31 décembre 2008
Entre tes mains....(Jean-Claude Gianadda)
Et nous voici au terme de cette année 2008...Histoire de finir en beauté, voici un texte de Jean-Claude Gianadda. Je le trouve très beau, plein d'optimisme. Un texte qui me parle et qui j'espère vous parlera aussi... A l'année prochaine!!!
Pour entrer en résistance.
Pour ne pas abandonner.
Pour ne plus dire: "Je m'accommode."
Et ainsi retrouver le sens des mots "justice" et "solidarité".
Et se redire: "Il n'est personne sans valeur."
Pour puiser en soi toute l'énergie et la force de reprendre la route.
Pour positiver son propre regard et ainsi se remettre sous "son regard".
Pour laisser tomber les cuirasses
Et retrouver un droit d'exister pour soi-même
Tourné vers l'autre...
Vers "son autre".
Pour retrouver la confiance..."la confiance" et s'abandonner.
In manus tuas Domine.
Jean-Claude Gianadda
30 décembre 2008
Les gouttes d'huile (Mère Teresa)
Souvent, en gatouilleuse que je suis, je me répète sur mon blog. Par des textes, des explications de passages de la Bible, je ne redis qu'une seule et même chose "Dieu t'aime". La foi, ce n'est que ça. Tout est concentré là. Pas besoin de chercher plus loin. (Après il y a la religion, c'est à dire l'organisation par les hommes de la foi, les rites et les dogmes etc...ça on peut en discuter). Mais l'essentiel, la sève, là d'où tout vient c'est l'Amour inconditionnel de Dieu. Un Dieu qui se mouille puisque plutôt que de rester dans sa déïtude (je me la joue un peu Ste Ségolaine des fois..) il décide de venir voir comment ça se passe un peu sur la terre, de vivre une vie d'homme. C'est Noël.
Et pour vous parler de cet Amour aujourd'hui, hop voici un petit texte de Mère Teresa.
Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
Ce dont on a besoin, c'est de continuer à aimer.
Comment une lampe brille-t-elle, si ce n'est par l'apport continuel de petites gouttes d'huile?
Qu'il n'y ait plus de gouttes d'huiles, et il n'y aura plus de lumière, et l'époux dira: "Je en te connais pas".
Mes amis, que sont ces gouttes d'huile dans nos lampes?
Elles sont les petites choses de tous les jours: la joie, la générosité, les petites paroles de bonté, l'humilité et la patience, simplement aussi une pensée pour les autres, notre manière de faire silence, d'écouter, de regarder, de pardonner, de parler et d'agir.
Voilà les véritables gouttes d'Amour qui font brûler toute une vie d'une vive flamme.
Ne cherchez pas Jésus au loin; il n'est pas que là-bas, il est en vous.
Entretenez bien la lampe et vous le verrez.
Mère Teresa
29 décembre 2008
Tu n'es pas ce que l'on imagine
Quelques jours après Noël, on continue dans notre marathon des nourritures spirituelles. Aujourd'hui je vous propose un texte de Stan Rougier. POur ceux qui ne le connaissant pas, Stan Rougier est prêtre, a été éducateur et infirmier puis aumônier des jeunes, prêtre à Evry etc... Une foi et une prédication ancrées dans la vie de tous les jours. Ses textes sont faciles d'accès mais jamais "neuneu"...je vous laisse découvir l'un deux...
Seigneur,
On Te soupçonne
de manipuler les hommes par la contrainte et la peur de l'enfer : Tu ne les
attires que par l'Amour
On Te soupçonne
d'avoir des complicités avec la mort des êtres chers : Tu n'as de connivence
qu'avec leur vie.
On Te dit
mesquin et fouineur de conscience : nos médiocrités ne mobilisent que ta
Tendresse.
On Te croit
ennemi de la joie : Tu en es la Source.
On T'incrimine
d'être l'opium des opprimés : Tu es l'animateur de tous les mouvements de
libération.
On Te pense
contrarié ou jaloux de nos recherches scientifiques : Tu offres à l'homme un
univers infini à explorer.
