Angel Cake

Nourritures terrestres et spirituelles très gourmandes : des recettes à partager et une touche de spiritualité.

24 juillet 2008

Les prêtres c’est comme les Vélibs…

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C’est pas parce qu’il y en a des cassés, des qui roulent mal, des crevés qu’on ne va plus rouler à vélo !

Petite histoire perso en ces journées estivales, mais qui j’espère me permettra de parler un peu plus de ce « sacrement de réconciliation » dans des billets à venir. 

Il y a quelques semaines de cela, alors de passage dans la charmante ville de G…., j’en profite pour me promener, et comme d’hab je rentre dans la cathédrale : un peu de fraîcheur ça fait toujours du bien.

Et hop, je vois un prêtre avec son étole violette prendre une personne à part pour le sacrement de réconciliation. Je me dis " Ma fille, ça fait bien 3 ans que tu ne t'es pas confessée ( !!!!! oui, je sais…les boules…), ya pas la queue, tu as bien 5mn devant toi, c'est important qu'une fois de temps en temps tu ailles dire devant un prêtre que tu as rompu plus d'une fois les liens d'amour avec Dieu, mais que tu sais que ce n'est pas parce que tu les as rompu que Lui ne t'aime plus".

Il faut dire que c'est un sacrement que je comprends mal (des années à stupidement culpabiliser devant le prêtre du caté parce que j'avais pas aidé ma mère à faire la vaisselle ou que j'avais foutu une torgnole à mon frangin), d'où une assiduité plus que légère: encore que 1 fois tous les 3/4 ans c'est de l'assiduité sur du long terme non? Ah ah ah !

Bon entrons dans le vif du sujet:

- Le prêtre m'accueille, me fait agenouiller (y'avais pas le choix). j'avais un crucifix sur la table devant moi et un chapelet. Il commence à me parler en latin. Alors certes j'ai fait 5 ans de latin, mais c'était il y a plus de 15 ans, à l'époque c'était une "langue morte" et je n'ai pas été avertie que le latin était passé "langues vivante" !!!! Sauf peut être dans les couloirs de Vatican où l'on se tape sur l'épaule le matin en se disant « comment vas-tu » en latin ? J'ai quand même cru comprendre qu'on pouvait commencer.

- Le prêtre continue "ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas confessée ?"... « euhhh... 3-4 ans je lui réponds ». Mais bon, j'enchaîne quand même en lui parlant de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu et je sors mon pedigree de bonne catho pratiquante. Ca rame, mais on y arrive. Le prêtre a l'air rassuré.

- on continue: "c'est quand la dernière fois que vous êtes allée à la messe ?"....euh.....je rame encore et ressors le pedigree de bonne catho (qui s'étiole le pedigree). Et là il me dit qu'il ne faut pas relâcher la pression, que pendant l'été on a tendance à se laisser aller, à moins pratiquer etc....(il m’énerve là…)

- On commence à parler de la Vierge Marie et du chapelet, et je lui dit que oui, le chapelet c'est cool, j'en ai toujours un dans mon sac à main: c'est ma base, mon pain quotidien. Réponse du prêtre: c'est bien de prier la Vierge parce qu'elle est toujours là et elle éloigne Satan. Et Satan, dès qu'il sent que les gens font confiance à la Vierge il s'éloigne.  (A ce stade, je suis un peu comme dans les dessins animés de Tex Avery où le loup se prend un coup de massue sur la tête...dans 5mn je danse la Salsa du Démon) Là, sérieusement, je dois avouer que j'ai quand même de grosse lacunes théologiques sur Satan, le Démon, les Enfers. J'y crois pas, enfin pas sous forme de petit diable rouge avec queue et accessoires. C'est grave docteur?

- On continue (ne vous inquiétez pas c'est presque fini..)...Et le prêtre me demande si je sais l'Ave Maria (euh, en français oui, pas en latin désolée..) je le récite donc dans ma langue maternelle, tandis que lui le récite dans sa langue maternelle (il est peut-être né à Vatican!!! C’est ça le truc!!!) Il finit par me dire encore un truc en latin. J'imagine que c'est là que je suis pardonnée de mes ignobles péchés et on fait le signe de croix (en latin et en français, on perd pas la main, hein?). Last but not least, vous le croirez ou non, il me dit que pour ma "pénitence" je réciterai 10 "Je vous salue Marie"!!!!!!!!!!!!!! A ce stade c'est comme si j'avais fumé un énorme joint: je suis complètement stone. Ca se fait encore de réciter des Pater et Ave pour pénitence? Quel est le délai que j'ai pour les faire? Si je ne les fais pas, est-ce que je ne suis pas pardonnée???

