20 juin 2008
Fougasse aux tomates séchées et Notre Père: même combat! De la simplicité et du goût!
Aujourd’hui, on va partager une fougasse aux tomates séchées tout en se penchant sur ce texte du « notre Père ».
Mt 6, 7-15
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
« Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié. Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes. »
Prenez-donc une petite tranchette :
Le texte que nous donne Matthieu aujourd’hui c’est un peu comme ces tomates : c’est du concentré de goût. Et cette prière c’est aussi un peu comme le pain : d’une banalité (parfois affligeante), et en même temps, l’élément principal de notre nourriture. Le pain, c’est la fougasse d’apéritif partagée entre copains, c’est le petit bout pour « saucer », c’est ce sur quoi on met le fromage, c’est ce qu’on trempe dans le café ou le chocolat bien tartiné de confiture avant.
Et le Notre Père que nous donne Jésus, c’est un peu ça non ? Une prière quotidienne, qui nous relie immédiatement par un lien filial à celui qui nous donne tout l’amour dont nous avons besoin, ce pain quotidien, pour faire en sorte que son règne vienne. Au-delà de réciter bêtement des mots appris pendant l’enfance, c’est dire, avec des phrases simples, tout ce qui fait l’essence de notre relation à Dieu. Non pas une relation de pouvoir, non pas une relation de crainte, mais une relation d’amour qui nous nourrit. Comme du pain. Du concentré de foi telles ces tomates de ma fougasse.
Certains vont peut-être me dire : oui mais ta fougasse, c’est déjà ,du pain élaboré ! Moi je ne commence juste qu’à m’y mettre et encore, avec ma machine à pain ! Je sais pas bien faire le pain, alors me lancer dans une fougasse j’abandonne ! Ben pour la prière c’est pareil et pourtant il n’y a plus qu’à suivre ce que Jésus nous dit : tu ne sais pas prier, tu ne sais pas quoi dire ? Pas grave, l’essentiel est de parler avec son cœur, sans faire de grandes phrases alambiquées, qui en veulent rien dire. Voici quelques mots simples pour s’adresser à Dieu. Et surtout, te prends pas la tête si tu n’arrives pas à retenir ces mots : va au plus simple en t’adressant à Dieu. C’est ce que tu as dans le cœur qui compte, pas les fioritures autour.
Sur ce, vous reprendrez bien un bout de ma première fougasse ? Une recette de pain à la MAP, trouvée dans la Bible des pains à la MAP (ah ah…humour !) : « Pain mainson, spécial MAP », de Cathy Ytak, chez Marabout. J’ai tenté de l’étaler, mais c’était pas terrible, ça collait aux doigts, d’où une fougasse au look un peu pataud. Mais franchement elle était super bonne ! Un vrai délice !
Aller : la recette !
FOUGASSE AUX TOMATES SECHEES
Mettre dans la MAP, programme pâte, les ingrédients dans l’ordre suivant :
270ml d’eau
350g de farine
100g de farine complète
1 sachet de levure de boulanger déshydratée
Une fois le programme « pâte » terminé, chasser l’air et incorporer 35g de tomates séchées découpées en petits moceaux. Etaler, façonner et découper le pain en fougasse et laisser lever 1H.
Chauffer le four à 220° et une fois que la pâte a bien levé, enfourner pour 25mn environ : attention à la cuisson à prendre en compte l’épaisseur de la fougasse. Au moment d’enfourner, dans la lèche-frite du four bien chaude, verser un verre d’eau et fermer aussitôt la porte du four. Ce « coup de buée » aide le pain à bien dorer.
19 juin 2008
Croquettes tendres de poulet: facile et délicieux!
Depuis que mon boss m'oblige à faire mes 35 heures et pas plus pour ne pas avoir à me payer les heures sup' ou à me voir dire "ciao, je pars en WE, en récup' d'heures sup", je pars du boulot beaucoup plus tôt. Enfin, disons que je fais comme la plupart des français: je travaille l'oeil rivé sur la pendule. C'est une mentalité à laquelle je ne suis pas vraiment habituée puisque étant plus dans le trip du "tu es cadre ma fille, tu bosseras tes 50 heures payées 35 sans rechigner". Cadre à la pointeuse donc. On va pas se plaindre puisque cela me permet de véliber joyeusement pour rentrer chez moi beaucoup plus tôt, m'affaler devant la télé avec l'énergie d'une moule à marée basse et de regarder l'émission "un dîner presque parfait".