On T'imagine
rancunier : Tu pardonnes comme nous respirons.
On Te crois
figé comme un monarque : Tu est ardent comme un berger.
On Te crois
initiateur de l'Inquisition : Tu en es la victime.
On T'imagine
grand-papa gâteau : Tu es jeune, pauvre, mendiant.
On T'incrimine
d'être une bouée de sauvetage : Tu nous apprends à nager.
On prétend que
tu es "quelque chose au dessus de nous" : Tu es Quelqu'un au dedans
de nous.
On Te cherche
chez les justes : Tu loges chez les pécheurs
On Te cherche
dans les chaires de théologie : Tu es assis dans l'herbe au banquet des
amoureux;
On Te cherche,
tenant dans la main la foudre et le fléau : Tu joues une sardane, avec un
"roseau froissé".
On Te cherche
dans un cimetière : Tu accompagnes deux voyageurs égarés.
On veut Te
cerner dans le filet des mots :
Tu Te poses sur
le sourire des enfants.
Stan ROUGIER
28 décembre 2008
Magnificat ou le Cantique de Marie. Pas besoin d’être le Che pour être révolutionnaire.
Lc 1, 46-56 "Marie rendit grâce au Seigneur en disant : « Mon âme exalte le Seigneur, mon
esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des
merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le
craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il
renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien
les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son
serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en
faveur d'Abraham et de sa race à jamais. »
Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez
elle."
Ce passage arrive au moment où Marie sachant sa cousine
Elisabeth enceinte lui rend visite. Elisabeth vient de lui dire « Je te
salue Marie, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi etc … »
Si cela vous rappelle quelque chose c’est normal : c’est le début de notre
prière de base « Je te salue Marie ». Ben oui c’est de là que ça
vient.
Bref, Marie répond à sa cousine Elisabeth par ce merveilleux texte très poétique que l’on appelle Magnificat ou Cantique de Marie. Ce texte est une petite merveille de louange à Dieu.
Certes, l’on peut penser que Marie est très inspirée par l’Esprit
Saint pour dire tout ceci plutôt que de répondre à sa cousine « oui ça va
bien, merci. Moi aussi je suis enceinte ». Mais Marie (et à fortiori l’évangéliste Luc qui n’est pas né de la
dernière pluie) connaît bien ses textes sacrés : la plupart de son
cantique est du réchauffé de la Prière d’Anne (Livre de Samuel 2 1-11) et des
psaumes 111 et 113. Cela n’en demeure pas magnifique pour autant : louer
Dieu n’est jamais du réchauffé. Du à quelqu’un « merci » et « je
t’aime » n’est jamais du réchauffé.
Si l’idée n’est pas nouvelle, ce qui est nouveau ici, c’est
que Marie est devenue la porteuse de l’espoir de tout un peuple. Ce que les
Juifs attendaient depuis des siècles est prêt de d’accomplir. Et Marie a dit
oui à Dieu pour faire partie de ce projet. Ce qu’elle célèbre ici c’est donc
non seulement la confiance que Dieu a placé en elle, mais aussi le fait qu’elle,
les générations passées et les générations futures font partie d’un même
dessein divin : non seulement « Le puissant fit pour [elle] des
merveilles », mais il participe à la vie de chacun d’entre nous.
Et c’est là que cela devient révolutionnaire. Comme quoi, pas la peine de se la jouer sur une moto à faire le tour de l’Amérique latine pour finir par aller massacrer du monde à Cuba pour être un révolutionnaire branché ! Ben oui, désolée mon petit Ernesto, mais Dieu a été révolutionnaire bien avant toi !! Qui propose de relever les petits ? Qui propose de donner à manger à ceux qui n’ont rien ?
Alors c’est vrai, je suis d’accord avec un fait : prier ne remplit pas la gamelle. Mais ce que veut dire Marie ici c’est que non seulement l’Amour de Dieu est révolutionnaire, mais que faire partie de ses troupes c’est le faire dans la simplicité. (Non, les cathos ne se baladent pas tous avec des bérets étoilés vissés sur le crâne en fumant des havanes).
