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Tandis que l’on va entendre sonner les trompettes qui sonnent le début de Carême et que certains vont avoir leur petite marque au front, je vais revenir ici sur le concept catho que l’on entend en ce moment sur toutes les ondes : «  la miséricorde ».  Oui, je sais, rien que le mot sent parfois le renfermé et le poussiéreux de sacristie.

Entre deux revendications laïcardes, il ne vous aura pas échappé que cette année a été décrétée par François (le type en blanc installé à Rome ») « année de la miséricorde » avec un carême encore plus miséricordieux. On y va franco…

Donc pour faire bref, mais néanmoins clair (enfin j’espère), la miséricorde c’est un peu comme le jeu de la patate chaude, mais en positif :

Étape 1 : Recevoir la patate chaude : accueillir la miséricorde de Dieu.

                Parce que oui, les cathos ne croient pas au Père Fouettard, Méga-Juge de l’Univers, mais en un Dieu qui pardonne les péchés. Qu’est-ce qu’un péché ? C’est toutes les fois ou l’on casse le contrat que l’on a avec Dieu. C’est un contrat qui stipule « Tu aimeras ton prochain comme toi-même, ainsi que toute la Création ». Dieu remplit tout le temps son contrat. Nous moins. Quand on reconnait qu’on a fait une boulette ou une entorse au contrat, on se rapproche de Dieu. Il est content. Nous aussi. C’est le pardon.

La miséricorde venant de Dieu c’est donc être regardé par Dieu et reconnaitre que l’on est aimé. Tel que l’on est. Je le réécris juste au cas où ce ne soit pas assez clair : nous sommes AIMES.

Étape 2 : Faire passer la patate chaude

  1. Comme la patate chaude, la miséricorde se passe. Parce que bon, le catho est sensé partager ce qu’il reçoit. C’est comme cela qu’il va construire un monde de paix et d’amour. Oui madame. Bref, s’il est aimé de Dieu, ca veut dire que son voisin aussi. Le plus con de ses collègues aussi. Ca veut dire aussi que les refugiés qui tentent de traverser la Méditerranée sont aimés, ainsi que Kim Jong Un qui lui fait joujou avec des armes nucléaires. Comme Dieu nous aime et les aime, il faut nous aussi aimer tout ce monde-la.
  2. La miséricorde c’est donc changer son regard sur le monde et sur ce qui nous entoure pour y mettre un peu plus de compassion, d’amour. Moins de haine. C’est être sensible a ce qui diminue et heurte la dignité des hommes, et justement tenter de remédier a cela. C’est avoir un esprit ouvert et bienveillant sans a priori…

Bon début de Carême a tous !