Angel Cake

Nourritures terrestres et spirituelles très gourmandes : des recettes à partager et une touche de spiritualité.

01 novembre 2009

Bonne fête à tous!!!

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Bonne fête, bonne fête, bonne fête à tous!!! Oui, bonne fête à vous tous, saints de tous les jours, et vous tous, saints qui n'êtes plus, mais qui nous avaient parfois, souvent montrer la route.
Et oui, 1er novembre, c'est la fête de la Toussaint! Et non ce n'est pas macabre! La fête des morts c'est demain! Aujourd'hui offrez vous des roses et attendez demain pour les chrysanthèmes.

Saint de tous les jours? Mais qu'est-ce donc? C'est tout simplement notre vie de baptisé de tous les jours. Nous dépasser pour aller chercher le meilleur en nous et dans les autres. Aimer et aimer encore. Pas facile hein?

Jésus nous a dit qu'il était le Chemin, la Vérité et la Vie. Pour moi, les saints sont tous ceux, vivants et morts qui me font avancer sur ce chemin de Vérité et de vie. Les américains ont souvent en tête des personnes qui les inspirent. Leurs enfants sont encouragés à trouver des personnes modèles, des personnes qui les inspirent, tant par ce qu'elles font que par ce qu'elles sont. Je crois que la sainteté de tous les jours c'est un peu ça. Des actes faits par d'autres et qui me font dire "waouh!", des réflexions qui me font avancer dans la connaissance de Dieu. Ce n'est pas forcément de la haute théologie pour initiés: cela peut être la manière de regarder les autres, la façon dont certaines personnes sont accueillantes, cela peut être une parole dite, échangée. Mais parce que je crois en Dieu, je vois dans ces gestes, ces intentions du quotidien, une main divine.

Les saints du quotidien, vous donc, sont ceux qui répondent à mes questions "où est Dieu aujourd'hui?".  "Qu'est ce que Dieu aujourd'hui?" "Comment Dieu agit aujourd'hui?". Et vu que Dieu a partagé notre humanité (Jésus) pour que nous partagions sa divinité, c'est aussi à nous justement de faire parler le meilleur en nous, ce qu'il y a de divin. Etre les petites mains de Dieu avec un outil formidable: l'amour.

Donc bonne fête à vous tous qui aimez, qui êtes saints. Et merci d'apporter votre sainteté au monde.

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16 avril 2009

Check-up post-Pâques: est-ce que mon Credo se porte bien?

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Je voudrais rebondir aujourd’hui sur cette phrase de Benoît XVI hier (mercredi 15 avril), à Vatican lors de l’audience générale, concernant l’historicité de la résurrection du Christ : « Il est fondamental pour notre foi et pour notre témoignage chrétien de proclamer la résurrection de Jésus de Nazareth comme un événement réel, historique, attesté par de nombreux témoins qui font autorité" » Le texte entier en italien dans le texte se trouve sur le site de presse du Vatican. je reprends ça comme exemple, c'est aussi histoire de montrer que Ben ne dit pas non plus que des bêtises....(si si!)

Il est des jours où ça fait du bien de revenir à des fondamentaux. Notre foi de Chrétiens est toute basée sur cela : Jésus est bien mort sur une Croix et est ressuscité 3 jours plus tard. Fadaises diront certains, opium du peuple pour d’autres, constructions de l’esprit pour idiots bienheureux de croire en quelque chose diront d’autres.

Sauf que c’est tout le cœur de notre Credo. Vous savez le truc que l’on récite machinalement à la messe sans trop savoir ce que cela raconte finalement (je vous le mets en fin de message). Est-ce que cela est le fondement de notre foi ? OUI. Est-ce que cela est facile à croire ? NON (soyons honnêtes…lol). Mais là réside tout le parcours de chaque chrétien. On ne se force pas à croire. On ne se met pas martel en tête pour croire. Ca va, ça vient, ça peut s’ancrer, puis repartir…C’est la foi.