Alors dans l’optique de ces quelques jours de blogs sans recette, j’ai envie de vous faire partager deux points :
- C’est l’Amour de Dieu qui nous fait avancer dans la vie et c’est cet amour qui va nous rendre pro-actifs pour, à notre manière et à notre mesure, dire stop aux inégalités sociales, dire stop à la pauvreté.
- Cet Amour de Dieu, ça se célèbre tous les jours.
On a pas à être misérabilistes, à se dire que tout est foutu, mais à dire « merci »
pour ce qu’on a, « merci »pour ces relations humaines, « merci »
pour toutes ces magnifiques petites merveilles qui font aussi notre quotidien.
27 décembre 2008
Ce n'est pas un fardeau que tu portes, c'est ton frère
Je vous livre aujourd'hui un tout petit conte qui me suit depuis des années et que j'avais lu et qui revenais souvent dans nos prières quand j'étais à l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture
Sur un chemin raide et pierreux, j'ai rencontré une petite fille qui portait sur le dos son jeune frère.
"Mon enfant, lui ai-je dit, , tu portes un lourd fardeau".
Elle me regarde et me dit:
"Ce n'est pas un fardeau, monsieur, c'est mon frère".
Je restais interdit.
Le mot de cette enfant courageuse s'est gravé dans mon coeur.
Et quand la peine des hommes m'accable et que tout le courage me quitte, le mot de l'enfant me rappelle:
Ce n'est pas un fardeau que tu portes, c'est ton frère...
26 décembre 2008
La boulette de Zacharie: à vous laisser sans voix!
Aujourd’hui, je vous présente un texte de l'Avent où St Luc nous raconte l’histoire des parents de Jean le Baptiste. Vous pouvez aller lire l’Evangile dans votre Nouveau Testament à St Luc 1 5-25.
Dans
la famille de Jean, nous avons le père Zacharie et la mère Elisabeth. Zacharie était prêtre issue d’une très bonne
famille juive BSTR (Bien sous touts rapports : entendre descendants de
Moïse). Elisabeth était elle aussi d’une famille BSTR. L’Evangile dit bien que les deux étaient très
pratiquants. Elisabeth par contre n’avait jamais pu avoir d’enfant. Les boules
dans une société où la stérilité était vécue comme une condamnation de Dieu :
si la mère était stérile, elle devait forcément avoir péché.
Bref,
un jour que Zacharie était en train d’exercer certains rites dans le temple,
voilà qu’un ange (Gabriel) s’adresse à lui et lui dit que sa femme va être
enceinte et qu’elle aura un enfant, Prophète, qui préparera le peuple d’Israël
à la venue du Messie.
Mais
là Zacharie a cru à une mauvaise blague : sa femme est stérile et ne lui a
jamais donné d’enfant, alors pas la peine d’être un gynéco-obstétricien pour
comprendre que niveau descendance c’est un peu foutu. Et il le dit à l’Ange !
Boulette !!!! L’Ange vient de lui dire que Dieu non lui accorde un fils,
mais en plus ce fils sera le Nouvel Elie : il va préparer la venue du
Messie, du Libérateur ! Il lui dit texto « il marchera devant le
Seigneur, avec l'esprit et la puissance du prophète Élie, pour faire revenir le
cœur des pères vers leurs enfants, convertir les rebelles à la sagesse des
hommes droits, et préparer au Seigneur un peuple capable de
l'accueillir. » Et l’autre benêt lui répond que physiologiquement parlant
ça ne va pas être possible ??? Comment un prêtre du Temple ne peut-il pas
croire la Parole de Dieu ? Comment un prêtre du Temple, qui connaît par cœur
les textes sacré, sait qu’on attend un Messie, est sensé connaître les signes
de sa venue, comment le meilleur des pratiquants peut-il un instant manquer de
foi à ce point ?
Notez
que du coup ça laisse de la marge pour ceux d’entre nous qui ne pratiquons pas
trop….ou que finalement notre dose de pratique n’a rien à voir avec l’intensité
de notre foi.