Voilà. Je tiens à dire et redire que je crois en un Dieu d'Amour, en Jésus qui en prenant nos péchés sur la Croix nous a dit "vous voyez, je vous aime tellement que vous êtes déjà pardonné..il "suffit juste de le reconnaître"

Est-ce parce que j’ai mal vécu cette expérience que je vais jeter le bébé avec l’eau du bain ? Non ! C’est un peu comme les Vélibs. C’est pas parce que je tombe régulièrement sur un vélo crevé, rouillé, coincé, que j’abandonne l’idée de pédaler allègrement le long des quais de Seine. C’est magnifique ! C’est pareil avec les prêtres : c’est pas parce qu’il y en a des rouillés qui n’ont pas intégré la modernité de Vatican II, des fatigués, des qui croient encore que c’est la pratique qui vous fait avoir des points pour le Paradis, que je vais arrêter d’avoir la foir en un Dieu Amour !

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20 juin 2008

Fougasse aux tomates séchées et Notre Père: même combat! De la simplicité et du goût!

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Aujourd’hui, on va partager une fougasse aux tomates séchées tout en se penchant sur ce texte du « notre Père ».

Mt 6, 7-15
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »

Prenez-donc une petite tranchette :

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Le texte que nous donne Matthieu aujourd’hui c’est un peu comme ces tomates : c’est du concentré de goût. Et cette prière c’est aussi un peu comme le pain : d’une banalité (parfois affligeante), et en même temps, l’élément principal de notre nourriture. Le pain, c’est la fougasse d’apéritif partagée entre copains, c’est le petit bout pour « saucer », c’est ce sur quoi on met le fromage, c’est ce qu’on trempe dans le café ou le chocolat bien tartiné de confiture avant.

Et le Notre Père que nous donne Jésus, c’est un peu ça non ? Une prière quotidienne, qui nous relie immédiatement par un lien filial à celui qui nous donne tout l’amour dont nous avons besoin, ce pain quotidien, pour faire en sorte que son règne vienne. Au-delà de réciter bêtement des mots appris pendant l’enfance, c’est dire, avec des phrases simples, tout ce qui fait l’essence de notre relation à Dieu. Non pas une relation de pouvoir, non pas une relation de crainte, mais une relation d’amour qui nous nourrit. Comme du pain. Du concentré de foi telles ces tomates de ma fougasse.

Certains vont peut-être me dire : oui mais ta fougasse, c’est déjà ,du pain élaboré ! Moi je ne commence juste qu’à m’y mettre et encore, avec ma machine à pain ! Je sais pas bien faire le pain, alors me lancer dans une fougasse j’abandonne ! Ben pour la prière c’est pareil et pourtant il n’y a plus qu’à suivre ce que Jésus nous dit : tu ne sais pas prier, tu ne sais pas quoi dire ? Pas grave, l’essentiel est de parler avec son cœur, sans faire de grandes phrases alambiquées, qui en veulent rien dire. Voici quelques mots simples pour s’adresser à Dieu. Et surtout, te prends pas la tête si tu n’arrives pas à retenir ces mots : va au plus simple en t’adressant à Dieu. C’est ce que tu as dans le cœur qui compte, pas les fioritures autour.

Sur ce, vous reprendrez bien un bout de ma première fougasse ? Une recette de pain à la MAP, trouvée dans la Bible des pains à la MAP (ah ah…humour !) : « Pain mainson, spécial MAP », de Cathy Ytak, chez Marabout. J’ai tenté de l’étaler, mais c’était pas terrible, ça collait aux doigts, d’où une fougasse au look un peu pataud. Mais franchement elle était super bonne ! Un vrai délice !

Aller : la recette !

