Angel Cake

14 avril 2014

Pain cocotte


Si pour Pâques ou la veillée pascale, l'envie de proposer du pain maison vous taraude, voici une chouette méthode. Le pain cocotte est à priori très attrayant : la promesse d’un bon pain « comme chez le boulanger » obtenu en relativement peu de temps, sans nourrir un levain pendant une semaine, et avec une belle croûte. Le tout par une cuisson à la cocotte. Promesse tenue.

Ce n’est pas la première fois que je le tentais, mais je n’avais jamais eu l’opportunité de le poster sur le blog. Et puis, la semaine dernière, à la faveur d’un ras-le-bol des pains de mie à l’anglaise couplé à la flemme de prendre la voiture, traverser la ville dans ses bouchons pour trouver une baguette presque potable chez Paul, j’ai pris mon courage et ma cocotte à deux mains. Pour la recette, ne me souvenant plus où j’avais bien pu trouver mes recettes précédentes pour un tel pain, je suis allée regarder du côté de chez Anne – Papilles et Pupilles. Banco. Et comme d’habitude chez elle, la recette est impeccable. L’avantage est que l’on peut moduler les farines. Ces deux dernières semaines, j’ai réalisé deux pains : un avec de la farine aux céréales et l’autre avec de la farine blanche de base. Il est indéniable que celui aux céréales a un peu plus de saveur, mais le pain blanc de base est très bon aussi.

Pour la réalisation, j’ai trouvé qu’il fallait bien 4h devant soi avec les deux poussées. Et pourtant en ce moment, sur la péninsule arabique il fait facilement 25 à 30° en extérieur et 25 en intérieur avec un taux d’humidité correct pour faire du pain. Personnellement, plutôt que de suivre les temps de poussées (1/2h ..1h), je préfère suivre le volume de poussée et attendre que mon pain ait bien doublé de volume.

Pour la cuisson en cocotte, cette fois-ci j’ai utilisé une cocotte en terre égyptienne comme ici , mais précédemment j’avais aussi fait cuire mes pains dans ma cocotte en fonte « staub ». Dans les deux cas le résultat est impeccable. J’installe quand même le pain sur une feuille de papier sulfurisé dans la cocotte, histoire qu’il n’attache pas.

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PAIN COCOTTE

- 500g de farine régulière. (100g de farine aux céréales et 400g de farine blanche chez moi)
- 320 ml d’eau tiède (un peu plus d’eau chez moi. J’étais plus sur du 340ml pour obtenir une pâte souple sans être collante)
- 1,5 cuillère à café de levure de boulanger déshydratée
- 1,5 cuillère à café de sel

Facultatif (mais je préfère car je trouve qu’ainsi la pâte lève mieux) : activer la levure en la mélangeant à l’eau tiède et en laissant reposer 10mn jusqu’à ce que le mélange « champignonne ».

Dans la cuve du robot type kitchen Aid, muni du crochet (ou la cuve de la machine à pain, ou votre plan de travail muni de vos bras musclés), disposer la farine et le sel. Creuser un puits et ajouter le mélanger eau + levure. Pétrir 10mn à vitesse lente. Ne pas hésiter à ajouter un peu d’eau si la pâte vous semble trop sèche. Il faut qu’elle soit souple sans être collante.

Recouvrir le bol d’un torchon et laisser doubler de volume.

Chasser l’air du pâton, le façonner brièvement et le disposer dans la cocotte. Laisser lever jusuq’à ce qu’il double de volume.

Inciser le pain et l’enfourner dans un four froid dont le thermostat est réglé à 240° et faire cuire 40mn.
A la fin de la cuisson, sortir de la cocotte et laisser refroidir sur une grille en bois ou en métal.

On peut bien sûr attendre le repas pour le déguster, mais si une tranche de fromage ou une cuillère de confiture passe dans les parages à ce moment-là…comment résister ?

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11 avril 2014

Vas-y Monseigneur. Balance le débat. Je suis prête.

L-Eglise-catholique-doit-renouer-avec-la-culture-du-debat_article_main


Je rebondis aujourd’hui sur un article de Stéphanie le Bars, journaliste « religion » au Monde qui a suivi une assemblée plénière des évêques de France. Selon la journaliste, “déchirés entre positions intransigeantes et christianisme d'ouverture, les catholiques français et leur hiérarchie, également divisée, sont apparus impuissants à débattre sereinement de ces questions au sein des paroisses et de l'institution. ». Et donc, Mgr Pontier appelle au discernement pour éviter la manipulation et favoriser le dialogue.

Mais j’ai envie de dire « C’est normal ! » On ne récolte que ce que l’on sème ! Dans la plupart des cas et la plupart du temps, le Magistère a habitué les catholiques à ne pas penser par eux-mêmes, mais à répéter comme des perroquets des formules couperets sanctionnant les dérives d’une société. Tu es catho, tu es croyant DONC tu dois penser ça et dire ça ! NON ! Combien de fois, et pas seulement l’année dernière, j’ai été sollicitée en tant que catho. Même dans mon boulot ! Ca donne : « Comment tu peux être catho et bosser dans l’industrie d’armement ? » (on peut en reparler plus tard dans ces pages, mais je n’ai aucun problème avec ça), « Tellou, vous êtes catho, vous ne pouvez pas nous abandonner comme ça avec ce combat qui est juste ! » (Une association qui voulait à l’époque me recruter en stagiaire non payée avant de peut-être me proposer un emploi jeune en-dessous du SMIC. Regardez-moi bien partir…) et puis bien sûr les « t’es catho, tu vas bien signer cette pétition contre le mariage pour tous et venir à la veillée de prière » (Tu me prends pour une quiche ?)