Des fois, je me fais des « check-up » de Credo. Je prends chaque phrase et je me dis « est-ce que là, c’est ok pour toi ? Est-ce que tu as la foi sur ce point ?» Je coche mentalement si c’est ok. Et si c’est pas ok, me direz-vous ? Je pars de l’Eglise ? Je vais griller en enfer…(ah ah ah rie démoniaque)?. Naaaan ! Rien de tout ça, mais je fais « juste » confiance en Dieu. Je fais confiance et je cherche aussi à comprendre, parce qu'on a pas la foi idiote je vous le rappelle.

Aller, pour le plaisir, le « Credo » appelé aussi « Symbôle des apôtres ». Note bene et clin d’œil au passage pour ce prêtre qui pensait que je parlais couramment latin : j’utilise « credo » non pas parce que je me traditionnalise et reviens à un rite pré-VaticanII, c’est juste que c’est plus court à dire que « Je crois en Dieu » ;)  

Je crois en Dieu le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre.

Et en Jésus Christ, son Fils unique,
notre Seigneur ;
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu
le Père tout-puissant
d’où il viendra juger les vivants et les morts.

Je crois en l’Esprit Saint,
à la sainte Église catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.

10 avril 2009

La Semaine Sainte c'est notre propre histoire. Partants pour aller jusqu'au bout?

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Aujourd'hui, en ce Vendredi Saint, nous commémorons la mort de Jésus. Si vous avez loupé des épisodes, n'hésitez pas à relire ce qu'est le "dimanche des rameaux",   "jeudi saint" et vendredi saint".


L’histoire de Jésus en cette semaine Sainte, cette histoire qui finit mal à priori (attendez dimanche pour le feu d’artifice eh eh eh !) c’est notre histoire à nous tous les jours, c’est du condensé de choix de vie :

 

- C’est une histoire de justice et de politique. Une occupation romaine en terre juive. Certains veulent une paix civile maintenue par la force, d’autres veulent retrouver leur terre et leur pouvoir. Tout élément perturbateur est vécu comme un danger. Une belle mêlée d’intérêts humains, politiques et économiques.

 

- C’est aussi l’histoire de trahisons. Celle de Judas, celle de Pierre et celle de tous ceux qui l’acclamaient en entrant à Jérusalem quelques jours avant et qui maintenant détournent le regard. Et Dieu sait que dans notre vie nous en connaissons des trahisons…de personnes qui nous lâchent, de situations qui nous échappent, ou même en vieillissant, on dit bien que le corps nous trahit…

 

- C’est une histoire de liberté. Jésus a pris conscience qu’il avait une mission, pas facile, mais il l’a remplie jusqu’au bout. Et moi, est-ce que je suis libre de mes actions ? Je veux dire par là que bien sûr il y a les coups du sort et le destin, l’inattendu, mais ma vie, mes choix, mes réussites et mes plantages, je les accueille comment ? Est-ce que je suis libre de les accepter, de les accompagner ?  Est-ce que je passe à côté ?

 

- C’est l’histoire d’amitiés, de personnes qui vont accompagner Jésus jusqu’au bout, et amitié suprême de Jésus qui, même sur la Croix, continue d’être avec les hommes.

 

- C’est une histoire d’amour, celle d’un lien indéfectible entre Dieu et les hommes.

-C'est surtout une histoire qui n'a pas de fin....on se retrouve dimanche?

06 avril 2009

Semaine Sainte, semaine de masos

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Avec le dimanche des Rameaux que nous avons célébré ce dimanche commence la « Semaine Sainte ». Dernière ligne droite de Carême avant Pâques. Derniers mètres à parcourir mais en même temps ce sont presque les plus durs : on sait d’avance qu’il va y avoir de la souffrance, de la sueur et la mort au bout. Pas cool.