Rien de neuf sous le soleil de la téléréalité, si ce n'est qu'il est quand même sympathique de voir des candidats s'affronter sur le terrain de la convivialité et de la "gastronomie". Bref, l'autre jour, une candidate a proposé à ces invités ces croquettes de poulet que j'ai tenté de refaire. L'idée que je trouve assez géniale est non seulement de tout passer au mixer, mais surtout de mélanger le tout avec du pain trempé dans du lait. Résultat: les croquettes sont super moelleuses dedans et croustillantes à l'extérieur. Dans sa préparation, la candidate avait aromatisé ses croquettes au citron et à la coriandre, mais Chéri n'étant pas fan de des deux, j'ai tout simplement mis des herbes fraîches du jardin. Avec une petite salade c'est extra. Last but not least: c'est finalement une recette de base très adaptable: chacun peut mettre les aromates qu'il préfère. La prochaine fois on essaye avec du Ras el Hanout.
CROQUETTES TENDRES DE POULET
300g de blanc de poulet
40g de mie de pain
du lait
1 gousse d'ail
(1 oeuf)
1 CS de ciboulette émincée
2cc de basilic frais hâché.
Dans un bol, faire tremper la mie de pain dans du lait. Quand elle est bien détrempée la récupérer et l'essorer. La mettre dans un robot ou un hachoir avec le blanc de poulet et hâcher menu. Ajouter les herbes et l'ail hâché grossièrement. Laisser reposer 1 heure au frais. (On peut ajouter un oeuf. J'ai oublié et c'était vraiment très bon sans)
Faire chauffer de l'huile d'olive au fond d'une poêle. Faconner des boulettes dans la paume de la main et les faire cuire 5mn de chaque côté dans la poêle.
Servir les croquettes avec une sauce barbecue ou mieux: une petite sauce au fromage blanc + moutarde en grain+ herbes fraîches.
18 juin 2008
Banana Bread / cake à la banane
Encore un classique de la culture culinaire américaine pour un gâteau pour le labo de Chéri. Encore un gâteau qui n'est donc pas dédié à Valérie Pécresse, Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Encore que. Non, je suis méchante. Pour une fois je vais dédier ce gâteau à Valérie: "tiens Valérie, prends une tranche de ce bon gâteau bien énergétique, tu en as besoin pour réformer le CNRS". C'est vrai ça, on ne se rend pas compte à quel point la tâche est rude de vouloir réformer l'autre mammouth: l'enseignement supérieur et la recherche. Tout ceci part d'un bon sentiment de vouloir faire bouger les choses, de faire avancer la recherche française, de concentrer les (pauvres) budgets. Mais c'est s'attaquer à des corporations pires que les francs-maçons: des gens qui voudraient bien voir les choses changer, mais qui se trouvent aussi très bien dans leurs magouilles de labos, leurs planques d'où ils ne publient presque plus rien, leurs pistons à deux balles. Donc Valérie, je suis de tout coeur avec toi, prends donc une tranche de ce fabuleux gâteau à la banane, fondant, et qui j'en suis sûre te remontera le moral à l'heure où l'on doit te demander de présenter le budget de la recherche pour 2010: ça fait pleurer hein? 3 francs 6 sous pour tout ça, c'est les boules hein? Cher Valérie, on te laisse à tes beaux efforts, nous on observe tout ça de l'autre côté de la frontière, tu sais, là où les labos et la recherche ont de l'argent pour leurs projets?
Aller, hop, la recette pour Valérie:
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BANANA BREAD 1 ¼ cups
sucre |
Préchauffer le four à 200°.
Dans une jatte, mélanger le beurre mou et le sucre jusqu’à l’obtention d’une consistance blanche et crémeuse. Incorporer les œufs un à un, puis le lait et la vanille. Ajouter les banaes écrasées et bien mélanger.