 Les croyants et pratiquants sont rarement vus comme des adultes baptisés qui auraient des facultés de penser, mais comme des moutons de Panurge. Non il n’y a pas une culture du dialogue dans l’Eglise ! Alors comment voulez-vous qu’il y ait une culture du débat ! Oui il est grand temps de favoriser le dialogue ! Oui il est grand temps de favoriser le débat ! Et il est surtout grand temps de reconnaître que l’Esprit saint est actif chez TOUS les baptisés, pas seulement les théologiens, pas seulement le Magistère ! Ce qui veut dire que chacun d’entre nous, est normalement éclairé par l’Esprit quand il se penche un tant soit peu sur des questions philosophico-théologiques appliquées concrètement aux questions de société que l’on peut se poser ! C’est comme ça que la transmission de l’Evangile avance ! Parce que les baptisés se posent des questions, débattent et trouvent des solutions communes ! C’est bien parce qu’il fallait un débat « sur les questions de notre temps » et apporter des réponses concrètes à la pratique liturgique, à l’œcuménisme, à la manière dont nous considérions les bases de notre foi que le Conseil de Vatican II s’est réuni ! Oui il faut du dialogue et oui, normalement les chrétiens sont super qualifiés pour ! Rappelons que la plupart des ordres religieux fonctionnent de manière démocratique depuis le Moyen-Âge ! Oui, nous avons normalement une culture du débat avant une prise de décision.

Autre point : que les cathos se prononcent sur des sujets c’est une chose. Encore faut-il que ce qu’ils aient à dire soit entendu et non biaisé. Généralement, les médias, la société, attend plus au tournant les cathos pour condamner une situation, plus que pour apporter une note positive au débat. En gros, dès que l’on touche à la « famille » de la conception à la mort, on est certain de trouver un catho pour dire « oh ben non alors, c’est pas bien », alors que personne ne pense à aller chercher le catho de service pour se prononcer sur les conditions économiques qui favorisent des inégalités criantes dans le monde. Parfois c’est comme si dans les médias (ou pire, auprès des amis) on n’attendait que ça. Acte I : un gouvernement émet la possibilité d’une loi ou un artiste va exposer/ un film va sortir, Charlie Hebdo va faire une « Une » etc… Acte II : Les journaux et quelques éditorialistes rapportent le sujet mais bon… Acte III : On trouve un catho médiatique ou quelques bloggeurs influents et là banco : c’est de la harissa sur le couscous et du pain béni pour les médias. Le même scénario peut se dérouler lors d’une réunion de famille ou de potes. Ca marche aussi très bien.

Alors que non ! Je suis désolée, mais « en tant que catho », je ne suis pas là pour cautionner telle ou telle action, ou pire la condamner (le catho n’est pas sensé condamner ni juger…). J’ai une foi en un Dieu unique qui s’est manifesté auprès des hommes pour apporter un message. Et vous savez quoi ? Ce même Dieu, dans sa grande générosité divine, me laisse utiliser le cerveau dont Dame Nature m’a pourvu.

Alors, « en tant que catho », je me sers et je vais continuer à me servir de mon cerveau de manière indépendante et j’espère éclairée, et oui je vais débattre et oui je vais favoriser le dialogue. Parce que je suis baptisée, parce que j’appartiens à l’Eglise qui est guidée par l’Esprit et parce « qu’en tant que catho », c’est ce que je suis. A 100%. Vas-y Monseigneur. Balance le débat. Je suis prête.

PS: Révélateur de la nécessité d'ouverture et de débat dans l'Eglise: la difficulté que j'ai eu pour illustrer cet article. Googlez "débat Eglise" et c'est le néant pictural.

re-PS: Ces jours-ci, dans La Croix, sujet similaire clic

re-re PS: Vous pouvez aussi suivre ce qui se passe sur ce blog en "likant" ma page facebook.

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09 avril 2014

Napolitain (presque comme celui de Lu)

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Pour le gâteau du labo de cette semaine, j’ai réalisé pour Chéri le fameux Napolitain. L’idée me trottait dans la tête depuis pas mal de temps : il fallait passer à sa réalisation. D’autant que le Napolitain, c’est mon péché-mignon de gâteau industriel. Je suis pathétique : chaque fois que je rentre en France, je remporte avec moi une boîte de ces gâteaux individuels, que je consomme avec la plus grande prudence, comme si c’était du caviar, histoire de faire durer le plaisir au maximum.

Le challenge du Napolitain est à mon avis de reproduire le moelleux des biscuits puis de les rassembler par la petite crème au chocolat. Pour cela, deux solutions en naviguant sur la blogosphère : soit faire des biscuits genre gâteau au yaourt, soit réaliser des génoises. Vu que sur les photos de mes congénères, la version « biscuit » semblait plus se rapprocher de la version originale de Lu que la version « génoise », j’ai optée pour celle-ci. La version génoise promettait une texture plus aérienne certes, mais me semblait du coup plus friable. Ensuite, l’autre défi est de réaliser des gâteaux vraiment moelleux et pas étouffe-chrétien. D’où l’attention portée à la cuisson qui ne doit pas trop dessécher les cakes.
Enfin, il s’agit de reproduire au mieux la crème chocolat entre les biscuits et la méthode à base de lait concentré sucré me semblait plus raccord avec la texture et le rendu originel. Du coup c’est la recette de Palais des délices qui est sortie grande vainqueure de ma recherche sur internet.

Beau succès dans le labo de Chéri pour la réunion hebdomadaire. Je dois avouer que m’ayant contentée des chutes du gâteau, j’étais satisfaite au moins des biscuits.
A noter que cette pâte m’a permis de faire deux cakes (un chocolat, un vanille) dans deux moules de 18 à 20 cm de diamètre. Pour obtenir un beau gâteau et faire un beau montage, j’ai étêté les cakes pour leur enlever la bosse de poussée lors de la cuisson. Ensuite, à vous de voir si vous souhaitez faire comme le vrai Napolitain et intercaler une couche de cake chocolat entre deux couches vanille ou si, pour ne pas faire trop de « chutes », vous préférez utiliser les 4 demi-cakes intercalés.  