 

Mais pourquoi être maso à ce point, pour que chaque année, les cathos se prennent 40 jours de Carême et une semaine pour se remémorer la souffrance et la mort de Jésus, sa Passion ? C’est vrai, cette semaine est assez sinistre !

D’ailleurs en général, je dirai presque comme certains bouffeurs de curés que les chrétiens ne sont pas bien dans leur tête pour « fêter » un illuminé qui a fini sur une croix. Nous croyons en un loser de base.

 

Mais voilà…cette semaine et ces moments difficiles nous rejoignent tous, nous parlent tous à un moment ou a un autre.  Qui n’a jamais eu un coup dur dans la vie ? Qui n’a pas perdu son emploi ? Qui n’a pas connu un décès parmi ses proches ? Qui ne s’est pas payé une dépression ? Qui ne s’est jamais fait mal physiquement ? Et pourtant, nous allons tous au-delà, nous passons tous plus ou moins bien ces épreuves, mais nous avançons.

Et je crois que toute la semaine Sainte et Pâques résident là, dans cette faculté de passer au-delà.

C’est d’ailleurs la première raison de Pâque-Pessah : cette commémoration de la sortie d’Egypte, de passer au-delà, de l’esclavage à la liberté, du paganisme en la foi en un Dieu unique et universel qui aime son peuple.


Jésus, nous emmène encore plus loin, parce que Dieu nous dit : « regardez, je me suis fait homme, j’ai connu vos vies d’homme, vos lourdeurs, vos manquements, vos souffrances, vos « côtés obscurs » et regardez ce que j’en fais : je les prends avec moi et je les casse, je les brise, je les piétine, parce qu’in fine, ce qu’il y a derrière c’est la VIE. Je ne renie pas la souffrance, je ne dis pas « arrête de gémir, c’est rien blablabla », je dis, ta souffrance, elle est porteuse de vie. »

 

Il faut pas croire que c’est facile, parce que même Jésus n’a pas vraiment eu envie de souffrir « Père éloigne de moi cette coupe ! » et « Père pourquoi m’as-tu abandonné ». Mais il y est allé quand même : devant ses bourreaux, lors d’un procès et sur la Croix.

 

Tout ça pour que 3 jours après, il ressuscite, il revienne à la vie. Une semaine donc pour nous dire qu’au bout de tout chemin difficile, qu’au bout de toute souffrance il y a de l’espoir. Ce n’est pas facile quand on est dans ma mouise de se dire « aller, il faut que je tienne, parce qu’il y a quelque chose de bien au bout ». Il y a des jours où c’est long, où c’est intenable, où tout est noir….mais les Chrétiens fêtent justement ces jours-ci leur foi en la lumière qui vient après la nuit.

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25 mars 2009

25 mars: fête de l'Annonciation

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Aujourd'hui nous fêtons ce "top départ" dans la vie de Jésus qu'est la visite de l'Ange à Marie pour lui annoncer qu'elle allait porter le fils de Dieu. Pour ceux qui veulent lire le passage c'est dans le Nouveau Testament (la fin du bouquin qui s'appelle "Bible"), chez l'Evangéliste St Luc au chapitre 1.

Pourquoi est-ce important?
- Dieu s'implique encore plus dans la vie des hommes. Durant tout l'Ancien Testament, il agit mais "de loin". Là, il se retrousse les manches et se dit que vivre la vie des hommes c'est encore la meilleure façon de les connaître et de leur montrer qu'au-delà de leur humanité, ils ont un fond de divinité. Hop il va donc s'incarner.
- S'incarner c'est bien, mais s'incarner dès le tout départ d'une vie d'homme c'est mieux non? Finalement Dieu aurait pu venir comme ça, tel un être humain de 30 ans, "parachuté". Quand on est Dieu, on peut faire se genre de choses non? Mais là, justement, je vois dans le désir de naître en Marie tout le désir de Dieu d'être profondément avec les hommes. De ne louper aucune étape de leur vie.
- Marie, c'est vous, c'est moi, c'est toute personne qui dit "oui" à Dieu sans trop savoir parfois ni pourquoi ni comment, mais qui fait confiance. "Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole." Fêter l'Annonciation c'est donc fêter cette confiance en Dieu.
- Marie c'est aussi vous et moi quand on est disponible et que l'on accueille Dieu. Il faut avoir l'esprit un peu "vierge", débarrassé parfois des encombrements inutiles pour dire "oui, il y a de la place chez moi pour toi, Dieu"

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18 février 2009

Pénitence à coup de fouet ou à coup d'amour?

