Tarte pommes-grenade meringuée
La tarte aux pommes et tous ses dérivatifs est un must pour moi. Des pommes et une pâte et voilà une belle porte ouverte à toutes les possibilités. Rien de plus commun à priori, rien de plus simple; et pourtant c'est là que l'imagination peut s'envoler, ou que, même sans imagination, l'on peut atteindre un nirvana des papilles avec rien, ou si peu. Il n'y a pas si longtemps, j'ai voulu adapter cette recette repérée sur ce magnifique blog. Des pommes et de la meringue....L'adaptation locale a donc été de ne pas cuisiner avec l'alcool et de rajouter la petite touche de grenade. Avec cette dernière je recherchais à ajouter une pointe d'acide et de craquant dans une tarte assez sucrée, douce limite sirupeuse. Personnellement, j'ai beaucoup aimé ces petits grains qui viennent chatouiller les papilles et éclater sous la dent. Par contre Chéri lui, s'en serait passé. Au final, une tarte délicieusement décadente, servie chez des amis avec une boule de glace vanille (On n'est plus à quelques grammes de décadence près...) Hop, la recette.
TARTE POMMES-GRENADE MERINGUEE
Pour la pâte:
250g de farine
40g de sirop de date
2 jaunes d’œufs
50g de beurre
75g de labneh
Pour la garniture :
4 pommes
1 grenade
1 grosse cuillère de caramel au beurre salé
Pour la meringue
2 blancs d’œufs
100g de sucre
Préparer la pâte : sabler tous les ingrédients ensemble sauf les œufs. Quand la pâte est sableuse, incorporer les œufs et éventuellement un petit peu d’eau pour obtenir une boule homogène. L’envelopper dans du film alimentaire et la placer 1h au frigo.
Préchauffer le four à 180°. Etaler la pâte et garnir un moule à tarte. Piquer le fond, couvrir d’un papier d’aluminium, mettre des poids et cuire à blanc 10mn.
Peler les pommes et les couper en petits dés. Egrainer la grenade. Dans une poele chaude (sans gras), faire compoter les fruits avec le caramel. Quand ils sont mous, les verser sur la pâte et enfourner 15 mn.
Baisser le four à 100° .Préparer la meringue : monter les blancs en neige. Quand ils sont fermes ajouter le sucre et continuer de fouetter pour obtenir une meringue lisse et brillante. Répartir la meringue sur la tarte et enfourner 20mn.
On peut aussi déposer la meringue sur la tarte cuite et la passer rapidement sous le grill ou la faire dorer avec un chalumeau.
Jésus, super chasseur de tête? (où il est question de vocation à la pêche)
Mc 1, 14-20
Après l’arrestation de Jean-Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Passant au bord du lac de Galilée, il vit Simon et son frère André en train de jeter leurs filets : c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit : « Venez derrière moi. Je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Aussitôt, laissant là leurs filets, ils le suivirent. Un peu plus loin, Jésus vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient aussi dans leur barque et préparaient leurs filets. Jésus les appela aussitôt. Alors, laissant dans la barque leur père avec ses ouvriers, ils partirent derrière lui.
Je trouve Marc toujours un peu grandiloquent. Toujours dans la démonstration théologique et les beaux symboles. Ici donc, la vocation des premiers apôtres. Le texte semble fluide, comme l’appel, comme la réponse. Pas de question à se poser. Pourtant, quand on y pense, la vocation d’une vie (cette mise en adéquation entre ce que l’on est profondément, ce que l’on veut vivre et les moyens que l’on se donne) est autrement plus compliquée qu’un simple appel d’un DRH.
Dans ce texte, l'on n’a pas l’impression que Jésus étudie différentes candidatures. Je ne suis même pas certaine que le poste d’apôtre ait été dûment ouvert et publié dans la gazette de Tibériade. « Pour mission immédiate, etp divine cherche j.h. maîtrisant les techniques de pêche. Autres qualifications possibles : collecteurs d’impôts. Poste de VRP divin. Rémunération : fort aléatoire ».