 

napolitain tranche 1

NAPOLITAIN

Pour les cakes
1 pot de yaourt nature
3 pots de sucre semoule
4 pots de farine
1/2 pot d'huile
4 oeufs
1,5 cc de levure chimique
3 CS de cacao en poudre amer
1 cc d'extrait de vanille liquide

Pour la crème au chocolat:
400g de lait concentré sucré
4 CS de cacao amer
Un bouchon de rhum (pour une version non halal)

Pour le glaçage
150g de sucre glace
Quelques gouttes d’eau ou de lait
Vermicelles de chocolat ou chocolat râpé

Préparer les gâteaux. Préchauffer le four à 180°C et chemiser deux moules de papier sulfurisé (moules carrés pour imiter le fameux Lu ou ronds comme chez moi)

Mélanger tous les ingrédients des gâteaux, sauf le chocolat et la vanille. Bien fouetter pour obtenir une pâte aérée et homogène.

Séparer la pâte en deux parties égales. Dans l’une, incorporer le chocolat amer en poudre. Si la pâte est trop épaisse, la détendre avec un peu de lait. Incorporer et mélanger la vanille dans la deuxième pâte.

Verser les préparations dans les deux moules et enfourner 20mn environ. Attention : les biscuits ne doivent pas être trop cuits afin de garder leur moelleux.

Au sortir du four, laisser refroidir les cakes puis les démouler.

Préparer la crème au chocolat en mélangeant le chocolat et le lait concentré sucré. Préparer aussi le glaçage blanc : la méthode reste très empirique. IL faut rajouter de l’eau ou du lait petit à petit afin d’obtenir une pâte pas trop liquide, à la consistance parfaite.

Une fois les cakes froids, les étêter (enlever la partie bombée), puis couper chaque cake en deux dans le sens de l’épaisseur. Commencer par la couche vanille à tartiner de la moitié de la crème chocolat avant de mettre l’une des couches au chocolat. Retartiner de chocolat et finir avec la couche vanille. Recouvrir enfin cette dernière du glaçage blanc. Répartir les vermicelles au chocolat ou râper un peu d’une tablette de chocolat sur ce glaçage.

Réserver le gâteau au moins 30mn avant de le déguster afin de laisser le temps aux biscuits de s’imprégner de la crème chocolat.
Après….nous déclinons toute responsabilité auprès des gourmands.

03 avril 2014

Salade céréales vitaminée (adaptation de la Kasha Tuna de Cojean)

Réminiscence peut-être de mes années de bobo parisienne, avant de faire l’expat woman en Arabie, s’il y a un petit truc qui me manque de Paris et de ma petite vie dans la métropole, c’est les déjeuners entre copines et collègues chez Cojean. L’addition avait de quoi faire exploser votre pauvre chèque déjeuner, mais Dieu ce que les salades étaient bonnes et variées ! Complètes niveau nutritif et en quantité suffisante. Si, quand je rentre en France, j’arrive à me caler un déjeuner dans un de leurs restaurants, c’est un vrai plaisir.

Du coup, la dernière fois, j’ai réussi à glaner et à mettre dans mes valises leur petit livre de recettes, dont celles des fameuses salades Thaie et Kasha Tuna. L’autre jour, petit brunch à la maison entre amis et occasion de se lancer dans la « kasha tuna », au moins pour l’inspiration puisque je l’ai pas mal remaniée avec les aliments du bord. On oublie les différentes céréales bio introuvables ici, mais par contre remplacées par un sachet de « céréales mélange provençal » car oui, ces dernières ont réussi à passer le canal de Suez et la Mer Rouge. Pas de thon en accompagnement non plus. Mais par contre, la petite touche orientale fort peu cojeanesque : les graines de grenades. Une bien belle salade bien vitaminée et colorée au final, parfaite pour les déjs en terrasse ! Hop la recette !

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SALADE CEREALES VITAMINEE

Un sachet de céréales « mélange provençal »
1 pamplemousse rose
½ grenade
1 carotte
Pour l’assaisonnement :
3CS d’huile d’olive
2CS de vinaigre de cidre
3CS de jus d’orange
4 brins de persil (à hâcher)
2 CS de persil hâché
1 CS de ciboulette hâchée
Sel et poivre

Cuire les céréales comme indiqué sur le paquet. Peler le pamplemousse rose à vif et séparez les quartiers. Peler et râper la carotte. Extraire les graines de la demi-grenade.

Mélanger tous les ingrédients de la salade et réserver.

Mélanger les éléments de la sauce et l’incorporer à la salade.

Il ne reste plus qu’à vous régaler…

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31 mars 2014

"Aller à confesse" sans être dégoûté à l'avance ou "comment reconnecter mon appli"

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L’autre jour, ma filleule s’est retrouvé devant un dilemme : aller ou pas à la confession. Il faut dire que l’invitation n’était pas très attrayante et relevait plus de l’injonction à grand renfort de « tu obéiras au catéchisme de l’Eglise catho qui te dit d’aller te confesser une fois par an, avant Pâques et merci de préparer ta liste de péchés ». D’une part, ça donne moyennement envie, et d’autre part, merci la pédagogie à deux balles du caté ! Je pensais qu’on avait un peu évolué à ce niveau là, mais il semblerait que non (et là je pleure avec grande envie de prendre mes jambes à mon cou, un peu comme ce jour-là d'ailleurs). Vu que le questionnement de ma filleule est apparemment un peu partagé ici ou là, je reprends ma petite catéchèse impertinente histoire de faire un point.

La relation à Dieu, enfin, la relation que Dieu a avec nous, c’est un peu comme les bracelets connectés liés à votre appli iphone ou Android et qui enregistrent vos dépenses caloriques, votre rythme cardiaque etc : bref, vous êtes tout le temps connecté. (pour les non-geek : démo ici) L’appli « Dieu » c’est l’appli qui vous est connectée en permanence pour vous dire « Je t’aime et de manière inconditionnelle ». Sauf que nous, en bons humains que nous sommes, nous désactivons l’appli. Chaque fois que nous faisons une boulette, consciente ou pas, mais qui fait du mal à quelqu’un, nous désactivons l’appli. Nous coupons le lien avec Dieu. Nous n’entendons plus le « Je t’aime ». Parfois, cela fait tellement longtemps qu’on a désactivé l’appli qu’on n’ose plus se reconnecter. Parfois, on a l'impression que la boulette que l’on a faite est tellement énoooorme, que jamais plus l’appli ne remarchera, du coup on ne se branche même plus.