Ajouter la farine, le bicarbonate de soude, le sel et enfin les noix. Verser la préparation dans un grand moule à cake beurré ou chemisé de papier sulfurisé et faire cuire 1H. A la fin de la cuisson, un couteau planté dans le gâteau doit ressortir sec.
Il n’y a plus qu’à attendre que le gâteau refroidisse avant de se jeter dessus !! Il se garde facilement 4 jours, voire 10 jours au frigo !
16 juin 2008
Cours de cuisine made in Bible : la vengeance est un plat qui se mange froid.
Aujourd’hui, Jésus, dans un de ces enseignement sur la montagne (mais qu’est- ce qu’il avait à être tout le temps sur une montagne hein ? ), le tout relaté par Matthieu (chapitre 5), revisite la loi du Talion à sa sauce « Peace and Love ». Comme dirait l’autre : « magnéto Serge ! » :
« Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre. Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau. Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui. Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter. »
La vengeance, l’injustice. Que faire quand nous sommes dans des états pareils ? C’est encore ici un des enseignements de Jésus les plus durs à suivre. (Qui a dit : « le plus stupide ? »)
Ce qu’il faut déjà savoir, c’est qu’à l’époque très lointaine de l’Exode et au moment où cette loi du Talion a été édictée pour les Juifs c’était pour limiter la casse : en gros tu ne te vengeras pas plus que ce qui t’a été infligé. Sinon c’est l’escalade sans fin dans la violence. D’où, « œil pour œil, dent pour dent » et non pas « arrachage des deux yeux pour égratignement de l’un et désingage de tout le dentier pour une dent tombée ».
Forcément Jésus, grand malin, nous incite à aller encore plus loin : une baffe ? Tends l’autre joue !! C’est d’une telle simplicité que même lui ne l’a pas mis en pratique !! Ben oui, rappelez-vous ! Devant le grand prêtre quand il est arrêté et qu’il se prend une taloche, c’est marrant hein, il ne tend pas l’autre joue !!! C’est finalement ce qu’il y a de bien avec Jésus : c’est pas Superman…et c’est pour cela je trouve qu’il est d’autant plus crédible. Il ne dit pas « Il faut que…et si vous n’y arrivez pas vous n’êtes qu’une bande de nuls », je pense qu’il dit juste « il faut que…mais si vous n’y arrivez pas, c’est pas grave, je vous comprends, je suis passé par là, mais ensemble on va y arriver ».
Vivre les Béatitudes à fond. Ca c’est le super challenge. Dépasser la violence en présentant son opposé pour désarmer. Finalement c’est ce qu’a fait Gandhi. Marthin Luther King aussi. Ah oui, mais eux ce sont des supers mecs !. Moi je ne serai jamais comme ça ! Je le sais bien puisque dès 9h le matin, il y a des jours j’ai envie de baffer mon boss sans même que lui m’ait envoyé la première baffe ! Idem avec la grognasse de service contre qui je fomente lentement ma vengeance. C’est quoi alors le message pour moi aujourd’hui ? Parce que si Jésus pense que je vais m’écraser devant ceux qui me font du mal, il se met le doigt dans l’œil ! (avec tout le respect que je dois à sa divinité)
Je ne crois pas que ce qui est demandé ici c’est de nous écraser devant la violence. C’est de rester digne. Ne pas faire les carpettes, mais de prendre sur soi, même si c’est pas facile. Et cela ne l’est pas ! Ne pas accepter l’injustice non plus. Et dans le monde dans lequel je vis, c’est vraiment pas facile, parce que non, on sait très bien que si on tend l’autre joue on passe pour la bonne fifille un peu bête sur qui on peut allègrement piétiner. Je n’ai pas de réponse toute faite. J’ai juste un idéal vers lequel tendre en sachant fort bien que c’est pas gagné. MAIS, j’ai un atout considérable : d’une part l’amour de Dieu (ah ah, les méchants font moins les malins hein ?), et d’autre part sa miséricorde : je suis déjà pardonnée… de quoi me transformer de Miss Vengeance à Miss Justice et Paix !