Bref, Jésus arrive, appelle. Simon, André, Jacques et Jean suivent. Qu’est ce qui peut bien pousser des personnes à tout lâcher pour suivre un inconnu ? Qu’est-ce (Qui est-ce ?) qui peut pousser à lâcher un métier qui rapporte au moins de quoi se mettre dans l’assiette pour un avenir incertain ? Rien ne dit chez Marc si les apôtres aimaient leur travail. Peut-être que c’était abrutissant. Peut-être qu’ils en avaient assez. Peut-être qu’ils ne pensaient qu’à « coller leur dem ‘», et ça tombait bien, ce jour-là Jésus passait.
Tous les jours je vais à la pêche. Et régulièrement, je me demande pourquoi je vais à la pêche. Nonobstant le fait de mettre du beurre dans les épinards, payer ma retraite et me dire que mon métier participe à une amélioration de la vie en collectivité (ahhh, le service public…)… Je vais à la pêche et en général, j’aime ça. Les jours où j’ai senti que le bateau coulait ou qu’il était temps d’améliorer mes techniques de pêche, j’ai changé de bateau. Pêcher est en général ce que j’aime et je ne me voies pas ne pas pêcher. Ceci dit, des fois, ras le pompom de marin. Tout larguer pour suivre un inconnu ? Hummmm, trop peur de me retrouver à Pôle Emploi.
Mais est-ce vraiment ce qui nous est proposé dans ce texte. Enfin, oui, si, tout larguer, il y en a qui le font de manière radicale tous les jours et s’engagent tous les jours pour une vie auprès de Dieu. Mais bon, pour les « laïcs » comme vous et moi, quid de cet appel ?
Il y a une vie, notre vie : métro, boulot, pêche, dodo. Et puis il y a une vie que l’on peut transformer en y ajoutant un ingrédient : Métro avec Dieu, Boulot avec Dieu, pêche avec Dieu, dodo avec Dieu.
Ce « lâchage » est en fait une conversion du cœur qui nous amène non pas à tout largue pour aller manger des dates dans le désert, mais à changer notre regard sur les choses et sur les hommes. Avec Dieu, en mettant nos pas dans ses pas, nous changeons de vie. Cela n’est pas toujours très flagrant : il y en a pour qui cela signifiera rentrer au Carmel ou à l’Hermitage, pour d’autres ce sera juste monter dans la voiture le matin pour se rendre au boulot..comme tous les jours. Cela n’aura pas toujours des résultats bien terribles : ce n’est pas parce que j’ai mis Dieu dans ma pêche quotidienne, que je n’ai pas envie de trucider mon assistante qui n’arrive toujours pas à trouver mes mails sur son Outlook. Et non, malheureusement, ce n’est pas parce qu’il y a Dieu dans ma vie que je suis une sainte à qui échappe tous sentiments de colère, de revanche et de médisance. Mais j’ose croire que Dieu est là pour justement me rappeler que ma pêche concerne les hommes, surtout les hommes, avant tout les hommes.
Pêcher, vivre, c’est donc entrer dans une autre dimension où l’humain non seulement a toute sa place, mais a la place centrale, en Dieu.
Crabes farcis
L'autre jour, direction le désert en prenant les pistes de traverse. Nous voulions découvrir les côtes longeant le Golfe persique sans prendre les routes habituelles. Armés du GPS et de cartes qui ne servent plus vite à rien, nous voilà assez rapidement dans un désert de cailloux, aride. La mer est droit devant semble-t-il. Seule la musique classique (totalement irréelle dans un 4*4 en plein désert d'Arabie), maintient un lien avec le monde civilisé. Puis, la mer apparait, turquoise. Magnifique. Nous sommes abordés par un homme qui s'inquiète de voir des occidentaux perdus le long de cette plage. Une fois rassuré sur notre sort il nous convie à son camp: la plupart des locaux des émirats aiment garder leur tradition bédouine et montent des camps pendant 6 mois de l'année. Leurs isbas ou leur "cabane de plage" locale. Autour de "qahwah" et quelques maamouls nous profitons de la légendaire mais non moins réelle hospitalité des Arabes. L'homme qui nous accueille ne nous laissera pas partir sans avoir rempli notre glacière de poissons et de crabes fraichement péchés.
