Angel Cake

Nourritures terrestres et spirituelles très gourmandes : des recettes à partager et une touche de spiritualité.

08 juillet 2009

L'Eglise que J'aime (texte de Juan Arias "Le Dieu auquel je ne crois pas")

Je cours je cours en ce moment et n'ai pas trop de temps pour me poser et rédiger quelques billets spi...Bien dommage, mais c'est la vie! Travailler pour vivre ou vivre pour travailler, des fois la frontière est bien mince... Donc pas de billet d'inspiration perso mais un extrait du livre de Juan Arias "Le Dieu auquel je ne crois pas" (Cerf 1971). Ca décape, ça fait du bien. L'Eglise a besoin d'être secouée. Une Eglise vivante est une Eglise qui échange, vit, se confronte aux idées différentes. pas une Eglise sclérosée qui dit "Amen" parce que c'est plus facile. Donc hop, voici le texte et si vous voulez vous aussi faire bouger l'Eglise, c'est ici.

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(Juan Arias – extrait de Le Dieu auquel je ne crois pas)


L’Église que j’aime, c’est :

Celle qui est convaincue que le Christ est le port et qu’elle n’en est que le phare.

Celle qui préfère être semeuse d’espérance plutôt que glaneuse de peurs.

Celle qui me dit honnêtement et sans arrogance : « Nous sommes un peuple en marche vers une fin commune et nous devons cheminer la main dans la main, boire à la même fontaine et traverser les mêmes périls. »

Celle qui ne m’offre pas un Dieu congelé et figé mais un Dieu vivant, présent et que nous pouvons découvrir à tout moment parce que c’est un Dieu inépuisable.

Celle qui craint davantage pour ceux qui ne bougent pas, de peur de pécher que ceux qui ont péché, parce qu’ils marchaient.

Celle qui me parle plus de liberté que de l’obéissance, de l’espérance que de l’autorité, du Christ que d’elle-même, de la faim des pauvres que de la collaboration avec les riches…d’aujourd’hui que d’hier.

Celle qui se préoccupe davantage d’être authentique que nombreuse, d’être simple et ouverte à la lumière que d’être puissante, d’être oecuménique que d’être dogmatique.

Celle qui m’offre un Dieu si semblable à moi que je peux jouer avec lui, et si différent que je peux trouver en lui ce dont je ne saurais même rêver.

A d’autres, un visage différent de l’Église pourra plaire davantage. Moi je l’aime comme cela parce que c’est ainsi que je vois en elle avec certitude la présence vivante du Christ, du Christ ami de la vie, lui qui est venu non pour juger mais pour sauver ce qui était perdu.

30 mars 2009

L'homme existe, je l'ai rencontré (Raymond Devos)

ste_marieTony Alvarez


Dernière semaine de Carême avant la Semaine Sainte et donc avant-dernier "texte du lundi". Aujourd'hui c'est un texte de Raymond Devos que j'aime particulièrement. J'aimais la musique de ses mots, sa façon de raconter des histoires pas si ubuesques que cela...un poète et un clown. Je vous laisse apprécier sa petite musique divine du jour...


J’ai lu quelque part : « Dieu existe, je l’ai rencontré ! »

Ca alors ! Ca m’étonne !

Que Dieu existe, la question ne se pose pas ! Mais que quelqu’un l’ait rencontré avant moi, voilà qui me surprend !

Parce que j’ai eu le privilège de rencontrer Dieu juste à un moment où je doutais de lui !

Dans un petit village de Lozère abandonné des hommes, il n’y avait plus personne.

Et en passant devant la vieille église, poussé par je ne sais quel instinct, je suis rentré…

Et, là, ébloui…par une lumière intense…insoutenable !

C’était Dieu…Dieu en personne, Dieu qui priait !

Je me suis dit : « qui prie-t-il ? Il ne se prie pas lui-même ? Pas lui ? Pas Dieu ? »

Non ! Il priait l’homme ! Il me priait moi ! Il doutait de moi comme j’avais douté de lui !

Il disait : Ô homme ! si tu existes, un signe de toi !

J’ai dit : Mon Dieu, je suis là !

Il dit : Miracle ! Une humaine apparition !

Je lui ai dit : Mais mon Dieu…comment pouvez-vous douter de l’existence de l’homme, puisque c’est vous qui l’avez créé ?

Il m’a dit : Oui…mais il y a si longtemps que je n’en ai pas vu dans mon église…que je me demandais si ce n’étais pas une vue de l’esprit !

Je lui ai dit : Vous voilà rassuré, Mon Dieu !