Gâteau à la ricotta et farine de châtaigne, petite crème anglaise à l'orange
Alors voilà, je me promène sur les blogs des unes et des autres et je tombe sur le gâteau au brocciu de Guylaine. Coup de coeur pour cette douceur qui m'a l'air fondante. Quant à la châtaigne, pour ceux qui me suivent depuis cet hiver, ils comprendront que c'est mon péché mignon. Alors fi des gâteaux aux fruits plus saisonniers et lançons nous dans ce gâteau au Brocciu!
C'était sans compter sur mon supermarché du coin qui est probablement anti-corse. Point de brocciu à l'ombre de ses étals réfrigérés. Tant pis, un peu de ricotta et basta! Par contre, le caramel à l'orange proposé ayant dans ma casserole plus une tête de boule de caramel pour épiler les poils disgracieux (pour une fois que j'arrive à faire ce fameux caramel oriental à épiler, c'est un jour où justement c'est pas son but!). Bref, j'ai fait quelque chose que je maîtrisais: une crème anglaise à l'orange.
Finalement, ce gâteau très prometteur m'a un peu déçue, mais je pense que c'est juste parce que ce genre de pâtisserie ne fait pas partie de mes desserts préférés. Ceci dit, soyons honnêtes: la texture est vraiment fondante bien qu'elle s'émiette. Il est très goûtu, et ce qui le révèle vraiment c'est la petite crème qui l'accompagne. Ce gâteau se garde très bien plusieurs jours et a même une furieuse tendance à s'améliorer avec le temps (si vous ne l'avez pas fini d'ici là..)
Voici la recette. Celle que j'ai finalement faite, l'originale étant chez Guylaine, qui, disons-le propose sur son blog plein des délices....
Pour un gâteau pour 8 personnes (moule 22cm de diamètre)
250g de ricotta
3 oeufs
10cl de lait
250g de farine de châtaigne
125g d'amandes en poudre
100g de sucre en poudre
1 sachet de levure chimique
3CS de crema di mandorla
4CS d'huile d'olive.
Préchauffer le four à 150°
Dans une jatte, mélanger les oeufs et le sucre. Ajouter la crema di mandorla et l'huile d'olive.Incorporer la ricotta et la poudre d'amandes. En mélangeant toujours, verser le lait petit à petit.
Tamiser la farine de châtaigne et la levure et incorporer ce mélange à la pâte.
Verser la préparation dans un moule à manqué chemisé de papier sulfurisé et enfourner pendant 40mn.
Déguster tiède ou froid avec une petite crème anglaise à l'orange (recette à venir)
13 juin 2008
Lapin aux figues
En plus de la tarte aux figues meringuée, il fallait bien que j'écoule mes 2 kilos de ces fruits délicieusement charnus. Hop, des amis à la maison? Pourquoi ne pas tester alors cette recette vue dans "Elle": râbles de lapin aux figues. Avec quelques adaptations maison: un peu moins de figues que dans la recette originale, mais plus de vin blanc. Que voulez-vous c'est mon côté "Maïté" de la grande période où, à la télévision elle écharpait des canards en live et où une petite giclée de vin ressemblait plutôt à une grosse rasade glougloutant allègrement dans ses plats.
Bref, pour en revenir à ce lapin, je crois qu'il fut assez content de mijoter doucement dans ma cocotte avec quelques figues. Il avait une bonne tête à la sortie de son bain et était délicatement parfumé. Un lapin n'étant pas seulement là pour se faire admirer, c'est avec plaisir que nous l'avons dégusté...et là, franchement, c'est super yummy. Dois-je aussi rajouter que le lapin, outre le fait qu'il aime barboter dans des cocottes (cf lapin à la moutarde violette de Brive), est une viande peu grasse et pleine de goût! D'ailleurs la polenta avec laquelle je l'ai servi était ravie d'avoir un compagnon de jeu papillesque si sympathique.
C'est parti pour la recette!
Pour 4 à 6 personnes
Un beau lapin découpé
12 figues fraîches
25cl de vin blanc
3 échalottes
1cc de cannelle
Sel, poivre et huile d'olive.
Emincer les échalotes. Faire chauffer un filet d'huile au fond de la cocotte et y faire revenir les échalottes. Ajouter les morceaux de lapin découpés pendant 10mn.