Les crabes ici sont relativement petits et sont cuits souvent directement sur le grill ou le BBQ. La femelle se distingue du mâle en ce qu'elle a le ventre noir.
Point de BBQ pour nous, mais des crabes farcis. La recette est adaptée de celle des crabes farcis du Larousse de la cuisine.Dois-je vraiment dire ici que ces crabes étaient délicieux? Sûrement, la saveur de l'hospitalité et de la générosité...
CRABES FARCIS
3 petits crabes
Un court bouillon
6-7 champignons de Paris
1 échalotte
7cl de vin blanc
7cl de fumet de poisson
1/2cc de curry
1/2cc de paprika
2CS de crème liquide
3brins de persil
2CS de parmesan.
Porter le court-bouillon à ébullition. Plonger les crabes et cuire 8mn. Les retirer et les laisser refroidir.
Préparer la farce. Emincer les champignons. Emincer l’échalote. Faire chauffer un filet d’huile d’olive dans une poêle et y laisser revenir l’échalote. Ajouter les champignons et les laisser fondre. Ajouter le fumet de poisson et le vin blanc et laisser réduire. Incorporer les épices. Une fois que le jus est évaporé, ajouté le persil émincé et la crème. Mélanger. Retirer la poêle du feu, ajuster l’assaisonnement et réserver la farce.
Décortiquer les crabes, récupérer la chair (attention aux cartilages ; ne pas oublier les pinces) et nettoyer les carapaces.
Préchauffer le four à 200°.
Farcir les carapaces et répartir le parmesan sur elles. A ce stade, on peut congeler les carapaces farcies. Sinon, enfourner 10 à 15mn. Déguster bien chaud.
Kringle estonien (parce que j'ai aussi craqué)
Et voilà, c'est l'emballement sur la blogosphère. Une très belle recette d'Iza, un soupçon de challenge et voilà tout le monde à la boulange.
Notez que d'habitude je ne suis pas les modes. J'ai pas encore fait de macarons (c'est pas l'envie ni le matériel qui me manque pourtant...), les cupcakes m'écoeurent (donc non. Pour mon délire SATC je reste sur les Manolos), les whoopies m'indiffèrent, les verrines m'agacent profondément. Sauf que là, je ne pouvais que craquer étant donné qu'il y a souvent une brioche le Week end pour le petit dej'; et que celle-là, très belle, très simple à faire, je ne pouvais passer à côté.
Recette imprimée et testée deux fois donc: une première fois avec un fourrage "classique" à la cannelle; et une deuxième fois avec un fourrage un peu plus local-Moyen-Orient avec le sirop de dates et du chocolat. Résultat des courses: une brioche qui ne reste pas longtemps sur la table de la maison, ni dans le coin "machine à café du bureau". Merci Isa pour cette belle idée!
KRINGLE ESTONIEN
300g de farine
12 cl de lait tiède
1 cc de sucre en poudre
1 œuf
30 g de beurre
10 g de levure de boulangerie déshydratée
une pincée de sel
Pour la garniture
40 g de beurre
3 à 4 CS de sucre en poudre
2 cc de cannelle
Ou de la mélasse de datte et 75g de chocolat en copeaux
Diluer la levure et le sucre dans le lait tiède (30s au micro-onde pour réchauffer vite-fait le lait). Laisser reposer.
Dans le kitchen Aid, sabler la farine, le sel et le beurre. Ajouter le lait+levure et laisser pétrir 5mn. Laisser reposer la pâte dans un endroit chaud afin qu'elle double de volume.