Alors aller « à confession », célébrer le sacrement de réconciliation (comme ils disent dans les livres de caté), c’est reconnecter l’appli. La démarche est volontaire. C’est dire qu’on a encore envie de s’entendre dire « Je t’aime », même si on a fait les gros lourds sur quelques actions pas top.  

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On n’est pas « obligé » d’aller à confession parce que le monsieur du caté ou le curé l’a dit. Surtout si c’est pour déblatérer des poncifs en matière de péché qu’on s’est dépêché de trouver, histoire de faire plaisir au curé. Chez les enfants ça donne « J’ai foutu une torgnolle à mon frangin » (soit dit en passant, les fratries c’est un peu fait pour ça hein.. ? non… ?) et chez les adultes ça donne  « J’ai envoyé bouler Mme Michu qui m’énerve ». On n’est pas obligé d’aller à confession par peur d’aller griller en enfer : Dieu n’est pas le Père Fouettard et on vous dit qu’il vous aime, pas qu’il va vous juger pour vous faire du mal !

La première obligation que l’on a est celle d’être raccord avec l’Evangile et donc avec le fait qu’à la suite de l’exemple de Jésus, nous puissions dire que nous aimons notre prochain. Le reste ce sont des pratiques et des traditions qui peuvent nous aider à nous tourner vers Dieu, quand on n’est pas raccord avec l’Evangile. Mais en aucun cas les petites traditions rituelles sont des paroles dogmatiques et seraient le fondement de la foi. Le sacrement de réconciliation (comme tout sacrement de l’Eglise) est un acte de Jésus, repris et développé par l’Eglise. Jésus n’a pas dit « tu prends ta liste de péchés et une fois par an minimum, avant Pâques, tu vas voir le monsieur avec l’écharpe violette autour du cou ».

A vous donc de vivre ce sacrement comme vous le pensez (Il y a quand même une petite procédure, mais si vous êtes comme moi et que vous l'oubliez d'une fois sur l'autre, le prêtre vous guidera, sans vous jeter de regards noirs normalement). Si la liste de vos péchés vous aide c’est très bien. D’autres vont à confession avec un texte de l’Evangile qu’ils ont médité (même 5mn avant, et même si le texte est pris au hasard dans la Bible), d’autres entrent en discussion active avec le prêtre sur ce qu’ils aimeraient améliorer dans leurs vies ou tout simplement, avec lui, remercier Dieu d’être là.  

Aller à confession, ce n’est pas seulement faire la liste de ses manquements, parce que je ne sais pas vous, mais moi je pourrais y passer des heures à faire la liste et du coup à aller me confesser tous les jours…un boulot à plein temps quoi. C’est aussi et surtout retrouver un peu de l’innocence de son baptême, de ce moment où l’on a été accueilli par Dieu, avec Amour. C’est demander à Dieu de nous alléger de nos mesquineries humaines, pour nous retourner le cœur comme une crêpe et apporter un peu plus de lumière et de vie autour de soi.

Alors, on la reconnecte l’appli ?

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29 mars 2014

Cheesecake Suprême

Presque 7 ans de blog et pas une seule fois je n'avais réalisé et publié un bon vieux cheesecake des familles américaines! C'est pas les cheesecakes ou assimilés qui manquent sur le blog pourtant! Ici ou ici, mais avec une préférence pour le potiron/chocolat ou le light de Gordon Ramsay. Mais bon, du coup l'autre jour, à l'occasion d'un déjeuner entre copines, je me suis lancée dans le vrai de vrai. Cette fois-ci pas de chichis! Et pour toutes mes envies américaines, direction mon Better Homes and Gardens cookbook. Une référence pour moi: le Ginette Matthiot de la cuisine américaine. Que du basic qui sort impeccable. Better Homes and Gardens est au départ un magazine. Vous trouverez leurs recettes et autres conseils en ligne aussi: ici.

Rien de surprenant ici donc: on a affaire à un vrai cheesecake maison, délicatement parfumé, à la texture compacte, mais néanmoins pas étouffante. Le vrai bon cheesecake quoi. Une bonne base pour ensuite laisser libre cours à son imagination. Seule entorse à la recette: j'ai mis des speculoos à la place de Crackers Graham et de la cannelle. Et j'ai aussi délibérément omis 1CS de sucre à rajouter dans la croûte: à mon avis les spéculoos sont suffisamment parfumés à la cannelle et suffisamment sucrés sans en rajouter.

 

 

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CHEESECAKE SUPREME


1 cup ½ de speculoos écrasés
½ cup de beurre fondu
2CS de farine    
600g de fromage frais type Philadelphia
1 cup de sucre
1cc de vanille liquide
¼ cup de lait
3 œufs légèrement battus

Si ce n’est déjà fait, écraser les speculoos et faire fondre le beurre. (Ma méthode pour écraser des biscuits sans en mettre partout : les mettre dans un sac congélation à zip, chasser l’air et fermer, frapper le sac au rouleau à pâtisserie)

Mélanger les miettes de biscuits et le beurre fondu et répartir la préparation dans un moule de 20cm de diamètre. Réserver.

Préchauffer le four à 180°. Dans un robot muni d’un fouet, mélanger le fromage frais, le sucre, la farine et la vanille liquide. Une fois la préparation homogène, la détendre avec le lait. Puis incorporer les œufs en fouettant légèrement.
Verser la préparation dans le moule et enfourner pour 40 à 45mn. Le cheesecake est prêt quand une zone d’environ 7cm sur le pourtour du gâteau semble prise quand on l’agite un peu.

Une fois le cheesecake sorti, le laisser refroidir 30mn. Puis le démouler délicatement et le laisser refroidir complètement. Nettement meilleur quand il a reposé au minimum 4h au frais.

Se déguste tel quel, mais aussi avec un coulis de fruits rouges, une compote de fruits ou des fruits frais, une sauce au chocolat….