Il m’a dit : Oui ! Je vais pouvoir leur dire là-haut : « L’homme existe, je l’ai rencontré ! »


Raymond Devos

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24 mars 2009

Un catholique ne saurait manquer de gaité (Pier Giogio Frassati)


Et ça chahute, et ça se renvoie la balle, et ça se corrige fraternellement et in fine, ça déprime sérieux chez les cathos. Et les autres aussi d'ailleurs. Entre des journalistes et une société qui veut absolument démontrer que la catholicité est vraiment ringarde et à côté de la plaque, et qui n'écoute pas/plus ce que l'on peut dire; et certains cathos qui s'enfoncent dans un traditionnalisme frileux et des positions indéboulonnables qui ne font qu'abreuver les certitudes des premiers, c'est assez déprimant.

Et bien non. Je ne cèderai pas au pessimisme ambiant. Et oui, j'ose affirmer sur ce blog q
ue l'on peut être catho, bien ancrée dans une vie moderne et que l'on peut être constitué de telle manière que les clichés manquent d'adhésivité sur moi et n'adhèrent pas. J'ose affirmer aussi que nous sommes beaucoup dans ce cas, mais que peut-être nous faisons moins de bruit que d'autres. J'ose aussi affirmer qu'être catho c'est ETRE avant tout. 24h/24, 7jours/7. Je le dis souvent sur ces pages virtuelles, mais la foi ce n'est pas la religion. L'Evangile n'est pas seulement à annoncer à grands coups de dogmes assenés par voie médiatique, elle se vit d'abord. Et elle ne se vit pas dans la tristesse.
On oublie "les bigooooooottes" de Brel. Par contre, à la place de mon texte hebdomadaire de Carême, je vous propose aujourd'hui cette petite phrase de Pier Giorgio Frassati, jeune italien des années 20, laïc, engagé dans l'Eglise, malheureusement parti trop tôt à 24 ans, emporté par une polyomélite foudroyante.


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A nous, il n'est pas permis de vivoter. Un catholique ne saurait manquer de gaité; la tristesse doit être bannie. C'est une maladie, la pire de toutes".

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16 mars 2009

Apprends nous à aimer (Michel Serin)

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On continue notre cheminement de Carême avec un texte. Un texte pour démarrer la semaine. Un texte pour se poser, prendre un peu de temps, un temps de vide à remplir de la présence de Dieu. Et je vous rappelle, si vous ne l'avez pas déjà fait, que vous pouvez booster votre Carême en suivant une retraite en ligne avec les Dominicains et leur "Retraite dans la ville".

Seigneur,
Je viens avec hardiesse te demander un don qui dépasse toute chose.
Apprends nous à aimer comme tu aimes.
Ce n'est pas facile pour nous d'être humains.
Nous sommes tellement traversés par le désir. La peur. l'agressivité..
Apprends-nous cet Amour qui sait prendre des risques pour les plus petits et qui ne craint pas les puissants et les sages de ce monde.
Apprends nous cet Amour qui cherche inlassablement la justice, surtout lorsque cela dérange notre quiétude et notre confort.
Apprends nous cet Amour qui respecte passionnément tous les hommes et d'abord ceux qui ne savent pas respecter les autres.
Apprends nous cet Amour qui sait regarder chaque être humain dans son chemin d'imperfection avec le projet de Dieu sur lui.
Apprends nous cet Amour capable d'un pardon sans retour pour les offenses les plus lourdes à porter et les blessures le splus vives.
Apprends nous à aimer comme tu aimes.
Alors nos vies seront transfigurées.
La paix se répandra dans nos groupes, dans nos cités et entre les peuples.
Aimer comme tu aimes: il n'y a que toi qui peut faire cela en nous.

Michel Serin

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09 mars 2009

Pour me donner à toi (Saint Nicolas de Flue)

Et toujours en chemin vers Pâques...bon temps de Carême à tous!

yeuxPhoto DCC


Mon Seigneur et mon Dieu,
enlève en moi tout ce qui m'empêche d'aller à toi.

Mon Seigneur et mon Dieu,
donne-moi ce qui m'aide à aller vers toi.

Mon Seigneur et mon Dieu,
enlève-moi à moi pour me donner complètement à toi.

Saint Nicolas de Flue

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02 mars 2009

Le désir (René Daumal)

Encore un texte pour nous aider à cheminer pendant ce temps de Carême. Un texte "profane" mais qui parle à tous je crois.
Bon lundi!

homme_DCCimage DCC


Je suis mort parce que je n’ai pas de désir.

