partir

Parce que ce blog et sa rédactrice vont prendre quelques temps pour aller se ressourcer en France,

et parce que ce texte me parle autant de vacances que d'expatriation, je vous le laisse. Quelques pensées de Jean Debruyne à glisser dans vos bagages ou vos malles d'expats.

A très bientôt!

 

 

Si je vais partir, c’est que je suis déjà parti.

Dès l’instant où j’ai pu m’arracher à moi-même,cette décision de partir, mon départ a déjà eu lieu.

Le plus dur n’est pas de partir, mais de le vouloir.

Toutes les raisons sont bonnes pour ne pas partir :le coeur a ses habitudes, l’âme ses tranquillités, le corps ses fatigues, les yeux leur horizon et le visage son cercle.

Il n’existe donc pas de départ sans séparation.Le départ est donc toujours un acte créateur.Il rend possible. Il ouvre un espace.Accepter de partir, c’est accepter qu’il soit un avenir, c’est reconnaître que tout n’a pas été dit. C’est affirmer que notre monde n’est pas notre prison, et que notre temps n’est pas sans issue.

Partir, c’est toujours aller au bout de soi-même
Pour en reculer la frontière.

Jean Debruyne