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Top chrono : dans une semaine nous commençons Carême avec le Mercredi des Cendres. Qui dit « Carême » dit souvent « pénitence » et « il faut faire pénitence ». Et là, beaucoup s’imaginent des temps fabuleux de privations, de souffrances physiques infligées pour éventuellement obtenir une certaine rédemption des péchés !


Hop hop hop, on ne s’emballe pas les gens ! Vous croyez vraiment que les cathos sont des masochistes ? non bien sûr que non !!! Rappelons quelques faits simples :

- Dieu nous aime. Il ne supporte pas la souffrance. Il ne veut surtout donc pas que nous souffrions. On range les fouets si on pense qu’en se flagellant le dos on va se faire bien voir là-haut.

- Pêcher veut dire que nous échappons, parfois inconsciemment, à ce que Dieu veut de nous : aimer et établir des relations d’amour. Se reconnaître pécheur, c’est dire que oui, effectivement, nous ne sommes pas des dieux ou des super-hommes et qu’il nous arrive de déraper.

- Se souvenir que si on dérape, Dieu viendra toujours nous chercher. Il ne se détournera pas de nous. On a juste à dire « je suis là , un peu nul, mais je suis là».

- On n’a pas besoin d’en faire des tonnes pour se « racheter ». On n’a pas à acheter Dieu avec des privations, de la souffrance ou même à refaire le clocher de son église. Dieu ne s’achète pas et on ne gagne pas des points pour être assis à côté de lui.

Alors quel peut être le sens de la pénitence pendant Carême ? Déjà j’y vois un temps un peu plus consacré à cela. Tout va toujours très vite dans la vie, alors il existe un moment dans l’année où l’on se regarde un peu le nombril et où l’on dit à Dieu « je ne suis pas parfaite, je fais des grosses bourdes ». On le reconnaît et c’est déjà énorme. On peut même pousser à reconnaître le péché des autres : si si, le péché originel d’Adam et Eve nous a tous mis dans le même bain. On a tous cet orgueil qui nous pousse des fois à nous prendre pour des dieux. Se reconnaître un peu humble de temps en temps ne peut pas faire de mal. Ce n'est pas en rajouter dans le dénigrement, c'est juste se dire humain.


Mais ce serait à mon avis stérile que de dire « ah oui j’ai péché, je ne suis pas parfaite » si j’oubliais de préciser « Merci Dieu de m’accueillir comme ça ». On ne se présente comme pénitent que parce que l’on sait reconnaître que Dieu nous aime malgré tout. Le pardon nous est acquis dès lors que l’on veut rétablir le lien avec Dieu et que l’on reconnaît que nous sommes dans une alliance avec lui. Des fois nous oublions cette alliance, mais elle existe toujours! En gros ce n’est pas parce que vous avez temporairement quitté votre alliance à votre doigt que le divorce est prononcé !Bien sûr que non! On ne peut pas être banni de l'amour de Dieu, sauf si c'est nous qui le voulons et nous éloignons de Lui. Lui, il est toujours là, à nous aimer.