Pendant ce temps, laver et essuyer les figues et les couper en deux dans le sens de la longueur.
Déglacer le lapin avec le vin blanc et ajouter les figues, la cannelle et 15cl d'eau. Saler, poivrer et laisser mijoter 30mn.
Et voilà! Il n'y a plus qu'à déguster!
NB: ce plat peut bien sûr se préparer à l'avance. Comme d'ailleurs beaucoup de plats mijotés il est d'ailleurs meilleur réchauffé à feu doux.
12 juin 2008
Les rochers cocos: comment délicieusement recycler des blancs d'oeuf
Une petite crème anglaise à servir avec un gâteau à la châtaigne (recette à venir) et voilà, on se retrouve avec 3 blancs d'oeufs sur les bras. Pas envie de gâteau, mais petite envie de re-remplir ma boîte à biscuits. C'est vrai ça! C'est triste une boîte à biscuit presque vide! Alors que cette même boîte remplie de ces petits rochers blancs, c'est tellement plus mignon!!!
Outre le côté charmant de ces mignardises, elles sont si faciles à faire et si bonnes! Car oui, vous pouvez arrêter de perpétrer la fatalité qui fait des rochers cocos des gros trucs sucrés écoeurants, secs et étouffants! Oui! Vous avez droit à des rochers cocos légers, aériens et néanmoins très cocotés!
Prêts à vous laisser tenter! C'est parti!!
Pour une quinzaine de rochers:
3 blancs d'oeufs
50g de sucre glace
50g de sucre semoule
100g de noix de coco râpée
Monter les blancs d'oeufs en neige. Incorporer les deux sucres et la noix de coco.
Allumer le four à 180°
Sur une plaque, faire des petits tas à l'aide d'une petite cuillère et enfourner 15mn.
Et voilà! Simple non?
11 juin 2008
Pour la paix en Palestine et Israël: un appel.
Je voudrais relayer sur mon blog, l'appel du Conseil Oecuménique des Eglises de Jérusalem pour la paix en Palestine et Israël. Le week-end dernier nous avons été invité à prier pour la paix dans cette région du monde. Cela me tient à coeur parce qu'il s'agit de ne pas prendre de parti si ce n'est celui de la réconciliation, celui de la paix. Ce conflit dépasse de loin les frontières physiques, les frontières religieuses. Le réalisme des relations internationales ne peut m'empêcher de prier pour quelque chose de plus grand et de plus noble pour cette région, berceau de nos religions: la paix.
Il est temps pour la Palestine.
Il est temps pour les Palestiniens et les Israéliens de partager une paix juste.
Il est temps de respecter la vie humaine sur cette terre qu’on appelle sainte.
Il est temps que commence la guérison des âmes blessées.
Il est temps que finissent 60 ans de conflit, d’oppression et de crainte.
Il est temps que la liberté succède à l’occupation.
Il est temps pour l’égalité des droits.
Il est temps que cessent la discrimination, la ségrégation et la restriction des mouvements.
Il est temps que ceux qui ont érigé des murs et des barrières aillent en dresser chez eux.
Il est temps de ne plus détruire les maisons des uns tout en construisant celles des autres sur une terre qui n’est pas à eux.
Il est temps d’en finir avec le système deux poids, deux mesures.
Il est temps pour les Israéliens d’avoir la sécurité et des frontières sûres, en accord avec leurs voisins.
Il est temps pour la communauté internationale d’appliquer 60 ans de résolutions des Nations Unies.
Il est temps pour le gouvernement israélien d’accepter l’accord offert dans l’Initiative de paix arabe.
Il est temps que tous ceux qui représentent le peuple palestinien participent à l’établissement de la paix.
Il est temps qu’un peuple réfugié depuis 60 ans retrouve ses droits et un foyer permanent.
Il est temps d’aider les colons vivant dans les Territoires palestiniens occupés à s’installer en Israël.
Il est temps pour l’autodétermination.
Il est temps que les étrangers visitent Bethléem et d’autres villes prisonnières du mur.
Il est temps qu’ils voient le confort des colonies et le désespoir des camps de réfugiés.