A la fin de cette première poussée, dégazer le pâton et l'étaler en un rectangle.
Etaler la garniture. Pour la garniture à la cannelle, faire fondre le beurre, puis ajouter cannelle et sucre. POur la garniture date/chocolat, étaler au pinceau du sirop de date et râper le chocolat dessus.
Rouler le rectangle. Le couper dans le sens de la longueur et torsader les deux brins. Les faire se rejoindre afin de former un cercle.
Disposer la couronne sur la plaque de cuisson et laisser lever à nouveau.(au moins une demie heure dans un endroit chaud)
A la fin de cette deuxième levée, enfourner 25mn à 180°.
Et voici celui dates/chocolat:
Chapon aux épices
Avant que Chéri ne m'offre une autre cocotte en fonte lors de notre premier Noël ici, la mienne, restée dans les cartons de déménagement me manquait cruellement. Je pensais (bêtement je l'avoue) que comme tout pays du monde arabe, l'émirat dans lequel je vis avait une forte tradition de poterie. Que nenni. Point de poterie, les plats les plus traditionnels étant finalement préparés dans de grands faits-touts en inox à même le feu.
Bref, sans cocotte, le monde m'apparaissait hostile. Enfin, lors d'une foire locale, j'ai trouvé des cocottes en terre chez un marchand égyptien. Exactement ce qu'il me fallait: on met tous les ingrédients dans le plat, et avec un peu de chance, au bout d'une heure ou deux dans le four, un plat peut être présenté à table.
La recette initiale du "Saveurs hors série 2011" proposait de couper le chapon soi même ou de le faire couper en morceaux par son boucher. Mon option personnelle, un peu kamikaze certes un jour de Noël étant donné qu'en plus c'était la première fois que je faisais la recette, a été de cuire le chapon entier dans ma cocotte en terre (c'est une grosse cocotte en terre...) Le résultat fut vraiment savoureux, le chapon bien moelleux et les épices justes présentes, de quoi juste sublimer le goût des légumes et de la viande. 
CHAPON AUX EPICES ET AU MIEL (Magazine Saveurs)
1 chapon (environ 2,5 kg)
6 carottes
6 navets
(6 panais): je n'en ai pas mis, introuvables, au Moyen Orient
6 oignons botte
1 c. à c. de quatre-épices
2 étoiles de badiane (anis étoilé)
1 c. à café de carvi
½ c. à café de cannelle
(ou, à la place de toutes ces épices, un mélange pour pain d’épice)
100 g de miel
1 brin de romarin
3 c. à soupe d’huile d’olive
sel – poivre
Peler et laver les légumes. Les couper en gros morceaux ou en deux dans le sens de la longueur s'ils ne sont pas trop épais.
Déposer dans un grand plat à four ou une cocotte la moitié du miel, la moitié des épices et le romarin effeuillé. Saler et poivrer.
Déposer les légumes et le chapon dans le plat à four et arroser avec le miel restant. Parsemer du reste d’épices et napper d’huile d’olive.
(A ce moment, personellement, j'aime prendre "la bête" entière et la masser avec le miel et les épices pour qu'elle en soit bien imprégnée. Il est content le chapon d'avoir son massage avant le sauna.
Enfournez à 180° C pendant une bonne heure. Au bout de 45mn, vérifier néanmoins que le chapon n'est pas sec, auquel cas, rajouter un peu d'eau au fond de la cocotte..
Lorsque le chapon est cuit le servir avec les légumes.
Biscuits au chocolat
La recette initiale provient de chez la reine des femmes qui masteurisent tout dans leur foyer aux US : Martha Stewart. Ses Chocolate-Strawberry Thumbprints sont à l’origine de petits nids de biscuit chocolat façonnés au pouce farcis de fromage frais et de compote de fruits.