FOUGASSE AUX TOMATES SECHEES

Mettre dans la MAP, programme pâte, les ingrédients dans l’ordre suivant :

270ml d’eau
350g de farine
100g de farine complète
1 sachet de levure de boulanger déshydratée


Une fois le programme « pâte » terminé, chasser l’air et incorporer 35g de tomates séchées découpées en petits moceaux. Etaler, façonner et découper le pain en fougasse et laisser lever 1H.

Chauffer le four à 220° et une fois que la pâte a bien levé, enfourner pour 25mn environ : attention à la cuisson à prendre en compte l’épaisseur de la fougasse. Au moment d’enfourner, dans la lèche-frite du four bien chaude, verser un verre d’eau et fermer aussitôt la porte du four. Ce « coup de buée » aide le pain à bien dorer.

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11 juin 2008

Pour la paix en Palestine et Israël: un appel.

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Je voudrais relayer sur mon blog, l'appel du Conseil Oecuménique des Eglises de Jérusalem pour la paix en Palestine et Israël. Le week-end dernier nous avons été invité à prier pour la paix dans cette région du monde. Cela me tient à coeur parce qu'il s'agit de ne pas prendre de parti si ce n'est celui de la réconciliation, celui de la paix. Ce conflit dépasse de loin les frontières physiques, les frontières religieuses. Le réalisme des relations internationales ne peut m'empêcher de prier pour quelque chose de plus grand et de plus noble pour cette région, berceau de nos religions: la paix.

Il est temps pour la Palestine.


Il est temps pour les Palestiniens et les Israéliens de partager une paix juste.


Il est temps de respecter la vie humaine sur cette terre qu’on appelle sainte.


Il est temps que commence la guérison des âmes blessées.


Il est temps que finissent 60 ans de conflit, d’oppression et de crainte.


Il est temps que la liberté succède à l’occupation.

Il est temps pour l’égalité des droits.


Il est temps que cessent la discrimination, la ségrégation et la restriction des mouvements.


Il est temps que ceux qui ont érigé des murs et des barrières aillent en dresser chez eux.


Il est temps de ne plus détruire les maisons des uns tout en construisant celles des autres sur une terre qui n’est pas à eux.


Il est temps d’en finir avec le système deux poids, deux mesures.

Il est temps pour les Israéliens d’avoir la sécurité et des frontières sûres, en accord avec leurs voisins.


Il est temps pour la communauté internationale d’appliquer 60 ans de résolutions des Nations Unies.


Il est temps pour le gouvernement israélien d’accepter l’accord offert dans l’Initiative de paix arabe.


Il est temps que tous ceux qui représentent le peuple palestinien participent à l’établissement de la paix.


Il est temps qu’un peuple réfugié depuis 60 ans retrouve ses droits et un foyer permanent.


Il est temps d’aider les colons vivant dans les Territoires palestiniens occupés à s’installer en Israël.


Il est temps pour l’autodétermination.

Il est temps que les étrangers visitent Bethléem et d’autres villes prisonnières du mur.


Il est temps qu’ils voient le confort des colonies et le désespoir des camps de réfugiés.


Il est temps que ceux qui vivent sous l’occupation depuis 41 ans ressentent la solidarité nouvelle du monde autour d’eux.

Il est temps de nommer la honte du châtiment collectif et d’y mettre fin sous toutes ses formes.


Il est temps de stigmatiser la violence frappant les civils et de garantir que tous soient en sécurité.


Il est temps de libérer les prisonniers et de juger équitablement ceux qui sont légitimement accusés.


Il est temps de réunir les habitants de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.


Il est temps que tous respectent les normes du droit international humanitaire et des droits humains.

Il est temps de partager Jérusalem, capitale de deux nations et cité sainte de trois religions.


Il est temps que musulmans, juifs et chrétiens soient libres de visiter leurs lieux saints.


Il est temps que les oliviers fleurissent et que leurs fruits mûrissent en Palestine et en Israël.


Il est temps d’honorer tous ceux qui ont souffert, Palestiniens et Israéliens.


Il est temps de tirer la leçon des injustices passées.


Il est temps de comprendre la colère qui gronde et d’en éliminer les causes.


Il est temps que ceux qui ont du sang sur les mains reconnaissent ce qu’ils ont fait.


Il est temps de susciter le pardon entre les communautés et de réparer ensemble la terre blessée.