 

Je n’ai pas de désir parce que je crois posséder.

 

Je crois posséder parce que je n’essaie pas de donner.

 

Essayant de donner, on voit qu’on a rien.

 

Voyant qu’on a rien, on essaie de se donner.

 

Essayant de se donner, on voit qu’on est rien.

 

Voyant qu’on est rien, on désire devenir.

 

Désirant devenir, on vit.

 

 

 

René Daumal

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25 février 2009

Ne crains rien..tu as tout gagné (Michel Quoist)

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Aujourd'hui nous entrons donc dans la période de Carême avec le Mercredi des Cendres. Pour la période de Noël, pour ceux qui sont venus visiter le blog, vous vous souvenez peut-être que j'avais mis en ligne des poèmes, des textes, des prières. Et bien pour cette période de Carême, en allant vers Pâques, je vais recommencer l'opération "se nourrir d'autre chose que de nourritures terrestres" et vous proposer plus souvent de quoi vous nourrir spirituellement. Il n'est pas interdit bien sûr de lire les textes en dégustant une bonne crêpe au Nutella. ;)(sauf si vous jeûnez de Nutella bien sûr). En alternance bien sûr avec des recettes de bons petits plats maison, parce que l'on ne vit pas que de spiritualité non plus... ;)


Donc nous inaugurons cette opération avec un texte de Michel Quoist, prêtre engagé auprès des Jeunesses Ouvrières Chrétienne et de l'Action Catholique  (ensemble de mouvements tournés vers le catholicisme social) et décédé en 1997. Si vous êtes jeune, ado ou dans la vingtaine, vous pouvez lire "Parle-moi d'Amour" de Michel Quoist. Le livre date un peu et peu paraître parfois rétro voire un chouïa tradi, mais il est merveilleux de poésie dans cette quête initiatique d'un jeune qui cherche à aimer et qui n'y arrive pas. Il va voir un Sage qui petit à petit va lui ouvrir les yeux. On ne sait pas de quelle religion est le sage et Dieu n'est jamais cité. Le livre peut donc tout à fait  satisfaire les réfractaires à la religion quelle qu'elle soit. C'est une réflexion globale sur "c'est quoi aimer vraiment?" "ma vie, mon corps je les utilisent comment?". A noter aussi que le livre est entrecoupé de textes qui peuvent être réutilisés pour des cérémonies style mariage ou veillées de prière.


Seigneur, pourquoi m’avez-vous dit d’aimer tous mes frères les hommes ?

J’ai essayé, mais vers vous je reviens effrayé…

 

Seigneur, j’étais si tranquille chez moi, je m’étais organisé, je m’étais installé.

Seul, j’étais d’accord avec moi-même, à l’abri du vent, de la pluie, de la boue…

Je serai resté pur, enfermé dans ma tour.

 

Mais vous m’avez forcé à entr’ouvrir la porte.

Comme une rafale de pluie e pleine face, le cri des hommes m’a réveillé.

Comme une bourrasque, une amitié m’a ébranlé.

Et j’ai laissé une porte entr’ouverte…

 

Les premiers sont entrés chez moi, Seigneur ; il y avait tout de même un peu de place en mon cœur. Jusque-là c’était raisonnable.

Mais les suivants, Seigneur, les autres hommes, je ne les avais pas vus derrière les autres.

Ils étaient nombreux, ils étaient misérables ; ils m’ont envahi sans crier gare, il a fallu faire de la place chez moi.

 

Plus ils poussent la porte et plus la porte s’ouvre.

Ah Seigneur, je suis perdu, je ne suis plus à moi.

Il n’y a plus de place pour moi chez moi.

 

« Ne crains rien, dit Dieu, tu as tout gagné. Car tandis que ces hommes entraient chez toi, Moi, ton Père, moi, ton Dieu, je me suis glissé parmi eux. »

 

Michel Quoist

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15 janvier 2009

La paix est un travail (Jean Debruyne)