Il est temps que ceux qui vivent sous l’occupation depuis 41 ans ressentent la solidarité nouvelle du monde autour d’eux.
Il est temps de nommer la honte du châtiment collectif et d’y mettre fin sous toutes ses formes.
Il est temps de stigmatiser la violence frappant les civils et de garantir que tous soient en sécurité.
Il est temps de libérer les prisonniers et de juger équitablement ceux qui sont légitimement accusés.
Il est temps de réunir les habitants de Gaza, de Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Il est temps que tous respectent les normes du droit international humanitaire et des droits humains.
Il est temps que musulmans, juifs et chrétiens soient libres de visiter leurs lieux saints.
Il est temps que les oliviers fleurissent et que leurs fruits mûrissent en Palestine et en Israël.
Il est temps d’honorer tous ceux qui ont souffert, Palestiniens et Israéliens.
Il est temps de tirer la leçon des injustices passées.
Il est temps de comprendre la colère qui gronde et d’en éliminer les causes.
Il est temps que ceux qui ont du sang sur les mains reconnaissent ce qu’ils ont fait.
Il est temps de susciter le pardon entre les communautés et de réparer ensemble la terre blessée.
Il est temps de marcher vers l’avenir en tant qu’êtres humains créés à l’image de Dieu.
Tous ceux qui sont en mesure de dire la vérité au pouvoir doivent la dire.
Tous ceux qui veulent rompre le silence entourant l’injustice doivent le rompre.
Tous ceux qui ont quelque chose à donner pour la paix doivent le donner.
Pour la Palestine, pour Israël, pour notre monde troublé,
10 juin 2008
Blanquette d'églefin à l'anis étoilé et tomates confites
Avec son poisson à la réunionnaise, Guiguite nous avait lancé un défi: essayer de cuisiner nous aussi avec la crème d'avoine. Isa avait donc fait un superbe colombo de poisson avec de l'ananas et moi je restais encore à stresser, à feuilleter ma pléthore de bouquins de cuisine pour savoir ce que j'allais faire. Et puis, dans le super livre des Recettes de cuisine de l'Ecole Ritz Escoffier, je suis tombée sur cette blanquette de St Pierre. Banco!
Point de Saint Pierre à l'horizon marin de mon quartier parisien, je me suis donc rabattue sur la pêche de M Picard: l'églefin serait parfait. J'ai fait deux autres contorsions par rapport à la recette originale: un chouïa moins de Badiane (j'ai fini mon sachet et pas une étoile à l'horizon), et fumet de poisson Maggi. Je sais que c'est moins classe que de faire revenir amoureusement des têtes et carcasses de poisson avec des carottes et du vin, mais bon...on fait avec ce que nous offre aussi Monop' et autres Franprix.
J'ai donc utilisé cette crème d'avoine à la place de la crème "de vache" pour cette blanquette et vraiment j'ai trouvé que l'ensemble était très fin: des poireaux vapeur, des tomates confites et le poisson juste poelé. le tout dans une petite sauce délicate et délicieuse. Bref, je recommande!
Et voilà donc la recette!
Pour 4 personnes:
4 filets d'églefin
1dl de fumet de poisson (1cc de fumet déshydraté dans 1dl d'eau bouillante)
50g d'échalote ciselée
3 étoiles de badiane (ou plus: 10g dans la recette originale)
1 branche de thym
400g de blancs de poireaux
20cl de crème
1 gousse d'ail coupée en lamelles très fines
1dl de vin blanc
Huile d'olive, sel et poivre
Porter à ébullition le vin blanc et l'échalote. Ajouter le fumet et la badiane et laisser réduire à feu doux pendant 30mn. Passer à l'étamine: on récupère 1dl de jus de cuisson.
Préchauffer le four à 70°. Peler les tomates et les couper les tomates en quartiers. Les disposer dans un plat allant au four et ajouter un filet d'huile d'olive, les lamelles d'ail et parsemer de thym. Saler poivrer et faire cuire environ 25mn au four.
Tailler les blancs de poireaux dans le sens de la longueur et les faire cuire à la vapeur.