Bref,
qui dit boulette, dit punition : jusqu’à la naissance de son enfant, Zacharie ne pourra pas parler. Ca lui apprendra à douter !
Mais
qu’est-ce qui s’est passé pour que Zacharie doute ? Est-ce qu’à force
d’attendre le Sauveur annoncé dans les Ecritures, il en a un peu marre et
finalement n’y croit plus vraiment ? De la même manière que peut-être avec
sa femme ils ont attendu un enfant qui n’est jamais venu ? Il est
peut-être un peu désabusé le père Zacharie. Qui ne le serait pas ?
Il y a des jours où on a beau être croyant et pratiquant, quand on est plus ou moins englué dans certaines difficultés du quotidien, la promesse d’un monde meilleur nous échappe un peu. On croit moins. On est peut-être moins attentif…On est tous un peu comme Zacharie et Elisabeth : on a nos soucis et Dieu nous semble bien loin non ? Quand on voit la situation sociale et économique en ce mois de décembre 2008, on peut se demander « mais quel Espoir ? » C’est très bien de me dire que Dieu va venir dans nos cœurs, mais concrètement ce n’est pas ça qui va faire que (au choix) : je ne sois pas viré de ma banque, ma chaîne de construction de voitures ; j’aie quelque chose à donner à manger à ma famille (et je ne parle pas ici de foie gras) ; je puisse construire une vie de famille etc….
Je
ne veux pas dire ici que Dieu a réponse à tout et que Dieu nous sauve de tout,
en premier lieu des cracks boursiers. Mais ce que je crois c’est qu’il faut
avoir un minimum confiance en lui. On peut être super pratiquant ou pas,
croyant ou hésitant, on peut être plein aux as ou racler les fonds de tiroir,
on peut surfer sur la vie ou boire la tasse, Dieu est là. Ce qui est
déconcertant, c’est qu’Il n’agit pas forcément comme on l’attend…de quoi nous
laisser sans voix.
25 décembre 2008
S'il ne naît pas en toi.... Noël dans nos coeurs
Noël Noël ! Noël Noël !!! Il est né !!! Très bonne journée à vous tous et que ce Bébé porteur de tous nos espoirs puisse emplir vos cœurs de sa Paix et sa Joie.
Aujourd’hui, je vous livre un texte du Père Guy Gilbert qui reprend à sa manière cette phrase du mystique allemand Angelus Sylésius (17e siècle) : « Christ serait-il né mille fois à Bethléem, s’il ne naît pas en toi, tu restes perdu à jamais. »
« Si l’enfant-Dieu ne naît pas en toi, alors
gueuletonne, bois jusqu’à plus soif. Noël ne sera qu’une fête conviviale dont
tu auras manqué le mystère.
S’il ne naît pas encore en toi…au cours d’une retraite, d’un
temps de silence, d’un évènement heureux ou tragique, prépare-toi doucement à
son arrivée.
S’il ne naît pas encore en toi…ne soit pas impatient. Dieu
nous atteint tous et toutes, sur terre, sans exception. Seulement il nous
attend à son heure.
S’il ne naît pas en toi…tu ne reconnaitras pas celui ou
celle qui frappe à ta porte et tu taperas toujours sur l’étranger, donc sur l’Enfant-Dieu.
S’il ne naît pas en toi…tu laisseras agir tes gosses au gré
de leurs instincts et tu les aideras à grandir dans toutes les disciplines sauf
l’essentiel.
S’il ne naît pas en toi…tes mômes ne sauront jamais le sens
à donner à leur vie. Le mystère de l’arrivée sur terre d’un Bébé venu nous dire
que seul l’amour compte donne une puissance vitale qui transforme et dynamise
une existence.
S’il ne naît pas en toi…alors tu vas surgâter tes gosses en
refusant de les faire communier à la misère des milliers de jeunes de leur âge qui vivent des calvaires atroces, en
Afrique et partout dans le monde.
