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Je vous racontais déjà il y a quelques années que le temps de Carême n’est pas seulement un temps pour manger du poisson, mais bien un temps de partage, un temps de ménage du cœur, un temps pour s’ouvrir aux autres, au monde.

Dans cet état d’esprit, l’effort que l’on peut faire pendant Carême peut prendre plusieurs formes, bien loin du « je ne mangerai pas de bonbons et de chocolat » imposé au caté. (oui n’ayons pas peur des mots, bande de traumatisés du caté !)

Aujourd’hui, il y a plusieurs manières d’aborder Carême et je voudrais partager ici avec vous quelques idées spéciales « blogueuse culinaire ». C’est parti !

-          Dans une optique de non-gâchis (il y a des personnes qui dans ce monde, n’ont même pas le « luxe » de gâcher de la nourriture), et de rationalisation de nos dépenses alimentaires, voici quelques idées

  • Faire le tri dans les placards et consommer rapidement ce qui arrive à DLC
  • Vider les placards : arrêter de faire des courses (sauf produits frais) et écouler au maximum ce que l’on a au congelo et dans les placards

-          Dans une optique de développement durable

  • S’orienter vers des achats de produits frais notamment, dont l’empreinte carbone est moindre : favoriser ainsi les produits locaux et de saison par rapport aux fruits et légumes importés. Pour moi dans le Golfe, ça c’est mission impossible pour moi vu que tout, absolument tout est importé. Sauf le concombre. Et j’aime bien Carême, mais je en compte pas me nourrir de concombre pendant 40 jours.
  • Acheter des produits « Fair-Trade »(Max Haavelar, Artisans du Monde..)  dont on est certain que le maximum du profit réalisé retournera au producteur directement. C’est une manière de soutenir des communautés locales.
  • Dans la mesure où le porte-monnaie le permet, s’orienter un peu plus vers des produits bio ou favorisant une agriculture raisonnée. Aimer son prochain, c’est aussi aimer son pays, sa planète et les préserver. (Oui, le catho est un gros baba ou bobo écolo dans l’âme, suivant si l’on se trouve en Ardèche ou dans le 9e à Paris)
  • Ce n’est pas parce que le vendredi c’est poisson que l’on ne prend pas soin pour autant de choisir un poisson dont la pêche ne met pas l’espèce en danger.

-          Enfin, dans une optique de redonner le temps à ce qui est primordial, ce qui est important :

  • On prend ses repas ensemble et sans la télé ou tout autre perturbateur de relations entre nous
  • On prend les repas en famille, quitte à  modifier les menus pour s’adapter à ce que mange les enfants ; quitte à modifier son emploi du temps : rentrer plus tôt du travail pour profiter de ce moment familial, avancer d’un chouïa le dîner pour le prendre avec les enfants (et pas eux d’abord et les adultes ensuite)
  • Enfin, si vous vous sentez à fond dans le trip prière, pourquoi ne pas cuisiner avec un fond musical un peu religieux : soit les podcasts de Carême dans la Ville, une messe de Bach, des chants d’abbayes etc….Ou tout simplement, profiter de peler les carottes pour réciter une petite dizaine.

Alors, c’est pas un super Carême qui s’annonce là ?lent