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22 mars 2014

Le Pape François m'a dit de sortir de chez moi....(The Voice)

De la première année « en poste » du Pape François et puisque beaucoup de choses ont été dites, je ne me vois pas rajouter des mots ou des images supplémentaires.

Alors je rajouterai juste une vidéo qui est devenue un peu virale ces derniers jours sur les réseaux sociaux : celle de Sœur Cristina bluffant le jury à « The Voice » en Italie. Avec l’article de Libé si vous voulez.

The Voice IT | Serie 2 | Blind 2 | Suor Cristina Scuccia - #TEAMJ-AX

Parce que cette Sœur Cristina a décidé de vivre vraiment l’Evangile et, comme l’a recommandé le Pape François, de sortir de chez elle.

Evangéliser, dire l’Evangile (la bonne nouvelle d’un Dieu venu sur terre), ce n’est pas le faire à coup de force, à coup de guerre, à coup de catéchisme à des personnes déjà converties. Ce n’est pas rester bien protégés entre soi dans nos églises à se gargariser de ses propres certitudes. Ce n’est pas (à mon avis) descendre dans la rue pour défendre des soi-disant traditions familiales ou des stéréotypes de genre. Bref, être chrétien, c’est avant tout vivre sa vie dans la cité avec comme seule différence de tenter de porter la Joie que nous apporte l’Amour de Dieu. C’est aller à une émission de télé, non pas pour chanter l’Ave Maria, mais « No One d’Alicia Keys.  Et c’est ça évangéliser. C’est tout.  

15 mars 2014

Brioche « express » bien moelleuse

brioche express


J’ai enfin trouvé un vrai moule à Kouglof sur la péninsule arabique ! Merci la mondialisation et merci à Géant Casino qui s’implante au Moyen-Orient. Un vrai moule à Kouglof (enfin…une version métal, pas en terre), et pas un moule à Bundt-cake, qui lui ressemble fortement. Du coup, je l’ai étrenné avec cette petite brioche des week-ends.

Au départ cette brioche est née d’un bricolage maison à partir d’une recette. Par rapport à l’a recette d’origine je n’avais pas assez d’œufs, mais j’ai mis plus de beurre et plus de lait. La pâte me paraissant vraiment trop sèche, la dose de lait a été conséquente, rendant la pâte assez molle et peu pratique pour la faire lever en 2 poussées. Sceptique sur le devenir de cette brioche je l’ai mise dans son moule et l’ai laissé pousser, puis je l’ai enfourné sans souci. Au final, j’ai obtenu une belle brioche, bien levée, d’une consistance bien moelleuse, parfaite pour le petit dej’.

A noter ici que, quand je n’utilise pas ma machine à pain (comme ici) pour pétrir, mais que je fais tout au Kitchen Aid, j’active ma levure avant. Je fais tiédir le lait, j’ajoute le sucre et la levure et je laisse reposer 10 à 15 mn le temps que la levure « champignonne ». Puis j’ajoute ce mélange à la farine.
 

Je pense que je recommencerai cette formule les jeudis soirs où je suis un peu pressée et n’ai pas vraiment le temps d’attendre deux poussées pour avoir ma brioche du week-end dès le vendredi matin.
Hop, la recette!

 

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BRIOCHE EXPRESS MOELLEUSE


500g de farine
100g de sucre
300 ml de lait
150g de beurre
2 œufs
3ccde levure déshydratée
1cc de liqueur d’orange amère (facultatif si on cuisine halal. Remplacer par de l’eau de fleur d’oranger)

Préparer le levain : faire tiédir le lait. Ajouter le sucre et la levure et laisser reposer 10 à 15 mn jusqu’à ce que la levure remonte à la surface et « champignonne ».

Dans le bol du Kitchen Aid, mélanger la farine, le sucre et le beurre. Ajouter le levain, les œufs et la liqueur d’orange amère. Pétrir en mode lent pendant 10mn. La pâte est homogène et molle.

Verser la pâte dans le moule à brioche (un moule à kouglof ici) et laisser lever jusqu’à ce que la brioche double de volume.

Enfourner 25 à 30mn dans un four à 180°

30 novembre 2013

Gâteau aux flageolets aux pommes (Magic Bean Cake)


Avant qu’Ikea ne fasse sa petite révolution au Moyen Orient, peu de magasins d’ustensiles et de matériel à cuisiner proposaient de quoi satisfaire les foodies et autres aficionados des casseroles. Le seul havre pour tout cuisto qui se respecte est le magasin Lakeland, institution bien connue des britanniques. Chez Lakeland, je pourrai passer ma paye mensuelle sur les moules de toutes formes, mais surtout plus pratiques les uns que les autres, sur les gadgets de cuisine, sur les plats de service….et sur les livres.

Et j’ai craqué sur The Clandestine Cake Club Cookbook : des images qui donnent envie de dévorer le livre, des gâteaux « classiques » avec des variations originales. Le genre de livre dont vous tournez les pages en vous disant : « et faut que j’essaye ce gâteau, et celui-là, et celui-ci aussi, et encore celui-ci etc… ».
Bref, quand j’ai vu ce gâteau à réaliser avec des haricots blancs et qu’en plus chéri n’était pas contre une douceur pour ses collègues, j’ai foncé. Yallah !

C’est un gâteau très moelleux grâce bien sûr à une belle quantité de pommes, mais aussi grâce à ces haricots justement, qui permettent de réduire la quantité de beurre tout en gardant un cake bien souple et parfumé. Sans compter que les épices apportent des saveurs automnales parfaites.  Hop, la recette !