Il est temps de marcher vers l’avenir en tant qu’êtres humains créés à l’image de Dieu.

Tous ceux qui sont en mesure de dire la vérité au pouvoir doivent la dire.


Tous ceux qui veulent rompre le silence entourant l’injustice doivent le rompre.


Tous ceux qui ont quelque chose à donner pour la paix doivent le donner.


Pour la Palestine, pour Israël, pour notre monde troublé,

Il est temps pour la paix.

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08 juin 2008

Osée: Joséphine, un prophète, des putains, des fiancés, mais c'est pas un vaudeville.

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  La semaine dernière nous parlions de fidélité, alors ce dimanche, je vais m’attarder sur le Prophète Osée, le premier prophète très chabadabada. Oui, Osée est le premier qui va parler de l’amour de Dieu pour son peuple comme de l’amour d’un homme pour sa femme. Romantique Osée. Mais pourquoi ? Qui était la Joséphine qui a fait d’Osée un Prophète romantique mais un chouïa aigri quand même ? (rho là lààà, le clin d’œil à Bashung au passage ! En forme aujourd’hui Tellou pour les blagues à deux balles ?)

    8 siècles avant JC, Osée vivait en Samarie capitale d’Isarël, au centre de l’actuelle Palestine. Dans sa ville c’est un peu du grand n’importe quoi et Osée condamne l’institution royale, les coups tordus, la débauche ambiante etc… Un peu anar le type. Histoire d’en rajouter une couche, ou peut-être lors d’une crise post-adolescente où il veut choquer son monde, il épouse une prêtresse sacrée des cultes cananéens, plutôt qu’une « juive ». A l’époque, on hésite encore entre prier Dieu, l’unique, et prier les dieux « païens ». Et puis dans la pratique, on prie Dieu avec des sacrifices, des offrandes, comme on prie les idôles. Un joyeux mélange…. Mais Osée dénonce tout ceci. Pas de pot pour lui, sa femme retourne à ses premières amours divines et aux cultes idolâtres. Pour Osée, c’est de la prostitution!  Mais il ne va pas renoncer ! Il l’aime ! Alors il va la reconquérir.   

    Osée se rend alors compte que ce qu’il ressent pour sa femme qui l’a trompé, c’est la même chose que Dieu ressent pour son Peuple qui choisit le Dieu qui l’arrange, même s'il sait très bien qu'il faut suivre le Seigneur "Efforçons-nous de suivre le Seigneur etc..". De la même manière que pour lui sa femme se prostitue pour les idoles, Israël est la putain des cultes païens. Il comprend que Dieu est comme lui : un amoureux toujours prêt à recommencer une histoire avec celle qu’il aime. Il lui reste fidèle. Ce que veut Dieu c’est être aimé de la même manière que lui nous aime. C’est pour cela qu’il dit qu’il désire l’amour et non les sacrifices. Il veut que l’on prenne le temps de le connaître, plutôt que de rentrer dans une relation de dépendance (tu veux-je te donne).

    Bref, avec Osée, Dieu veut à nouveau faire Alliance avec son peuple, dans la fidélité. Car l’Amour de Dieu, comme l’amour entre un homme et une femme, est fidèle, mais demande de l’exigence. Rien n'est jamais gagné, mais cela vaut le coup de toujours persévérer. Elle est là la fidélité. En amour, comme dans la foi en Dieu, rien n'est évident ni facile. Il y a les jours avec et les jours sans. Alors il faut foncer, mais pas dans la demi-mesure: on ne rend pas des cultes à deux balles qui seraient illusoires. Ce serait considérer qu'aimer son fiancé se résume à l'amener au resto une fois par mois. Il ne s'agit pas non plus d'en faire des tonnes, mais d'être vrai, sincère dans son amour.