S’il ne naît pas en toi…la religion que tu véhicules à
travers ta phrase rituelle : « je suis croyant, pas pratiquant »
ne sera qu’un paravent religieux dérisoire qui te privera d’une force
incalculable.
S’il ne naît pas en toi…prépare-toi à un beau Noël païen où tu réjouiras seulement ton estomac, laissant vide ton âme.
S’il ne naît pas en toi…tu peux au moins l’implorer devant chaque crèche que tu apercevras en lui disant : « Dis-moi pourquoi tu es si grand et si fragile à la fois ; »
S’il ne naît pas en toi…ce Bébé qui a pris d’avance la dernière place n’aura rien à te dire.
Si tu essaies d’éveiller ou de réveiller en toi ce mystère
de la naissance de l’Enfant-Dieu, tu te donnes toutes les chances pour un Noël
de partage et de tolérance, à la force irrésistible.
Elle ne te quittera plus, cette force, si, partant d’une
naissance prodigieuse, tu chemines durant l’année sur la route des mystères de
la souffrance et de la mort du Christ.
Il te donnera alors une gueule de ressuscité."
Père Guy Gilbert.
24 décembre 2008
To go or not to go à la Messe de Minuit: qui es-tu pour juger?
Et puisque pendant quelques jours, je ne vais délivrer ici que des recettes de nourritures spirituelles, voici un texte de Jean Debruynne, que personnellement j'aime beaucoup. Croyants ou non, pratiquants ou non, parfois on se sent jugé par les bien-pensants-bien pratiquants (et je suis la première à devoir balayer devant la porte parfois).... Mais je pense qu'il faut aller au-delà, comme le montre ce texte et laisser Dieu parler dans le coeur de chacun comme il l'entend. Ca, c'est le mystère de Noël: Jésus qui vient en nous, avec nous. Sur ce, passez une bonne veillée de Noël!
Si tes enfants ne veulent pas aller à la messe de Noël, ne dis pas: "Ils n'ont plus la foi!", dis seulement "Ils ne vont pas à la messe.". Car qui t'a chargé de déterminé la mesure et le degré de la foi des uns et des autres?
N'oublie jamais l'Evangile, car c'est devant cette païenne de Cananéenne ou cet idolâtre de centurion romain que Jésus ne peut s'empêcher de s'exclamer de joie: "Jamais je n'ai vu une pareille foi en Israël"
Si ta fille vit avec un copain sans être mariée, ne dis pas: "Elle vit dans le péché!", dis: "Ma fille vit avec un ami". Car est-ce toi que Dieu a désigné pour organiser le jugement dernier?
Si tes petits-enfants ne sont pas baptisés ou ne vont pas au catéchisme, ne clame pas à qui veut l'entendre:"Ils ont rejeté l'Eglise et les sacrements...". Que sais-tu des rendez-vous secrets que Dieu peut avoir avec tes petits-enfants? Ces surprises bouleversantes dont nul ne connaît ni le jour ni l'heure? Sais-tu qu'il n'y a jamais eu autant de baptême d'adultes qu'en ces temps-ci?
Accepte que la foi de tes petits-enfants ne soit pas qu'en tes seules mains, et ne dépende pas que de toi.
Mais c'est parce que je sais que tu souffres de tout cela et que tu risques bien d'en avoir encore plus mal au cour des réunions de famille qui s'annoncent que je voudrais éclairer ton regard d'une étoile.
Devenir capable de regarder l'autre comme un enfant de Dieu et non plus comme un non-pratiquant, le voir avec la tendresse même de Dieu, écouter l'autre comme quelqu'un à aimer et on comme un présumé-coupable, c'est le signe le plus concret que Noël est bien arrivé et que c'est bien vrai que Dieu s'est fait homme.
Jean Debruynne
Blog en pause de nourritures terrestres mais pas spirituelles
A partir d’aujourd’hui,
je relaie l’appel lancé par Lolotte pour mettre nos blogs en pause.
Cette
initiative m’a interpelée parce qu’à un moment de l’année où la surbouffe et la
surconsommation sont à leur paroxysme, il est peut être souhaitable de dire « oups,
pouce, temps mort ».
