée ! dingue !). Les réponses ont été envoyées à Vatican et IL en est donc la synthèse dans laquelle je me suis plongée, non sans à priori parfois quelque peu narquois.

Ce qui me plait avec ce genre de documents, c’est que l’on a l’impression que le Magistère découvre la vie. Par exemple, il note qu’il existe une dichotomie entre la théologie de la famille telle que dictée par Vatican et la réalité (cette théologie ne serait pas vraiment vécue dans sa totalité par les cathos , voire elle serait carrément rejetée), réalité qu’ils appellent « Vaste crise culturelle ». Ohhhh le joli euphémisme ! Soyons réalistes : ce n’est pas une « crise culturelle » c’est une réalité, un gouffre abyssal qui existe depuis des décennies entre Vatican et le peuple catholique ! Des décennies d’œillères sur ce que vivaient vraiment les familles qui, comparativement feraient reléguer la Fosse des Mariannes à un état de petite tranchée. A partir du moment où, oui, des gens sont carrément partis de l’Eglise, à cause notamment d’un discours complètement décalé, « crise culturelle » me semble de la même veine que « les évènements d’Algérie » lorsque l’on parlait de la guerre civile dans les années 90. Attention, je ne dis pas ici qu’il faut que la théologie catho colle parfaitement aux changements culturels des sociétés (sinon on aurait le quartier rouge d’Amsterdam validé par Vatican), mais en tout cas qu’elle écoute ce qui s’y passe (et pas qu’une seule fois par siècle). Et surtout qu’elle tente de s’adapter selon sa Tradition, à savoir que justement, à travers les siècles l’Eglise a montré qu’elle savait s’ajuster aux questions temporelles et non s’accrocher comme une sangsue à des concepts désuets.

Soyons clairs (et d’ailleurs IL le note), ce qui est remis en question par le peuple catholique, ce qui pose question, ce n’est pas la théologie générale sur le fait que la famille soit la principale cellule où se vit l’Evangile (Amour de Dieu en son sein, Amour entre conjoints, Amour envers les enfants), ni sur le fait que la famille est la cellule qui participe à la co-création divine (cf Genèse). Là, je crois que tout le monde peut être d’accord avec cela et avec cette vision. Je crois que toute l’Eglise accepte le fait que l’Amour est au centre de la famille. Par contre, ce qui n’est pas, n’est plus acceptable depuis des décennies ce sont les digressions faites autour de la morale sexuelle, du divorce et du remariage, de l’homosexualité etc… Les bases (Gaudium et Spes notamment) sont plutôt bonnes. Pourquoi alors enfoncer un clou de conservatisme patriarcal, machiste, réac avec notamment des textes comme Humanae Vitae de Paul VI et la plupart des productions de Jean-Paul II sur la famille ?

Catholic Family Studying Religion

Autre point qui ressort de ces premiers chapitres d’IL : le magistère note que dans la plupart des paroisses, peu de cathos ainsi que les personnes qui les encadrent (prêtres, catéchistes etc…) connaissent la doxa en matière de théologie de la famille et ce qui en découle comme morale sexuelle, théologie du mariage et rôles des membres de la famille. Ils en expriment un regret et regardent des solutions de formation. Sauf que là, j’ai envie de dire STOP ! Ce n’est pas le rôle du Magistère et de ses représentants que de venir s’insinuer dans nos chambres à coucher ! Ce n’est pas le rôle du Magistère de commenter sur ma sexualité hétéro ou homo, de me juger sur mon divorce et mon remariage, ce n’est pas le rôle du Magistère de m’indiquer comment en tant que femme je dois « tenir » ma maison et ce n’est certainement pas au Magistère de venir me parler de pilule, capote et avortement. J’estime que ce qui se passe dans une chambre à coucher n’intéresse que ceux qui y couchent (mariés ou pas, hétéros ou homos etc...). Certaines fois, si les personnes le demandent, gynéco, sexologue, conseiller conjugal ou spirituel peuvent être invités à jeter un coup d’oeil. Je dis bien « invités » et non « forcer le passage ». La seule entité autorisée à forcer le passage de la chambre à coucher est à mon avis l’autorité judiciaire en cas de violences conjugales et familiales. Donc oui, je veux bien qu’une certaine morale sexuelle soit élaborée et découle de la théologie familiale, mais non, je n’ai pas besoin de l’œil de Moscou et encore moins de son jugement pour voir si elle est appliquée dans les familles cathos.