Os 6, 3-6 "Les fils d'Israël se disaient entre eux : « Efforçons-nous de connaître le Seigneur ;sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l'ondée, comme les pluies de printemps qui arrosent la terre. »
Et Dieu répondit : « Que vais-je te faire, Éphraïm ?Que vais-je te faire, Juda ?Votre amour est fugitif comme la brume du matin, comme la rosée qui s'évapore à la première heure. Voilà pourquoi je vous ai frappés par mes prophètes, je vous ai massacrés par les paroles de ma bouche. Car c'est l'amour que je désire, et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. »

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01 juin 2008

Bâtir sa maison sur le roc, ou la parabole des 3 petits cochons

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    Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette histoire, mais je me rappelle très bien mes maîtresses de maternelle (Christine et Madame D.) me raconter cette histoire des 3 petits cochons, Nif Nif, Naf naf et Nouf Nouf (je le rappelle pour ceux qui déjà, ne suivaient pas à la maternelle) qui, pour se protéger du loup construisent chacun une maison, étant entendu que ni la maison de paille, ni la maison de bois ne tiennent face au souffle puissant du prédateur. Sauf la maison de Nouf Nouf (en briques) tient.
    Le conteur avait dû s'inspirer de St Matthieu et du discours sur la montagne de Jésus. (Mt 7 21 -27). Je suis certaine que vous avez déjà entendu cette parabole au moins une fois lors des mariages, puisqu'on nous parle d'un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc, par opposition à un autre qui l'a construite sur le sable. Hop, un coup de vent et la maison sur le sable tombe en ruine. Celle sur le roc tient, of course. Juste avant cela, Jésus tient d'ailleurs un discours assez violent où l'on a l'impression, qu'en se pointant au Paradis et en montrant son visa estampillé "bon pratiquant, prophète, tout parfait", il se pourrait que l'on ne soit pas reconnu. Là dessus arrive cette parabole de la maison sur le roc.


    Question à Jésus: est-ce qu'Il nous prendrait pour des imbéciles? A quoi ça sert d'annoncer Dieu, de faire les marabouteux en son nom, voire les exorcistes, si ce n'est pas pour entrer au paradis? Ce à quoi Jésus répond finalement: "si c'est pour faire de l'esbrouffe, passez votre chemin les p'tits gars! Faut être plus prévoyant que cela! Il faut être plus FIDELE" Car il est là le roc: dans la durée, la fidélité. (oh là là! mais c'est pour cela alors qu'on lit beaucoup ce texte lors des mariages! eh eh eh). On peut faire une action éclatante un jour en son honneur, très bien. Mais l'essentiel est de le garder au fond du coeur, même si c'est pas super flashy.

 

    Allons encore un chouïa plus loin: que signifie aujourd'hui être fidèle (à Dieu)? Je crois déjà qu'il faut être intègre: je ne peux pas me mentir. Je dois être vrai dans ma vie. Je ne me cache pas et je me frotte au chemin que me propose Dieu. EN même temps, c'est un chemin d'amour, alors il pourrait y avoir pire comme proposition! Etre intègre et reconnaître des vraies valeurs qui me construisent. (Pas obligé d'être catho pour avoir des valeurs. On a pas le monopole, heureusement! La plupart des valeurs humanistes sont partagées par le plus grand nombre.). Rester fidèle à cet amour de Dieu, reconnaître que chaque jour c'est comme une injection de ciment sur mes fondations, c'est peut-être ça bâtir sa maison sur le roc.

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26 mai 2008

Jésus beaucoup moins cool que Polnareff? Aller, on va au Paradis!

Ouiiiii !!! Aujourd’hui, enfin un bout d’Evangile où Jésus est pas cool !! On est loin de Mimi Polnareff et de son « on ira tous au paradis, même moâââââ ! » Le genre d’Evangile qui vous culpabilise un peu plus (au cas où vous ne l’auriez pas assez été pendant vos années de caté ou dégoûté puisque culpabilisé par certains représentants de l’Eglise)

Je reprends l’histoire rapidement : St Marc (chapitre 10) raconte l’histoire de ce jeune homme BSTR (bien sous tous rapports) qui, même s’il respecte toutes les lois, en veut encore plus ! Il sent bien qu’il y a un manque, le petit plus qui fait qu’il se tourne vers Jésus et lui dit « mais je fais tout comme il faut, je suis la Loi etc…mais qu’est ce qu’il faut que je fasse en plus pour avoir la vie éternelle ». Et là, vlan, prends ça dans les dents : « tu vends tout ce que tu as et tu viens avec moi ».

Et là : le blocage : impossible. Trop dur pour lui.

 

Honnêtement, qui ne réagirait pas pareil ? 