26 janvier 2009

St Paul: un récap de qui fut Paulo, ses vacances Club Med, son Monopoly

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Ce dimanche nous avons fêté la Conversion de St Paul. Vous avez une première version de ce texte dans votre jolie Bible, vers la fin du bouquin, dans la partie que l’on appelle « Actes de apôtres », au chapitre 9. Pour ceux qui ne connaissent pas trop Paulo, on va faire un petit récap’. Paul était un Juif BSTR (Bien Sous Tous Rapports). Il est né en l’an 10 à Tarse, qui se trouve en actuelle Turquie et élevé par des parents Juifs BSTR qui l’ont nommé « Saül ». Il se rebaptisera « Paul » après sa conversion. Un chouïa tradi, on dit « Pharisien », il suit les enseignements de Gamaliel, un savant juif.  Paulo est donc à fond. Défenseur de la Torah, il n’allait pas se faire embêter par ces péquenots qui racontaient partout que le Christ était né, qu’il était mort sur une Croix et qu’il avait ressuscité ! Il faut pas charrier ! Non mais oh, hein, bon ! (notons que Paul n’a jamais rencontré Jésus) Du coup, plein de zèle, notre Paulo persécute ces premières communautés de ceux qui suivent l’enseignement de Jésus.


Et un jour, alors qu’il allait à Damas histoire de persécuter quelques disciples de Jésus qui vivaient un peu terrés (on les comprend), vlan ! Il tombe par terre, est entouré de lumière et il entend une voix qui lui dit « Saül, Saül, pourquoi me persécutes-tu ? ». Notre gars est un peu sonné d’avoir entendu la voix de Jésus qui lui dit de se rendre à Damas et de retrouver les disciples. D’autant plus sonné notre Paulo qu’il ne voit plus rien, est un peu prostré et arrête de manger. A Damas, un des disciples a une vision qui lui dit d’aller chercher Paul et que celui-ci sera porteur de la Parole de Dieu. Le disciple, on ne la lui fait pas : Saül est réputé pour être particulièrement sadique et là Dieu lui demande d’aller le chercher ??? Ca va pas la tête ? Ben oui, mais on fait confiance à Dieu et ce disciple "Ananie "va retrouver Saül qui retrouvera la vue et convertira son cœur.

A partir de ce moment, notre ami Paulo va énormément voyager avec une action très Club Med. Sauf que lui, au lieu d’implanter des villages, il va monter des communautés de chrétiens. Le tout en remontant en Turquie puis en Grèce. La ressemblance avec le Club Med s'arrête là, parce que la vie de Paulo, c'est pas des vacances!  Paulo part généralement avec peu de thunes en poche (à peine pour le voyage quand même et puis parfois pour les communautés locales), puis il s’installe dans une ville, trouve un job et commence à prêcher dans les synagogues s’il y en a, sinon où il peut. Au début il va donc prêcher auprès des Juifs, mais au fur et à mesure de ses voyages il s’adresse à des païens. D’où le souci : est-ce que l’on peut être chrétien, et suivre Jésus sans être passé par la case départ (toucher 20 000 Francs) à savoir être Juif ? Et Paul va être celui qui va dire : oui on peut croire au Christ sans être Juif ! On peut être chrétien sans avoir un background et une formation juive. Ca, ça ne va pas aller de soi à Jérusalem chez ses potes qui ont du mal à accepter cette vision un peu moderne de la chose. Ben oui, concrètement, s’il faut être juif pour être chrétien, il va falloir passer par la case circoncision et interdits alimentaires! Inutile de dire que Paulo ne va donc pas se faire que des amis, que ce soit à Jérusalem qui devient la capitale des premiers chrétiens, ou dans les villes où il s’installe. Comme au Monopoly, Paul visitera donc la case prison sans passer par la case départ et sans toucher 20 000 francs. (Désolée, j’ai un jeu de Monopoly d’avant 2002).