Détailler les filets de poisson en gros morceaux. (4 à 5 par personne). Assaisonner. Faire chauffer de l'huile d'olive dans une poêle et faire saisir rapidement les morceaux de poisson. Retirer et réserver au chaud.
Dans la poêle, verser le jus de cuisson à l'anis pour le réchauffer et hors du feu ajouter la crème.
Dresser les assiettes: disposer dans chaque assiette les morceaux d'églefin, des quartiers de tomates confites, les blancs de poireaux et saucer généreusement.
Et voilà! Bon Appétit!
09 juin 2008
Tarte aux figues meringuée
L'autre jour, à l'heure du déjeuner, j'ai eu la bonne idée d'aller faire un tour au marché d'Aligre. Ce marché est réputé pour être le moins cher de Paris et c'est vrai. Seul inconvénient: les fruits et légumes les moins chers, sont aussi souvent les plus mûrs. Je me suis faite avoir une ou deux fois à ramener un ou deux kilos de fruits à la maison qui commençaient à gâter dès le lendemain. Le côté positif est que c'est l'endroit idéal dans Paris pour acheter des fruits à confitures.
Bref, un petit tour de marché plus tard, je revenais au boulot après ma pause déjeuner avec deux kilos de figues. Pas malin, d'autant qu'elles étaient bien mûres. Une après-midi au bureau plus tard et quelques trajets de métros et elles sont arrivées à la maison dans un état assez triste...mais hop, direction le congélateur! Les figues mûres c'est extra pour les tartes et autres expériences culinaires. Recettes à venir donc!
Pour les copines ce fut donc tarte aux figues meringuée. L'idée était de reprendre le concept de la tarte au citron et de rajouter de la pulpe de fruit. Le fond de tarte est une recette de pâte sucrée de Christophe Felder. Le reste est une adaptation perso de ma recette de crème au citron que j'ai aromatisée à la fleur d'oranger. Au final, personnellement j'ai trouvé que j'avais eu la main un peu lourde sur la fleur d'oranger et qu'il y avait un petit goût amer dû peut-être à la pulpe de figues (le mystère reste..), mais la tarte était quand même très bonne. Mes amies se sont resservies; j'imagine donc que les imperfections n'étaient pas rédhibitoires.
La recette!
TARTE AUX FIGUES MERINGUEE
La pâte sucrée (Recette adpatée de Christophe Felder dans son livre « Mes 100 recettes de gâteaux)
60g de beurre mou
45g de sucre glace
1 pincée de sel
1 sachet de sucre vanillé
1 CS d’eau
1 jaune d’œuf battu
15g de poudre d’amandes
125g de farine
Pour la crème:
2 jaunes d'oeufs
2 CS de fécule
3CS de sucre
3 dl de lait
2CS d'eau de fleur d'oranger (1 suffit à mon avis)
La pulpe de 6 figues bien mûres
Pour la meringue:
3 blancs d'oeufs
50g de sucre glace.
Préparer la pâte: Mélanger la farine, le sucre glace et la poudre d'amandes. Incorporer le beurre mou et le jaune d'oeuf et sabler. Ajouter l'eau et bien mélanger afin d'obtenir une pâte bien homogène. Réserver une heure au frigo.
Préparer la crème: dans une casserole, fouetter les jaunes d'oeuf avec le sucre et la fécule. Ajouter petit à petit le lait tout en fouettant pour éviter les grumeaux. Incorporer l'eau de fleur d'oranger et faire cuire à feu doux en remuant constamment afin de faire épaissir la crème. Réserver.
Etaler la pâte dans un moule à tarte à bord haut de 20 à 22cm de diamètre. Faire cuire à blanc 10mn Th 180°. Pendant ce temps, verser la pulpe de figue dans la crème puis étaler cette dernière sur la pâte à tarte et faire cuire 30mn. Laisser refroidir.
Monter les blancs en neige et les serrer avec le sucre glace. Repartir la meringue sur la tarte et faire cuire 30mn à four doux (100°). Mettre le four en position "grill" pendant 5mn pour faire dorer le dessus de la meringue.
Et voilà! Bonne dégustation!!




