Comme
beaucoup d’entre vous, beaucoup de situations sociales, environnementales m’interpellent :
la crise bien sûr et ses effets, mais aussi les questions de développement
durable. Je n’ai pas envie de verser dans le misérabilisme, ni la pitié. C’est
pas mon truc. Ce n’est pas mon truc non plus de juger qui est plus malheureux
ou misérable que son voisin. Ce concours-là ne m’intéresse pas parce que chacun
d’entre nous avons nos soucis dans la vie, certes certains plus vitaux que d’autres
(manger et avoir un toit sur la tête). Mais qui peut dire à quel point un « petit »
souci n’affecte pas grandement la
personne qui le subit ?
Bref, parce
que c’est Noël et parce que je veux relayer cet élan de solidarité bloguesque,
je ne publierai pas de recettes à partir d’aujourd’hui et ce, jusqu’au 1er
janvier. Attention, je ne juge pas. C’est juste une démarche personnelle qui me
fait dire : la bouffe c’est bien, c’est gourmand, et en plus, nous autres
blogueurs culinaires nous avons presque tous en commun ce sentiment que
cuisiner, c’est avant tout un cadeau offert à ce qu’on aime, un moment de
convivialité et de partage. Et ça c’est beau.
Sauf que j’ai
envie d’autres nourritures…plus spirituelles. Mon blog sera donc en pause de
nourritures terrestres, mais pas de nourritures spirituelles. Entre aujourd’hui
et le 1er de l’an vous trouverez des commentaires d’Evangile (que j’avais
préparé pour l’Avent mais que je n’ai pas eu le temps de publié, mea culpa),
des prières, des textes profanes etc….bref de quoi nourrir vos cœurs.
Je vous
souhaite à tous de passer un très bon réveillon de Noël dans le partage et la
Joie. Je vous souhaite de vous débarrasser de vos poids et vos boulets, au moins pour un temps, mais d’accueillir et
de partager les joies et les poids des autres.
22 décembre 2008
Salade craquante pour soirée de fille solo
A quelque chose, malheur est bon. Comme je l'écris assez souvent dans ces pages, le secteur dévasté de la recherche scientifique en France fait que Chéri est exilé en Teutonnie à mettre à la disposition de l'université allemande ses compétences en neurosciences. Dommage collatéral: en semaine je vis en célibataire. Mais finalement il y a quelques avantages...dont celui de laisser tomber les talons aiguilles en rentrant à la maison, idem avec la tenue de working girl, revêtir une tenue confortable mais peu glamour, se vautrer lâchement sous un plaid dans le canapé , lancer les DVD de "sex & the city" et se faire une petite salade légère. Notez que le petit verre de vin rouge qui accompagne la salade est indispensable au bien être général.
Avantage de la salade en solo: personne pour râler "mais...mais? ya que des légumes ce soir? ya pas de viande?" "Euh...on peut pas rajouter des patates dans la salade?" Autre avantage de la salade devant Sex & the City: ok, je suis en pilou-pilou dans mon canapé, mais je ne coach-potatoe pas parce que je mange sainement, et oui, moi aussi je pourrai bientôt pavaner en jolie robe cintrée et Manolos au pied à Paris. Bref, c'est bon pour le moral.
Alors qu'y-a-t-il dans ma salade solo du jour? Endive, avocat, carotte et crevettes. Petite sauce cocktail au fromage blanc. A noter qu'en multipliant les proportions vous avez de quoi nourrir vos copines lors d'une soirée "canap' - Sex & the city"
SALADE CRAQUANTE
Pour une personne, dans une assiette mélanger:
- une petite endive coupée en tranches
- 1/2 avocat
- une petite carotte: prendre l'économe et découper des lamelles
- quelques crevettes décortiquées.
- pour la sauce cocktail: une CS de fromage blanc 0%, 1cc de ketchup, quelques goûtes de Worcestershire Sauce, sel et poivre.
Enjoy ladies!





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