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 Paul va entretenir des liens avec toutes les communautés. Des liens souvent épistolaires, pour leur remonter le moral de communauté naissante et minoritaire, pour leur donner des enseignements etc… C’est ce que l’on appelle « les épitres » et c’est ce qui se trouve dans votre bouquin nommé Bible, vers la fin dans le Nouveau Testament, après les Actes.  Attention ! Les petits malins qui ont assemblé les textes de la Bible ont classé les textes de Paul non pas par ordre chronologique, mais par importance du document. En premier, on retrouve donc les lettres les plus importantes de Paul, pour terminer par celles qui sont longues de deux pages. A vous donc de vous amuser à reconstituer le jeu de piste que sont les voyages de Paul et la chronologie de ses lettres.

A force d’être super énervant avec le Sanhédrin de Jérusalem (ses ex-potes juifs) et les romains (ex-potes aussi de sa période Cure…nan, je plaisante, c’était sa période persécuteur), il ne va pas se faire des amis, va finir en prison puis décapité à Rome vers 65-67.

Demain je vous raconte en quoi la conversion de Paul nous parle aujourd’hui…. et si vous êtes gentils, il y aura plus tard  dans la semaine des recettes de gâteau et de cookies qui sont de vraies tueries orgasmiques.

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30 novembre 2008

L'Avent

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Aujourd'hui nous fêtons le premier jour de l'Avent. Mais c'est quoi? L'Avent vient du latin « Adventus » qui est l'acte d'arrivée et le fait d'arriver dixit mon Gaffiot. (Ca faisait longtemps que je ne l'avais pas sorti celui-là.) Bref, l'Avent est le temps qui précède Noël. Comme pour le temps de Carême qui est un temps de préparation à Pâques, les chrétiens distinguent un peu plus cette période qui commence 4 dimanches avant Noël, et pas forcément dès le 1er décembre comme les calendriers de l'Avent en chocolat. Si vous avez l'occasion d'assister à une messe pendant cette période, vous constaterez que le prêtre porte une étole violette (l'étole est son espèce d'écharpe, qui change de couleur en fonction des temps liturgiques de l'année. Le violet est utilisé pour les temps de deuil, d'attente comme Carême)

Donc, pendant l'Avent on attend l'arrivée..mais de quoi? De qui? Hein? Alors là, tous en cœur vous me dites « ben on attend Jésus!! »

Et bien les amis ce n'est pas si évident que ça! Enfin si, bien sûr, on attend Jésus.Deux points ici:

 

  • on se remémore l'attente de Jésus : cf  les Prophètes qui l'ont annoncé (je vous laisse relire ici l'Ancien Testament...ça passe le temps un soir de glandouille devant la cheminée). A l'époque certains attendaient un roi, type Salomon ou Albert de Monaco pour faire plus moderne. Certains attendaient un guerrier qui chasserait l'envahisseur romain hors d'Israël, d'autres attendaient un mélange des deux...

  • on ancre cette attente dans notre monde actuel: ok, Jésus ne va pas revenir là comme ça d'un coup, alors qu'est ce que ça signifie pour moi aujourd'hui que d'attendre? Qui est-ce que j'attends? Un super-magicien capable de répondre à tous mes désirs? Un super-héros qui arrête les fléaux de ce monde?

Bon, je dis ça comme ça au passage, l'air de rien, mais ceux qui ont attendu un Superman ou ceux qui espèrent encore aujourd'hui que Dieu est Superman vont être assez déçu, parce que oui, fin du suspense, on le sait déjà: Jésus arrive dans une grange en tant que bébé! On repassera pour l'arrivée en grande pompe syle les grandes heures de « Champs Elysées » avec un Drucker enthousiaste (il est toujours enthousiaste c'est vrai aussi..)