Je comprends le jeune homme à 100% ! Je trime assez dur pour avoir un salaire, faire tourner ma petite vie à moi avec ses besoins immédiats et vitaux, manger, avoir un toit, engraisser la SNCF pour aller voir Chéri en Teutonie, et me faire plaisir avec un théâtre de temps en temps, une expo, et le sacro-saint shopping. Une vraie vie de Bobo parisienne diront certains, le tout enrobé d’une couche de morale catholique.

Qu’est ce qu’on se ressemble avec ce jeune homme dont parle Saint Marc ! Alors lâcher tout ça, pour suivre on ne sait pas trop quoi et on ne sait pas trop pourquoi, c’est moyen comme idée.

J’admire les gens qui peuvent tout laisser tomber, leurs richesses notamment pour se mettre aux services des autres. Je pense notamment aux frères franciscains du Bronx.

 

Mais je sais aussi que le monde dans lequel je vis est suffisamment incertain pour que la pauvreté physique nous tombe dessus sans que nous le voulions, et qu’en aucune manière, avoir de la richesse est mal ! Ca je l’ai testé. Compter ses centimes pour savoir si on peut s’acheter une baguette, j’ai donné. Alors maintenant que je gagne un peu ma vie, je ne vais pas tout balancer. Et par la même occasion on va arrêter de culpabiliser des générations entières de catholiques.

 

Alors que nous est-il demandé ici ? A priori ce serait de tout envoyer valdinguer (même mes chaussures Barbara Bui ? : hors de question !) afin d’entrer au Paradis et avoir la vie éternelle ; faire comme St François d’Assises et tout larguer et vivre d’amour et d’eau fraîche.

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Et si nous inversions notre manière de voir ? Passer de « que faut-il faire pour être sauvé ? » et se rajouter d’autres lois à respecter scrupuleusement, mais « que faut-il faire PUISQUE nous sommes sauvés » ? Parce que peut-être que justement le message est là : Jésus nous prend par la main, il nous sauve de ces contingences et de ces calculs débiles de bons points à gagner pour aller au Paradis. Ca, les bons points et les mauvais points, il les a pris avec lui sur

la Croix.

Par contre, puisque il a fait ça pour nous, il nous a donné une autre mission : aller au-delà, focaliser notre énergie pour réaliser, aujourd’hui, maintenant, sur terre le Paradis. C’est déjà de remettre chaque chose à sa juste valeur (oui, même mes chaussures Barbara Bui) pour se tourner vers l’essentiel et bâtir le royaume de Dieu sur terre. Tout lâcher et le suivre, ça veut peut-être dire lâcher du lest dans sa vie matérielle, pour se tourner vers des choses plus essentielles : avoir le même regard que celui que Jésus pose sur ce jeune homme riche : un regard d’amour.

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15 mai 2008

Cannes, le glamour, le bling bling...et St Jacques

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En regardant les textes du jour, je tombe sur cette deuxième épitre de Jacques. En ces temps de glamour sur les marches de Cannes, d'étalage de mesures à deux balles pour pallier au mal général du pouvoir d'achat, je crois que ça se passe de commentaires: c'est tellement d'actualité, et pourtant ça a été écrit il y a près de 2000 ans. Ce qui  n'est pas dans le texte que je vous livre "cru", mais que St Jacques écrit plus loin c'est: "Parlez et agissez comme des gens qui doivent être jugés par une loi de liberté." Il ajoute que c'est surtout notre miséricorde, notre compassion qui doivent guider nos actions..

PS: Il y a des jours où ça me fout le moral en l'air de constater qu'en 2000 ans, on a pas avancé d'un poil...ou si peu.

rePS: Ceci dit, je vais quand même aller m'acheter le dernier 'Gala' pour rêver devant les belles robes et les bijoux et les Jimmy Choo (Catho n'est pas incompatible avec futilité girly, mea culpa)

