vierge_mary_JP_gaultierVierge Marie...par JP Gaultier

Décidément, la pilule (ah ah, on va pas en rajouter sur la contraception : je vais pas être crédible auprès d’André), ne passe toujours pas. Sûrement que ma mini-jupe me serre trop la gorge.

Alors en ces temps d’Avent, je voudrai rappeler quelques passages élémentaires de la Bible à notre cher Cardinal…. Après tout, l’Avent est un temps de réflexion, d’accueil de la Parole….

-    Jésus est né d’une femme, Marie. Ok, ça on ne le rabâche pour nous faire avaler «  la place de la femme dans l’Eglise catholique : c’est une mère avant tout ». Sauf que, si je ne m’abuse, et j’espère qu’ici André pardonnera mon inculture, on attendait un nouvel Elie non ? On attendait qu’Elie revienne sur son char de feu non ? Alors pourquoi a-t-il pris la peine de foutre Marie en cloque, la faire passer par les nausées, le mal de dos (surtout quand on voyage à dos d’âne), et les douleurs de l’enfantement sans péridurale? Quand on est Dieu on peut venir sur terre comme on veut non ? Alors pourquoi en passer par là ? Par une femme en plus ? Si Marie n’est pas littéralement porteuse d’espoir et de la Parole, qu’est-elle ? Saint Jean ne dit-il pas « et le Verbe s’est fait chair » ? Qui a porté le Verbe ? Hein ? Ce n’était pas une jeunette en jupes ?

- Marie n’est-elle pas la première à saisir la dimension de son fils ? Lors des noces de Cana, c’est elle qui dit aux serviteurs à propos de son fils : « faites tout ce qu’il vous dira ». Elle a compris sa mission, même si parfois cela lui échappe. Marie porte la jupe, mais Marie connaît très bien les Ecritures. Elle a accueilli les signes de Dieu et elle les annonce à sa manière.

- Ce « Oui » que Marie a dit à Dieu en acceptant d’accueillir le Sauveur est le « oui » intemporel des hommes et des femmes qui disent « oui » à Dieu. Qui disent « oui » quand ils sont baptisés et appelés à être « prêtres, prophètes et rois », bref à être au service de la Parole. 

 Que l’Eglise s’arque boute sur des principes qui relèvent plus de la tradition que d’une réelle et honnête étude théologique (Jésus a appelé des hommes pour être ses apôtres, donc ce sont des hommes qui peuvent être prêtre et lire l’Evangile) est déjà un affront considérable. Que l’on nous resserve l’éternel « l’égalité des hommes et des femmes ne peut pas être parce que fondamentalement ils sont différents », je dis « certes ». Maintenant dire que les femmes veulent le « pouvoir » dans l’Eglise est faux ! Les femmes justement essaient de déplacer le sujet sur un terrain qui n’est pas celui du pouvoir mais du SERVICE. De ramener le service de la Parole à ce qu’il devrait être : non une question de pouvoir, mais une question d’ouverture de son cœur à Dieu. Baptisés, nous vivons tous en Christ, hommes, femmes. Que les dévoiements culturels et sociologiques aient fait peser un poids sur les femmes et leur condition, leur implication au sein de l’Eglise est aujourd’hui inacceptable.  

En ces temps d’Avent où l’Eglise se prépare à recevoir son Sauveur, à entrer dans une dimension spirituelle de l’accueil de la Parole, les autorités ecclésiales pourraient elles aussi se demander Qui elles accueillent ? Le Christ qui vient a délivré un message universel. Que seule la moitié de l’humanité puisse célébrer et dire ce message lors des cultes, c’est oublier la moitié du message du Christ.