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GATEAU AUX FLAGEOLETS AUX POMMES (Magic Bean Cake)

55g de beurre mou
225g de sucre
2 petits œufs (ou 1 gros)
1cc de vanille liquide
225g de farine
1 boite de conserve de 400g de flageolets blancs égouttés, rincés et réduits en purée
1cc de cannelle
1cc rase d’épices à pain d’épices
1cc de bicarbonate de soude
1 pincée de sel
3 belles pommes à croquer, pelées et coupées en dés
130g d’un mélange de fruits (50g de cubes de fruits confits et le reste en raisins)

Préchauffer le four à 190°. Chemiser un moule rond de 23cm de diamètre de papier sulfurisé.
Battre le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange soit blanc et mousseux. Ajouter les œufs et bien les mélanger. Incorporer la purée d’haricots et la vanille liquide.
Dans une jatte à part, mélanger les ingrédients secs : la farine, le bicarbonate, le sel et les épices.  Dans ce mélange sec, incorporer les pommes et les fruits secs afin de bien les enrober. Verser dans cette jatte le mélange beurre/œufs. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit bien homogène et la verser dans le moule.
Cuire entre 45 et 55mn, jusqu’à ce que le test du couteau indique qu’il est cuit. Le laisser refroidir quelques instants avant de le démouler.

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10 novembre 2013

Roulés d’épinard au jambon et boursin

Et voilà: les vacances ne m'ont rien appris. Je rentre et c'est déjà le bazar, la foire d'empoigne dans mes activités et mes engagements. A commencer par le blog. Je dois bien avoir une vingtaine de recettes à poster, mais pas moyen de remettre la main/la souris, sur les brouillons écrits avant les vacances. groumpf. Et puis le temps, ce foutu temps, qui loin d'être élastique passe à une vitesse grand V.

Ce n'est aps tout à fait dramatique car j'ai retrouvé cette recette, presque prête. Facile à mettre en ligne. A l'image aussi de cet apéritif facile à réaliser et qui en jette un peu quand même, il faut le dire. Disons que ça a plus de saveur que les cacaouètes.


C'est une recette qui circule depuis des années sur les blogs. Je l’avais imprimée il y a plus de 5 ans je pense, et je suis bien incapable aujourd’hui d’en retrouver l’auteur, même si je la retrouve chez beaucoup de confrères. Au départ, cette recette est au saumon fumé, mais je n’en avais pas sous la main ; j’ai donc improvisé avec du jambon de poulet. C'est simplissime à réaliser, est délicieux et assez original à présenter lors des apéros ou des buffets. 

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ROULES D'EPINARDS AU BOURSIN ET JAMBON (OU SAUMON)

500g d’épinards hâchés surgelés
4 œufs
1 boursin
Des tranches de jambon ou de saumon fumé

Décongeler les épinards à température ambiante en les laissant dans une passoire : le trop plein d’eau s’égoutte ainsi..
Préchauffer le four à 210°. Battre les œufs en omelette. Ajouter les épinards. Mélanger. (Ne pas saler ni poivrer : le boursin et le jambon ou le saumon seront assez salés). Verser la préparation sur une plaque de cuisson recouverte du silpat ou d’un papier sulfurisé. Enfourner 15mn.
A la sortie du four, démouler sur un autre papier sulfurisé. Laisser tiédir puis répartir le boursin sur la surface en laissant toutefois une marge sur un des grands côtés du rectangle. Etaler les tranches de jambon ou de saumon sur le fromage. Rouler puis enrouler dans un film étirable. Réfrigérer au moins une heure.
Couper le boudin en tranches à consommer telles quelles, ou à disposer sur des tranches de pain, à mettre sur des piques en bois etc…

01 novembre 2013

C’est la fêêêêteeeuuu, la fêêêê-teuuuu !

toussaint

 Après de bonnes vacances, quoi de mieux pour revenir sur mon blog que la fête de la Toussaint ? Ca vous met tout de suite la banane sur le visage non ? J’adore aujourd’hui recevoir les mails et les textos des copains qui disent « Bonne fête ! ». Woo-hoooo !

Et du coup j’en profite pour rappeler à Judith, présentatrice sur France 24 que NON, le 1er novembre n’est pas « la fête des morts » mais bien la fête des vivants et des saints. Judith n’a malheureusement pas lu mon blog les années précédentes, et c’est bien dommage. C’est pas grave : cours de rattrapage ici, et . Alors oui, chère Judith, c’était bien vu d’amener ton reportage sur la fête des morts au Mexique, mais non, aujourd’hui vois-tu, les chrétiens se réjouissent !

Judith, avec un prénom comme le tien « qui rend gloire à Dieu », aujourd’hui devrait être pour toi une fête très tagada-tsoin-tsoin, où tu pourrais te tourner en prière vers ta sainte patronne et lui demander de t’inspirer, de te guider, de t’envoyer de belles ondes qui te rendent forte. Et puis, avec Judith, tu peux aussi appeler dans tes prières tous les saints patrons qui t’inspirent, qui sont des modèles pour toi. Tant que tu y es, et parce que c’est la fête de la vie, rappelle à ta mémoire les personnes de ta famille, ou tes amis qui t’ont quitté et demande-leur à eux aussi de t’aider à être un exemple de charité, de force, d’accueil sur cette terre.

Tu as un chouette métier Judith car tu nous apportes sur un plateau, et en français, les nouvelles du monde entier. Et en plus tu le fais avec le sourire, sauf quand on découvre des charniers en Serbie ou que l’on gaze encore des personnes en Syrie. Et c’est là que peut-être, tous les saints qui t’inspirent t’aident chaque jour à être cette chouette fille derrière l’écran, à nous donner des nouvelles de vie et parfois de mort avec le recul nécessaire à ta profession. Parfois aussi à faire naître en nous la compassion. J’ai écrit compassion, pas pathos, ni marronniers journalistiques.  

Bref c’est une journée Judith où c’est la fête, parce que tout tes saints t’aident chaque jour à devenir sainte toi-même et à faire de ce monde, un monde meilleur. Parce que si, chaque jour, ta sainteté Judith nous apporte à tous quelque chose.

 

Alors Judith, mais aussi vous tous qui me lisez, je vous souhaite à tous une très belle fête, bénie de tous vos saints!