Donc pendant ce temps de l'Avent qui commence aujourd'hui, on attend, on veille, on se met en état de désir de...  Sdans l'esprit dont nous parle St Marc Mc 13, 33-37

"Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Prenez garde, veillez : car vous ne savez pas quand viendra le moment. Il en est comme d'un homme parti en voyage : en quittant sa maison, il a donné tout pouvoir à ses serviteurs, fixé à chacun son travail, et recommandé au portier de veiller.
« Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison reviendra, le soir ou à minuit, au chant du coq ou le matin. Il peut arriver à l'improviste et vous trouver endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous : Veillez ! »"

Concrètement je ne regarde pas à ma fenêtre le matin quand je me réveille. Mais l'attente et la veille c'est préparer son cœur, être plus attentif au monde qui nous entoure. Nous les chrétiens savons que le 25 décembre nous allons fêter la naissance de Celui qui nous a apporté beaucoup de joie, d'espérance et d'amour à travers un message qui passe les temps. Mais la foi n'est jamais évidente et ce n'est jamais un acquis. L'Avent c'est donc s'arrêter un chouïa et se dire « qui est-ce que j'attends »? Qui est Jésus pour moi? Hum hummmm...

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24 novembre 2008

Christ-Roi: la séquence "potins du gratin royal" catho

 

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Je suis un peu à la bourre ces temps-ci, avec un petit relâchement du côté des billets spirituels. Bon là, je ne vais avoir qu’un jour de retard pour la fête de Christ Roi. C’était hier. Le dernier dimanche de l’année liturgique. Rappelons qu’en Catholand, l’année liturgique (c’est à dire le calendrier des actes du culte) commence le premier dimanche de l’Avent. Si vous ne savez pas (plus) ce qu’est l’Avent, repassez sur mon blog dimanche prochain, on en reparlera : promis !

 

Donc, histoire de clôturer l’année en beauté, nous fêtons Christ Roi. C’est la fin d’un cycle : au début de l’année nous fêtons la venue d’un enfant ; à la fin de l’année, nous fêtons un roi.  Pourquoi pas Christ Président de la République ou Christ Dictateur ? Parce que le modèle politique de l’époque était la royauté à la David et Salomon (Qui a dit en ricanant David et Jonathan ???) : grand roi, plein de sagesse (ça dépend quand même hein parce que David et Salomon c’était pas des oies blanches non plus), grand palais dont on peut encore admirer les vestiges aujourd’hui. Bref, le modèle éventuel de la république platonicienne n’a pas vraiment convaincu localement. Quant à la dictature, ce modèle politique implique une certaine tyrannie sous-jacente qui n’est pas du meilleur goût quand on prêche l’Amour. Donc on garde le roi, puisque de toute façon, à travers les âges, le concept de roi c’est ce qui reste encore le plus positif quand on veut le meilleur, le plus fort, une longévité de gouvernement etc… sans compter le côté un peu classe genre « les amis de Stéphane Bern »

 

Mais Quésaco « Christ Roi » ? Qu’en sait-on ? L’évangéliste Matthieu (25 31-46) nous met un peu sur la piste :

- C’est un roi qui n’a pas de pays, pas de business, pas de pétrole à défendre à coups de milliards. Il règne aujourd’hui et demain. Demain, car après notre mort nous allons le rejoindre bien sûr. Aujourd’hui aussi, car ce n’est pas parce que tout ça nous attend après la mort qu’on doit se tourner les pouces ici bas: la construction de son royaume sur terre cela passe par nous : « tout ce que vous faites au plus petit d’entre vous, c’est à moi que vous le faites »

- Les sujets de ce roi ont pour vocation non pas de plaire au roi directement (les fayots !), mais d’aimer leurs prochains, car c’est en étant avec les plus petits, qu’il sont avec le plus grand. C’est notre bal des débutantes à nous.