 

Hummmm, je sens que je vais me régaler à décortiquer un peu plus IL… à suivre donc !

eight-kids

02 juillet 2014

Gâteau tout simple aux fraises et fleur d'oranger

J'avais un sachet entier de fraises dans le congélateur. Il était grand temps de leur faire un sort. Comme toujours dans ces cas-là, hop, je me promène sur internet, je farfouille dans mes (nombreux) classeurs de recettes, dans les livres, à la recherche d'inspiration. Ceci dit, pour moi ce temps passé à se balader dans les livres, les revues et les blogs de cuisine n'est jamais du temps de perdu. Cela fait partie du processus, du plaisir de préparer un plat. Regarder, comparer les recettes, les ingrédients, se donner l'eau à la bouche rien que d'y penser, de lire ....Bref, pour ces fraises, avant mon escapade dans les livres et blogs, je savais que j'avais envie d'un gâteau. Un bon gâteau tout simple, un peu comme celui-ci. Mais aux fraises.

Or, la plupart des desserts aux fraises, sont des entremets (bavarois, flans, clafoutis) ou des sorbets. Ou alors la fraise est utilisée crue comme dans les fameuses tartes aux fraises. Autre possibilité récurrente de la plupart des recettes: la fraise est très souvent assortie à la rhubarbe (crumbles ou tartes par exemple). Peu de gâteau. Têtue et décidée de ne pas me résigner devant mon sachet de fraises, j'ai fini par adapter un gâteau à la rhubarbe, mais garni de fraises à la place, et rehaussé d'un peu d'eau de fleur d'oranger. Ce fut le dernier gâteau de la saison pour les collègues de Chéri avant qu'ils n'entament Ramadan et que l'exercice spirituel ne les tiennent éloignés pour un temps de douceurs dégustées en plein jour. 

Au final, un gâteau délicieux, rustique et tendre à la fois. Hop, la recette. 

 

Gâteau fraises

GATEAU TOUT SIMPLE AUX FRAISES

400g fraises (surgelées)
280g de sucre
220g de fromage frais (ou de beurre mou)
225g de farine
100g d’amandes en poudre
2 cc de levure chimique
3 oeufs
1cc d’eau de fleur d’oranger

Préparer les fraises: les laver et les couper en deux si ells sont fraîches. Les laisser décongeler dans une passoire si elles sont surgelées.

Chemiser un moule de 23cm de diamètre de papier sulfurisé. Préchauffer le four à 180°.

Dans une jatte, mélanger les œufs, le sucre et le fromage frais (ou le beurre mou). Ajouter la farine et la levure, puis les amandes en poudre et enfin l’eau de fleur d’oranger. Mélanger pour obtenir une pâte bien homogène. Incorporer alors délicatement les fraises.

Verser la preparation dans le moule et enfourner pour 1h voire 1h15. Le test de la lame de couteau indiquera l’état de la caisson.

Sortir du four et laisser refroidir 15mn avant de démouler sur une grille et de laisser refroidir complètement. On peut éventuellement saupoudrer de sucre glace pour décorer avant de servir.

 

gâteau fraises 2

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29 juin 2014

Pain sicilien aux agrumes confits (comme un panettone ou une colombe de Pâques)

A revenir en arrière sur mes dernières publications, je me rends compte que vous pourriez presque croire que je me nourris exclusivemennt de brioches et autres pains briochés et de bavarois. Je voudrais bien démentir, mais en même temps, il y a de la brioche sur la table tous les week-ends...ou presque. Complètement accro.

Toujours à la recherche d'idées de bonnes brioches et toujours dans les essais des recettes de Paul Hollywood, comme la pizza,  je me suis lancée l'autre jour dans une sorte de panettone ou colombe de Pâques qu'il appelle "Pain sicilien". J'adore ces sortes de brioches italiennes, que ce soit à Noël, à Pâques, tout au long de l'année. J'aime la manière dont elles fondent dans la bouche. J'aime leur parfum d'agrumes ou de raisins secs. Et puis accessoirement aussi, j'aime aussi le packaging: souvent pour les fêtes, elles sont présentées dans de belles boîtes en fer, parfaites pour des utilisations ultérieures...

Bref, j'ai donc tenté la version sicilienne présentée par un britannique. Résultat impeccable. On n'est pas encore tout à fait dans les textures des versions du commerce, mais on s'en rapproche grandement. Quant au parfum d'agrumes, c'est vraiment divin. Cerise sur le gâteau, en l'occurrence ici ce la va être l'espace de petit glaçage aux amandes qui ne gâche rien. Une très belle brioche conviviale et surtout délicieuse. Hop la recette!

pain sicilien 1

PAIN SICILIEN AUX AGRUMES CONFITS

400g de farine
7g de sel
40g de sucre
10g de levure de boulangerie déshydratée
120ml de lait
4 œufs moyens
100g de beurre
50g d’amandes effilées
100g de « mixed cut peel » (écorces d’agrumes confites)
Jus d’un demi citron
Zestes d’un citron et d’une orange
Pour le dessus : blanc d’œuf
15g de sucre candi
15g d’amandes effilées

 

Réactiver la levure : dans du lait tiède, mélanger le sucre et la levure. Laisser reposer 10mn jusqu’à ce que le mélange soit mousseux.