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07 octobre 2013

Le fameux "Pleyel" de la Maison du Chocolat

Dernier petit post gourmand avant de prendre quelques vacances, Eid oblige. On ne va pas se plaindre quand même que les institutions locales nous accordent 10 jours fériés. Oui, j'ai bien écrit 10 jours. Et là, vous vous prenez à rêver du moment où en France, l'on vous offrira 10 jours fériés pour Pâques. ah ah ah. Trêve de plaisanteries, pendant que certains feront la fête en famille ou partiront à l'étranger en voyage, je retournerai pour quelques jours en France (youpi!!!). Bonheur de l'expat qui, valises à la main, affronte aéroports et gares rien que pour passer du temps avec les amis et la famille. Dévorer de la bonne baguette fraîche et de la brioche aux pralines. Flâner sur les quais de Seine, de saône, du Rhône et des bords de Loire et d'Allier. Passer d'un horizon plat dont le seul vert est apporté par les palmiers, à un océan d'immeubles haussmaniens, ou de tuiles rouge, voire, suprême bonheur, de forêts qui sentent bon la mousse humide et les champignons.

Pour fêter cela , je vous laisse avec un petit Pleyel, prémice d'un voyage obligé pour ma part rue du Faubourg St Honoré à la Maison du Chocolat... Le Pleyel, c'est un cake au chocolat tout simplement divin. Que dire de plus? Hop la recette.

 

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PLEYEL (Cake au chocolat)

200g de chocolat noir
5 oeufs
180g de beurre
1cc de vanille liquide
200g de sucre glace
75g de poudre d'amandes
100g de farine
1 noix de beurre pour le moule


Beurrer un moule à cake de 25 cm de long.

Casser les oeufs en séparant les blancs des jaunes. Mettre les blancs dans un saladier et verser les 3 jaunes dans un bol. Couper le beurre en cubes.

Casser le chocolat dans un saladier et le mettre à fondre au bain-marie, sur feu doux. Incorporer le beurre, puis la vanille, les jaunes d’oeufs, le sucre glace et la poudre d’amandes.

Retirer le bol du bain-marie, verser la farine en la tamisant et bien mélanger.

Allumez le four à 200° (th. 6/7). Fouetter les blancs en neige ferme avec le sel, puis les incorporer à la préparation, délicatement, afin d’obtenir une pâte homogène.
Verser la pâte dans le moule et faire cuire au four environ 20 minutes.
Pour vérifier la cuisson, plonger la lame d’un couteau au coeur du gâteau : elle doit ressortir parfaitement sèche. Sinon, poursuivez la cuisson 5 mn ou plus.

Retirer le gâteau du four, le démouler et le laisser tiédir sur un plat avant de le déguster.

Il paraitrait que ce gâteau se conserve pendant 3 jours, à condition d'être enveloppé d'un film alimentaire. Mais je doute qu'il n'ait pas été dévoré avant...

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04 octobre 2013

Terrine de courgettes au basilic

Avec le mérou au coulis de poivron, j'avais servi cette terrine de courgettes au basilic. Par encore plus de 40° dehors ces temps-ci, même avec la clim, l'ambiance n'est pas vraiment à la choucroute. Délicieuse terrine in fine et qui s'accorde très bien avec un poisson.

C'est une recette tirée du livre "Terrines fraîcheurs" aux éditions saep. Etant donné que chez moi c'est "été" les 3/4 de l'année, alors que je n'avais pratiquement pas consulté ce livre qui était dans ma bibliothèque parisienne, il a fait partie de ma malle d'expat. Bien m'en a pris car ce livre regorge d'idées de terrines salées et sucrées, à base de poisson, viande et légumes. Extra. Forcément, je ne fais que baver devant les terrines de campagne ou les terrines de viande où il faut ajouter de la viande de porc. Mais ce n'est pas dramatique: je me rattrape une fois en France.

Pour en revenir à la terrine, elle est parfaite: parfumée et d'une texture délicate. Pas de prise de tête dans sa réalisation non plus. N'ayant pas tout consommé lors de mon déjeuner à base de poisson, elle a gentiment fini sa vie en cours de semaine, en tranches épaisses dans ma "gamelle de midi" au travail. Les terrines sont aussi idéales pour ça. Hop la recette.

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TERRINE DE COURGETTES AU BASILIC


4 courgettes (8 petites courgettes orientales)
4 beaux oignons
3 gousses d'ail
4 oeufs
20 cl de crème fraîche
1 CS de fécule de maïs
1 bouquet de basilic
De l'huile d'olive

Peler éventuellement les courgettes et les râper avec une râpe à gros trous. Eplucher les oignons et les gousses d'ail.
Dans une sauteuse, faire chauffer un filet d'huile d'olive puis faire revenir à feu vif les courgettes, l'ail et l'oignon. Baisser le feu et laisser cuire environ 15mn jusquà ce que les courgettes aient rendu toute leur eau. Saler.Retirer la sauteuse hors du feu.  
Délayer la fécule de maïs dans un peu d'eau. Battre ensemble les oeufs, la crème et la fécule, ajouter le basilic coupé finement. verser cette préparation sur les légumes cuits. Rectifier l'assaisonnement.
Préchauffer le four à 180°. Tapisser un moule à cake de papier sulfurisé et y verser la préparation. Enfourner pendant 45mn. A la sortie du four, laisser refroidir avant de réserver au frigo. Cette terrine est nettement meilleure préparée la veille et servie fraîche le lendemain avec un coulis de tomates ou de poivrons.
 

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02 octobre 2013

Doper sa foi? ramasse ta dope....

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Lc 17, 5-10 Les Apôtres dirent au Seigneur : « Augmente en nous la foi ! »
Le Seigneur répondit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez au grand arbre que voici : 'Déracine-toi et va te planter dans la mer', et il vous obéirait.

 

L’autre jour, je discutais avec un consultant qui accompagne les personnes dans leur recherche d’emploi ou leur transition de carrière, situations commune en expatriation. Et une chose revient assez régulièrement, surtout chez les Français qui, si ils sont fiers en général, n’en mènent pas large quand il s’agit souvent de s’affirmer dans le monde du travail : c’est la question de l’expertise (en plus de celle de la perfection). Nous sommes souvent incapables de nous projeter dans une carrière ou tenter de bifurquer parce que : « je n’ai pas le bon diplôme » ou « ah, mais tu ne te rends pas compte ! Je n’ai pas assez d’expérience dans le domaine ! ».  En plus du « oui je sais un peu, mais je ne maîtrise pas à fond tel sujet… ».