- Le pouvoir de ce roi c’est l’Amour. C’est le seul levier d’action qu’il a sur nous. Accepter de le voir comme roi c’est accepter que c’est son amour qui conduit nos actions dans notre vie quotidienne.(voir point 2)

- C’est un roi qui est serviteur, qui lave les pieds, qui est berger :bref, c’est un roi qui s’y colle. Il ne fait pas sa diva. C’est un roi céleste qui a été humain, rappelons-le, et qui d’ailleurs a eu sa part de choses de la vie qui foirent ici bas. Ca s’est d’ailleurs fini sur une croix pour lui. Sauf qu’il est exactement là notre espoir : c’est par cette croix et cette résurrection auxquelles parfois nous ne comprenons rien et auxquelles il est parfois difficile d’adhérer (un Mystère donc) que nous suivons ce roi. C’est le chemin qu’il nous montre. C’est le message universel du christianisme : Dieu si proche mais Roi du monde, des mondes, hier, aujourd’hui, demain. (après, libre à vous d’imaginez Dieu avec la tête de Léo, à la proue d’un certain navire, en train de hurler « Je suiiiiiiis le maîîîîître du mooooooonde !! »)

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02 novembre 2008

2 Novembre, fête des défunts. C'est quoi cette histoire de purgatoire?

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Donc voilà, ça y est, on y est. Hier c'est dans la joie et la bonne humeur que vous vous êtes souhaité « Bonne fête ». Par contre c’est bien aujourd’hui que vous prenez la direction des cimetières histoire de faire marcher l’industrie fleuriste, histoire d’aller visiter les tombes des personnes qui vous sont chères mais qui sont parties. Quand j’étais petite je n’aimais pas vraiment « faire le tour des cimetières » pour aller porter des pots de fleurs sur des tombes de personnes que je ne connaissais absolument pas. Après, avec l’âge il y a eu malheureusement les tombes de ceux qui m’ont été proches : grand-parents etc…

Par c’est un peu comme la Saint Valentin : c’est important qu’il y ait un jour particulier pour se « souvenir » qu’on aime quelqu’un, ou que la personne n’est plus là. Maintenant, j’espère aussi qu’il ne vous faut pas une date particulière justement pour vous souvenir que vous aimez quelqu’un ou que  telle ou telle personne n’est plus.

 

C’est donc aujourd’hui que les cathos célèbrent « les défunts ». Cette tradition remonte aux premiers temps chrétiens. Aujourd’hui nous prions donc pour les âmes des défunts.

Alors là, je dois bien vous avouer que je cale un peu théologiquement sur tout ce qui est vie après la mort, purgatoire etc.. J’ai l’impression que des années, que dis-je, des centenaires de croyances, de pratiques ont quelque peu dévié le message de base. De facto, les écrits ne sont pas très clairs sur ce qu’il se passe « après », ce qui semble logique : personne n’est revenu de la mort pour nous donner le « vademecum » de comment cela se passe après. Les hommes et leur imagination s’en sont donc donné un peu à cœur joie sur ce sujet.

 

Nous sommes sûrs d’entrer dans la gloire de Dieu. Maintenant, nous considérons aussi que pour rencontrer Dieu après la mort, il faut peut-être que l’on se « purifie » un peu. Notre vie terrestre, nos péchés (ce qui nous a éloigné de l’amour de Dieu) nous encombrent un peu pour peut-être recevoir Dieu et le voir vraiment. C’est là que l’on parle de purgatoire. Pendant longtemps, le purgatoire a été un « lieu » où les âmes étaient « stockées » en attendant d’être plus « pures » pour voir Dieu. Aujourd’hui, la théologie évolue plus vers le purgatoire comme « état » après la mort, étape de purification avant de pouvoir contempler Dieu. Attention, le catéchisme des évêques de France, rappelle que le purgatoire, n’est PAS une étape de punition !!! Le jour des défunts nous prions pour les âmes qui sont au purgatoire afin qu’elles puissent contempler Dieu au plus vite.

Personnellement, c’est une notion avec laquelle j’ai du mal. Je ne comprends pas tout et j’aimerai débarrasser cette notion de tout ce qui peut relever de la pratique « rituelle », limite « magique » accumulée pendant des siècles pour me consacrer sur le sens profond des notions de ciel et terre, jugement dernier et sort des morts.


Si vous vous avez plus compris que moi, n’hésitez pas à laisser un message pour partager !!




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