Jc 2, 1-9

Mes frères, ne mêlez pas des considérations de personnes avec la foi en Jésus Christ, notre Seigneur de gloire.
Imaginons que, dans votre assemblée, arrivent en même temps un homme aux vêtements rutilants, portant des bagues en or, et un homme pauvre aux vêtements sales. Vous vous tournez vers l'homme qui porte des vêtements rutilants et vous lui dites : « Prends ce siège, et installe-toi bien » ; et vous dites au pauvre : « Toi, reste là debout », ou bien : « Assieds-toi par terre à mes pieds ». Agir ainsi, n'est-ce pas faire des différences entre vous, et juger selon des valeurs fausses ? Écoutez donc, mes frères bien-aimés ! Dieu, lui, n'a-t-il pas choisi ceux qui sont pauvres aux yeux du monde ? Il les a faits riches de la foi, il les a faits héritiers du Royaume qu'il a promis à ceux qui l'auront aimé. Mais vous, vous avez privé le pauvre de sa dignité. Ne voyez-vous pas que ce sont les riches qui vous oppriment, et vous traînent devant les tribunaux ? Ce sont eux qui blasphèment le beau nom du Seigneur qui a été prononcé sur vous. Certes, vous avez raison quand vous appliquez la loi du Royaume, celle qui est dans l'Écriture : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais quand vous marquez des différences entre les personnes, vous commettez un péché, et cette Loi vous dénonce comme coupables.

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04 mai 2008

Nouvelle Star Vs St Jean: où il est question de gloire...

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L’autre soir je regardais la Nouvelle Star et outre le fait que quand même, ya pas photo, ils chantent mieux que ceux recrutés par La Star’Ac cette année (ça faisait pitié), nous avons eu droit à la grande Cindy Sander. Que veut Cindy Sander depuis qu’elle a 9 ans ? Chanter. Pourquoi ? Parce qu’elle aime ça, et puis elle veut être reconnue, elle veut avoir des fans , être une star et connaître la gloire. En attendant elle se trémousse sur « Papillon de lumière ». La gloire sur les ailes d’un papillon, je l’espère pour elle.

Nous sommes tous un peu comme des Dalida non ? La gloire, mourir sur scène devant les projecteurs « le cœur ouvert tout en couleur », être éclairés jusqu’au bout.

Sauf que des fois, les spots et les projos de la vie ne sont pas forcément au RV. En tout cas, pas ceux de l’Olympia.

Par contre, il existe un autre projecteur, qui se voit moins certes que ceux du Pavillon Baltard en prime time, mais qui est susceptible d’éclairer pas mal aussi. Ca s’appelle la Gloire de Dieu. Que ceux qui s’imaginent en haut de l’affiche (en 10 fois plus grand que n’importe qui, leur nom s’étalait), remballent leur micro et lisent St Jean ce dimanche (St Jn 17 1-11). La Gloire de Dieu ce n’est pas le super projecteur qui nous fait briller devant tout le monde, parce qu’à la limite ça ne se voit pas…Enfin, si. Vous ne vous êtes jamais dit en voyant une personnalité particulière style Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle ou votre voisine : « ya un truc, elle dégage quelque chose…ya quelque chose qui l’anime »? Et si c’était ça, la Gloire de Dieu? Non pas d’être éclairé, sous les projecteurs de Dieu, mais de refléter cette force et cette lumière, cette amour qu’Il donne ? Et si la gloire de Dieu, comme le dit Jésus, c’était non pas d’être seul sur une scène à faire son show, mais de porter avec soi, en soi, tout ce qu’on a sur le cœur et ce que les autres aussi ont sur le cœur ?

 
Et si la Gloire ce n’était pas être sous la lumière, mais entrer dans une dynamique où la lumière que l’on reçoit de Dieu, hop on la renvoit aussitôt pour éclairer ceux qui nous entourent ? Et si la Gloire c’était de porter en soi, dans son spectacle son et lumière intérieur, tous ceux qui nous entourent ? Et d’avoir la force, l’amour, la foi, de tout redistribuer pour que tout s’adoucice autour de soi ? Utopique ? Peut-être…. Mais à la différence de la Nouvelle Star qui « élit » le prochain candidat à la gloire, moi je reste convaincue que tout le monde reflète cette gloire de Dieu, parce que chacun a son petit projecteur intérieur.

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01 mai 2008

On peut vraiment monter au ciel? C'est où d'abord?