Dans la série : mes livres de cuisine et moi, aujourd’hui la petite histoire sur le livre « Cookies » de MT. Etant toujours à la recherche de recettes de biscuits que l’on peut faire avec soit les blancs do’ufs, soit les jaunes d’œufs qui n’ont pas été utilisés dans une recette précédente, j’ai marqué toutes les recettes du livre avec des mini post-its. Jaunes pâles pour les recettes à base de blanc d’œufs et orange pour les recettes avec uniquement des jaunes d’œufs.
Du coup, l’autre jour, hop un jaune d’œuf qui se désole tout seul, et voilà rapidement des biscuits au chocolat made in MT.
BISCUITS AU CHOCOLAT (Marthe Stewart)
3/4 cup de farine
1/4 cup de cacao amer en poudre
1/4 cc de sel
40g de chocolat à cuire, râpé
1/2 cup de beurre mou
1/4 cup plus 2CS de sucre
1 gros jaune d’oeuf
1/2 cc d’extrait de vanille
Mélanger la farine, les chocolats et le sel dans une jatte.
Dans un robot, battre le beurre mou et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne pâle et mousseux. Ajouter le jaune d’œuf et a vanille. Petit à petit, incorporer le mélange de farine. Ramasser la pâte en une boule, former un boudin et le rouler dans du sucre cristal puis dans du film alimentaire. Le placer au congélateur 1h. On peut à ce stade le laisser au congélateur.
Préchauffer le four à 200°. Couper le boudin de pâte en tranches fines et les placer sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d’un silpat. Enfourner 10mn.
Potiron et patates douces rotis aux épices
L'une de mes méthodes préférées pour cuire les légumes est certainement rôtis au four. Je crois que j'avais dû connaître cette technique avec les carottes glacées de Jamie et depuis j'essaye un peu avec tout. Il est certain qu'ainsi les légumes mettent un peu plus de temps à cuire, mais je trouve que pour les carottes, les potirons et autres courges cela exalte leurs saveurs. Vraiment. Loin d'un potimarron ou de carottes pleines d'eau, même en étant cuit à la vapeur, l'on se retrouve avec des arômes de noisettes, de foin, bref un goût plus "rustique" que j'aime beaucoup.
La recette suivant est tirée du "Saveurs" best of 2011 et est vraiment délicieuse. Je l'ai réalisée pour les fêtes de fin d'année en accompagnement du chapon aux épices de la même revue. Un régal. Hop, la recette.
POTIRON ET PATATES DOUCE ROTIS AUX EPICES
2 grosses patates douces
1kg de courge style butternut (pas de graines) avec la peau
1cc de curry
Thym
3 CS d’huile d’olive sel et poivre
Préchauffer le four à 200°
Eplucher les patates douces et la courge et les détailler en morceaux assez gros.
Etaler les morceaux dans un grand plat allant au four une une léchefite. Saupoudrer de curry, de thym, sel et poivre.
Arroser les légumes d’huile d’olive. Mélanger les légumes pour bien répartir l’huile et les épices.
Enfourner 45mn en remuant délicatement de temps en temps.
Brioche "Harrys"
Ce qui est jouissif avec la blogosphère culinaire c'est la possibilité, presque sans fin (faim?) de découvrir de nouvelles recettes, de tester etc.. Même si en matière de brioche j'en reviens toujours à ma recette fétiche, j'aime bien constamment essayer de nouvelles combinaisons pour arriver à la belle et bonne brioche du week-end. Cette recette-là fut découverte chez Nad, qui la tenait elle-même de Mylie...
C'est une brioche qui a bien poussé et était très bonne (mais soyons honnête, sans le goût de la bioche aux oeufs et aux conservateurs Harrys). Une belle brioche basique qui satisfait pleinement sa fonction première de rendre le début du week-end complètement gourmand. Ceci dit, je crois que je préfère ma recette fétiche. La gourmandise étant le moteur principal de ma quête de la brioche qui siéra à mon goût, je continue mes balades de blogs en blogs à la recherche d'autres recettes...