Dans la cuve du kitchen aid équipé du crochet à pétrir, mélanger la farine et le sel. Ajouter le mélange lait/levure, les œufs et le beurre. Pétrir à vitesse lente 10mn.

Laisser lever jusqu’à ce que le pâton double de volume.

Préparer le moule à brioche en le chemisant de papier sulfurisé.

Dans un bol, mélanger les écorces confites, les zestes et le jus.

Chasser l’air du pâton, incorporer délicatement à la main les écorces confites, puis façonner une boule et la mettre dans le moule. Recouvrir d’un torchon et laisser pousser une seconde fois jusqu’à ce que la brioche double de volume au minimum.

Préchauffer le four à 200°, puis cuire la brioche pendant 20 mn.

Pendant ce temps préparer le glaçage en mélangeant dans un bol le blanc d’œuf, le sucre et les amandes.
Sortir le pain sicilien du four, répartir le glaçage. Baisser le thermostat à 180° et remettre à cuire 20mn , en couvrant éventuellement sur la fin pour pas que la brioche ne dore trop.

Laisser refroidir 10mn avant de démouler sur une grille et de laisser totalement refroidir.

pain

25 juin 2014

Le déni : enquête sur l’Eglise et l’égalité des sexes.

 

 Dans la série de mes lectures spi (presque) pas barbantes, aujourd'hui:

Le déni enquête sur l'Eglise

La catho féministe (oui oui, ce n’est pas incompatible) que je suis ne pouvait passer à côté de cet ouvrage publié plus tôt dans l’année.

Très honnêtement, quand j’en ai entendu parler, j’ai eu beaucoup d’à-priori. Déjà, le « packaging » de la couverture me faisait penser à l’un de ses livres à scandale du style « Les dessous peu-scrupuleux de telle entreprise » ou « biographie sulfureuse d’untel ». Ensuite, la plupart du temps, les auteures étaient présentées comme des journalistes, ou en tout cas, leur formation et leur connaissance de l’Eglise n’était pas très mise en avant. J’avais peur de me retrouver encore avec un pamphlet à la Caroline Fourest, du style « J’écris quelque chose pour pointer du doigt et condamner mais je suis pleine de préjugés et je n’y connais rien au fond ». (Vous l’aurez compris, je n’aime pas Caroline Fourest). Du coup, je m’attendais à une lecture facile, un plan-plan limite pleine de poncifs.

Et puis, j’ai enfin eu le livre entre les mains et là, tout a changé. D’une part parce que dès le début, Joseph Moingt vous plonge dans le sujet avec sa préface. On pourrait croire à de la caution d’éditeur histoire de mettre une couche de vernis sur ce qui va suivre et qui pourrait être pauvre. Mais non. Donc déjà, si le père Moingt cautionne le livre, cela annonce du lourd. Et du lourd il y a : les auteures ont un sacré bagage théologique (cher Monseigneur 23, toi qui a une époque cherchait désespérément des femmes qui en avaient dans la tête…en plus de porter une jupe…voilà, tu en as au moins deux là). Les auteures ont épluché consciencieusement les encycliques, lettres apostoliques, déclarations, interviews, etc émanant des instances de l’Eglise en plus bien entendu de leur lecture de la Bible.

Le résultat est un livre complet sur la situation des femmes dans l’Eglise. Mais pas seulement. Car qui dit situation des femmes dans l’Eglise, dit aussi situation des hommes, théologie de la sexualité, du mariage, du rôle des uns et des autres.

Pour résumer de manière très et trop brève, disons que les femmes à qui l’on demande un fabuleux travail d’équilibriste entre deux modèles (La Mère et la Vierge) sont entretenues dans une théologie du service et du don de soi à la société qui serait « naturel » et « voulu par Dieu ». Tout pas hors de ce champ défini les renvoie à ce qu’il ne faut surtout pas être : des Eve pécheresses et tentatrices. A l’opposé, les hommes dans la hiérarchie de l’institution ecclésiale doivent eux aussi faire le grand écart entre le service tel que demandé par Jésus et le pouvoir que leur confère leurs attributions. De quoi être schizophrène. Vous rajoutez sur ce tableau une grosse pincée de sexualité refoulée, interdite parce que sublimée par la chasteté, le célibat et la virginité et vous obtenez le cocktail fabuleux qui fait qu’aujourd’hui l’Eglise maintient, envers et contre tout, un système patriarcal qui ne bénéficie ni aux femmes, ni aux hommes de ce temps.

Mes seuls regrets par rapport à cet ouvrage, c’est que s’il est effectivement dense, le corolaire est qu’il n’est pas toujours aisé. Les démonstrations sont parfois ardues et j’ai parfois eu l’impression de répétitions. Il aurait bénéficié à être un chouïa plus synthétique.

Il n’en demeure pas moins que le livre est excellent et que je le recommande vivement.

 



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