ET ALORS ?

Et c’est exactement ce que Jésus tente de faire comprendre à ses apôtres ici, avec cette parabole du grain de moutarde. On ne cherche pas la foi idéale ici, mais plutôt de faire déjà quelque chose avec celle  que l’on a.

La foi c’est pas une piqûre d’antibiotiques : une piqûre ne nous fera pas devenir meilleurs.

La foi c’est pas comme un cocktail de vitamines : avaler quelques pilules avec un verre de jus de fruits ne nous boostera pas la foi

La foi c’est pas comme un rail de coke : ça ne vous fait pas planer en un shoot

C’est pas comme une formation professionnelle : suivre des cours intensifs de théologie par exemple ne nous fera pas accéder au Graal de la foi, avec un beau diplôme à la clé.

Raté pour les apôtres qui demandent leur rail/shoot/diplôme/piqûre/pilule à Jésus.

Pire que ça : nous sous-estimons le peu de foi que nous avons en nous. Cela me rappelle cet évêque qui lors d’une catéchèse (JMJ du Canada) nous racontait l’histoire de ce poisson rouge de bocal, lâché dans l’océan et qui continuait de répéter : « j’ai pas assez d’eau, j’ai pas assez d’eau !! »

Alors si, de l’eau il y en a. Et puis même dans ton petit bocal tu peux déjà nager.

Il y a des personnes que je rencontre qui se sentent indignes de mettre les pieds dans une église ou de faire certains sacrements parce qu’elles pensent qu’elles n’ont pas assez la foi. On a aussi l’inverse : les gens qui jugent telle ou telle personne dans sa démarche parfois (mariage, baptême) parce qu’ils estiment qu’elle n’a pas assez la foi.

Alors d’une part, qui sommes-nous pour juger de la foi des autres ? (laissons Dieu seul juge) et d’autre part, regardons-nous un peu le nombril sur ce coup-là ! J’ai la foi ? Un peu ? Un chouïa ? Un petit truc qui me gratouille ou qui m’encombre au fond du cœur mais c’est là quand même ? Et bien on fonce ! Et quand je dis « on fonce ! » cela ne veut pas forcément dire s’enfiler tous les sacrements d’un coup et vivre la liturgie des heures tous les jours, ça veut juste dire laisser parler ce qu’il y a  de positif en nous. Laisser s’exprimer la révolte quand on voit des situations d’injustice. Laisser parler l’humilité en nous, celle qui nous permet d’accueillir l’autre dans ce qu’il est (ah ? Tu t’appelles Joséphine ? ) et pas dans ce qu’il fait ou représente (Elle a les deux pieds dans le même sabot la serveuse ou quoi ?). Bref, laisser parler ce qu’il y a de plus beau en vous….

Et c’est comme ça que de petites graines on fait de gros arbres…

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23 septembre 2013

Filets de mérou au coulis de poivron rouge

Bonheur de rentrer en France pendant l'été et d'éplucher les magazines de cuisine. Découvrir les petits nouveaux que je voyais fleurir ici ou là sans avoir la possibilité de les feuilleter. Et découper, garder précieusement quelques recettes à faire de retour à la maison. Bon, forcément j'élimine toutes les brochettes et autres terrines de porc, infaisables ici par manque de matière première. Par contre, les recettes de poisson font mon bonheur...

A l’origine dans cette recette  du hors-série été de Cuisine et Vins de France, 2013 ce sont des médaillons de lotte qui sont cuisinés.
 Mais encore une fois j’ai fait avec du poisson local (hammour/mérou). A la place de médaillons, j’ai juste cuit les filets à la vapeur
Pour le coulis, j’ai la main légère sur l’assaisonnement tant les tablettes de bouillon de volailles ou autre sont salées et poivrées. Je rectifie l’assaisonnement après cuisson et réduction, pas avant.

J’ai servi ce poisson avec une terrine de courgettes fraîche : c’était délicieux, le coulis servant autant pour le poisson que pour la terrine. Par ailleurs, il m’est resté tant de coulis après le repas que je l’ai congelé et ressorti quelques temps pour tard comme sauce pour des pâtes. Parfait. Hop, la recette.

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MEROU AU COULIS DE POIVRON ROUGE


4 filets de mérou (150 g x 4)
 2 cc de câpres
100 g d’olives noires de Nice 2 CS d’olives vertes en lamelles
800 g de poivrons rouges
250 g de tomates mûres
 3 gousses d’ail
 2 oignons blancs
De l’huile d’olive
 1 tablette de bouillon de volaille
1 brin de thym
1 feuille de laurier
4 brins de basilic
sel et poivre

Pour le coulis de poivrons : ôter les pédoncules et égrener les poivrons, les émincer. Peler les oignons et les émincer également. (J’ai émincé le tout au robot) Faire chauffer l’huile dans une cocotte et mettre oignons et poivrons sur feu très doux, à couvert, jusqu’à ce qu’ils deviennent fondants (20 min).

Couper les tomates en quartiers, peler et écraser l’ail. Les ajouter à la fondue oignons-poivrons ainsi que le thym, le laurier et le basilic. Dissoudre la tablette de bouillon dans 20 cl d’eau et verser le tout sur les poivrons. Laisser sur feu moyen 15 min puis passer au mixeur Ajouter les câpres et les olives, et tenir ce coulis au chaud. Si le service est prévu plus tard, réserver le coulis et le réchauffer doucement au moment de mettre les filets de poisson dans la cocotte-minute.

Faire cuire les filets de mérou à la vapeur 6 à 8 min (selon leur épaisseur) après les avoir salés et poivrés. Les disposer ensuite dans les assiettes, les napper de coulis et servir bien chaud avec un mélange de riz ou une terrine de courgettes.

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Fin »