BRIOCHE "HARRYS"
230g = 3 jaunes d'oeufs + crème fraiche épaisse 15% de MG
50g de sucre
100g de beurre
350g de farine
8g de levure de boulangerie déshydratée
Mettre tous les ingrédients dans cet ordre dans la cuve de la MAP et lancer le programme pâte.
A la fin du programme, chasser l'air, façonner la brioche, la placer dans son moule et la laisser lever 1 à 2h environ sous un torchon. La pâte doit doubler de volume.
Préchauffer le four à 180° et enfourner 25mn en surveillant la coloration de la croûte.
Voeux!
Molokia, molokhie, mulukhia, molokheya, bref : une recette de corète potagère d’inspiration libanaise
Depuis que je suis arrivée au Moyen Orient, de temps en temps, je voyais ces étranges bouquets de feuilles, un peu comme des bouquets de menthe, mais avec des feuilles d’oseille. Au rayon surgelé, les feuilles existaient même congelées, à côté des épinards. Suivant les supermarchés, c’était même épelé sur les panneaux de manière différente. Quid de cette plante ? Qu’en faire ? Comment la cuisiner ?
Et puis l’autre jour, une collègue mariée à un libanais sort de sa lunch box un plat avec des feuilles verdâtres. Hummm, lui dis-je ! Des épinards ! Non, me répond-elle : du molokhié. ( ?????) Après un tour auprès de Wiki, cette fameuse mlokhiyé est une plante aussi appelée Corète potagère (merci mon livre « cuisine du monde arabe »), qui, suivant les variétés, est soit comestible, soit est une plante textile : la jute. Une plante très cuisinée dans le monde arabe et parfait semble-t-il pour des repas légers, puisqu’elle se digère très facilement et auraient quelques vertus « detox ».
Retour donc chez Carrefour pour acheter un bouquet de molokhia fraiche, puis appel au mari de ma collègue pour savoir comment cuisiner cette plante. La recette ici est donc sa recette de famille, libanaise donc.
Très honnêtement, ce plat n’est pas appétissant : un ragoût de feuilles verdâtres avec du poulet, on a vu mieux. Ceci dit au goût c’est vraiment sympa : moins fort que les épinards et l’oseille tout en restant dans ce type de saveurs. Même Chéri qui a été traumatisé par les épinards dans sa jeunesse, a trouvé ça plutôt pas mal, ce qui est un exploit venant de la part d’un carnivore fuyant le légume vert. Bref, première expérience fort satisfaisante pour un petit plat léger parfait ! Hop la recette.
MOLOKHIE A LA LIBANAISE
Pour 2 gros bouquets de molokhiyé fraîche :
4 morceaux de poulet (j’ai utilisé des blancs)
1 litre de bouillon de poulet
2 gros oignons
1 cc de coriandre en poudre (on peut aussi utiliser quelques feuilles de coriandre fraiche)
1cc de sumac
1,5 cc de pâte d’ail
Un peu de jus de citron frais (à ajuster selon le goût)
Enlever les feuilles une à une du bouquet. La tige n’est pas vraiment bonne et elle pourrait ajouter à l’ effet parfois visqueux inhérent à la molokhia. Plus c’est frais, moins on a de chance d’avoir le côté visqueux (comme les okras).
Laver les feuilles et les découper en lanières. Les blanchir 5 mn dans de l’eau bouillante. Réserver.
Préparer le bouillon de poulet.
Dans une cocotte, faire chauffer un peu d’huile d’olive et faire revenir les oignons. Ajouter les épices et la pâte d’ail. Laisser cuire 1mn. Ajouter le poulet et le faire saisir sur toutes les faces. Ajouter les feuilles de molokhia ébouillantées et recouvrir la viande et les feuilles du bouillon de poulet. Laisser mijoter ¾ d’heure.
5mn avant la fin de la cuisson, ajouter le jus de citron en goutant pour ajuster à votre goût. Attention, trop de citron entraîne une amertume.