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L'Ascension, c'est le genre de fête qui vous titille la foi (une fois qu'on a posé ses banderoles de militant syndicaliste puisque cette année ça tombe le 1er mai, et que ça, ça titille le gouvernement). L'Ascension, comme on la dit, rappelle ce que St Luc  a décrit dans son Evangile et dans les Actes de Apôtres: Jésus s'élèva et disparut de la vue des disciples. Il en écrit pas des tartines St Luc, vous pouvez aller vérifier: en 2 lignes c'est fini.
En une ligne aussi, brièvement, l'Ascension reste au coeur de notre foi: le Credo nous dit: "Je crois en Dieu le Père tout puissant blablabla..blablabla et en Jésus Christ blablabla monté aux cieux, assis à la droite du Père blablabla"
3 lignes en tout et pour tout pour créer un énorme lien, éternel, qui relie l'humanité à la divinité.

 


Mais très sérieusement, comment croire concrètement que Jésus est monté aux cieux? C'est quoi d'abord "les Cieux". Souvent quand une personne décède on dit qu'elle est "là-haut" avec Dieu. Sauf que des siècles et des siècles de croyance en un "là-haut" on été mis à mal avec la conquête spatiale. Vous avez déjà vu un lanceur Ariane passer au milieu du Paradis vous? Il y a un astronaute qui rapporte avoir vu les gens "monter au ciel"? 

 

Ce que je retiens de cette Ascension, et bien au-delà de la montée vers Dieu, c'est un mouvement. Encore un. Est-ce que je peux sérieusement et concrètement croire que les personnes mortes  "montent" au ciel? Je ne crois pas. Est-ce que je peux croire que ces personnes entrent dans la plénitude de Dieu? Ca je le crois, parce que je crois que Jésus a fait ce premier pas. Et avec ce premier pas, le Christ m'entraîne dans un deuxième: celui de la croyance en une vie après la mort. Pas sur le "Village dans les nuages" (je regardais ce dessin animé quand j'étais petite, pas vous?). Je ne sais pas "Où" et à la limite je m'en balance. Ce qui m'importe ici c'est de croire en cet état d'Amour plus fort que tout. Chaque fois que des personnes qui me sont chères meurent ou sont sur le point de mourir, je me prends une bonne baffe, parce que cela remet en cause tout cela. Ma douleur, ma tristesse sont-elles plus concrètes que cette promesse de vie après la mort? Apparemment oui. Ma douleur et  ma tristesse sont là, elles s'accrochent, elles diminueront probablement, mais je crois, oui je crois que Jésus, quand il est monté aux cieux, ne l'a pas fait pour la gloriole. Il a montré, et il me montre encore aujourd'hui que tous les hommes vivent avec Dieu à leurs côtés sur terre, et vivront en Dieu quand leur voyage avec nous sera fini.

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26 avril 2008

Chants pour la cérémonie de mariage

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Chose promise, chose dûe... après vous avoir convaincus, j'espère de faire une messe vivante et joyeuse pour votre mariage, voici des propositions de chants. La liste n'est forcément pas exhaustive, et je la complèterai au fur et à mesure...mais d'ores et déjà elle vous donne quelques pistes! NB: La plupart de ces chants ont été "testés" et animés en live pour les mariages des copines! ;)

Entrée (et sortie) = chants joyeux et entraînants

« Le sel de la paix » (Gambarelli/ Kempf)

« Souffle imprévisible »

« Que vive mon âme à te louer » (Ducatel)

« Ils deviennent chemin » (Sophie et Jean-Yves Gail)

« Venez on va chanter »

« Dieu nous accueille »

« Ne rentrez pas chez vous comme avant »

« Debout resplendis ! »

Psaume quand il est chanté :

« Psaume de la Création »

« Bénissez le Seigneur » (Taizé)

« Ecoute en toi la source »

Chant de méditation :

« L’amour jamais ne passera » (chants de l’Emmanuel)

« Comme un souffle fragile » (U45, Pierre Jacob)

« Je connais des bateaux » (Mannick)

Petits refrains : au moment de l’échange des consentements, après la bénédiction des alliances….

« Qu’exulte tout l’univers » (Chants de l’Emmanuel)

Laudate Dominum (Taizé)

Jubilate Deo (Taizé)

Chants à Marie

« Chercher avec toi Marie »

Posté par tellou à 13:50 - Petite catéchèse impertinente - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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