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Aujourd'hui je voulais partager avec vous ce texte de Jean Debruyne dont je vous avais déjà présenté un texte pour Noël. L'actualité au Proche Orient nous met inévitablement face à des questions lourdes de sens. Je n'ai pas envie de savoir "à qui la faute?", "Qui a commencé?". je n'ai pas envie de faire dans la pesée des torts, dans l'escalade de l'horreur "ah ben oui, mais ils tuent plus d'enfants d'un côté que de l'autre". Parce que la haine que l'on peut avoir, elle commence par là. C'est une guerre et quoiqu'on en dise, une guerre n'est jamais propre, n'est jamais sans dégâts. On peut dire que ce sont la faute des armes, mais qui manipulent les armes? Qui se les procurent? Ce sont des hommes non? Le droit international, la politique et la morale internationale peuvent tenter d'encadrer la guerre, in fine c'est sur le terrain que cela se passe et dans le coeur de chaque homme. Je ne peux et ne veux absolument pas condamner ces hommes et femmes, d'un côté comme de l'autre qui se battent pour ce qu'ils pensent être une cause juste. Je ne peux que prier pour que la haine dans leurs coeurs se transforme en sentiment plus positif et qu'ils puissent construire la paix. Quand on voit la difficulté que l'on a dans nos petites vies à aller au-delà d'une dispute, une attaque verbale venant d'une autre personne, on imagine aisément que passer au-delà de 60 ans de conflit, maintenant ancré dans toutes les générations, n'est pas chose aisée. C'est pourquoi je vous fais découvrir ce texte: la paix c'est à nous de la tisser et il faut être tous les jours sur le métier. 

La paix aurait pu être une fleur sauvage
de ces fleurs des champs
que nul ne sème ni ne moissonne.
La paix aurait pu être
une de ces fleurs des prés
que l'on trouve toute faite un beau matin
au bord du chemin, au pied d'un arbre
ou au détour d'un ruisseau.
Il aurait suffit de ramasser la paix
comme on ramasse les champignons
ou comme on cueille la bruyère
ou la grande marguerite.

Au contraire la paix est un travail
c'est une tâche.
Il faut faire la paix
comme on fait le blé.
Il faut faire la paix
comme il faut des années
pour faire une rose
et des siècles pour faire une vigne.
La paix n'existe pas à l'état sauvage :
il n'y a de paix qu'à visage humain.

Jean Debruyne

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02 janvier 2009

Voeux - Envoie-nous des fous! (Louis-Joseph Lebret)

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Chers amis lecteurs, assidus du blog ou de passage, que l'année 2009 vous comble en tous points.
Aux amateurs de nourritures terrestres, gourmands, gastronomes de haute volée ou cuisiner du dimanche, je vous souhaite d'avoir toujours cette envie en vous de créer...pour mieux partager.
Aux amateurs de nourritures spirituelles, en petites bouchées ou en plat gastronomiques je vous souhaite de toujours trouver de quoi vous mettre sous la dent.
Que 2009 vous donne à tous le don de ne jamais vous satisfaire du peu et de toujours chercher à faire mieux, à avancer, à partager, à être curieux, à ne jamais vous résigner.
Et parce que tout en vient et que c'est notre force à tous, que l'Amour de Dieu soit convié à vos tablées terrestres et spirituelles. Bref, puissiez-vous passer 2009 à Aimer.

Tellou


Ô Dieu, envoie-nous des fous,
qui s'engagent à fond,
qui oublient,
qui aiment autrement qu'en paroles,
qui se donnent pour de vrai et jusqu'au bout.

Il nous faut des fous,
des déraisonnables,
des passionnés,
capables de sauter dans l'insécurité:
l'inconnu toujours plus béant de la pauvreté.

Il nous faut des fous du présent,
épris de vie simple,
amants de la paix,
purs de compromission,
décidés à ne jamais trahir,
méprisant leur propre vie,
capables d'accepter n'importe quelle tâche,
de partir n'importe où:
à la fois obéissants,
spontanés et tenaces,
doux et forts.

Ô Dieu, envoie-nous des fous.

Joseph-Louis Lebret

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31 décembre 2008

Entre tes mains....(Jean-Claude Gianadda)

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Et nous voici au terme de cette année 2008...Histoire de finir en beauté, voici un texte de Jean-Claude Gianadda. Je le trouve très beau, plein d'optimisme. Un texte qui me parle et qui j'espère vous parlera aussi... A l'année prochaine!!!


Pour entrer en résistance.
Pour ne pas abandonner.
Pour ne plus dire: "Je m'accommode."
Et ainsi retrouver le sens des mots "justice" et "solidarité".
Et se redire: "Il n'est personne sans valeur."

Pour puiser en soi toute l'énergie et la force de reprendre la route.
Pour positiver son propre regard et ainsi se remettre sous "son regard".

Pour laisser tomber les cuirasses
Et retrouver un droit d'exister pour soi-même
Tourné vers l'autre...
Vers "son autre".

Pour retrouver la confiance..."la confiance" et s'abandonner.

In manus tuas Domine.

Jean-Claude Gianadda

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